L’ambition de la 9e édition de la Global Conférence des Ateliers de la Terre est de fournir les clés de compréhension pour repenser le « vivre-ensemble ». A cette occasion, des « planetworkers » viendront échanger et proposer leurs solutions sur différents enjeux majeurs permettant d’imaginer un nouveau projet de société autour de trois questions : Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? Quelle économie pour refonder la société (nouveaux modèles, nouvelles solidarités…) ? Quels choix et quelles actions ? (Synthèses des travaux et recommandations).
Global Conférence est un laboratoire qui regroupe un ensemble de parties-prenantes impliquées dans l’élaboration d’un nouveau modèle de développement. Elle est fondée sur un dialogue entre des acteurs d’horizons divers, mais aussi sur le partage de bonnes pratiques et la valorisation de solutions concrètes et innovantes, constituant un lieu d’échanges et de savoirs.
LA FIN D’UN MODE DE DÉVELOPPEMENT
OU LA FIN D’UN MONDE ?
Partout dans le monde un certain nombre de mouvements sociaux, de tendances politiques, géopolitiques et économiques, laissent présager de la fin d’un mode de développement et de la remise en question d’un mode de vie et de consommation devenus insoutenables.
ACCEPTABLE OU PAS ACCEPTABLE ?
Dans le même temps, de nouveaux projets de société émergent aux quatre coins du globe, redéfinissant le rapport entre l’homme et la nature, inventant de nouveaux modèles économiques et imaginant un nouvel ordre social basé sur de nouvelles valeurs. Comment la société peut-elle se positionner sur ce qu’elle est prête à accepter et ne pas accepter ? Comment définir ensemble un nouveau projet de société plus respectueux de l’homme et de l’environnement, sans pour autant faire table rase du passé ?
Choisir ce qui est acceptable ou non est essentiel pour avancer. Mais ce n’est qu’un point de départ. On crée un projet de société en proposant des idées, des valeurs, des concepts, des principes et en définissant un idéal à atteindre. Il faut donc dans un premier temps identifier ce que l’on ne veut pas, pour ensuite élaborer un idéal commun, qui comporte bien sur une dimension utopique, synonyme d’espoir, de rêve et d’enchantement. Sans une part d’utopie, on ne peut trouver la force et les convictions nécessaires à la création d’un nouveau modèle sociétal.
DÉNONCER OU PROPOSER ?
En s’arrêtant à la première étape, nous n’arrivons qu’au milieu du chemin. Il est d’ailleurs bien plus facile de dénoncer et de stigmatiser, que de proposer, d’innover et de créer. Pour imaginer un renouveau du vivre-ensemble, nous ne pouvons nous contenter d’être juge de l’histoire, mais devons aussi devenir les bâtisseurs d’un futur meilleur. Là est le temps du choix.
Le programme comprend trois séances plénières et dix séances de « focus ».
D’autres formats de discussion ont lieu comme : « Best Practice Corners », Faces-à-Faces, « Garden Talks », Témoignages, « Business Innovation Place » …
Mercredi 4 juin 2014
Séance plénière 1. « Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? »
La multiplication des crises que nous traversons actuellement, économique, financière, sociale, environnementale et politique, se traduit également par une crise des valeurs qui avaient fondé nos sociétés. Celles-ci connaissent des transformations importantes, certaines d’entre-elles étant même profondément remises en question. Un nouveau projet de société nécessite d’identifier, de promouvoir ou de réhabiliter certaines valeurs partagées qui fonderont le nouveau contrat social. Quelles sont donc ces valeurs que nous devrons placer au cœur d’un nouvel idéal commun ?
Focus 1. « L’économie collaborative supplée-t-elle l’économie traditionnelle ou la transforme-t-elle ? »
L’économie collaborative, nouveau modèle économique dans lequel l’usage prédomine sur la propriété, permet aux consommateurs de louer, vendre, échanger, ou donner des biens directement à d’autres consommateurs. En pleine croissance depuis quelques années, ce nouveau pan de l’économie doit son explosion à l’essor d’Internet et des places de marchés « peer-to-peer », mais aussi au développement des systèmes de réputation numérique. Covoiturage, « crowdfunding » et « couchsurfing », ne sont que les exemples les plus célèbres de ces nouvelles pratiques. Incarnée par le succès rapide de certaines entreprises pionnières, l’économie collaborative est aujourd’hui un véritable mouvement de fond qui transforme peu à peu nos modes de consommation. Alors l’économie collaborative remet-elle vraiment en question l’économie traditionnelle ? Risque-t-elle un jour de la faire disparaître ?
