Le 31 octobre 2013, un nouveau blog est mis en ligne sur Savigny-sur-Orge. Officiellement, il est consacré à la ville et à ses habitants. Officieusement, ce site loue les actions de Laurence SPICHER-BERNIER, maire UDI, puisque tous les articles la concerne en bien. L’auteur de ce blog se nomme Xavier Roger DUGOIN. (1)
Hiver 2013-2014, Laurence SPICHER-BERNIER lance son matériel de campagne, tracts et site internet. Son slogan : « Savigny avance. Aujourd’hui et demain. Continuons ensemble ».
Le 30 janvier 2014, Jean-Philippe DUGOIN, maire UDI de Mennecy, adresse une lettre à ses administrés afin de présenter sa candidature aux prochaines municipales. Son slogan : « Mennecy avance. Ensemble continuons ! ». (2)
Le 1er février 2014, la maire sortante et candidate à sa réélection, Laurence SPICHER-BERNIER (UDI), inaugure sa permanence de campagne dans un local proche de celui de l’UMP. La cérémonie se déroule en présence de Vincent DELAHAYE, sénateur maire de Massy (à gauche sur les photographies), et de Xavier DUGOIN, président du SIARCE (au centre et à droite sur les photographies). (3)
Inauguration du local de campagne de Laurence SPICHER-BERNIER (UDI)
le 1er février 2014. htpp://www.laurencespicherbernier2014.fr
Le 13 février 2014, Karl LASKE, journaliste à Médiapart.fr, publie un article intitulé : « Marchés truqués en Essonne : Xavier Dugoin, un revenant aux affaires ». (4)
Article de Karl LASKE, http://www.mediapart.fr, page 1
2014-02-13 Article de Médiapart.fr pdf
Quel est le proverbe déjà ? … A suivre.
COMMENTAIRE du 11 mars 2014
COMMENTAIRE du 19 mars 2014
« Mobile à parents (2)
Ex-patron du département et maire de Mennecy (Essonne) dès 1989, Xavier Dugoin a dû lacher ses mandats en 2001. Un court séjour à l’ombre pour avoir piqué de bonnes bouteilles dans les caves du conseil général.
En 2008, il reconquiert la mairie, et en janvier 2011, il passe la main à son fils, Jean-Philippe. Lequel se représente avec, comme colistier, en 10e position, son père, évidemment.
Non loin de là, à Savigny-sur-Orge, un autre fils de Xavier, prénommé Xavier-Roger, se présente. A Echarcon, sa fille Marie-Christine, épouse Cloix, est candidate. Si le tir groupé fait mouche, Jean-Philippe pourrait devenir président de la communauté de communes. Et papa, Xavier continuer d’exercer ses fonctions de président du syndicat des eaux.
C’est moins nocif que le pinard… »
« Mobile à parents (2) », Le Canard enchaîné, n°4873, 19 mars 2014, p.4
RÉFÉRENCES
1. Http://www.savignyblog.over-blog.com.
2. DUGOIN-CLÉMENT Jean-Philippe, « Mennecy avance. Ensemble continuons », 30 janvier 2014, 2 p.
3. Http://www.laurencespicherbernier2014.fr, 1er février 2014.
4. LASKE Karl, « Marchés truqués en Essonne : Xavier Dugoin, un revenant aux affaires », 13 février 2014, 4 pages, http://www.mediapart.fr.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Le Palais de Justice de Paris3 000€ DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS
Laurence SPICHER-BERNIER a été condamnée à leur verser au titre de dommages et intérêts (Article n°472 du Code de procédure pénale) un total de 3 000 €. Cette somme est censée compenser les préjudices subis par les intéressés (convocations par le juge d’instruction, mises en examen, convocation au tribunal, frais d’avocat…). En ce qui concerne les frais d’avocat des procédures engagées par le maire de Savigny-sur-Orge, ceux-ci sont pris en charge par le budget de la commune
Laurence SPICHER-BERNIEROn sait qu’au cours de son mandat (2008-2014), Laurence SPICHER-BERNIER a poursuivi devant les tribunaux 42 % des conseillers municipaux, quelle que soit leur appartenance politique (UMP, DLR, PS) devant le Tribunal correctionnel d’Evry, le Tribunal correctionnel de Paris, la Cour d’appel, le Tribunal administratif de Versailles, la Cour administrative d’appel de Versailles, le Conseil d’État… aux motifs de diffamation, d’atteinte à sa réputation, de demande de démission d’office…
LA FAUSSE ANNONCE
DE LAURENCE SPICHER-BERNIER À LA PRESSE
Dans l’interview publié dans Le Parisien Essonne matin du 11 février 2014, à la question qui lui a été posée : « Vous avez récemment décidé de retirer les nombreuses plaintes que vous aviez engagé ces dernières années contre vos opposants. Pourquoi ? », Laurence SPICHER-BERNIER a répondu : « Je suis dans une logique de rassemblement. Plus que jamais, avec la crise économique, les gens attendent autre chose. Ce serait très mal venu de gaspiller son énergie à vouloir régler des comptes qui sont aujourd’hui complètement dépassés ».
