« Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». (1) Cette devise – qui est en fait une épigraphe – est inscrite en tête des Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, publiés en 1587 par Christophe de SAVIGNY (1530-1587), humaniste de la Renaissance française. Elle introduit trois notions essentielles : les rapports de force (fort/faible), la temporalité («tost»/tard), la préfiguration de l’intérêt général moderne (le «besoing»). Elle constitue une injonction fondatrice d’un programme à la fois moral, social, politique et spirituel. Elle est une manifestation de l’esprit encyclopédique, c’est-à-dire de l’ εγκυκλο παίδεια (« enkuklios paideia »), l’éducation qui fait le tour, un enseignement circulaire, ouvert sur le monde et qui embrasse un cercle entier. (1)
Tout processus éducatif – tout enseignement reçu ou dispensé («enseignement de soi» et «enseignement des autres» ne peuvent être dissociés) – est paradoxal, comme l’écrit SAINT AUGUSTIN dans ses Soliloques « nous apprenons parfois que ce que nous croyions nôtre nous est étranger, et que ce que nous croyions étranger est nôtre ». Deux étrangetés que nous envisageons dans le cadre d’une anthropologie du présent. (2)
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Une page importante – tant pour la psychanalyse, en tant que discipline, que pour l’enseignement et la recherche universitaire dans le domaine des sciences sociales et des sciences humaines – a été ouverte en France par la première expérience d’enseignement de la psychanalyse à l’université. Des contributions éclairantes ont été publiées par plusieurs auteurs sur cette histoire. (2)
Des archives et des documents de travail demeurent inédits. Vingt ans après la disparition de Serge LECLAIRE, le 8 août 1994, ces documents appartiennent à l’histoire (histoire de l’université, histoire des sciences sociales et des sciences humaines, histoire de la psychanalyse, histoire du freudisme, du lacanisme…).
Les moyens modernes (Internet, WordPress, Site http://www.savigny-avenir.info placé sous le patronage de Christophe de Savigny, média numérique disposant d’un ISSN et dont le contenu fait l’objet d’un dépôt légal à la BNF…) permettent de mettre en ligne des archives afin qu’elles ne disparaissent pas et soient accessibles.
On lira ci-dessous le compte rendu complet d’une « réunion critique » qui a rassemblé des enseignants et des étudiants du département de psychanalyse le 4 juin 1969 au Centre universitaire expérimental de Vincennes, route de la Tourelle, à Paris 12e. (3)
Le nom de « réunion critique » désignait une série de réunions périodiques Elles avaient pour objet de débattre de l’avancée du programme expérimental. Elles rassemblaient enseignants et étudiants. Le nombre de ses participants a varié, compris entre quarante et cent. Elles se tenaient de 20 H 30 à 23 H 30 et étaient ouvertes à toute personne intéressée. Certaines interventions étaient parfois longues, souvent passionnées, mais toujours respectueuses de la parole des autres. Il semble qu’il y en ait eu au total une dizaine de séances. Elles sont à distinguer des autres types de réunion (Assemblée générale, Réunion des enseignants). (4)
En mettant en ligne aujourd’hui ce document, nous avons une pensée pour Serge LECLAIRE qui aurait eu quatre-vingt-dix ans aujourd’hui.
8 août 2014
Serge LECLAIRE (1924-1994)
RÉFÉRENCES
1. Publications, articles et documents de Bernard MÉRIGOT sur la psychanalyse (enseignement de la psychanalyse à l’université, histoire du mouvement psychanalytique, psychanalyse et littérature, la psychanalyse et les arts, psychanalyse et politique…)
2. ROUDINESCO Élisabeth, Histoire de la psychanalyse en France, vol. 1, Paris, Le Seuil, 1982. Réédition Fayard, 1994. Histoire de la psychanalyse en France, vol. 2, Paris, Le Seuil, 1986. Réédition Fayard, 1994.
3. MÉRIGOT Bernard, « Réunion critique, 4 juin 1969 », Département de Psychanalyse du Centre universitaire expérimental de Vincennes (CUEV), Tapuscrit format 21 x 27 cm, 13 p. Interventions de Bernard MÉRIGOT, Serge LECLAIRE, Jean CLAVREUL, Jacques NASSIF. Document complet en pdf : RC Psy CUEV 1969 06 04
4. Sous réserve de vérifications à effectuer (afin de distinguer de façon certaine une réunion qui a été convoquée par écrit, une réunion qui a été reportée ou annulée, une réunion qui a effectivement eu lieu, une réunion qui a fait l’objet de prises de notes, une réunion qui a été enregistrée, une réunion qui a fait l’objet de la rédaction d’un compte rendu…), nous sommes en mesure de confirmer la tenue des réunions suivantes durant l’année 1969 :
• « Réunion critique» : 3 séances (21 mai 1969, 29 mai 1969, 4 juin 1969).
• « Assemblée générale » : 1 séance (23 juin 1969).
• « Réunion d’enseignants » : 3 séances (19 septembre 1969, 25 septembre 1969).
Elles s’ajoutent aux précédentes réunions publiques de l’année universitaire 1968-1969 :
• « L’enseignement de la psychanalyse au Cente universitaire de Vincennes», Réunion d’information de Serge LECLAIRE, 4 décembre 1968, de 10 H 30 à 11 H 30, au Centre universitaire Censier, Salle 316.
• « L’enseignement de la psychanalyse au Cente universitaire de Vincennes», Assemblée générale du département de Psychanalyse, mercredi 18 décembre 1968, de 10 H à 13 H, au Centre universitaire expérimental de Vincennes, Amphi 1.
• « L’enseignement de la psychanalyse au Cente universitaire de Vincennes», Assemblée générale du département de Psychanalyse, mardi 7 janvier 1969, 17 H à 19 H 30, au Centre universitaire expérimental de Vincennes, Amphi 1.