Focus 2. « Les entreprises détiennent-elles la clé des négociations climatiques internationales ? »
Malgré les différents sommets internationaux, aucun traité contraignant n’existe à ce jour pour forcer les États à s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré quelques légères avancées, le plus dur reste à faire pour obtenir un accord global et engageant pour la première fois tous les États du Monde. Ces négociations internationales, s’inscrivant dans le cadre du Protocole de Kyoto, ne concernent que les États souverains, excluant de facto des négociations d’autres types d’acteurs issus de la société civile. Est-ce à dire que ces autres acteurs n’ont pas voie au chapitre et qu’ils n’ont aucun pouvoir d’influence sur les gouvernements des pays dont ils sont issus ? Quel est le véritable rôle des multinationales dans les négociations climatiques internationales ? Ont-elles le pouvoir de bloquer ou de débloquer ces négociations ? Comment faire des entreprises un atout pour la réussite des négociations ?
Focus 3. « Quelles nouvelles politiques de l’eau choisir ? »
La politique de l’eau doit permettre de répondre à un certain nombre d’enjeux autour de cette ressource vitale : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, la prévention des risques, la préservation de la ressource et des milieux aquatiques, la prévention des pollutions et le développement des activités liées à l’eau (industrie, agriculture, transport, loisirs…). Mais pour mettre en place une gestion de l’eau efficace, aussi bien au niveau de la ressource que du service, dans un contexte marqué par les préoccupations sanitaires croissantes des populations, il est essentiel d’élaborer une gouvernance adaptée aux particularités de chaque situation, en y impliquant à la fois les autorités locales, les opérateurs et les usagers. Alors comment répartir les responsabilités entre ces différentes parties-prenantes et comment définir les rôles de chacun ?
Focus 4. « Peut-on imaginer un nouveau projet de société sans repenser le rôle de l’éducation ? »
L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission des valeurs communes et la formation des citoyens. En plus de compter parmi les premières instances de socialisation après la famille, l’école et le monde de l’enseignement contribuent à structurer l’esprit critique des citoyens et doivent leur apporter les connaissances qui leur permettront de comprendre leur monde, pour mieux s’y intégrer et le faire évoluer. Vecteurs incontournables pour faire émerger un nouveau projet de société et renouveler le vivre-ensemble, le système éducatif comme les contenus pédagogiques ne sont cependant pas adaptés aux enjeux de notre temps et ne donnent plus les clés permettant d’imaginer un nouveau modèle sociétal. Repenser le rôle de l’éducation et la replacer au cœur du nouveau contrat social devient donc indispensable. Dans quelle direction faut-il faire évoluer les programmes et les systèmes éducatifs des différents pays et quelle place donner à l’éducation dans l’élaboration d’une nouvelle société ?
Jeudi 5 juin 2014
Focus 5. « Jusqu’où la parole citoyenne a-t-elle un impact à l’heure du glocal ? »
À l’heure où la mondialisation transforme notre relation à l’espace, et où internet et les réseaux sociaux sont devenus des vecteurs de communication instantanée et planétaire, on voit peu à peu émerger de nouvelles formes de mobilisations citoyennes. Que l’on pense aux diverses campagnes de pétitions numériques ou encore aux actions de groupe, on constate un renouveau de la parole citoyenne, aussi bien au niveau local que global.
Mais ces nouvelles formes de mobilisation citoyennes ont-elles réellement un impact lorsqu’il s’agit de faire évoluer différentes politiques et leur mise en œuvre ? La parole citoyenne est-elle véritablement un facteur de changement ? Comment l’expression de la société civile peut-elle être à l’origine d’un nouveau projet de société ?