L’assertion selon laquelle Laurence SPICHER-BERNIER aurait retiré toutes les plaintes qu’elle a déposée est fausse. De nombreuses affaires engagées par Laurence SPICHER-BERNIER continuent (au Tribunal correctionnel, à la Cours administrative d’appel, au Conseil d’État…), et ce, aux frais des contribuables. C’est le cas pour une quadruple affaire à la Cour administrative d’appel concernant Bernard MÉRIGOT. C’est le cas d’une action contre Chadia SEMDANI pour laquelle cette dernière est convoquée une nouvelle fois au Tribunal d’Évry durant la semaine du 18 février 2014.
LES PROCÉDURES JUDICIAIRES ABUSIVES
CONTINUENT…
Par ailleurs, Laurence SPICHER-BERNIER continue de déposer des plaintes auprès du Procureur de la République, et du doyen des juges d’instruction, que ce soit à Évry ou à Paris… Ce qui contredit l’apaisement annoncé dans les médias.
Laurence SPICHER-BERNIER, maire sortante, candidate à sa réélection lors des élections municipales des 25 et 30 mars 2014, poursuit sa logique de harcèlement et d’acharnement contre les membres de l’opposition municipale.
Palais de justice de Paris. Vitrail.DOCUMENT
Savigny-sur-Orge. Des procédures judiciaires jugées abusives. La maire condamnée à verser 3 000 €
RÉFÉRENCES
« Savigny-sur-Orge. Des procédures judiciaires jugées abusives. La Maire condamnée à verser 3000€. Des plaintes restent en cours », Le Parisien Essonne matin, 15 février 2014. Article de Cédric Saint-Denis.
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ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Le philosophe John DEWEY a écrit des phrases fortes sur la démocratie. « Les lois garantissant les libertés civiles telles la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de réunion ne sont guère utiles si, dans la vie courante, la liberté de communiquer, la circulation des idées, des faits, des expériences sont étouffées par le soupçon mutuel, par l’injure, par la peur et la haine. Ces choses détruisent la condition essentielle du mode de vie démocratique avec encore plus de sûreté que la coercition pure. » (1)
Des faits viennent régulièrement illustrer, malheureusement, le bien-fondé de la dénonciation des atteintes portées à la démocratie. Comme ce nouvel exemple de déni à la liberté de réunion dans la commune de Savigny-sur-Orge (Essonne), ce 10 février 2014. Cette affaire n’est pas anodine. C’est pourquoi, pour en suivre les différentes étapes, nous allons en « faire un film » dont le philosophe John DEWEY est l’inspirateur. Vous en trouverez ci-dessous le synopsis.
Pierre GUYARD, « Annulé »
Tract sur la réunion publique du 10 février 2014 (2)
LA LIBERTÉ DE RÉUNION N’EST PAS ASSURÉE A SAVIGNY-SUR-ORGE
(Le film)
Scénario à partir d’une idée originale du philosophe John DEWEY
Principaux personnages :
• Première séquence. La demande de prêt d’une salle communale
Au début du mois de janvier 2014, Pierre GUYARD adresse à Laurence SPICHER-BERNIER, maire (UDI) de Savigny-sur-Orge, une demande de prêt de salle municipale pour y tenir des réunions électorales, notamment dans la semaine n° 7 (du lundi 10 au samedi 16 février). Le premier tour a lieu dans la semaine n° 12 (le dimanche 23 mars), soit cinq semaines plus tard. D’autres candidats disposent de salles de réunion à l’année (Jean ESTIVILL) ou, ponctuellement, de façon régulière (David FABRE).
Il est évident que tout refus opposé à Pierre GUYARD, et à sa liste, constitue une atteinte portée au principe d’égalité dont jouit l’ensemble des candidats.
• Deuxième séquence. Le refus de prêt de salle communale
Aucune salle n’est accordée par Laurence SPICHER-BERNIER à Pierre GUYARD dans la semaine n° 12.
• Troisième séquence. Location d’une salle privée
Pierre GUYARD loue la salle du café Les deux drapeaux (2 avenue de Fromenteau, 91600 SAVIGNY-SUR-ORGE) pour y tenir une réunion sur la santé le lundi 10 février 2014, à 20 heures 30.
• Quatrième séquence. L’annonce de la réunion publique
Pierre GUYARD annonce, par un tract, sa réunion publique. Un médecin d’un centre de santé du 94, Fabien COHEN, est invité.
Pierre GUYARD
Tract sur la réunion publique sur la santé
10 février 2014, p.1 (3)
Pierre GUYARD
Tract sur la réunion publique sur la santé
10 février 2014, p.2 (3)
La réunion est annoncée sur le site de campagne « http://www.guyard2014.fr ».
• Cinquième séquence. Pressions de la mairie sur la propriétaire de la salle
La mairie fait pression sur la propriétaire du café afin qu’elle revienne sur le prêt de sa salle. Le jour même de la réunion, le lundi 10 février en fin de matinée, la Savinienne fait savoir qu’elle annule la location de la salle pour le soir à 20 heures 30.
• Sixième séquence. Deuxième tract
Pierre GUYARD édite le jour même, 10 février 2014, un tract intitulé « Annulé » dont le texte est le suivant :
Pierre GUYARD, candidat aux élections municipales
privé de salle pour tenir sa réunion publique le 10 février 2014
• Septième séquence. Le soir du lundi 10 février 2014 (scènes de nuit)
20 heures. Le café est fermé. Sur le jardin public faisant face aux Deux drapeaux, au carrefour de la rue de Champagne et de l’avenue de Fromenteau, le candidat Pierre GUYARD et les citoyens privés de salle se rassemblent autour d’une table de camping. Ils partagent café et gâteaux.
