Le journal « Le Parisien Essonne matin », dans son édition du 21 juillet 2012, apporte une précision importante qui corrige son précédent article en date du 17 juillet 2012. (1)
« PRÉCISION
La Cour administrative d’appel de Versailles (Yvelines) a confirmé lundi que les six élus de la majorité de Savigny-sur-Orge dont la maire, Laurence Spicher-Bernier (Parti radical valoisien), demandait l’exclusion, continueront de siéger au conseil municipal, comme l’avait décidé le tribunal en première instance le 11 mai 2011. A l’origine, la justice avait été saisie par le maire et non pas par le ministère de l’Intérieur. En revanche, en appel, le seul demandeur était bien l’État, qui contestait que la commune doive supporter le versement des indemnités de frais de justice des six élus » (2)
Pour la clarté de ce chapitre, en raison des multiples actions en justice engagées par Laurence SPICHER-BERNIER, maire (Ex UMP, Divers droite, membre du Parti radical valoisien) maire de Savigny-sur-Orge, contre des conseillers municipaux, il est utile de redonner les deux instances successives.
1. En première instance, devant le tribunal administratif de Versailles, le « demandeur » a été Laurence SPICHER-BERNIER, maire de la commune de Savigny-sur-Orge qui sollicitait la destitution d’office de six conseillers municipaux au motif qu’ils avaient été absents des bureaux de vote lors des élections cantonales de 2011. Dans ce dossier, le ministère de l’Intérieur a été seulement « intervenant ».
Par un jugement en date du 11 mai 2011, le tribunal a débouté Laurence SPICHER-BERNIER, condamnant l’État à verser une indemnité à chacun des six conseillers municipaux.
2. En appel, devant la cour administrative d’appel de Versailles, le « demandeur » a été cette fois le ministère de l’Intérieur qui contestait qu’il doive supporter le versement des indemnités aux six défendeurs. Dans ce dossier, la commune de Savigny-sur-Orge est « intervenant ».
Par un arrêt du 16 juillet 2012, la Cour a débouté le ministère de l’Intérieur, condamnant à nouveau l’État. (3)
RÉFÉRENCES
1. « Savigny-sur-Orge, les six élus putchistres ne seront pas exclus », Le Parisien Essonne-matin, 17 juillet 2012.
2. « Précision », Le Parisien Essonne-matin, 21 juillet 2012, p. II.
3. « Savigny-sur-Orge. Laurence Spicher-Bernier à nouveau déboutée (Cour administrative d’appel de Versailles) », www.savigny-avenir.info, 17 juillet 2012.
La cour administrative d’appel de Versailles a rendu le lundi 16 juillet 2012 son jugement concernant l’appel du jugement de première instance du tribunal administratif de Versailles. Sa décision confirme le premier jugement du 11 mai 2011.
Je me suis gardé de communiquer sur ce dernier jugement n’étant pas encore en possession du texte. Le Parisien Essonne-matin, dans son édition du 17 juillet 2012, a publié un article qui me cite. (1) Cet article comporte des inexactitudes qui, me concernant, prêtent à confusion.
D’où les présentes observations, informations et références.
Bernard MÉRIGOT
I. Observations
II. Document : l’article du Parisien du 17 juillet 2012
III. Informations sur l’arrêt d’appel
I. OBSERVATIONS
En conclusion, il convient de noter que, par l’arrêt d’appel du 16 juillet 2012, Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge, est à nouveau déboutée d’une des multiples actions en justice qu’elle engage – contre des conseillers municipaux – avec le budget communal.
II. DOCUMENT
« SAVIGNY-SUR-ORGE
Les six élus putchistes ne seront pas exclus
Sans surprise. Les six élus de la majorité municipale, dont la maire Laurence Spicher-Bernier (Parti radical valoisien) et le ministère de l’Intérieur avaient demandé la démission d’office en avril 2011, continueront de siéger au conseil municipal de Savigny. Hier, la publication des conclusions de la cours administrative d’appel de Versailles (Yvelines) a confirmé la décision de tribunal administratif de Versailles du 11 mars, qui rejetait le demande de l’État d’exclure les sis élus. La maire reprochait à Bernard Mérigot, Éric Mehlhorn, Anne-Marie-Gérard, Daniel Guetto, Marie-France Belliard et Joëlle Eugène d’avoir refusé, sans excuse valable, de tenir des bureaux de vote lors des élections cantonales en mars 2011. Ces six élus, entrés en dissidence un an plus tôt, sont en conflit ouvert avec l’édile. A défaut d’avoir réussi à les exclure par le biais judiciaire, Laurence Spicher-Bernier a proposé au conseil municipal de retirer la délégation d’adjoints à trois des six putchistes (Mehlhorn, Gérard, Guetto). Une décision entérinée à la majorité le 3 juillet dernier. Anissa Ferdjioui (ex-8e adjointe, en charge de l’économie et du commerce) a également été évincée de son poste à la suite du vote de l’assemblée municipale. »
Le Parisien Essonne-matin, 17 juillet 2012
III. INFORMATIONS SUR L’ARRÊT D’APPEL
Lors de l’audience publique du 21 juin 2012, le sens synthétique des conclusions du rapporteur public était « rejet au fond ».
La consultation du site internet Sagace, ce 17 juillet 2012, nous apporte deux informations intéressantes.
UNE CONCLUSION S’IMPOSE. Non seulement les multiples recours du maire de Savigny-sur-Orge coûtent cher au budget de la commune. Voilà maintenant que la commune de Savigny-sur-Orge coûte à l’État !
