DÉCODAGE
CONTEXTE. Un adjoint au maire UMP annonce qu’il rejoint la liste conduite par un conseiller municipal exclu du PS et d’EELV pour les prochaines élections municipales de mars 2014 : une telle alliance UMP/ »ex-PS-EELV » – c’est-à-dire de la « droite » et de la « gauche » – surprend les électeurs : tous les élus la condamnent.
ENJEUX. Faut-il s’étonner de cet étonnement citoyen ? Existe-t-il une raison en politique ? Quels en sont les fondements ? Comment mesurer l’attente de cohérence que les électeurs manifestent ? Quelles en sont les conséquences ?
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« IL N’A PAS INTÉGRÉ »
Question. Pourquoi cette condamnation unanime de la décision de Jean-Michel ZAMPARUTTI de rejoindre David FABRE ?
Bernard MÉRIGOT. Le revirement solitaire de Jean-Michel ZAMPARUTTI est tardif, six mois avant les élections municipales, précédé par quatre années (2009-2013) de totale allégeance à Laurence SPICHER-BERNIER. Les justifications factuelles qu’il a avance dans sa lettre du 10 août 2013 sont enfantines (on ne me donnait pas de parapheurs à signer, on m’a pas dit ce qu’il fallait faire…). Aucune idée politique, aucun programme pour l’avenir. Dans la lettre en date du 5 septembre 2013 que Laurence SPICHER-BERNIER lui écrit, il y a une phrase terrible : « s’agissant toutefois de votre premier mandat municipal en qualité de maire-adjoint, il se pourrait que vous n’ayez pas intégré l’ensemble des rouages liés au fonctionnement d’une équipe municipale ». La formule « rouages liés au fonctionnement d’une équipe municipale » est un peu contournée. Ce que je retiens, c’est « vous n’avez pas intégré ».
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TANGUY ET LAVERDURE ?
Question. Que pensez-vous de l’illustration photographique de l’article ?
Bernard MÉRIGOT. La photographie de Jean-Michel ZAMPARUTTI en pilote de chasse est surprenante. On se croirait dans une bande dessinée, à un casting publicitaire pour l’armée, ou dans un film d’action. Ce n’est en rien une manipulation imputable aux médias. La ficelle est grosse : Jean-Michel ZAMPARUTTI a tout prémédité et orchestré en donnant une « conférence de presse » le mardi 3 septembre, à 17 heures 30, dans le local (commercial) de campagne de David FABRE, situé 11 rue des Écoles à Savigny-sur-Orge. Il a lui-même affiché deux documents à l’intérieur de la vitrine : son curriculum vitae et sa photo en pilote devant un avion de chasse. Ces deux documents étaient visibles depuis le trottoir et ont été photographiés. Il s’agit d’une démarche volontaire de l’intéressé. Le message est clair :« Je suis pilote militaire, votez pour moi ! ».
Cela témoigne d’un mélange des genres. Parader dans un uniforme, de façon ostentatoire, génère une grave confusion. On ne fait pas de la politique ainsi, parce que ce n’est pas un aviateur militaire qui se présente à une élection, mais c’est un citoyen ! Faire état de sa profession est une chose. S’en servir comme argument de propagande en est une autre. L’effet est déplorable pour l’image de la démocratie. Être militaire ne confère aucune légitimité particulière pour se présenter à une élection. Certains ont ironisé en 2012 sur un « capitaine de pédalo ». On peut ironiser pareillement sur « le pilote dans l’avion ». On découvre que c’est Michel TANGUY ! Il ne manque plus qu’Ernest LAVERDURE…
RÉFÉRENCES
« Municipales 2014. A Savigny, Jean-Michel Zamparutti s’allie à David Fabre. Un adjoint UMP de la majorité rejoint l’ex tête de liste PS. Les adversaires politiques ironisent : Éric Mehlhorn, Jean-Marc Defrémont, Bernard Mérigot, Pierre Guyard, Audrey Guibert », Le Parisien Essonne-matin, 5 septembre 2013. Article de Cédric Saint-Denis.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
RETOUR VERS LE FUTUR
Cette lettre, étrangement, porte comme lieu et date « Savigny-sur-Orge, le 5 septembre 2013 » ? Comment une lettre datée du jeudi 5 septembre 2013 peut-elle être diffusée deux jours avant, le mardi 3 septembre 2013 ? Incompréhensible erreur ou subtile machination de Laurence SPICHER-BERNIER ? Qui sait ?