• « L’enseignement de la psychanalyse au Cente universitaire de Vincennes», Assemblée générale du département de Psychanalyse, vendredi 17 janvier 1969, 18 H à 20, au Centre universitaire expérimental de Vincennes, Amphi 1.
Le premier document présentant les enseignements (unités de valeur, groupes de travail, séminaires) assurés par le Département de Psychanalyse est un recto verso ronéotypé en date du 15 février 1969.
CENTRE UNIVERSITAIRE EXPÉRIMENTAL DE VINCENNES, DÉPARTEMENT DE PSYCHANALYSE, («Lundi 15 février 1969. Les inscriptions au Département de Psychanalyse, qui ne peuvent se faire qu’en sous-dominante ou en choix libre, sont prises pour un nombre variable d’unités de valeur que chaque étudiant situe parmi les études qu’il entreprend à Vincennes»…), recto verso 21 x 27 cm, ronéotypé, 2 p.
ARTICLE CITÉ PAR :
MÉRIAN Roger, « La Verdeur de l’expérience. Intervention prononcée dans le cadre du séminaire collectif prononcé dans le cadre du séminaire collectif « Lacan et le jeunesse », organisé par les membres de l’EPFCL-Pole Ouest, à Rennes le 15 décembre 2016 », Tu peux savoir-Pole 9 Ouest. https://www.tupeuxsavoir.fr/publication/la-verdeur-de-lexperience/
CITATION
MÉRIGOT B., Site internet : http://www.savigny-avenir.fr/wp-content/uploads/2014/08/RC-Psy-CUEV-1969-06-04.jpg
Note
« Tu peux savoir » est le nom du site du pôle 9 Ouest de l’École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien. Nous l’empruntons à Jacques Lacan, qui traduisit ainsi la formule latine Scilicet (1) dont il faisait en 1968 le titre de la revue de psychanalyse de l’École freudienne de Paris. « A qui ce tu s’adresse-t-il ? », demandait-il dans son introduction. C’est en effet dans le tu de la question, que gît la réponse, hier comme aujourd’hui. Ce tu s’adresse tout d’abord au bachelor, c’est-à-dire à celui qui est encore en formation et qui pour cette raison même, dira Lacan, laisse de l’espoir, n’étant pas encore marié avec une quelconque doxa. Et c’est pourquoi ce tu désignes aussi celui qui, osant accueillir les questions qui le divisent, trouvera dans ce qu’il ne comprend pas, la chance d’apprendre du nouveau. Tu peux savoir : invitation, donc, à interroger et déchiffrer le savoir inconscient dont chacun est fait sujet, autant que la théorie qui en élabore la pratique. Il s’agira donc ici de s’orienter à partir d’une position analysante, et non de cette identité imaginaire dont Lacan prédisait le risque pour nous aujourd’hui. Ainsi, affirmait-il à la fin de son enseignement, « Dans vingt ans,… tout le monde sera lacanien – c’est-à-dire aussi bête qu’avant, n’est-ce pas ? Ce n’est pas parce qu’on dira les choses que je dis, que ça rendra plus intelligent, puisque inter ligere c’est savoir lire les choses au niveau de ce qu’on entend, au niveau de ce qui se dit, au niveau des faits, parce qu’il n’y a pas d’autre fait que ce qui se dit : ça c’est savoir lire. » (2)
En cela, ce site se veut être une invitation à ce travail de lecture et d’échanges, théoriques et cliniques. Rien d’autre, en somme, qu’ouvrir cet espace de l’inter lignes qui objecte à la logique du Tout, ainsi qu’à ses ritournelles et slogans. Ici souhaitons-nous, « Pas de tout » (3), mais la possibilité dans le cadre des travaux de notre École d’un retour à Lacan, ainsi que notre époque le nécessite.
Des travaux seront donc ici présentés, qui interrogent tant l’expérience de la psychanalyse que la production théorique qui s’en extrait ; l’une étant solidaire de l’autre. Leurs auteurs, psychanalystes et non analystes, les mettent à disposition, pour qu’ils circulent et constituent ainsi des liens de travail. Y seront également proposées des brèves visant à interroger le discours analytique dans ses connexions avec les différents champs qui tissent le lien social. On y trouvera enfin relayées les voies qui concourent à la formation analytique, que ce soit dans la cure ou par le contrôle, par le cartel que Lacan érigeait comme organe de base du travail d’École, ou bien encore par le Collège de Clinique Psychanalytique de l’Ouest et les séminaires, conférences et journées d’étude.
(1) Lacan J. Introduction de Scilicet au titre de la revue de l’Ecole freudienne de Paris, Autres Ecrits, Le Seuil, 2001
(2) Conférence donnée au Centre culturel français le 30 mars 1974, suivie d’une série de questions préparées à l’avance, en vue de cette discussion, et datées du 25 mars 1974. Parue dans l’ouvrage bilingue : Lacan in Italia 1953-1978. En Italie Lacan, Milan, La Salamandra, 1978, pp. 104-147
(3) Lacan J., « Dissolution », 15 Janvier 1980, inédit.
Les Forums et l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien (EPFCL) trouvent leur origine lointaine dans la dissolution en 1980 de l’Ecole de Lacan, l’EFP. Ils sont issus du courant qui à cette date, en France, a opté pour une nouvelle Ecole, l’Ecole de la cause freudienne et qui s’est ensuite étendu en Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Colombie, Espagne, Israël, Italie, Venezuela, etc.
Après la scission de 1998 les Forums tentent une contre-expérience : nés d’une opposition au mésusage de l’Un dans la psychanalyse, ils optent pour une alternative institutionnelle et une Ecole effectivement orientée par les enseignements de Sigmund Freud et Jacques Lacan (Voir, dans Publications, l’ouvrage collectif La psychanalyse, pas la pensée unique, histoire d’une crise singulière. Ed. du Champ lacanien, Paris, 2000). L’EPFCL-France est membre de l’Internationale des Forums du champ lacanien, créée à Paris en novembre 1999.
