LaLiga365
https://situslaliga365.com/
Mix Parlay
LaLiga365
Agen Judi Bola
https://wendyharmer.com/
BBM88
Situs Judi Bola
https://moreslipper.com/
Indobet365
Link Judi Bola
Indobet365
Agen Judi Bola
https://deyaministries.com/
https://educationpartnership.org/
MataQQ
Link BandarQQ Terpercaya
Pkv Games
https://odglaw.com/
MataQQ
BotakQQ
https://grandeabobora.com/
Judi DominoQQ Online
https://portalloginfacts.com/
Pkv QQ
Id Pro BandarQQ
https://situsbcaqq.com/
BcaQQ
Pkv Games
Indobet 365
https://www.airport-baku.com/
Agen Poker 365
BBM88
https://www.elementalatgasworks.com/
Agen Judi Online
https://www.biketoworkinfo.org/
365 Indobet
Situs Agen Judi Bola
BandarQQ
Pkv Games
Link DominoQQ
https://idb365.org/
idb365
indobet365
login indobet365
https://indobet365.best/
indobet 365
indobet365
link situs indo
https://mlbbtv.com/
LaPkv
BandarQQ
Link LaPkv
LaPKV
Link LaPkv
Link Pkv Games
Daftar LaPkv
https://embaspain.com/
Situs Judi Bola
Situs Bola Piala Dunia
BBM88
Judi Bola
https://www.jcss.org.sg/
Slot777
Link Slot777
https://www.easygarment.com.hk/
http://tigereagle.co.in/
LaLiga365
Link LaLiga365
Situs 365 Terpercaya
Situs Bola Online
https://thecompletebride.com/
https://bathqueen.in/
Situs Judi Bola
LaLiga365
https://carlocksmithhollywoodfl.com/
LaPkv
BandarQQ
Link LaPkv
LaLiga365
Judi Parlay
Judi Bola
https://distolpan.com/
Situs Bola Online
Situs 365 Terpercaya
INDOBET365
https://simpleipbx.com/
Situs Bola Online
Situs 365 Terpercaya
INDOBET365
https://radiblog.fr/
Situs Bola Online
Sbobet88
INDOBET365
Partis de gauche – Savigny-Avenir. Territoire et Démocratie Numérique Locale (TDNL) https://savigny-avenir.fr « Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». Christophe de Savigny Wed, 22 Apr 2015 06:20:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 Conseil municipal. Majorité et oppositions, consensus ou dissensus ? L’augmentation des indemnités des adjoints au maire https://savigny-avenir.fr/2014/04/18/conseil-municipal-majorite-et-oppositions-consensus-ou-dissensus-laugmentation-des-indemnites-des-adjoints-au-maire/ Fri, 18 Apr 2014 17:03:49 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=13599 Continuer la lecture ]]> OBSERVATOIRE DES CONSEILS MUNICIPAUX ET COMMUNAUTAIRES

DÉCODAGE

CONTEXTE. Les nouvelles majorités communales et communautaires issues des élections des 23 et 30 mars 2014 viennent d’être élues. Passée l’euphorie de la victoire électorale, les maires, les municipalités (les adjoints au maire), les présidents d’agglomération et leurs vice-présidents, sont désormais confrontés aux aléas des décisions politiques qu’ils prennent, que ce soit au sein des assemblées délibérantes (conseils municipaux, conseils communautaires), ou bien auprès des électeurs.
ENJEUX.
Qu’est-ce qui institue (au sens latin d’ «institutio») les minorités face aux différents pouvoirs majoritaires en place ? Qu’est-ce qui détermine leur action ? Qu’est-ce qui fait qu’une décision d’une majorité est acceptée ou refusée par les minorités ? L’opposition politique (droite/gauche) est-elle la seule qui produise un effet clivant ?

LA FIN DE l’ÉTAT DE GRÂCE MUNICIPAL

Tout s’est passé très vite. 23 mars 2014. 1er tour de l’élection municipale. 30 mars 2014. 2e tour de l’élection municipale. 6 avril 2014. Élection d’Éric MEHLHORN, maire et de sept adjoints au maire. Pas de problème. 16 avril 2014. Fixation du montant des indemnités du maire et des adjoints. Problème. Les trois minorités siégeant au conseil municipal attaquent Éric MEHLHORN, qui décide d’augmenter les indemnités des adjoints au maire de 1 200 € à 2 100 €.