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Cette lettre répond à la lettre en date du 19 août 2013 que Jean-Michel ZAMPARUTTI avait remise au maire de Savigny-sur-Orge, en la faisant enregistrer au secrétariat général. (2)
CHRONOLOGIE
19 août 2013
Lettre de Jean-Michel ZAMPARUTTI à Laurence SPICHER-BERNIER.
29 août 2013
« Jean-Michel Zamparutti, 5e adjoint claque la porte », http://www.91600.eu.
30 août 2013
PERREUX Emmanuel, « Un maire adjoint UMP de Savigny sur la liste de David Fabre », www.essonneinfo.fr
3 septembre 2013
Conférence de presse de Jean-Michel ZAMPARUTTI.
3 septembre 2013
Diffusion aux conseillers municipaux d’une copie de la lettre de Laurence SPICHER-BERNIER à Jean-Michel ZAMPARUTTI datée du 5 septembre 2013.
RÉFÉRENCES
1. ZAMPARUTTI Jean-Michel, « Lettre au maire de Savigny-sur-Orge en date du 19 août 2013 », 1 page.
2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Lettre de Laurence SPICHER-BERNIER, maire, à Jean-Michel ZAMPARUTTI, 5e adjoint, en date du jeudi 5 septembre 2013, 2 p. « Cabinet du maire, N/Ref :CAB/MB/558 ». Une copie de cette lettre a été diffusée auprès des membres du conseil municipal dans l’après-midi du mardi 3 septembre 2013. Il s’agit donc d’une lettre postdatée, portant la date du 5 septembre 2013, signée deux jours avant, le 3 septembre, et distribuée le jour même.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
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UN AN SANS RIEN FAIRE !
« Depuis cette date également, je n’ai pu obtenir aucune réponse aux questions tant orales qu’écrites ayant trait au domaine qui m’était délégué. Je n’ai été rendu destinataire d’aucun parapheur, d’aucun document de quelque nature qu’il soit, d’aucune invitation à réunion (sic). Tout se passe comme si il (sic) avait été donné au plus haut niveau de la hiérarchie communale des consignes visant à me laisser dans l’ignorance. »
PRIVÉ DE PARAPHEUR (le pauvre !)
« Cette situation est semblable à celle qui prévalait lorsque j’étais délégué aux travaux. Là encore aucun parapheur, aucune contribution à des réunions techniques aucune contribution à la construction budgétaire pendant l’année 2012. Les décisions se prenaient en mon absence. Il est à souligner que la commission des travaux ne s’est pratiquement pas réunie depuis près de deux ans. »
DES QUESTIONS…
Les observateurs de la vie municipale s’étonneront que ce soit en août 2013, six mois avant les élections municipales de 2014, qu’un maire adjoint (élu en 2008) s’aperçoive qu’il n’a rien à faire, alors qu’il touche une indemnité conséquente. Comment se fait-il qu’il ait présenté des délibérations lors des séances du conseil municipal ? Comment se fait-il qu’il les ait toujours votées selon les directives du maire ?
Il est étonnant que, constatant la carence des initiatives du maire, Jean-Michel ZAMPARUTTI n’ait pas pris l’initiative – lui – de convoquer, de son propre chef, une commission dont il était le vice-président.
Prochaines étapes :
Est-ce que, dans les trois cas énumérés ci-dessus, on lui transmet des parapheurs ? Grave question à six mois des élections municipales.
A moins que cela ne soit un tour de passe-passe de plus, pour être sur la liste UMP d’Éric MEHLHORN, ancien adjoint au maire qui est resté plusieurs mois dans le même cas que M. ZAMPARUTTI (en somme, une habitude de Laurence SPICHER-BERNIER), lors des municipales de 2014 ?
Au fait, à combien sommes-nous aujourd’hui de maires adjoints démissionnaire, démis de leur fonction ou réclamant de l’être depuis septembre 2008 ? 1 démissionnaire, 4 démis de leur fonction et remplacés, 1 réclamant le retrait de sa délégation… Au total, 6 adjoints sur 11 soit plus de 54,5 % des adjoints élus avec Jean MARSAUDON en mars 2008 ! Étonnant, non ?