Focus 6. « Nucléaire et gaz de schiste : quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter ? »
Trois ans après la catastrophe qui a frappé le Japon, la situation n’est pas encore rétablie dans la centrale de Fukushima, rappelant avec force les risques de long terme liés à un accident nucléaire. Malgré l’ambition de certains gouvernement de mettre en œuvre une transition énergétique pour favoriser une sortie progressive du nucléaire et diminuer notre recours aux énergies fossiles, les choses n’avancent que très lentement. Dans le même temps, la révolution des hydrocarbures de schiste pousse certains États à s’intéresser à cette ressource fossile, dont les techniques d’extraction sont fortement contestées et dont les coûts ne sont pas totalement maîtrisés. Inventer un nouveau projet de société implique de repenser notre rapport aux ressources naturelles et de transformer nos modèles d’approvisionnement et de consommation énergétiques. Le risque zéro n’existant pas, quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter dans l’élaboration de ces nouveaux modèles énergétiques ?
Focus 7. « Comment mettre en place une politique d’économie circulaire réaliste et efficace ? »
L’économie circulaire, démarche économique promouvant un système industriel sobre en carbone, en énergie et en ressources naturelles basé sur l’éco-conception et le recyclage, est aujourd’hui présentée comme une solution concrète en réponse à certains défis du développement durable. Si de plus en plus d’acteurs se réclament de ce modèle, on peut néanmoins se demander s’il est possible de mettre en place une véritable politique industrielle axée sur les principes de l’économie circulaire. Comment mettre en place une dynamique d’économie circulaire efficace ? A quelle échelle peut-on mettre en place une politique réaliste d’économie circulaire ? Quels sont les leviers pour faire de ce modèle une réalité sur nos territoires ?
Focus Spécial. « Économie Numérique dans les pays émergents : accélérateur de croissance et/ou de la fracture numérique sud/nord ? »
L’économie numérique est en plein essor dans les pays émergents et ouvre une voie nouvelle pour la croissance et l’entrepreneuriat dans ces pays. Les secteurs dans lesquels internet aura un impact décisif sont les services financiers (paiement mobile), l’éducation (e-learning, e-training, Open University, MOOC…), la santé, le commerce et l’agriculture. Cet essor de l’économie numérique va modifier rapidement et profondément les sociétés des pays émergents. S’appuyant sur les NTIC, une nouvelle économie est donc en train de se construire, tirée par les besoins sociaux et les contraintes environnementales, génératrices d’opportunités pour le développement massif de services, mais aussi d’inégalités en termes d’accès et de maitrise des outils. Alors comment faire pour que cet essor de l’économie numérique profite à tous ? Cette émergence de l’économie numérique peut-elle être génératrice d’une croissance durable tout en permettant de réduire la fracture numérique sud-nord ?
Focus 8. « Mettre fin au gaspillage alimentaire permettra-t-il de nourrir le monde ? »
Chaque année, plus d’1,3 milliards de tonnes de nourriture sont gaspillés dans le monde, soit près d’un tiers de la production globale de denrées alimentaires dédiées à la consommation. Si ce phénomène touche indéniablement les pays développés (standardisation des produits, dépassement des dates de péremption, non-utilisation de la totalité des aliments), il touche également des pays émergents ou en voie de développement, dans lesquels le problème de la faim et de la sécurité alimentaire n’est pas encore réglé. Dans ces cas, il s’agit bien souvent d’un manque d’infrastructures (systèmes de refroidissement et/ou de conditionnement), empêchant la rencontre entre l’offre et la demande. Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs se mobilisent pour lutter contre le gaspillage alimentaire, à la fois pour s’éloigner d’un modèle intensif de production agricole, mais aussi pour permettre aux plus démunis d’accéder à l’alimentation. Alors mettre fin au gaspillage alimentaire pourra-t-il permettre de nourrir tous les habitants de notre planète ? Où alors la lutte contre le gaspillage doit-elle être couplée avec une nouvelle révolution agricole.
Focus 9. « La place de la science dans la société : que signifie le progrès aujourd’hui ? »
Depuis l’avènement de la Révolution industrielle, nos sociétés ont placé tous leurs espoirs dans la science comme facteur de développement économique, social et humain. Les progrès réalisés depuis cette époque ont permis une incroyable amélioration des conditions de vie de la population. Cela a également permis l’essor de la société de consommation et a considérablement transformé les modes vie, contribuant ainsi à sacraliser le progrès scientifique. Mais aujourd’hui, un certain nombre d’innovations scientifiques et technologiques sont questionnées. C’est le cas pour les OGM, les nanotechnologies, les ondes téléphoniques ou encore certaines substances chimiques largement utilisées dans l’industrie. Dans une période marquée par l’incertitude liée à certaines innovations, la science est-elle perçue comme une menace ou comme un facteur de progrès pour le développement durable de nos sociétés ?