Si, depuis Freud, ce qui reste constant c’est qu’une psychanalyse dépend de la rencontre avec un psychanalyste, il est aussi indispensable de faire savoir, à l’heure actuelle, ce qui justifie l’existence d’une Ecole de psychanalyse. Tel est le but de notre site. Vous trouverez ainsi dans ce site à la fois l’historique de la création de notre École, vous constaterez sa vocation internationale, vous pourrez connaître les instances qui la dirigent, ses organes d’information, et les personnes qu’on peut contacter pour en savoir plus sur ses travaux.
EPFCL, 118, rue d’Assas – 75006 Paris – Tél : 01 56 24 22 56 – Email : secretariat-epfcl-france@epfcl.fr
RÉFÉRENCES
https://www.champlacanienfrance.net/
Le Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen a pour mission de développer toutes recherche portant sur la région du marais qui s’étend sur 24 communes situées au Nord du département de la Vendée, en bordure de l’océan atlantique.
Les 24 communes du marais Breton-vendéenLA MISE EN LIGNE DES ARCHIVES ACTUALISÉES
Les archives actualisées du Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen et de Culture Arts Découverte sont mises en ligne progressivement sur le site http://www.savigny-avenir.info dans le cadre du programme « Éditorialisation des territoires ». On trouvera ci-dessous les références des premiers articles récemment publiés.
NB. Ils ont tous indexés dans les catégories « Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen » et « Culture Arts Découverte ».
Le logo « historique » de Culture Arts Découverte (CAD), 1980Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
La gouvernance démocratique, c’est à quelle heure ?
© Mieux Aborder L’Avenir -BM 2014
La Recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale » (TDNL) comprend un programme qui s’intitule « Gouvernance des associations environnementales locales et démocratie ».
http://www.savigny-avenir.fr/plan-du-site/programmes-en-cours/gouvernance-des-associations-environnementales-locales-et-democratie/
Il a déjà traité la question « Associations et municipalités. Qu’est-ce que faire de la politique ? (Elan-Savigny Environnement) » par un article en date du 18 mai 2014. Il reprenait les déclarations de Dominique CATÉRINI, d’Evelyne BOURNER et de Jacques LAGRANGE publiées par Le Parisien Essonne matin dans son édition du 17 mai 2014 :
http://www.savigny-avenir.fr/2014/05/18/associations-et-municipalites-quest-ce-que-faire-de-la-politique-elan-savigny-environnement/
Nous vous informons que Jean-Marie CORBIN, président de « Portes de l’Essonne Environnement », ancien trésorier d’Élan Savigny Environnement, a mis en ligne aujourd’hui, 26 mai 2014, sur http://portes-essonne-environnement.fr, un article intitulé « 140 jours après la création de PEE. Entretien ». Il reprend un entretien entre Bernard MÉRIGOT, responsable de la recherche-action TDNL et lui. Le lien est le suivant :
http://portes-essonne-environnement.fr/a-propos-de-pee/140-jours-apres-la-creation-de-pee-entretien/
Le conseil de rédaction de www.savigny-avenir.info
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Au nom de notre conseil d’orientation, merci à nos lecteurs du monde entier qui consultent notre site. Merci à tous ceux qui nous communiquent questions et réactions. Merci de l’intérêt qu’il portent à nos travaux et à la publication hebdomadaire de « La Lettre du lundi de Savigny-avenir ».
Bernard MÉRIGOT
Responsable de la recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale »
Président de Mieux Aborder L’Avenir
Sur le site, voir la page http://www.savigny-avenir.fr/essai/site-internet-www-savigny-avenir-info/
DÉCODAGE
CONTEXTE. Les domaines d’intervention développés dans le cadre de la recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale » sont connus. Ils sont à ce jour au nombre de sept. Ils figurent en page d’accueil du présent site : Gouvernances locales, Démocratie expérimentale, Démocratie participative, Expertise citoyenne, Intelligence territoriale, Innovation territoriale, Éditorialisation numérique des territoires.
ENJEUX. Nous avons eu l’occasion de développer de façon marginale le thème de l’intelligence territoriale (1). Celui-ci est repris comme objet social par une nouvelle association qui s’est constituée en déclinant la notion en « intelligence territoriale participative ». Comment celle-ci peut-elle s’intégrer à des réflexions, à des actions locales, à des pratiques d’intervention sociale… concernant le cadre de vie et l’environnement ?
1. L’ASSOCIATION PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT
L’association « Portes de l’Essonne Environnement » a choisi comme slogan « mettre en œuvre l’intelligence territoriale participative ». Nous nous sommes entretenus avec deux de ses membres fondateurs, Jean-Marie CORBIN, président, et Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, trésorière.
ATTENTES, DÉSIRS ET PROJETS
Dans le texte de présentation de votre association, qui est en ligne sur la page d’accueil provisoire de votre site (http://www.portes-essonne-environnement.fr) – actuellement en construction – vous écrivez : « L’association a pour objet la défense et la protection de l’environnement, du cadre et de la qualité de vie des habitants dans le département de l’Essonne, mais également dans d’autres territoires chaque fois que cela est nécessaire. Elle contribue à l’intelligence territoriale participative sur le périmètre de ses actions ». (2) Qu’entendez-vous par « intelligence territoriale participative ».
Jean-Marie CORBIN. Habiter, travailler, séjourner dans un territoire, le visiter ou le parcourir, suppose que l’on ait pour lui, à des degrés divers, des attentes, des désirs, des projets. Chacun de ses acteurs, qu’il appartienne à la société politique ou à la société civile, est porteur de compétences, d’expériences, de contributions. Elles sont toutes légitimes et doivent être prises en considération.
LE BIEN-ÊTRE COLLECTIF
En quoi votre démarche est-elle différente de celle des associations traditionnelles de défense et de protection de l’environnement, du cadre et de la qualité de la vie ?