COMMENTAIRE du 30 août 2013
Cet article a été publié dans la nuit du 29 au 30 août. Ce matin, le site www.essonneinfo.fr publie une information sur l’arrivée de Jean-Michel ZAMPARUTTI sur la liste de David FABRE, avec conférence de presse à l’appui la semaine prochaine. L’intox serait-elle plus forte que l’info ? Pour preuves, deux données inexactes sont mentionnées par David FABRE : 1. La lettre à Madame le Maire, publiée ci-dessus, ne mentionne pas la non-intention de son auteur d’aller sur la liste MEHLHORN. 2. M. ZAMPARUTTI n’a pas jamais été pressenti par la majorité de l’époque pour remplacer Jean MARSAUDON au cours des réunions organisées afin de pourvoir à la vacance du siège de maire. Il s’agit d’une rumeur…
RÉFÉRENCES
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
Tel est le texte surprenant que l’on peut lire, sous la signature de Jean-Michel ZAMPARUTTI, président de la section de Savigny-sur-Orge de l’Union nationale des combattants (UNC) dans la lettre en date du 26 avril 2013 qu’il adresse aux membres. Vous avez bien lu : la section de Savigny-sur-Orge de l’UNC a été victime d’un acte de félonie.
FÉLONIE, VOUS AVEZ DIT FÉLONIE…
Le vocabulaire est étonnant : « félonie », « fichier des membres piraté », « non-accrédité », « à l’insu »… Une félonie – on est au Moyen Age, au XIe siècle, tout un programme ! – signifie déloyauté, forfaiture, trahison, acte déloyal. Le propos du président n’est pas explicite. Il dit tout en taisant. Qui a bien pu commettre une félonie à l’égard de l’UNC ? Les adhérents, ou bien sont au courant de quelque chose, ou bien ne savent rien, et ils se perdent en conjectures…
Que veut dire de président de la section de l’UNC de Savigny-sur-Orge ? Qui peut bien être cette personne, mystérieuse, qui est « non habilitée », qui « pirate le fichier des membres » et qui prend l’initiative d’« écrire sous le timbre » ?
L’UNC TOURNE DANS UN FILM
C’est pas possible, nous sommes dans un film. C’est « Pirates des Caraïbes » !
Il faut que le Bureau de l’association habilite son président à porter plainte. Compte tenu des faits, c’est la seule conclusion – logique – qui s’impose à tout esprit responsable.
Si, au lieu d’être dans « Pirates des Caraïbes », on était dans n’importe quel téléfilm policier diffusé chaque soir sur nos écrans, une question serait posée immédiatement : qui a bien pu coller les timbres ? Une analyse ADN serait aussitôt commandée!
LES CHOSES SONT GRAVES
Ne pas dire les choses, rester dans le mi-dire… Oui, les choses sont graves. Écrire que « certains d’entre vous ont peut-être reçu un courrier de l’UNC », sans dire qui, sans dire quel est le contenu du courrier. Pourquoi « peut-être » ? C’est pas sûr ! Nous sommes dans un espace qui commence dans la cour de l’école et qui se poursuit dans les légendes urbaines, pour se perdre, sans jamais s’achever, dans les rumeurs les plus tordues.
Il faut dire les choses. Il faut les dire complétement. Ou alors les taire à tout jamais. Après la lecture de la lettre, une question demeure pendante : qu’est-ce que le (ou la) « pirate de fichier », la « personne non accréditée », le « colleur (ou la colleuse ) de timbres » anonyme a bien pu écrire « à certains » et pas à d’autres ?
« Comprenne qui voudra ! » (2)
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RÉFÉRENCES
1. UNION NATIONALE DES COMBATTANTS, Section de Savigny-sur-Orge, Lettre aux adhérents en date du 26 avril 2013, 1 page. Lettre signée par Jean-Michel ZAMPARUTTI, président de la section.
2. MÉRIGOT Bernard, « Savigny-sur-Orge. L’UNC victime de harcèlement municipal, Discriminations d’une mairie a l’égard d’une association d’anciens combattants », www.savigny-avenir.info, 11 novembre 2012.
MÉRIGOT Bernard, « Savigny-sur-Orge. Le harcèlement de l’UNC par la mairie continue. L’UNC exclue par la mairie de la cérémonie du 5 décembre 2012 », www.savigny-avenir.info, 24 novembre 2012.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013