Séance Plénière 2. « Quelle économie pour refonder la société ? Nouveaux modèles économiques et nouvelles solidarités. »
La crise que nous traversons questionne la croissance qui avait été érigée en modèle de développement depuis l’avènement de la Révolution Industrielle. La crise économique, devenue sociale et environnementale, devient aussi une crise de sens et de valeurs. Pour refonder la société et élaborer un nouveau modèle de vivre-ensemble, il est impératif de repenser la place de l’économie et donc de l’homme dans la société. De nouveaux modèles économiques connaissent aujourd’hui un essor remarquable et ont le potentiel pour transformer durablement notre relation à l’économie, en sacralisant de nouvelles valeurs de partage, de solidarité et de responsabilité. Ces nouveaux modèles participant à l’émergence d’une nouvelle économie peuvent-ils nous aider à refonder la société ?
Clôture. Séance Plénière 3. « Du choix aux actions » : Synthèse des travaux et recommandations.
RÉFÉRENCES
FORUM INTERNATIONAL POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE, « Des idées neuves pour un nouveau monde », Global Conférence 2014 placée sous le haut patronage de Monsieur François HOLLANDE, Président de la République, Fontevraud, 4-5 juin 2014. http://www.planetworkshops.org/fr/index.html?utm_source=cdurable.info
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°94, lundi 2 juin 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Un lecteur de « http://savigny-avenir.info », habitant la rue de l’Égalité, nous a adressé une photographie des travaux qui ont lieu actuellement dans la rue.
Branchement individuel d’eau potable
en polyétylène sur conduite Éternit
« Je m’interroge. Les anciens branchements au plomb sont bien remplacés par des conduites neuves en plastique noir, mais la conduite d’alimentation de la rue qui est en Éternit est conservée, on raccorde du neuf sur du vieux. Est-ce normal ? Pourquoi ne pas changer aussi l’Éternit ? »
Les canalisations amiante-ciment « présentent une fragilité mécanique, des risques de dissolution du liant hydraulique en cas d’eau agressive, des risques d’exposition des travailleurs à l’occasion des travaux d’entretien. Leur utilisation est interdite (Décret n°96-1133 du 24 octobre 1996) ». (1)
Nous publierons la réponse qui nous sera apportée.
RÉFÉRENCES
1. BERLEAND Jean-Marc, FABY Jean-Antoine, JUERY Catherine, « La gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable : enjeux et recommandations », Office international de l’eau, janvier 2005, p.14.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
Dans le cas précis de Savigny-sur-Orge (37 000 habitants), les budgets ont été les suivants pour l’année 2012 :
• Déchets ménagers (collecte et traitement de 21 655 tonnes) : 3 897 105 € TTC,
• Eau potable (1 620 140 m3) : 3 891 114 TTC,
• Assainissement (1588 962 m3) : 1 579 377 € TTC.
OÙ SONT LES RAPPORTS ?
Les membres de la commission ont reçu avec leur convocation (1) :
• une note de 2 pages, au titre de Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets ménagers,
• une note de 5 pages, au titre du Rapport annuel d’exploitation du service public de l’eau et de l’assainissement,
Ces deux documents ne sauraient en aucun cas tenir lieu des rapports mentionnés.
Bernard MÉRIGOT. Je demande que les rapports qui sont inscrits à l’ordre du jour de la présente réunion soient remis aux membres de la commission.
Jean-François NAUT. Les rapports sont consultables en mairie.
Bernard MÉRIGOT. Il ne faut pas confondre « consultation » et « transmission ». Je constate que les rapports n’ont pas été transmis aux membres de la commission. Ils constituent des documents substantiels. La commission se trouve dans l’impossibilité d’émettre un avis. Je demande que mon intervention soit portée au compte rendu de la réunion de la CCSPL.
Ces rapports sont publics. Pourquoi ne sont-ils pas transmis par Internet aux membres de la commission? Pourquoi ne sont-ils pas mis en ligne sur le site de la mairie pour être consultables par tous les habitants ?