20 heures 45. Un véhicule arrive de l’avenue de Fromenteau. Il s’arrête à hauteur de cet attroupement inhabituel. A bord, Éric MEHLHORN, conseiller général UMP, ancien adjoint au maire, conseiller municipal. Le candidat Pierre GUYARD le renseigne sur les pressions exercées sur la propriétaire du café.
21 heures. Un véhicule de la police nationale s’arrête. Trois agents descendent. Ils s’enquièrent du motif de l’attroupement. Pierre GUYARD les informe. Les policiers rendent compte aux autorités.
• Huitième séquence. La dispersion (scène de nuit)
21 heures 15. Pierre GUYARD, ses colistiers, les conseillers municipaux de la minorité, les citoyens qui se sont déplacés quittent le square.
La réunion n’a pas pu avoir lieu. La démocratie a été bafouée.
• Neuvième séquence. Pierre GUYARD dénonce « Savigny-sur-Orge, un far west » (4)
On lira son texte « FACE AU DÉNI DE DÉMOCRATIE : ENSEMBLE RÉSISTONS !», ci-dessous, en «Document n°2».
• CLAP DE FIN
DOCUMENT n°1
DOCUMENT n°2
1. DEWEY John, « La démocratie créatrice. La tâche qui nous attend », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2,1997. Traduction de Sylvie Chaput.
DEWEY John, « Creative Democracy. The Task before Us » in Later Works (1925-1953) (vol. 14), édité par Jo Ann Boydston, Southern Illinois University Press, Carbondale, 1977. Le texte original est reproduit dans l’article « Les actes qui trahissent la vie démocratique (John Dewey) », http://www.savigny-avenir.info, 31 mars 2013. http://www.savigny-avenir.fr/2013/03/31/les-actes-qui-trahissent-la-vie-democratique-john-dewey/
2. GUYARD Pierre, « Annulé », Réunion publique sur la santé, lundi 10 février 2014, 1 p.
3. GUYARD Pierre, Réunion publique sur la santé, lundi 10 février 2014, 2 p.
4. GUYARD Pierre, « Face au deni de démocratie : ensemble résistons ! », http://www.guyard2014.fr, 11 février 2014.
En langage familier, un far west est une zone de non droit, une zone où règne la loi du plus fort.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
CONTEXTE. A Savigny-sur-Orge (Essonne), Bernard MÉRIGOT (ex DLR) soutien Pierre GUYARD (PS). A Bapaume (Pas-de-Calais), Jean-Paul DELEVOYE (ex UMP) soutien Jean-Jacques COTTEL (PS). A Paris, dans le 15e arrondissement, Dominique VERSINI (UMP) soutien Anne HIDALGO (PS) aux municipales de 2014.
ENJEUX. Quelles raisons avancent-ils ? Que faut-il penser de l’argument de l’UMP selon lequel il s’agirait de « trahisons » ? Le registre argumentaire dans lequel s’inscrit cette accusation est-il démocratiquement justifiable ?
LA DROITURE, LE PARCOURS,
LA QUALITÉ D’ÉCOUTE, LE TRAVAIL
Question. Quelles raisons sont-elles avancées par des hommes et des femmes politiques ?
Bernard MÉRIGOT. Dominique VERSINI, ex-secrétaire d’État de Jean-Pierre RAFFARIN (UMP), sera candidate sur la liste conduite dans le 15e arrondissement de Paris par Anne HIDALGO, la candidate PS à la mairie de Paris. Quelles raisons donne-t-elle ? « J’ai choisi de m’engager aux côtés d’Anne HIDALGO, tout simplement parce que je suis en accord avec toutes les valeurs qu’elle porte, ainsi qu’avec les grands axes de son projet. La personne qu’elle est : sa droiture, son parcours me séduisent, tout comme sa qualité d’écoute et de travail. Incontestablement elle connaît bien ses dossiers, elle y a beaucoup réfléchi. » (1)
LA FIN DU GAULLISME HUMANISTE
Question. Qui est Dominique VERSINI ?
Bernard MÉRIGOT. Dominique VERSINI vient de la société civile. Elle a créé le Samu social de Paris en 1993. C’est une femme engagée sur le terrain pour les personnes les plus fragiles. C’est Jacques CHIRAC qui lui a permis de faire vivre ce projet lorsqu’il était maire de Paris et elle l’a soutenu en tant que gaulliste humaniste. Pour elle, « la droitisation de l’UMP a compté énormément. Je n’ai jamais été d’accord avec la façon dont l’UMP sarkozyste a traité les questions sociales. »
L’ACCUSATION DE TRAHISON
EST UNE ABOMINATION
Question. Que pensez-vous de ceux qui dénoncent de prétendues « trahisons » de ceux qui soutiennent des socialistes ?
Bernard MÉRIGOT. Dénoncer des « traîtres » rappelle de mauvais souvenirs, ceux de temps troublés que les tous les démocrates exècrent. Il est inquiétant que ceux qui se recommandent de l’UMP se fassent les propagateurs de telles idées. Invoquer de prétendues trahisons est une accusation grave. C’est un retour à l’époque des dénonciations et des lettres anonymes.