Le journal Le Parisien titre « Savigny-sur-Orge. Tollé après la hausse de 75 % des indemnités d’adjoints ». L’état de grâce aura duré dix jours. (1)

 
Augmentation des indemnités des élus : + 75 %

Savigny-sur-Orge. Conseil municipal du 16 avril 2014.
Qu’est- ce qui fait consensus? Qu’est-ce qui fait dissensus?

ANALYSE DU TOLLÉ

  • Trois oppositions existent au sein du conseil municipal. Le conseil municipal est composé de 39 membres : 28 conseillers municipaux de la liste Éric MEHLHORN (UMP), 6 conseillers municipaux de la liste Pierre GUYARD (PS, PC, EELV, PRG), 3 conseillers municipaux de la liste Laurence SPICHER-BERNIER (ancienne maire UDI) / David FABRE, 2 conseillers municipaux de la liste Audrey GUIBERT (FN).
  • Les arguments doivent être examinés en miroir (oppositions/pouvoirs en place). A quelles questions répondent les arguments d’Éric MEHLHORN comme : « Moins d’élus et davantage de travail », « Les adjoints toucheront 2 100 €, et les conseillers délégués 237 € », « Je ne suis pas totalement satisfait », « Les calculs sont un peu compliqués » ?
  • Trois niveaux argumentaires coexistent. Ils se rencontrent rarement : 1. le débat public (les arguments du pouvoir en place, les arguments des oppositions), 2. la « relation » médiatique, 3. l’opinion citoyenne. Cette dernière est absente. Imaginons un candidat qui annoncerait dans son programme : « Une fois élu, j’augmenterai de 75 % les indemnités des élus ». Imaginons un autre candidat qui annoncerait lui aussi dans son programme : « Une fois élu, si je ne suis pas d’accord, je ne voterai pas contre, je m’abstiendrai ». Quels électeurs souscriraient à de telles propositions ?
  •  Deux leaders. C’est par leurs interventions publiques, matérialisées par des votes, que se constituent les leaders des oppositions au pouvoir en place, comme l’a établi le philosophe John DEWEY en posant les principes de la « démocratie créatrice ». Le 16 avril, il y a eu trois votes différents : pour, contre, abstention. Qu’attend-on des oppositions ? Qu’elles s’opposent. Les interventions de David FABRE et d’Audrey GUIBERT, puis leurs votes contre, ont marqué le débat. (2)
  •  Continuité ou rupture ? Tout candidat à une élection annonce qu’une fois élu, il pratiquera une rupture à l’égard de la gouvernance qu’il s’apprête à mettre en place : économies, rigueur, transparence… Trois domaines qui, une fois confrontés à l’exercice du pouvoir, se trouvent singulièrement amoindris. Pourquoi les promesses subissent-elles le sort tragique d’un inéluctable  affaiblissement ?
  • Faire et dire. J’ai assisté hier, 17 avril 2014, à l’élection de mon ami Michel BOURNAT, à la présidence de la Communauté d’agglomération du Plateau de Saclay. Élection brillante, au second tour, par 58 voix sur 65 votants. Il est maire de Gif-sur-Yvette. Jadis, nous avons siégé tous deux comme vice-présidents au Syndicat de l’Yvette (SIAHVY). Après son élection, il a déclaré « J’ai l’habitude de dire ce que je fais, et de faire ce que je dis ». (3) Un beau programme pour le mandat 2014-2020.

« CONSENSUS » ET « DISSENSUS »
MONTENT DANS UN BATEAU…

Nous proposons à tous ceux qui aspirent à vivre de façon consciente et responsable l’action politique, de méditer. C’est-à-dire de se retirer dans le silence, d’écouter ce que l’on a au plus profond de sa vie, de ses expériences, de ses aspirations. Deux mots sont au fondement de la « chose publique », deux mots clefs au coeur de toute démocratie authentique, participative et collaborative. Il s’agit des mots « consensus » et « dissensus ».