Jean-Marie CORBIN. Une démarche d’intelligence territoriale implique une connaissance approfondie et éclairée des besoins de tous les acteurs d’un territoire, une prise en compte des demandes citoyennes, un échange d’informations, une coopération constante entre les initiateurs et les initiatives, entre les savoirs-faire et les compétences, afin d’apporter des réponses pertinentes, pérennes, anticipatrices de l’avenir. Les acteurs d’un territoire doivent coopérer, se coordonner afin de mener ensemble des actions en faveur du bien-être collectif, en interaction avec les piliers du développement durable dans ses dimensions environnementales, économiques, sociales.
TOUJOURS PLUS DE DÉMOCRATIE
Votre association est-elle en concurrence avec d’autres ?
Jean-Marie CORBIN. La liberté d’association est une liberté constitutionnelle. Il y a tellement de choses à faire pour que les citoyens retrouvent leurs libertés face à des pouvoirs qui, tous les jours, pratiquent à leur égard « la politique du fait accompli ». La seule concurrence est celle des idées. La compétition n’a qu’un seul but : toujours plus de démocratie : démocratie des pouvoirs, démocratie des collectivités, démocratie des associations.
LES NEUF PRINCIPES DE LA CONCERTATION
Quel est le livre de chevet de l’association ?
Jean-Marie CORBIN. PEE ne conçoit pas son rôle comme une opposition systématique à tout projet d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’équipement des collectivités… En revanche, elle est déterminée à faire valoir, pour tout projet, l’application de la Convention d’Aarhus et de la Charte de la concertation du Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement de 1996. (3) Il s’agit d’un texte fondamental, scandaleusement méconnu, qui comporte neuf principes.
Enfin, nous entendons ne pas être seulement en position de réaction à l’égard de projets qui tombent « d’en haut», mais d’être en capacité de porter « d’en-bas » des projets de territoire.
PREMIÈRES INITIATIVES
Quelles ont été les premières initiatives de votre association ?
Jean-Marie CORBIN. Notre association « Portes de l’Essonne Environnement » (PEE) a d’abord rencontré un certain nombre d’élus et de responsables associatifs des cinq communes de la communauté d’agglomération. Leur accueil a été très positif dans la mesure où le cadre de la communauté est désormais la bonne échelle pour poser les vrais problèmes relatifs à l’environnement et au cadre de vie. C’est ainsi que notre association PEE était présente à l’assemblée générale de l’Association Cadre de vie Juvisy Plateau » (ACVJP) qui s’est tenue le samedi 18 janvier 2014 à la Maison de quartier Albert Sarraut, à Juvisy-sur-Orge. Nous en sommes désormais membres. C’est une association très intéressante qui accomplit un travail citoyen dans l’intérêt général de tous les habitants.
TOUTES LES SENSIBILITÉS POLITIQUES
Qui était présent à l’assemblée générale de l’ACVJP ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Le climat de cette assemblée générale était studieux et détendu. On pouvait noter la présence de personnalités de toutes tendances politiques. L’invité était Étienne CHAUFOUR, maire et conseiller général (ex-PS, Parti Radical de Gauche), accompagné de Pierre TESSIER, adjoint au maire chargé de l’urbanisme et de l’accessibilité, mais aussi de Francis SAINT-PIERRE (UMP), conseiller municipal d’opposition et secrétaire de l’association ACVJP. Notons que les deux fonctions de ce dernier ne sont pas incompatibles à l’ACVJP contrairement à certaines associations dans lesquelles le seul fait d’être en position de colistier, ou apparenté à un homme politique prenant des positions pour les prochaines échéances électorales, pose problème ! Étaient également présents : Robin REDA, candidat tête de liste (UMP) à Juvisy-sur-Orge, Dominique CATÉRINI, président d’Élan – Savigny Environnement, ainsi que Jacques LAGRANGE, administrateur d’Élan – Savigny Environnement dont l’engagement politique au PS est de notoriété publique (4), Jean-Claude MAQUINAY, administrateur de ACVJP et conseiller municipal UMP minoritaire. Il est intéressant de noter la situation d’ouverture et de pluralisme existant à Juvisy-sur-Orge. Outre l’Association Cadre de vie Juvisy Plateau (ACVJP), présidée par Pierre JAVALET, il existe plusieurs autres associations comme l’Association locale pour l’environnement, présidée par Philippe SALVI, l’Association pour la sauvegarde du cadre de vie du centre de Juvisy, présidée par Gilbert GOURRIER, l’Association pour l’aménagement du quartier Seine de Juvisy, présidée par Claude MOREAU. (Note 5, Document n°1). Enfin, l’identité patrimoniale étant indivisible, qu’il s’agisse du patrimoine naturel, environnemental, urbain, architectural, ou scientifique, l’association des Amis de l’Observatoire Camille Flammarion, présidée par Laurent WEILL, était également présente.
Que vous inspire la situation de la vie associative dans la commune de Juvisy-sur-Orge ?
Jean-Marie CORBIN. D’abord, la tradition d’associations de quartier est intéressante parce qu’elle permet à une pluralité de compétences et d’initiatives de se manifester. Sur le territoire d’autres communes, ce sont plutôt des associations généralistes ou des associations sectorielles (association contre une nuisance particulière, association pour un mode de transport en commun, association pour des pistes cyclables…) qui se forment. Dans une démocratie, une diversité d’initiatives associatives ne signifie en aucun cas que cela nuise à l’efficacité des contre-pouvoirs citoyens.
Ensuite, les associations de Juvisy-sur-Orge fonctionnent selon un mode visiblement de consensus politique, ce qui va dans le sens de l’intérêt général.
Enfin, on compte au moins quatre associations cadre de vie et environnement pour 14 000 habitants, alors que dans d’autres communes on en compte une ou deux pour 36 000 habitants. Pour nous, il est urgent que des initiatives soient prises afin que de nouvelles synergies se développent pour construire une démocratie locale participative.