L’ENGAGEMENT POLITIQUE
N’EST PAS UN ENGAGEMENT RELIGIEUX
Question. Est-ce que vous reprendriez la phrase « Ils ne savent pas ce qu’ils font » ?
Bernard MÉRIGOT. Vous ne savez pas si bien dire. Sauf que, dans le cas présent, ceux qui dénoncent des «traîtres» savent très bien ce qu’ils font. Le registre de la trahison comprend une dimension religieuse pervertie. L’engagement politique est-il semblable à un engagement religieux ? On est en droit de se le demander à les écouter et à les lire.
Il est contraire aux libertés démocratiques de ne pas reconnaître que l’adhésion que l’on apporte à un mouvement, ou à un parti politique, évolue dans le temps. Est-ce que se reconnaître dans des idées et dans des hommes, et adhérer (en payant une cotisation), doit être assimilé à un engagement perpétuel que l’on prononcerait à l’égard d’une religion ?
LA FRANCE CHANGE …
… L’ENGAGEMENT POLITIQUE CHANGE
Question. Pourquoi ?
Bernard MÉRIGOT. Parce que la France politique de 2013, ni celle de 2003, ni celle de 1993, ni celle de 1983. Pourquoi un engagement politique personnel devrait-il demeurer identique lorsqu’on a 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, et plus…
Question. Que répondez-vous à ceux qui écrivent : « (Cet homme) aujourd’hui, soutien la liste PS. Mais où sont passés la défense des valeurs, l’engagement politique et la crédibilité envers les électeurs ? »
Bernard MÉRIGOT. Les valeurs que je défends sont publiques. Ma crédibilité est publique. Sur le présent site (http://savigny-avenir.info), 700 articles en ligne en témoignent. Voir notamment les articles indiquées en note (2). Ce sont ceux qui pensent toujours la même chose, ceux qui empêchent les autres de changer, et ceux qui dénoncent ceux qui changent qui trahissent la vie démocratique.
POUR UNE DÉMOCRATIE CRÉATRICE
(Creative Democracy)
Question. Quelles sont ces valeurs ?
Bernard MÉRIGOT. Vous le savez, je suis un disciple du philosophe américain John DEWEY. Il a dressé en 1939 un programme politique auquel je souscris entièrement. Le voici.
« L’intolérance, les insultes, les mauvais traitements pour des divergences d’opinion en matière de religion, de politique (…), sont des trahisons du mode de vie démocratique. En effet, tout obstacle à une communication libre et complète dresse des barrières qui séparent les individus en cercles et en cliques, en sectes et en factions antagonistes, et mine par le fait même le mode de vie démocratique.
Les lois garantissant les libertés civiles telles la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de réunion ne sont guère utiles si, dans la vie courante, la liberté de communiquer, la circulation des idées, des faits, des expériences sont étouffées par le soupçon, l’injure, la peur et la haine.
Ces choses détruisent la condition essentielle du mode de vie démocratique avec encore plus de sûreté que la coercition pure, qui – l’exemple de l’état totalitaire en témoigne – agit seulement lorsqu’elle parvient à nourrir la haine, la méfiance et l’intolérance dans l’esprit des individus. » (3)
RÉFÉRENCES
1. VERSINI Dominique,« Versini : Kosciusko-Morizet ne connaît pas les dossiers parisiens », Le Journal du Dimanche, http://www.lejdd.fr, 26 novembre 2013. Interview réalisé par Gaspard Dhellemmes.
2. MÉRIGOT Bernard, « Savigny-sur-Orge. Bernard Mérigot apporte son soutien à Pierre Guyard (PS)», http://www.savigny-avenir.info, 31 octobre 2013. OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014, n°7 LES ÉLECTIONS MUNICIPALES COMMANDÉES PAR DES « PATRONS » POLITIQUES ? Question. Vous êtes maire adjoint honoraire de Savigny-sur-Orge et, à ce jour, le seul conseiller municipal adhérent à Debout la République (DLR). Que pensez-vous de …
MÉRIGOT Bernard, « Soutenir un candidat socialiste aux élections municipales est une façon de défendre l’intérêt général (Jean-Paul Delevoye), http://www.savigny-avenir.info, 5 novembre 2013. DELEVOYE-MÉRIGOT, MÊME COMBAT ? Question. Le 31 octobre 2013, Bernard MÉRIGOT annonce qu’il soutient Pierre GUYARD, candidat PS à la mairie de Savigny-sur-Orge (Essonne) et qu’il quitte DLR. Le 1er novembre 2013, Jean-Paul DELEVOYE annonce qu’il soutient Jean-Jacques COTTEL, candidat PS…
3. DEWEY John, « Creative Democracy. The Task before Us » in Later Works (1925-1953) (vol. 14), édités par Jo Ann Boydston et alii, Southern Illinois University Press, Carbondale (1e édition 1977, broché, 1983).
DEWEY John, « La démocratie créatrice. La tâche qui nous attend », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2,1997. Traduction de Sylvie Chaput.
DEWEY John, « La démocratie créatrice », Revue du MAUSS 2/2006 (no 28), p. 251-256.
http://www.cairn.info/revue-du-mauss.