  • Consensus. Accord, identité de vue ou d’intérêt entre des parties. Approbation, consentement mutuel à une même proposition. Concorde, convenance générale entre parties d’un tout uni dans la paix, entente en bonne intelligence. Communauté de pensée et de sentiment sous-jacente au dialogue.
  • Dissensus. Désaccord, divergence d’opinions déclarée, opposition entre thèses contradictoires. Discorde entre partis divisés et adverses. Dissentiment profond, différend grave, source d’hostilité. Dissonance idéologique, mésentente.

Que cette méditation – que nous qualifierons de pascale, en ce jour du 18 avril 2014, vendredi saint – soit profitable aux élus des pouvoirs en place et à leurs oppositions. Pour les citoyens. Tous les citoyens. Joyeuses Pâques !

DOCUMENT

Savigny-sur-Orge : tollé après la hausse de 75 % des indemnités d’adjoints

« Première levée de boucliers du mandat d’Eric Mehlhorn, le nouveau maire (UMP) de Savigny-sur-Orge. Jeudi soir, la décision de l’élu d’augmenter les indemnités de ses adjoints de 75 %, de 1 200  à 2 100  bruts, a fait bondir les élus de l’opposition. « C’est la première grosse et mauvaise surprise, dénonce David Fabre, conseiller municipal (SE) d’opposition. Et cela en pleine crise. Les adjoints de Savigny sont mieux indemnisés que des maires de villes moyennes de 9 500 habitants par exemple. »
Si le groupe de David Fabre et de l’ancienne maire (UDI), Laurence Spicher-Bernier, a voté contre ainsi que le FN, l’opposition de gauche s’est abstenue. « Nous avons été un peu choqués. Le message envoyé n’est pas judicieux dans le contexte actuel, estime Pierre Guyard (PS). Maintenant, on attend des adjoints un vrai travail de fond ».
Une équipe resserrée avec davantage de responsabilités
Interrogé, hier, sur cette décision peu populaire, Eric Mehlhorn ( NDLR : dont le salaire brut est fixé à 3 900 EUR) a tenu à expliquer ce choix. « La loi-cadre de manière précise les indemnités des maires, adjoints et conseillers municipaux. Savigny peut avoir onze adjoints. J’ai fait le choix de resserrer l’équipe autour de moi en ne prenant que sept adjoints. C’est vrai que c’est une belle rémunération mais ils auront beaucoup plus de travail. » Les cinq conseillers municipaux délégués, eux, toucheront 237 . « Je ne suis pas totalement satisfait, reconnaît Eric Mehlhorn. Les calculs sont un peu compliqués. J’aurais aimé que les adjoints touchent un peu moins et les délégués un peu plus ».
Au final, l’enveloppe totale allouée aux indemnités des élus de Savigny a peu augmenté depuis le dernier mandat. Pour autant, l’opposition n’est pas satisfaite. « Il n’y a pas d’adjoint à la culture, juste un délégué alors qu’il y a un adjoint pour la sécurité et les transports et un autre délégué pour les transports. Tout cela est fait en dépit du bon sens », dénonce David Fabre.
« A la fin de l’année, la gestion des équipements culturels (salle des fêtes, bibliothèques, conservatoire, etc.. ) tombera sous la responsabilité de la Calpe (Communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne). C’est pour ça que je n’ai pas pris d’adjoint à la culture », explique Eric Mehlhorn, dont la prochaine tâche, fort délicate, sera de proposer d’ici une semaine un budget prévisionnel 2014 pour la ville.» (1)

RÉFÉRENCES
1.
« Savigny-sur-Orge. Tollé après la hausse de 75 % des indemnités d’adjoints », Le Parisien Essonne matin, 18 avril 2014. Article de Cédric Saint-Denis.
2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE,
Registre des délibérations du conseil municipal, Séance du 16 avril 2014. (Document non établi à ce jour)
3. COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION DU PLATEAU DE SACLAY (CAPS),
Conseil communautaire, Séance du 17 avril 2014.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