A-t-il été question de l’association Portes de l’Essonne Environnement (PEE) au cours de cette assemblée générale ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Au cours de l’assemblée générale de l’ACVJP du 18 janvier 2014, le président Pierre JAVALET a publiquement salué ma présence en tant qu’ancienne présidente d’Élan – Savigny Environnement, et actuelle co-fondatrice de l’association « Portes de l’Essonne Environnement » (PEE).
Il a indiqué que le territoire d’action de PEE n’était pas limité à une commune, mais élargi d’une façon non limitative, notamment au territoire des cinq communes composant la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge).
Il a souligné que l’une des premières actions de PEE sera la mise en ligne sur son site Internet http://www.portes-essonnes-environnement.fr d’informations et de réflexions concernant ses actions. Il a précisé que ce média numérique participatif, actuellement en préfiguration, en abordant notamment les questions environnementales et patrimoniales, s’inscrivait dans le cadre de l’intelligence territoriale.
JUVISY-SUR-ORGE INONDÉE
À CAUSE DE SAVIGNY-SUR-ORGE !
Pouvez-vous donner l’exemple d’un problème commun aux communes de Juvisy-sur-Orge et de Savigny-sur-Orge ?
Jean-Marie CORBIN. Dans la brochure de l’ACVJP, « L’Éveil du Plateau », de janvier 2014, l’association revient sur les inondations du 5 mai 2012. (5) Au cours de l’assemblée générale, les dramatiques inondations subies en 2012 par les habitants de Juvisy-sur-Orge ont été évoquées.
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Le président JAVALET a exposé que « le 5 mai 2012, à la suite d’un violent orage, la rue Séverine a été complètement inondée, surtout les sous-sols des maisons de la rue et des alentours. Un bassin de rétention existe, mais il n’a pas rempli sa fonction. Depuis la visite des autorités au moment des faits, rien n’a été entrepris pour empêcher une nouvelle catastrophe ». Il faut savoir que la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge est situé entre la rue de la Voie Verte (limitrophe aux deux communes), la Place Guynemer/Avenue Anatole France (limitrophe aux deux communes) et l’Avenue des Capucines (Juvisy-sur-Orge). La voirie et les réseaux (eaux pluviales et eaux usées) des deux communes sont étroitement intriqués.
« AUCUNE RÉPONSE DU MAIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE»
(Étienne Chaufour)
Quelle a été la réponse ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Dans sa réponse, Étienne CHAUFOUR, le maire de Juvisy-sur-Orge, a clairement mis en cause la responsabilité territoriale de Savigny-sur-Orge. En effet, les eaux pluviales de la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge se déversent dans le réseau d’eaux pluviales de Savigny-sur-Orge. « Les réseaux de Savigny-sur-Orge sous-dimensionnés, sont saturés, et encombrés faute d’entretien. Ils sont responsables de la non-évacuation des eaux de Juvisy-sur-Orge. Nous attendons toujours une réponse du maire de Savigny-sur-Orge » (Laurence SPICHER-BERNIER). Il faut savoir que la commune de Savigny-sur-Orge n’entretient plus ses réseaux d’eaux usées : elle les a confié en délégation de service public (DSP) à la Lyonnaise des Eaux. En ce qui concerne les réseaux d’eaux pluviales, on ne sait plus très bien, entre les services techniques de la commune et la Lyonnaise des Eaux, qui en est responsable et qui les prend en charge. Dans le cas présent, s’agit-il de travaux d’entretien ou de travaux d’investissement ? Qui en assume la dépense ? On assiste à une partie de « c’est pas moi, c’est l’autre ». Pendant ce temps, les habitants de Juvisy-sur-Orge ont les pieds dans l’eau ! Étienne CHAUFOUR a indiqué qu’à ce jour, aucune réalisation de travaux n’était programmée par la commune de Savigny-sur-Orge pour prévenir de futures inondations des habitants de Juvisy-sur-Orge.
LE SENS DE LA DÉMARCHE DE PEE
Jean-Marie CORBIN. En attendant, j’encourage les Saviniens et Saviniennes, comme les habitants des autres communes de la CALPE, à récupérer et à stocker les eaux pluviales chez eux, comme je le fais avec succès depuis plusieurs années. J’arrose mon potager et rince mes sols extérieurs avec, les jours de beau temps. Il faut aussi encourager les particuliers à laisser les eaux pluviales être absorbées par la terre. Les nappes phréatiques, en milieu urbain, souffrent des sols imperméabilisés.
UN MÈTRE D’EAU DANS LES SOUS-SOLS !
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Toujours est-il que des photographies des inondations ont été projetées lors de cette AG. Elles sont impressionnantes : 0,50 mètre d’eau dans la rue, et 1 mètre d’eau dans les sous-sols des habitants de la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge, le samedi 5 mai 2012 ! Les Juvisiens et les Juvisiennes s’en souviennent… Cet exemple montre bien que la solution d’un problème comme celui-ci n’est pas communal, mais intercommunal. C’est le sens de la démarche de notre association « Portes de l’Essonne Environnement » .
Portes de l’Essonne Environnement (PEE), 42 rue des Lilas 91600 SAVIGNY-SUR-ORGE http://www.portes-essonne-environnement.fr. Courriel : contact@portes-essonne-environnement.fr
Le présent article a été établi à partir des éléments en notre possession au moment de sa rédaction. Nous remercions par avance ceux qui nous feront part d’éventuelles inexactitudes ou omissions.
2. DOCUMENT n°1
LES ASSOCIATION CADRE DE VIE/ENVIRONNEMENT
DE JUVISY-SUR-ORGE
3. DOCUMENT N°2
Portes de l’Essonne Environnement (PEE)
Mettre en œuvre l’intelligence territoriale participative
RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE
1. MÉRIGOT Bernard, « Qu’est-ce que l’intelligence territoriale (Jean-Jacques Girardot) », http://savigny-avenir.info, 6 janvier 2014. LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°73, lundi 6 janvier 2014 S’il existe une parenté entre l’intelligence économique et l’intelligence territoriale dans le sens où elles utilisent toutes les deux les technologies de l’information, celles-ci différent néanmoins en …
2. ASSOCIATION PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT (PEE), http://www.portes-essonnes-environnement.fr. Page d’accueil provisoire en ligne. Consultation effectuée le 19 janvier 2014.