Mention du présent article http://www.savigny-avenir.fr/2013/11/27/municipales-2014-pourquoi-autant-danciens-ump-soutiennent-ils-des-candidats-ps/
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« Faut-il tromper le peuple pour son bien ? » Jonathan SWIFT (1667-1745) pose la question dans son pamphlet L’Art politique du mensonge (1). Nous la reprendrons ici sous la forme voisine : « Faut-il tromper les électeurs pour leur bien ? »
Le mensonge en politique est un art qui consiste à « faire croire au peuple des faussetés salutaires ». Art délicat qui obéit selon Jean-Jacques COURTINE (2) à cinq principes :
LA LOIS DU MENTIR-VRAI
Les lois du « mentir-vrai » sont une question qui traverse la réflexion politique depuis La République de PLATON et Le Prince de MACHIAVEL. La question centrale demeure celle-ci : Faut-il cacher la vérité au peuple pour son bien ou le tromper pour son salut ? Dans chacun des cas, la vérité est battue.
LES TROIS CONTREFAÇONS POLITIQUES
Il existe une typologie qui comprend trois contrefaçons politiques :
L’art du mensonge est l’art complexe du glissement, du détournement, de la manipulation. Il occupe un «juste milieu», usant d’une technique subtile de dosage : les mensonges politiques sont toujours fabriqués avec des faits partiellement vrais, incomplets, utilisés hors contexte. C’est pourquoi ils parviennent à tromper si facilement.
RÉFÉRENCES
1. SWIFT Jonathan, L’Art du mensonge politique, Jérôme Millon éditeur, 1993, p. Le texte a été publié en 1733.
2. COURTINE Jean Jacques, « Le mentir vrai », Préface à L’Art du mensonge politique de Jonathan SWIFT, Jérôme Millon éditeur, 1993. Jean-Jacques COURTINE est professeur d’anthropologie à la Sorbonne-Paris III.
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°51, lundi 5 août 2013
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UNE ATTEINTE A LA DÉMOCRATIE LOCALE
Question. Que faut-il penser de la pratique d’un maire qui convoque un conseil municipal un lundi à 8 heures 30 du matin ?
Bernard MÉRIGOT. Toutes les communes normales tiennent leurs séances le soir, généralement à 20 heures 30. Cela permet à tous les conseillers municipaux, et aux citoyens qui le souhaitent, d’être présents. C’est évidemment la pratique des communes voisines (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Viry-Châtillon, Morangis, Massy, Lonjumeau, Corbeil-Essonnes…). C’est également la pratique en province où j’assiste souvent, pour le compte de l’Observatoire de la démocratie locale, à des séances de conseils municipaux et à des conseils de communauté.
A l’inverse, la pratique de Laurence SPICHER-BERNIER qui convoque le conseil municipal à 8 heures 30 (du matin) est une atteinte à la démocratie locale. Cette atteinte est double :
DES CONVOCATIONS A 5 JOURS !
Question. Quand cette convocation est-elle parvenue aux conseillers municipaux ?
Bernard MÉRIGOT. La convocation pour la séance du lundi 24 juin 2013 à 8 heures 30 (du matin), a été adressée aux 39 membres du conseil municipal par un courrier posté le mardi 18 juin. Ce courrier été distribué par le préposé de La Poste le mercredi 19 juin. Chaque conseiller municipal l’a découverte le soir dans sa boîte à lettre en rentrant de son travail. (1)
Question. Mais les employeurs ont l’obligation de donner des autorisations d’absence aux conseillers municipaux ?
Bernard MÉRIGOT. Imaginez que vous annonciez à votre employeur/employeuse le jeudi 20 juin : « Je peux pas être au travail, dans quatre jours, le lundi 24 juin toute la matinée parce que j’ai un conseil municipal. Le travail pour lequel vous me payez devra attendre. Et comme une séance de conseil municipal peut durer près de trois heures et demi (de 8 H 30 à 11 H 30, par exemple), et que j’ai une heure et demi de transport, je ne suis pas sûr d’arriver à mon travail avant 14 heures ». Voilà une journée de travail amputée de six heures !
Laurence SPICHER-BERNIER feint de laisser croire que l’employeur/employeuse répondra « Faites donc, cher ami(e). Vous viendrez travailler quand vous le pourrez. Bien évidemment, je vous paye pour que assistiez à votre conseil municipal. Votre travail attendra. Saluez votre maire de ma part ».
Il s’agit d’une fiction qui relève de l’impudence antidémocratique.
Et si le conseiller municipal (ou la conseillère municipale) exerce une profession libérale, par exemple, cela veut dire qu’il (ou elle), sera absent de son lieu de travail pendant six heures, six heures de rendez-vous, de réunions, de communications téléphoniques, de mails… professionnels, et ce, un jour ouvrable, à des heures ouvrables.
La disponibilité que Laurence SPICHER-BERNIER feint d’exiger des conseillers municipaux minoritaires (qui exercent une fonction bénévole, donc non rémunérée) est exorbitante.
7 CONSEILLERS MUNICIPAUX SOLIDAIRES
Question. Êtes-vous êtes le seul conseiller municipal à adopter cette position ?
Bernard MÉRIGOT. Mon collègue Jean-Claude LÉOST, président du groupe Imagine Savigny (PS), a publié au nom de 6 conseillers municipaux, un texte intitulé « Pourquoi le conseil municipal du 24 juin 2013 à 8 heures 30 se tiendra sans l’opposition ». Présentement, 7 conseillers municipaux sur 39 dénoncent les pratiques anti-démocratiques de Laurence SPICHER-BERNIER.