Pourquoi ? Parce ce que Laurence SPICHER-BERNIER a fait usage, dans ce cadre, des pouvoirs de police qui lui sont conférés par l’État. Un usage que deux tribunaux viennent de juger inapproprié.
RÉFÉRENCES
1. « Savigny-sur-Orge. Les six élus putchistes ne seront pas exclus », Le Parisien Essonne-matin, 17 juillet 2012.
2. TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE VERSAILLES, Commune de Savigny-sur-Orge c/ M. Bernard Mérigot. Jugement du 11 mai 2011, 4 p.
3. COUR ADMINISTRATIVE D’APPEL DE VERSAILLES, ministère de l’Intérieur c/ M. Bernard Mérigot. Rôle de la séance publique du 21 juin 2012, extrait.
4. Le texte complet de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Versailles, ministère de l’Intérieur c/ M. Mérigot Bernard, du 16 juillet 2012, est en attente de notification à l’intéressé.
5. Dans le cas présent, il existe un véritable déséquilibre entre :
1. d’une part, le maire d’une commune qui a recours à tous les avocats qu’elle souhaite engager, payés par le budget de la commune. Au compte administratif 2011 de la commune (voté au conseil municipal du 26 juin 2012), pour les frais d’actes et de contentieux/frais d’avocat (chapitre 6227), on peut lire : « Crédits ouverts 141 005,30 €, Réalisé : 246 389,56 € ». Soit une augmentation de 105 348,26 € (+75 %) ! Quel sera le montant des dépenses en 2012 ?
2. d’autre part, un conseiller municipal qui doit trouver les moyens d’être défendu par un avocat et que, bien évidemment, la commune ne rémunère en aucun cas.
Il convient de préciser que, dans le cas présent, lorsque le demandeur (la maire) est débouté, le défendeur (le conseiller municipal) se voit attribuer une somme d’argent, en application de l’article L.761-1, cela ne saurait être assimilé à un ticket gagnant de loto ! La somme versée ne couvre malheureusement qu’une partie des frais engagés pour assurer une défense.
Exemple. La société civile professionnelle d’avocats ROGER/SEVAUX (payée et agissant pour la maire de Savigny-sur-Orge), dépose le 21 avril 2011 un mémoire de 10 pages demandant la démission d’office de Bernard MÉRIGOT. Le Tribunal administratif a fixé l’audience publique le 28 avril 2011 (soit la semaine suivante !). Il faut que l’avocat de l’intéressé y réponde, par un mémoire, déposé avant l’audience.
Chaque dossier représente un temps de travail très important pour les avocats. Il se chiffre en journées. Et ce travail a évidemment à un coût.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2012
Ce jeudi 21 juin 2012, 6 membres du conseil municipal étaient à nouveau convoqués à Versailles, à l’audience de la Cour administrative d’appel (1). Celle-ci examinait le jugement rendu en première instance par le Tribunal administratif de Versailles le 11 mai 2011. On se souvient que le tribunal avait rejeté toutes les demandes de Laurence SPICHER-BERNIER, condamnant l’État au versement d’une somme d’argent en compensation des dépens de chacun des six membres du conseil municipal qu’elle poursuivait (2).
On notait la présence d’une délégation représentant Laurence SPICHER-BERNIER. Elle comprenait : Monsieur BERNIER, Augusto M. CLARA-SILVERIO, conseiller municipal ; Monsieur GODDET, directeur de cabinet de Laurence SPICHER-BERNIER ; M. Jean-ARNAUD-GODDET, directeur général des services de la mairie de Savigny-sur-Orge.
La commune était représentée par l’avocat personnel de Laurence SPICHER-BERNIER, Maître Denis TAILLY-ESCHENLOHR qui a plaidé lors de l’audience pour la défendre en tant que maire. Les avocats étaient Maître Philippe ZELLER, pour cinq conseillers municipaux, et Maître Florent LOYSEAU DE GRANDMAISON, pour Bernard MÉRIGOT.
Le rapporteur public, Madame KERMORGANT, a conclu en faveur de la confirmation du jugement de première instance et au rejet des demandes, tant du demandeur (le ministère de l’Intérieur), que de l’intervenant (le maire de Savigny-sur-Orge).
Le jugement a été mis en délibéré. Il sera prononcé le jeudi 5 juillet.
Le rôle de l’audience comprenait 41 dossiers ! Le six affaires dont Laurence SPICHER-BERNIER est à l’origine, convoquées à 10 heures, ont été appelées à 14 heures. Ce jeudi, toutes les personnes présentes ont été mobilisées à la Cour administrative d’appel de Versailles durant près de 5 heures, de 10 heures du matin à 14 H 30. Que de temps perdu pour tous ! Que d’argent dépensé !
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES
1. Les six membres du conseil municipal pour lesquels Laurence SPICHER-BERNIER demandait au tribunal de prononcer la démission d’office sont : Éric MEHLHORN, adjoint au maire, conseiller général ; Anne-Marie GÉRARD, adjointe au maire ; Daniel GUETTO, adjoint au maire ; Joëlle EUGÈNE, conseillère municipale ; Marie-France BELLIARD, conseillère municipale ; Bernard MÉRIGOT, maire-adjoint honoraire, conseiller municipal.
2. Article « Le tribunal administratif rejette la requête de Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT », 11 mai 2011, www.savigny-avenir.info.