3. MINISTÈRE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE L’ENVIRONNEMENT, « Charte de la concertation à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire, à l’équipement des collectivités, à la préservation de l’environnement », 1996.
4. « Jacques Lagrange, mandataire financier de la liste Savigny notre ville », Savigny notre ville, novembre 2013.
5. ASSOCIATION CADRE DE VIE JUVISY PLATEAU (ACVJP), L’Éveil du Plateau, n°45, janvier 2014, 4 p. ACVJP, 24 rue Frédéric Merlet, 91260 JUVISY SUR ORGE. La cotisation annuelle pour l’année 2014 est de 9 €.
4. COMMENTAIRE du 27 janvier 2014
DIFFAMATIONS
Les pouvoirs politiques exercés par certains élus locaux majoritaires, détenteurs de fonctions exécutives, détournent la fonction et les moyens publics dont ils disposent pour attaquer aussi bien d’autres élus minoritaires, que des associations et leurs présidents. Les mises en cause, accusations, diffamations, procédures judiciaires… abusives deviennent des pratiques – hélas – courantes. Elles n’en demeurent pas moins toxiques à l’égard de la démocratie et du respect de l’éthique politique et des règles de bonne gouvernance.
Ceux qui exercent un contre-pouvoir citoyen légitime se trouvent accusés injustement par des pouvoirs en place et se trouvent obligés de se défendre contre des allégations mensongères.
Un exemple récent est constitué en ce mois de janvier 2014 par les « folles » accusations lancées par Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge, contre Bernard MÉRIGOT, maire-adjoint honoraire (1993-2008), conseiller municipal de puis 2008, et contre Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, ancienne présidente de l’association Élan-Savigny Environnement (2009) et actuelle trésorière de l’association Les Portes de l’Essonne Environnement (PEE).
CHRONOLOGIE DE LA DIFFAMATION DE LAURENCE SPICHER-BERNIER
CONTRE BERNARD MÉRIGOT ET SYLVIE MONNIOTTE-MÉRIGOT
COMMENT RÉPONDRE À LA DIFFAMATION ?
PAR LA TRANSPARENCE
Les allégations de Laurence SPICHER-BERNIER sont mises en ligne le 22 janvier 2014. A la suite de la mise en demeure de l’avocat de Bernard MERIGOT et de Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, l’auteur des propos diffamatoires les retire le 27 janvier 2014 : ils sont donc demeurés en ligne sur Internet du 22 janvier au 27 janvier, soit durant cinq jours.
Question. Comment répondez-vous à cette diffamation ?
Bernard MÉRIGOT. Par la transparence. On trouvera ci-dessous cinq documents qui sont rendus public. Je répondrai ultérieurement à toute question posée.
DOCUMENTS
1. L’article qui a servi de prétexte à Laurence SPICHER-BERNIER pour établir sa diffamation
2. L’article diffamatoire de Laurence SPICHER-BERNIER (publié le 22/01/2014 et retiré le 27/01/2014)
3. L’établissement de la diffamation et de l’atteinte à l’honneur et à la considération de Bernard MÉRIGOT et de Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT par Laurence SPICHER-BERNIER
4. Les articles en ligne concernant le programme « Les Tritout/ École des déchets/ École du du développement durable » (1997-2008) en ligne sur http:/ :www.savigny-avenir.info (ISSN 2261-1819. Dépôt légal du numérique, BNF)
5. Poursuites judiciaires engagées par Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT
Juridictions saisies par le maire de Savigny-sur-Orge.
Motifs des poursuites engagées par le maire de Savigny-sur-Orge.
5. COMMENTAIRE du 29 janvier 2014
Ces accusations sont d’autant plus surprenantes qu’elles apparaissent en 2014 et qu’elles portent sur des faits antérieurs à l’année 2008. A l’époque, Bernard MÉRIGOT et Laurence SPICHER-BERNIER étaient tous deux adjoints de Jean MARSAUDON, maire de la commune de 1983 à 2008. Alors, pourquoi ces accusations et ces propos diffamatoires de Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT six ans après ? Parce les élections municipales ont lieu les 23 et 30 mars 2014 ? Laurence SPICHER-BERNIER est candidate tête de liste et Bernard MÉRIGOT, actuellement conseiller municipal, a fait savoir qu’il n’était candidat sur aucune liste… Un règlement de compte politique ?
6. COMMENTAIRE du 12 mars 2014
7. COMMENTAIRE du 21 mars 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
ÉLABORATION DU PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU
Présentation et débat sur le projet d’aménagement
et de développement durable (PADD)
Délibération n°2/619
Bernard MÉRIGOT. « Il y a un décalage entre les documents diffusés aux membres du conseil municipal et la présentation qui vient d’être faite par Mme. BROWN du Cabinet Codra. Je regrette que les documents projetés n’aient pas été préalablement adressés aux membres du conseil municipal avec la convocation à la présente séance du conseil municipal.
DEUX VERSIONS DIFFÉRENTES !
Mes remarques porteront sur le document qui a été adressé aux membres du conseil municipal avec la convocation à la présente séance du conseil municipal de ce jeudi 28 février 2013. Le seul document diffusé est une note de synthèse de deux pages et demie. (1) Elle constitue une version différente de la note de synthèse qui avait été adressée sur le même sujet aux membres de la commission municipale de l’urbanisme pour sa réunion du mardi 19 février 2013. (2).
DES PROPOS TROP GÉNÉRAUX
Le document diffusé concernant la délibération d’aujourd’hui est très bref. Il n’y a pas de précision. Son propos est très général. On peut lire, en page 2, que l’un des objectifs du PADD est de « viser la mutation de certains secteurs ». De quels secteurs parlons-nous ? De quelles mutations parlons-nous ? Il n’y a pas de précision. Il est impossible d’être ou de ne pas être en désaccord avec un tel objectif. Émettre un avis sur un tel énoncé n’a aucun sens. Ce qui vient d’être dit concernant les projets sur le quartier des Rossays est inquiétant.