DOCUMENT

Pourquoi le Conseil municipal du 24 juin 2013 à 8h30 se tiendra sans l’opposition ? (2)
Texte du groupe Imagine Savigny en pdf :
Pourquoi le Conseil municipal du 24 juin 2013 à 8h30 se tiendra sans l’opposition – Imagine Savigny
RÉFÉRENCES
1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Conseil municipal du 24 juin 2013, Convocation, Ordre du jour, 2 p.
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Conseil municipal du 24 juin 2013, Notes de synthèse, 27 p.
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Conseil municipal du 28 février 2013, Extrait du Registre des délibérations du conseil municipal, 28 p.
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Conseil municipal du 25 mars 2013, Extrait du Registre des délibérations du conseil municipal, 43 p.
NB. Tous ces documents sont publics.
2. IMAGINE SAVIGNY (Groupe du Parti socialiste). www.imaginesavigny.free.fr, 24 juin 2013.
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Il existe un « comportement politique extrême » (CPE) des élus politiques. Comment le caractériser ? Emmanuel TONIUTTI, responsable d’International Ethics Consulting Group (IECG) relève trois critères : l’arrogance, la provocation, le cynisme.
1. L’arrogance (du latin arrogans) est « l’orgueil qui se manifeste par des manières hautaines et méprisantes ». Ceux qui ont recours à l’arrogance requièrent une chose auquel il n’ont pas droit.
Du point de vue éthique, l’orgueil est un vice. Il consiste pour un individu, un homme ou une femme, à croire :
En philosophie, l’orgueil est le chemin qui conduit à la démesure. Il s’agit d’un comportement qui ne prend pas en compte la réalité des choses mais seulement la satisfaction de l’intérêt personnel immédiat. L’arrogant est un glouton qui ne partage pas, et qui se moque du regard que les autres peuvent poser sur lui.
2. La provocation (du latin provocatio), est un défi, « un acte par lequel certains poussent quelqu’un à commettre une action répréhensible » (2). Lorsqu’un individu (le provocateur ou la provocatrice) provoque une autre personne (le provoqué), le premièr amène naturellement le second à avoir une réaction violente. La provocation est un « art de la guerre » : elle vise à ce que l’adversaire (le provoqué) se dévoile. C’est aussi un « art de la communication » : son objectif est d’attirer les regards sur soi. Le provocateur, après avoir commis son acte, s’exclame : « Vous êtes témoin de ce qu’il me répondu ? Vous avez vu ce qu’il a fait… ? ».
3. Le cynisme (du grec kunysmos) est l’attitude qui « pousse à exprimer sans ménagement des principes contraires à la morale » (3). En philosophie, les cyniques (V-IVème siècles avant notre ère) méprisaient les conventions sociales et affichaient leur indépendance d’esprit. Ce sont des excentriques qui aiment la mise en scène. Ils savent pervertir les apparences. Il peuvent ainsi développer un « art du jeu » qui provoque une confusion qui sert leurs intérêts.
Avec Emmanuel TONIUTTI, on peut se poser la question : Peut-on exercer aujourd’hui le pouvoir sans être arrogant, provocateur ou cynique ? Ceux qui exercent le « dur métier du pouvoir » – comme ils disent – ne cessent de se plaindre. Ils exercent « une mission ». Ils se croient tout permis. Ils rendent les autres esclaves de leur propre puissance. Ils ont la prétention de savoir distinguer, en toute circonstance, le bien du mal. Pour un peu, ils feraient le travail de Dieu. A moins qu’ils ne se prennent pour Dieu.
RÉFÉRENCES
TONIUTTI Emmanuel, « Culture d’entreprise : quelles valeurs promouvoir demain ? », IECG, www.iecgtoniutti.wordpress.com, 8 mars 2013.
La Lettre du lundi de Mieux Aborder L’Avenir, lundi 20 mai 2013
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
« Pas de petits fours ni de discours de bonne année pour la veuve de Jean Marsaudon. Geneviève Marsaudon, l’épouse de l’ancien député-maire UMP de Savigny-sur-Orge, décédé il y a deux ans, a été privée de cérémonie de voeux, samedi soir. Elle s’est vu refuser l’entrée dans le complexe sportif où Laurence SPICHER-BERNIER, la nouvelle maire UMP, avait réuni près de 1 500 invités. Un incident qui « scandalise » de nombreux habitants. » (1)
Après le premier épisode : « Je fais tous les jours l’éloge de Jean MARSAUDON »,
vous avez aimé le second épisode : « Je mets sa veuve à la porte de la Mairie »,
vous aimerez le troisième épisode : « Je laisse sa veuve à la porte du COSOM ».
Trois films avec, en vedette, Laurence SPICHER-BERNIER !
QUESTIONS
PEUT-ON JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE ?
Comment le pouvoir municipal, représenté par son maire Laurence SPICHER-BERNIER, justifie-t-il cette décision d’interdiction ? Nous avons la réponse dans l’article du journal « Le Parisien » qui relate les propos du cabinet du maire de Savigny-sur-Orge. Rappelons que le cabinet du maire d’une ville de 37 000 habitants comme Savigny-sur-Orge est un organe du pouvoir politique local. Placé sous son autorité directe, il exprime la pensée du maire. Il justifie les décisions du maire. Donc, selon le maire, la cérémonie des voeux du conseil municipal est « une cérémonie privée ». Il ajoute « Madame MARSAUDON n’était pas invitée. C’est la femme de l’ancien maire, mais elle n’a aucune activité politique sur la commune. Elle n’aurait pas dû tenter d’entrer. »
Que pensez-vous de ces propos ?