OÙ SONT LES CHIFFRES DE L’ANNÉE 2011 ?
Le principe des rapports annuel s’inscrit, pour chaque année, dans une logique de comparaison avec l’année précédente. Le fait de ne pas établir de comparaison avec les années précédentes fait perdre tout sens à un rapport annuel.
Élan – Savigny Environnement, représenté par le secrétaire de l’association. Le tonnage de déchets ménagers et le montant de la TEOM pour l’année 2011 ne sont pas mentionnés. Quels étaient-ils ?
Jean-François NAUT. Vous les connaissez. Les chiffres ont été communiqués l’année dernière.
Didier GONZALEZ. Il faudrait faire un tableau.
Bernard MÉRIGOT. Je suis très étonné. Cette réunion se tient dans la salle de réunion des services techniques de la mairie.
Il n’y a pas besoin de « faire un tableau ». Le dossier de l’année dernière n’est pas consultable ? Il n’y a pas de photocopieuse ?
Il ne faut pas renverser les rôles : c’est à la collectivité d’apporter les éléments chiffrés, pas aux membres de la commission de les apporter avec eux.
LA HAUSSE INQUIÉTANTE
DES INDICATEURS EN 2012
La note de synthèse sur le Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets ménagers pour l’année 2012 reprend le plan de la note « light » créée en 2001, et amélioré entre 2002 et 2008 (2). C’est un copié/collé. Quasiment rien n’a été modifié depuis 12 ans, à l’exception d’une phrase ! Seuls les chiffres évoluent : la dépense augmente. Seulement, en 2008, dernière année ou un rapport complet a été largement diffusé aux élus et aux habitants, il comportait 20 pages et 4 graphiques. (2)
On peut relever ainsi, entre 2007 et 2012, en six années :
C’ÉTAIT LE DERNIER RAPPORT
Aucune réponse n’a été apportée par l’exécutif municipal dirigé par le maire.
C’est d’autant plus dommage que le rapport 2012 est le dernier à être présenté par la commune de Savigny-sur-Orge. En effet, le 1er janvier 2013, la compétence pour la collecte et le traitement des déchets ménagers, a été transféré à la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) qui regroupe 102 000 habitants. C’est donc Quel sera le rapport de l’exercice 2013 présenté en 2014 ? Quelle sera l’évolution de la TEOM payée par les ménages ? Voilà des questions qui appellent des réponses.
QUI FAIT QUOI ?
COMBIEN ÇA COÛTE ?
Il est constaté – et prouvé – que la commission donne un minimum d’informations, et ne répond pas aux questions posées.
Aucune mention n’est faite des rapports obligatoires que les délégataires doivent remettre aux délégants. Il s’agit de services publics, et ces rapports constituent des obligations légales. Il en est ainsi :
• pour l’eau potable, du rapport de délégation de service public de la Lyonnaise des eaux exercé pour le compte de la commune,
• pour l’assainissement, des rapports du SIAHVY et du SIVOA (auxquels la commune est adhérente), du SIAAP (auquel le SIAHVY et le SIVOA sont adhérents),
• pour le traitement des ordures ménagères, du rapport du SIREDOM (auquel la commune est adhérente) , du rapport de la SEMARDEL au SIREDOM (dans le cadre du service public qu’elle assure pour son compte).
NOTES DE SYNTHÈSE
Pour télécharger les notes de synthèse, cliquer sur le lien pdf
2013-09-26 CCSPL NS
RÉFÉRENCES
1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Commission consultative des services publics locaux. Séance du jeudi 26 septembre 2013, 9 H 30. Ordre du jour, 1 page. Notes de synthèse, 7 pages.
2. MÉRIGOT Bernard, «Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets ménagers pour l’année 2007», in L’École du développement durable, prévention et tri des déchets, Gestes écocitoyens, Les Tritout à Savigny-sur-Orge en 2001, L’École des déchets, pp. 45-47, ISBN 2-911665-46-5 – Les Tritout en 2008, Guide écocitoyen, pp. 110-119, ISBN 978-2-909717-54-9 (publications sous copyright prestataires auteurs).