D’autres énoncés du même niveau de généralité peuvent être cités comme « préserver les quartiers anciens », ou « favoriser l’artisanat », ou encore « poursuivre l’amélioration de l’offre en équipements et service ». Quelles sont les mesures qui sont envisagées ? De quels équipements est-il question ? Aucune précision n’est apportée.
LE VRAI CRITÈRE DE LA CONCERTATION
En ce qui concerne une possible concertation sur l’avenir, je rappellerai que ce n’est pas au pouvoir exécutif, qui la prescrit et qui l’organise, d’en faire l’évaluation à la place des parties prenantes, mais que celle-ci revient à une autorité tierce. Je rappellerai les propos d’un auteur bien connu sur la réalité participative. Celle-ci se juge à la fin en répondant à cette question : « La réalisation de ce projet a-t-il fait progresser la démocratie locale ou bien l’a-t-il faite régresser ? ».
APRÈS LE PLU,
A QUAND UN PLUI ? A QUAND UN SCOT ?
La brève note de synthèse, générale, énonce un des objectifs suivant : « préserver l’identité urbaine de la commune dans un projet de cohérence intercommunale avec les villes voisines ». On le comprend bien, les Plans locaux d’urbanisme (PLU) réduits au territoire d’une seule commune sont confrontés pour l’avenir aux Plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUI) et aux Schémas de cohérence territoriaux (SCOT). Je voudrai savoir quel est le calendrier de réalisation en matière de PLU intercommunal et de SCOT concernant nos cinq communes.
LE SEUL VRAI PROBLÈME D’UN TERRITOIRE :
CRÉER DES EMPLOIS
Je voudrais revenir sur le fait que le PLU a été prescrit en 2011 alors que la commune ne faisait partie d’aucune intercommunalité. Depuis le 1er janvier 2013, Savigny-sur-Orge est membre de la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE). Cela a des conséquences car les compétences exercées précédemment par la commune sont désormais exercées par la CALPE. C’est le cas du développement économique, des transports, de l’insertion professionnelle, de l’assainissement, de l’éclairage public, de la collecte des déchets ménagers. Quelle politique la CALPE envisage-t-elle de mener dans les années à venir en matière d’implantation d’entreprises et de création d’emploi dans la commune de Savigny-sur-Orge ? »
RÉFÉRENCES
1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Élaboration du Plan local d’urbanisme (PLU). Présentation et débat sur le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) », Délibération n°2/619, Note de synthèse, Conseil municipal du jeudi 28 février 2013, 3 pages.
2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Élaboration du plan local d’urbanisme. Présentation et débat sur le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) », Note de synthèse, Commission municipale de l’urbanisme, mardi 19 février 2013, 3 pages.
NOTE DU 20 JUIN 2013
Le compte rendu des débats* de la séance publique du conseil municipal du 28 février 2013 a été adressé aux membres du conseil le mercredi 19 juin 2013, joint à la convocation à la séance du 24 juin 2013,… soit presque quatre mois après !
Le texte diffusé par le maire (1), soumis pour approbation à la séance du 24 juin 2013 n’a pas mon approbation. Une lettre recommandée a été adressée au maire pour :
Seul le texte figurant ci-dessus est conforme aux paroles prononcées.
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES
1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Registre des délibérations du conseil municipal, Séance du jeudi 28 février 2013, Compte rendu des débats du conseil municipal du 28 février 2013, Délibération n°2/619, « Élaboration du plan local d’urbanisme. Présentation et débat sur le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) », p.18.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
RESTAURER
LE CRÉDIT DE LA PAROLE PUBLIQUE
«Le monde de demain est à inventer» a déclaré Jean-Paul DELEVOYE lors de son allocution. Pour cela, il a fixé quatre objectifs :
QUELS SCÉNARIOS ?
Quels sont les scénarios de développement des territoires ? A l’occasion des Rencontres des territoires durables, une exposition cartographique est organisée à partir des travaux de la DATAR pour représenter les scénarios du possible pour la France de 2040 en 10 cartes magistrales :
L’exposition « La France de 2040 ». A la fin de l’année 2009, la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (DATAR) lançait un nouveau programme de prospective « Territoires 2040, aménager le changement ».
S’inscrivant dans la tradition des réflexions menées par la DATAR depuis sa création en 1963, ce programme a exploré les futurs possibles du territoire français pour concevoir les politiques d’aménagement adaptées aux? enjeux et défis identifiés.
A ce jour, la démarche a mobilisé plus de 500 experts et acteurs territoriaux, issus du milieu universitaire, de l’État central et déconcentré, des collectivités locales, des chambres de commerce et d’industrie, des agences d’urbanisme ou de la société civile, au sein de groupes de travail et lors d’une consultation élargie.
L’exposition « La France de 2040 » a été conçue à partir de ces travaux. Les trois premières planches cartographiques mettent en exergue trois facteurs qui agissent à l’échelle mondiale et transforment en profondeur les territoires français :
Les sept autres planches sont consacrées aux espaces français qui ont fait, à proprement dit, l’objet de l’investigation prospective. Chacun d’entre eux remplit une fonction essentielle au service du territoire national :
Réunis, ils forment une représentation originale du pays et soulignent la multiplicité des trajectoires qui pourraient être suivies par les territoires qui le composent.
Ces cartes renouvellent notre manière de voir et de comprendre les territoires français. Elles n’ont pas de valeur prescriptive. Au contraire, l’utilisation de nouveaux codes et la construction de nouvelles images servent le questionnement prospectif.
On tente ainsi, d’inventer des formes de réflexion et de discours qui nous permettent de saisir la réalité territoriale contemporaine dans sa complexité pour en faire un objet de débat véritable.