Comme on dit, le cabinet du maire en rajoute une couche dans le domaine de l’incompétence et du mépris des règles. Reprenons.
« Une cérémonie privée » ? Faux. Les voeux du conseil municipal sont une cérémonie publique. Elle se déroule dans une salle municipale. Elle est organisée par le personnel de la mairie. Tous les frais (installation par le personnel de la mairie, décoration, sonorisation, boissons, nourriture… ) sont entièrement payés par le budget communal. En l’absence de ventilation du budget communal présenté au conseil municipal, on estime que l’ensemble du coût de cette cérémonie publique s’élève, au moins, aux environs de 40 000 euros TTC : coût du personnel communal pour l’installation (dont une partie en heures supplémentaires), décoration, plantes vertes, prestataire pour la sonorisation et l’éclairage, boissons, nourriture… Dire que c’est une cérémonie privée relève soit de l’incompétence, soit du mensonge. Il suffit de se reporter au texte de l’invitation (2).
« Madame MARSAUDON n’était pas invitée ». Quels aveux ! Ce n’est pas une erreur. C’est une décision prise sciemment et assumée.
« Elle n’a aucune activité politique sur le commune ». A bon, parce que pour être invité aux voeux, il faut avoir une activité politique sur la commune ? Quelle sorte d’activité politique ? A l’UMP ? A l’association des amis du maire ?
« Elle n’aurait pas dû tenter d’entrer ». Il faut obéir, même à un ordre inique. On n’a pas le droit de résister, de s’indigner. Conseillons au cabinet de madame le maire et à celle-ci la lecture de l’opuscule Indignez-vous de Stéphane HESSEL (Indigène Editions, 2010) (3).
Étiez-vous présent à la cérémonie publique des voeux du conseil municipal de Savigny-sur-Orge ?
Non. Je l’ai volontairement boycottée.
Le fait que Laurence SPICHER-BERNER, maire de Savigny-sur-Orge, ait donné l’ordre à la police municipale d’interdire l’entrée au COSOM à Geneviève MARSAUDON vous étonne-t-il ?
Cela ne m’étonne pas. Ce n’est pas nouveau, en d’autres lieux et d’autres manifestations, je l’ai vécu personnellement. Geneviève MARSAUDON également lors d’une certaine assemblée générale, mais elle avait alors une sorte de devoir de réserve. Ce n’est donc pas la première fois que Laurence SPICHER-BERNIER pratique de la sorte. L’exclusion et l’ostracisme sont des pratiques habituelles chez elle, chez les élus qui la soutiennent, chez ses amis. Ce procédé me choque profondément.
Mais cela se passe-t-il ailleurs de la même façon ?
Vendredi 7 janvier 2011, à 19 H 30, j’étais aux voeux organisés par Gabriel AMARD, président la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (Viry-Châtillon + Grigny = 50 000 habitants), à la patinoire de Viry-Châtillon, sur le bord de la « Nationale 7 ». D’abord, il est toujours intéressant de voir un équipement auquel les habitants d’une commune limitrophe, en intercommunalité, ont accès… et auxquels, les habitants de Savigny-sur-Orge n’ont pas droit en tant que membre d’une intercommunalité, la municipalité ayant refusé de s’inscrire dans un projet intercommunal autre que ceux des syndicats intercommunaux. J’avais en son temps respecté la décision de Jean MARSAUDON.
Ensuite, la cérémonie des voeux s’est déroulée de façon tout à fait détendue. Personne n’a été mis à la porte! Ayant siégé longtemps dans plusieurs syndicats intercommunaux, j’y ai retrouvé plusieurs collègues, élus de droite, de gauche et du centre et d’ailleurs, un maire, un conseiller général, un ancien conseiller municipal de Savigny-sur-Orge, des habitants de Savigny-sur-Orge (très inquiets sur ce qui se passe dans notre commune)… Gabriel AMARD a fait un discours très politique dans la ligne de son parti, Le Front de Gauche dont le président est Jean-Luc MELENCHON. Je n’ai pas les mêmes idées politiques que Gabriel AMARD. Et alors ? Cela ne nous empêche pas de nous saluer et d’avoir parfois des convergences d’opinion sur certains sujets d’intérêt général et sur certaines questions locales.
Pensez-vous que les personnalités politiques du département invitées, et présentes à ces voeux, ont été au courant avant ou pendant cette cérémonie ?