Programme pédagogique en partenariat entre la ville de Savigny-sur-Orge, le SIREDOM, Europe Service Déchets, Éco-Emballages, Inspection académique de l’Essonne, SIVOA, SIAHVY, SIAAP, Lyonnaise des Eaux-SUEZ, Agence de l’eau Seine Normandie, prestataires auteurs. Préface de Jean MARSAUDON, député maire de Savigny-sur-Orge, p. 3 en 2001 – p. 5 en 2008.
ANNEXE
LA COMMISSION CONSULTATIVE DES SERVICES PUBLICS LOCAUX
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
CONTEXTE. C’est la Lyonnaise des Eaux qui exploite le service public de distribution d’eau potable dans la commune de Savigny-sur-Orge. Cela n’empêche pas la Générale des Eaux (Veolia) de démarcher par courrier des abonnés auxquels elle ne fournit aucune prestation.
ENJEUX. Comment une publicité peut-elle se servir de l’apparence du service public de distribution d’eau pour vendre ce qui est en fait un pur produit d’assurance ?
IMPRESSIONNER L’USAGER
Dans un courrier en date du 18 septembre 2013 adressé à des habitants de la commune, la Générale des Eaux attaque avec une rhétorique de nature à impressionner les habitants de la commune :
« Monsieur Martin,
Si vous êtes propriétaire, vous êtes responsable de la réparation et de l’entretien de vos canalisations. A ce jour, les canalisations d’eau de votre maison située 4 rue des Services publics, ne sont pas couvertes par nos solutions d’assistance en cas de fuite. De plus, le 1er juillet 2013, la loi « Warsmann » n°2011-525 du 17 mai 2011 est entrée en vigueur ». (1)
(Le nom et l’adresse ont été modifiés)
La Générale des Eaux Services propose une assurance de 47,88 € la première année (107,88 € les années suivantes) en décrivant une situation qui ne correspond pas à celle des abonnés de la commune. Les faits qu’elle présente sur la responsabilité du propriétaire et sur les canalisations intérieures sont inexacts.
CONFUSION DES GENRES
Ce courrier de démarchage participe de la lutte acharnée que les grands groupes se livrent pour se saisir mutuellement de parts de marché de leurs concurrents. C’est la guerre. A l’heure de la mondialisation, ils avancent masqués. Ils ne vendent plus des produits de base (l’eau), mais des produits dérivés (des assurances).
Les abonnés aux services publics, d’eau, d’électricité, de gaz… ne se voient plus proposer des services correspondant à leurs besoins (de l’eau, du gaz, de l’électricité…), mais des assurances contre d’hypothétiques inondations, contre d’hypothétiques explosions, contre d’hypothétiques électrocutions… dont on suggère qu’ils seraient responsables. Alors qu’ils sont déjà assurés par leurs assurances personnelles ! Il ne s’agit plus de répondre à des besoins, mais de susciter chez l’abonné une inquiétude pour mieux proposer des produits créés spécialement pour parer la peur créée.
Dans le cas présent, la Générale des Eaux ne vend pas de l’eau, mais une assurance contre des fuites d’eau, dont certaines sont imputables au réseau public de la Lyonnaise des Eaux ! De tels produits n’ont plus rien à voir avec les besoins des usagers. UFC – Que choisir et 60 millions de consommateurs ont appelé à plusieurs reprises à la plus grande vigilance à l’égard de ces publicités de sociétés masquées qui portent sur des produits trompeurs.
QUI SE CACHE DERRIÈRE
« GÉNÉRALE DES EAUX SERVICES » ?
Derrière ce démarchage par courrier des clients de la Lyonnaise des Eaux se cache Doméo, filiale française du groupe britannique HomeServe, fondé en 1993 par l’entrepreneur Richard Harpin, et coté à la bourse de Londres. Doméo est un courtier en assurances, spécialiste de l’assistance d’urgence à l’habitat en France. La société conçoit et commercialise sous la marque de différents partenaires (Veolia Eau, Butagaz, CEG, Vialis…) des contrats d’assistance d’urgence domestique (plomberie, électricité, gaz). Doméo, créée en 2001, est détenue par Proxiserve (Veolia Environnement) à 51 % et par HomeServe à 49 %. Depuis 2011, HomeServe détient 100 % du capital de Doméo.