Ces matériaux mis en valeur par cette exposition réalisée par la magazine Acteurs publics visent à stimuler l’esprit critique, à poser des questions clés et à nourrir les échanges qui permettront aux acteurs de construire, ensemble, les territoires de demain.
RÉFÉRENCES
CORDOBES Stéphane, « La France de 2040 », DATAR.
Stéphane CORDOBES est conseiller auprès du Délégué interministériel à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale, responsable du service « Prospectives et études » à la Datar.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2012
RÉFÉRENCES
MARSAUDON Jean, Lettre d’envoi du livre «Les Tritout en 2008, Guide écocitoyen» en date du 26 juin 2008, 1 p.
MARSAUDON Jean, «Des actions volontaires, concrètes et mesurables», Les Tritout en 2008, Guide écocitoyen, Éditions Transfaire, 2008, 132 p. ISBN 978-2-909717-54-9. Préface p. 5.
Publication de l’École du développement durable, Prévention et tri des déchets, Gestes écocitoyens. Programme pédagogique conduit en partenariat par la mairie de Savigny-sur-Orge, l’inspection de l’Éducation nationale, le SIREDOM, Éco-Emballages, Europe Services Déchets avec la participation du SIVOA, du SIAHVY, du SIAAP, de la Lyonnaise des Eaux Suez, de l’Agence de l’eau Seine Normandie.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF
Mémoire en images : Savigny-sur-Orge (2005)Jean MARSAUDON (1) a rédigé deux préfaces différentes aux deux éditions successives du livre «Mémoire en images : Savigny-sur-Orge» publiées en 2005 et en 2008. Le texte ci-dessous est celui de la première préface de 2005 (2). Seuls les intertitres ont été ajoutés.
PRÉFACE
Qu’est-ce qu’une carte postale ? C’est d’abord, un objet ancien, daté, un petit morceau de bristol d’environ 10 centimètres sur 15 centimètres sur lequel figurent le plus souvent sur le verso une photographie, accompagnée parfois d’une légende, et sur le recto un espace de correspondance, l’adresse du destinataire et un timbre postal affranchi.
UN OBJET LOCALISÉ
C’est ensuite un objet actuel, localisé, une image singulière qui provoque un effet immédiat de reconnaissance d’un lieu qui nous est familier. Cette image nous interpelle parce qu’elle concerne la ville où nous habitons, où nous vivons, où nous travaillons, la ville dont nous parcourons les rues pour nos diverses activités, pour nous rendre dans ses commerces, pour aller à l’école, au collège, au lycée, pour prendre le train à la gare.
LA CARTE POSTALE PARLE DU PRÉSENT ET DU PASSÉ
La carte postale nous parle à la fois du présent et du passé. En la regardant, on identifie ce qui demeure inchangé. On reconnaît l’église Saint-Martin, le château du maréchal Davout. On constate la transformation ou la disparition d’une maison, d’un commerce. On mesure l’évolution de notre ville et de son urbanisation. Des champs sont devenus des lotissements, des pavillons se sont transformés en immeubles, des équipements publics ont été construits.
LES HABITANTS SAISIS DANS LEURS ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
En ce début du XXe siècle, le photographe de cartes postales saisit les habitants de Savigny-sur-Orge dans leurs activités quotidiennes : le paysan sur sa charrette à cheval, les élèves de l’école Ferdinand-Buisson avenue de la Gare, les premiers communiants sortant du presbytère de l’église Saint-Martin, les clients du café L’Ami Gaston et ceux du restaurant Le Grand Panorama, des terrassiers au travail, des blanchisseuses sur les bords de l’Orge… Le passage du photographe ne passe pas inaperçu : l’épicière et le patron du café sortent sur le pas de leur porte, les clients et les passants s’arrêtent et prennent la pose.
On estime que la commune de Savigny-sur-Orge a fait l’objet d’environ 1 200 cartes postales dont les prises de vue ont été réalisées entre 1890 et 2000. Il convient de saluer l’initiative du groupe qui s’est constitué et qui a entrepris ce travail de collecte. Nos remerciements vont, en particulier, à Sylvie MONNIOTTE qui a mené à bien la finalisation de l’édition de ce livre, rédigeant les légendes et les notices historiques.
DEUX MÉMOIRES POUR MIEUX ABORDER L’AVENIR
L’historien Raoul GIRARDET fait la remarque suivante : « Il existe une mémoire officialisée, codifiée, pérennisée : celle d’une démarche historique reconnue dans sa spécificité méthodologique qui étend sa curiosité jusqu’aux premiers pas de l’aventure humaine. Mais il existe aussi une mémoire d’une plus courte durée, parcellisée, individualisée : celle du souvenir personnel, d’une réalité momentanément vécue et dont l’image et le récit se trouvent retransmis de génération en génération ».
Par cette publication, ces deux mémoires se trouvent réunies. D’une part, la mémoire de l’histoire globale, reconstituée, intellectualisée, interprétée. D’autre part, la mémoire de l’histoire locale, partielle, héritée, riche d’un passé vécu, personnel, familial. Leur rencontre constitue des repères précieux pour mieux aborder l’avenir.
Jean Marsaudon
député-maire de Savigny-sur-Orge »
RÉFÉRENCES
1. Jean MARSAUDON, député-maire de Savigny-sur-Orge (1947-2008).
2. GROUPE D’ÉTUDE SUR L’HISTOIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Mémoire en images : Savigny-sur-Orge, Éditions Alan Sutton, 2005, 180 p. Préface de Jean MARSAUDON, p. 7. Quatrième de couverture de Bernard MÉRIGOT, p. 130. ISBN 2-84910-340-3.
Première édition : septembre 2005. Deuxième édition : 1er trimestre 2008
Groupe d’étude sur l’histoire de Savigny-sur-Orge : Christian AUCLAIR, Henri BONNIN, Annie DEPRINCE, Simone DUSSART, Françoise JOSSEAUME, Bernard MÉRIGOT, Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, Muriel VAILLANT.
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ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2015