J’espère pour elles que non. J’espère que Xavier DUGOIN, président du Comité du Souvenir Jean MARSAUDON (et dont Geneviève MARSAUDON est membre du conseil d’administration), ne l’a su qu’après… J’ose croire que le conseiller général de Savigny-sur-Orge, Eric MEHLHORN, dont la carrière politique doit tout à Jean MARSAUDON, ne l’a su qu’après cette cérémonie. Aux mots qu’elle emploit dans l’article du Parisien, je pense que la députée de la 7e circonscription, Françoise BRIAND (et dont Geneviève MARSAUDON est membre du conseil d’administration de son club politique), ne l’a su qu’après… Il en est de même pour tous les élus présents de Savigny comme d’ailleurs comme par exemple Jérôme BERANGER, conseiller municpal d’opposition de Viry-Châtillon, dont le blog laudateur pour la maire de Savigny-sur-Orge et le site de l’UMP de Viry présentent la photo de Jean MARSAUDON en page d’accueil, ou, se réfèrent à sa mémoire. Dans le cas contraire, ces personnalités politiques auraient cautionné quelquechose d’inacceptable en participant à une mascarade organisée par madame le maire et les élus de son « camp », qui étaient au courant de l’ostracisme frappant Geneviève MARSAUDON à en lire une remarque de l’un d’entre eux sur la page Facebook d’un élu de Montgerron indigné. Le discours de Laurence SPICHER-BERNIER a duré près d’une heure trente, avec en litanie, de constantes références à Jean MARSAUDON (alors que sa veuve était à la porte), et ce devant 1 500 personnes, selon l’article du Parisien, devant une salle remplie d’amis de Laurence et surtout des fonctionnaires municipaux invités au complet alors que la municipalité organise une deuxième cérémonie pour eux.
INTERPRÉTER L’INTERDICTION D’ENTRER
Comment comprendre l’acte d’ « interdire d’entrer » ?
C’est un interdit de type « policier », un interdit qui met en jeu la parole publique (des policiers municipaux), la menace, la force physique… Il est à ranger après les interdits majeurs des sociétés décrits par les siences humaines et les sciences sociales (on pense, par exemple, à l’interdit de l’inceste). En tout cas, c’est un acte symptomatique qui doit être interprété.
Il présente un aspect enfantin. C’est comme la petite fille qui ne laisse pas son frère – ou un petit camarade – entrer dans sa chambre parce qu’elle ne veut pas qu’il touche à ses poupées. C’est comme si on était en présence d’un souvenir traumatique venant de l’enfance. Que peut craindre Laurence SPICHER-BERNIER de la présence de la veuve de l’ancien maire ? Elle a visiblement peur de quelquechose. Que Geneviève MARSAUDON dise quelque chose ? Que Geneviève MARSAUDON fasse quelque chose ? Mais toute la vie sociale et toute la vie publique sont à la merci de ce genre d’interrogations à l’égard de l’autre. C’est la peur de l’altérité. On ne sait pas ce que les autres vont dire, vont faire… C’est tout simplement du ressort de leur liberté. Rappelons-nous la question que pose René CHAR, « Comment vivre sans inconnu devant soi ? » (Le poème pulvérisé, 1945-1947). Vivre, c’est assumer cette incertitude générale. Et pour cela, il faut être en paix avec soi-même.
Alors, pourquoi cet interdit ?
Laurence SPICHER-BERNIER agit-elle pour elle-même ? Ou agit-elle contre l’autre ? Il s’agit de faire comprendre le « j’ai le pouvoir de t’empêcher d’entrer », « mes policiers municipaux obéissent à mes ordres ». Ou encore contre les autres « vous voyez, je fais ce que je veux », «j’ai le pouvoir d’empêcher d’entrer ceux qui ne me plaisent pas ». Ce n’est pas « face book » (le livre des visages) c’est « face door » (la porte des visages) : celle dont le visage ne me revient pas, reste à la porte !
Symboliquement, c’est « barrer la route », « on ne passe pas ». Comment ne pas faire un lien avec le « casse-toi pauvre con » de Nicolas SARKOSY ? Mais, dans ce cas, on est dans une situation conflictuelle exprimée. Le président de la république l’adresse en retour à une personne physique qu’il a en face de lui et qui l’a interpellé.
Maintenant, quels effets cette interdiction produit-elle ?
Interdire, c’est discriminer. C’est monter la différence qu’il y a entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors.
Interdire, c’est exclure. C’est « circulez, il n’y a rien à voir », « je ne veux pas vous voir », « rentrez chez vous ».
Interdire, c’est diviser.
Discrimination, exclusion, division : nous sommes au coeur de la stratégie du maire de Savigny-sur-Orge depuis qu’elle exerce ses fonctions.
Une rhétorique politique de dénigrement systématique émanant du pouvoir détruit le respect indispensable à la vie démocratique. Comme le constate Marion JUST, professeur de sciences politique au Wellesley College, « A force de considérer ses adversaires comme des cibles, et de multiplier les attaques « ad hominem », on peut donner le sentiment (…) qu’il est légitime de s’en prendre à un élu politique ». En l’occurrence à la veuve d’un élu politique (4).
RÉFÉRENCES
1. « Savigny-sur-Orge. La veuve de Jean MARSAUDON interdite de voeux », Le Parisien Essonne-Matin, 10 janvier 2011.
2. Texte du carton d’invitation : « Madame Laurence Spicher-Bernier, maire de Savigny-sur-Orge et le conseil municipal sont heureux de vous présenter leurs meilleurs voeux pour l’année 2011 et vous prient de bien vouloir assister à la réception qu’ils donneront à cette occasion samedi 8 janvier 2011 à 19 heures 30. Centre sportif Pierre-de-Coubertin, avenue de l’Armée Leclerc »
3. HESSEL Stéphane, Indignez-vous, Indigène Éditions, 2010.
4. JUST Marion, Libération, 10 janvier 2011. Marion Just est professeur de sciences politiques à Wellesley College, Massachusetts, USA.