La société comptait fin mars 2012 près de 900 000 clients, 500 collaborateurs et un réseau de plus de 700 prestataires agréés en France. En France, le siège social de Doméo est à Lyon.
RÉFÉRENCES
1. GÉNÉRALE DES EAUX SERVICES (DOMEO),Courrier circulaire personnalisé en date du 18 septembre 2013, 4 pages.
L’évolution des dénominations du groupe est la suivante :
1853 : Compagnie générale des Eaux.
1998 : Vivendi,
2000 : séparation de Véolia Environnement,
2006 : Vivendi
Les services de gestion de l’eau potable en France se répartissent ainsi en 2008 :
• Véolia Eau France : 39% du marché
• Lyonnaise des Eaux France / Groupe Suez Environnement : 19%
• Saur : 11%
• Autre délégataires de service public : 3%
• Opérateurs publics : 28%
(Étude BIPE/FP2E, janvier 2008, cités par Les Échos, 25 novembre 2008.)
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CONTEXTE. Les relations entre les usagers et les gestionnaires des services publics d’électricité, de gaz, d’eau… sont de nature contractuelle. Celle-ci ne peut être modifiée unilatéralement. Il en est ainsi de la distinction entre le caractère public ou le caractère privé des installations et de la responsabilité qui est attachée aux parties du réseau.
Dans le cadre de la réhabilitation des branchements en plomb d’eau potable, la Lyonnaise des Eaux a entrepris, outre le remplacement des canalisations du domaine public, un déplacement des compteurs situés dans le domaine privé pour les installer dans le domaine public.
ENJEUX. Cette modification unilatérale, par les conséquences que l’exploitant est susceptible d’en tirer (à l’égard d’éventuelles fuites en amont du robinet individuel de coupure), constitue-t-elle une clause abusive à l’égard des usagers ?
LES 5 TRAVAUX DE LA LYONNAISE
Les travaux réalisés dans le cadre de la « réhabilitation des branchements au plomb » comprennent :
UN TRAITEMENT ÉGAL
POUR TOUS LES SERVICES PUBLICS
Quelle est la situation présente ? La situation contractuelle entre le distributeur et l’abonné concernant le service public de l’eau est identique à celle des autres réseaux. Le fournisseur d’électricité, le fournisseur de gaz et le fournisseur d’eau sont responsables de la distribution jusqu’au point d’arrivée de l’installation (disjoncteur pour l’électricité, robinet de coupure pour le gaz et l’eau) et du compteur.
LA DISPARITION DU COMPTEUR DE L’ABONNÉ
Quelle est la situation nouvelle ? Conjointement au remplacement de la canalisation en plomb, la Lyonnaise des Eaux a décidé de déplacer le compteur afin de pouvoir effectuer le relevé de l’index de consommation depuis le trottoir situé dans le domaine public.
Cette solution présente le grave inconvénient d’empêcher l’usager d’effectuer un contrôle de sa consommation chez lui, comme c’était le cas précédemment. Des abonnés protestent contre cette suppression. D’autant plus que d’autres procédés de relève à distance existent qui conservent un compteur chez l’abonné.
L’USAGER, RESPONSABLES DES FUITES ?
Le déplacement du compteur du fait de cette décision unilatérale ne saurait modifier le statut de la partie de la conduite située avant le robinet de coupure. La nouvelle canalisation entre la rue et le robinet de coupure est enterrée. Elle est réalisée sous la responsabilité de l’exploitant, sans aucun contrôle possible de la part de l’abonné. Celui-ci ne saurait être tenu pour responsable d’éventuelles fuites dues à la défectuosité d’une conduite appartenant à la Lyonnaise.
Il est intéressant de prendre connaissance des avis de la Commission des clauses abusives du ministère de la consommation sur ces questions.
DOCUMENT
La commission des clauses abusives a été instituée par l’article L. 132-2 du Code de la consommation. Elle est placée sous l’autorité du ministre chargé de la consommation. Ses missions sont les suivantes :
Les consommateurs peuvent s’appuyer sur les avis et les recommandations émis par la commission des clauses abusives afin de régler un litige avec un professionnel.
MINISTÈRE DE LA CONSOMMATION
COMMISSION DES CLAUSES ABUSIVES
RECOMMANDATION N°85-01
CONCERNANT LES CONTRATS DE DISTRIBUTION DE L’EAU (2)
RÉFÉRENCES
1. LYONNAISE DES EAUX, «Réhabilitation des branchements en plomb, J-15» (Plomb public/privé (j-15), Lyonnaise des Eaux-Suez Environnement), janvier 2009, dépliant 21 cm x 9,9, pages 2,3,4.
2. COMMISSION NATIONALE DES CLAUSES ABUSIVES (Ministère de la Consommation), « Recommandation n°85-01 concernant les contrats de distribution de l’eau », BOCC, 17 janvier 1985.
AUTRES ARTICLES EN LIGNE
COMMENTAIRE du 22 mai 2014
Olivier
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Les abonnés de la Lyonnaise des Eaux veulent conserver un compteur chez eux, placé en aval du robinet de coupure, et consultable à tout moment.
DOCUMENT
M. Laurent HUBERSON
LYONNAISE DES EAUX
46, avenue des Gardes Messiers
91360 VILLEMOISSON SUR ORGE
Lettre recommandée avec AR
OBJET : RÉHABILITATION DES BRANCHEMENTS PLOMB D’EAU POTABLE
Nous avons bien reçu votre courrier en date du 28 juin 2013 concernant la suppression des branchements au plomb et des travaux qui doivent être réalisés à l’automne.
Ces travaux comprennent :
1. la suppression des branchements en plomb d’alimentation d’eau potable, entre la rue et le compteur actuel,
2. le remplacement de la canalisation,
3. le remplacement à l’identique du robinet de coupure situé au sous-sol,
4. la suppression du compteur actuel situé dans l’habitation (c’est-à-dire dans le domaine privé),
5. la pose d’un nouveau compteur situé dans le trottoir (c’est-à-dire dans le domaine public).
Ils appellent de notre part les observations suivantes :
1. Le droit de la consommation établit que la situation contractuelle distributeur / abonné est identique pour tous les réseaux. Le fournisseur d’électricité, le fournisseur de gaz et le fournisseur d’eau sont responsables de la distribution jusqu’au point d’arrivée du réseau (disjoncteur pour l’électricité, robinet de coupure pour le gaz et pour l’eau) et du compteur. On peut constater que la proximité immédiate du robinet de coupure et du compteur constituent un équipement indissociable, constitutif des conditions d’abonnement auquel l’usager a souscrit auprès de l’exploitant du réseau.
2. Conjointement au remplacement de la canalisation en plomb, vous avez décidé unilatéralement de déplacer le compteur afin d’effectuer le relevé depuis le trottoir situé dans le domaine public. Aucune disposition législative ne vous y oblige. Il s’agit d’un confort de gestion des relevés accepté par le règlement de service des eaux, mais pas par l’abonné.
Cette solution présente le grave inconvénient de nous empêcher en tant qu’usager d’effectuer un contrôle de notre consommation, comme c’était le cas précédemment.
En conséquence :
1. Nous contestons le déplacement de notre compteur individuel du domaine privé vers le domaine public. Nous vous faisons savoir que votre décision est sans effet sur le statut de la partie de la conduite située avant le robinet de coupure. La nouvelle canalisation entre la rue et le robinet de coupure est enterrée. Elle est réalisée sous votre responsabilité, sans aucun contrôle possible de notre part. Nous ne saurions être tenu pour responsable d’éventuelles fuites dues à la défectuosité ou à des incidents affectant les conduites situées avant le robinet de coupure, et qui appartiennent à la Lyonnaise des Eaux.
2. Nous protestons contre la suppression de notre compteur individuel à l’intérieur de notre habitation, au motif qu’il facilite le relevé de l’index de consommation. Des procédés de relève à distance existent.
3. Nous demandons le maintien d’un compteur à l’intérieur de notre habitation, à proximité immédiate du robinet de coupure. D’après les informations en notre possession, cette exigence est acceptée par d’autres gestionnaires de service public de distribution d’eau, comme la régie publique Eau des Lacs de l’Essonne qui dessert la commune de Viry-Châtillon.
Nous vous prions d’agréer l’assurance de notre considération distinguée.
Deux éléments de proximité, indissociables, sont constitutifs de l’abonnement au service public de distribution d’eau potable :
1. Le robinet d’arrêt + 2. Le compteur