 


]]>
Savigny-sur-Orge. Analyse de deux programmes électoraux : Pierre Guyard, Éric Mehlhorn https://savigny-avenir.fr/2014/03/13/savigny-sur-orge-analyse-de-deux-programmes-electoraux-pierre-guyard-eric-mehlhorn/ Thu, 13 Mar 2014 09:24:10 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=12789 Continuer la lecture ]]> OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014
Programmes PS-ELV-PCF-PRG et UMP-MODEM-DLR

Peut-on faire une analyse comparée des programmes électoraux de plusieurs candidats ? Pour y répondre, une question préalable se pose. S’agit-il de données objectives, qui sont « ouvertes » à un jugement critique ? Ou bien de données subjectives, « fermées », qui font l’objet d’un jugement à priori, prédéterminé par l’engagement politique?

Une élection est une partie à trois : les candidats, les partis politiques, les électeurs. Elle se joue à deux niveaux. Celui du candidat qui possède une double identité : une identité personnelle et une identité d’appartenance, ou de non appartenance, à un parti. Et celui de l’électeur, qui lui aussi, possède une identité personnelle et une identité d’appartenance, ou de non appartenance, à un parti. Outre ses convictions politiques personnelles, un électeur juge les candidats, et le candidat pour lequel il votera en fonction des forces et des faiblesses qu’il décèle, notamment dans les programmes électoraux qui lui sont présentés.

Livrons-nous à tel exercice de style dans l’esprit de la méthode SWOT/MOFF(déjà utilisée dans la présente recherche-action). Sans être exhaustif (les candidats travaillent depuis plusieurs mois, et l’électeur dispose de moins de deux semaines !), essayons de détacher rapidemment 10 points forts, 10 points faibles/dissemblances, et 10 fortes ressemblances susceptibles de justifier un vote pour Pierre GUYARD (PS-EELV-PCF-PRG) ou pour Eric MEHLHORN (UMP-MODEM-DLR).

Le présent article porte sur les programmes imprimés qui ont été distribués par les candidats et dont nous avons connaissance à ce jour. Il sera complété en fonction des programmes qui nous parviendront.

10 POINTS FORTS

  • Programme de Pierre GUYARD « Savigny, notre ville » (1)
  1. Des instances de concertation avec les citoyens, multiples et nécessaires ; une charte des élus.
  2. Un audit des finances municipales pour garantir une gestion saine ; un investissement financier raisonné favorisé, en mobilisant tous les partenaires publics ; une pratique intercommunale épanouie pour une mutualisation efficace des services aux citoyens.
  3. Une véritable concertation, dès avril 2014, avec tous les acteurs, pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires (applicable de façon obligatoire à la rentrée 2014).
  4. Un accompagnement des jeunes dans leur recherche d’emploi et de logement, dans la valorisation de leurs projets.
  5. Un nouveau centre culturel avec une programmation diversifiée.
  6. La création d’une structure médicale pluridisciplinaire et d’un observatoire de la santé.
  7. Une rénovation urbaine de qualité conditionnant l’attractivité de la ville ; une réhabilitation de Grand-Vaux sans oublier les autres quartiers.
  8. Des schémas de déplacement favorisant tous les modes.
  9. Un meilleur respect de l’environnement ; une politique du développement durable s’appuyant sur ses 3 piliers (économique, social et environnemental).
  10. Une action municipale volontaire pour re-dynamiser l’activité économique.
  • Programme MEHLHORN « Le bon sens pour Savigny » (2)
  1. Des instances de concertation avec les citoyens, multiples et nécessaires ; une charte des élus
  2. Un audit des finances municipales pour garantir une gestion saine ; un investissement financier raisonné favorisé, en mobilisant tous les partenaires publics ; une pratique intercommunale épanouie pour une mutualisation efficace des services aux citoyens.
  3. Une politique sécuritaire développée, avec notamment l’îlotage, une brigade canine, le dispositif « voisins vigilants ».
  4. La création d’un schéma de développement économique durable, avec marketing territorial et pépinière d’entreprises.
  5. La construction d’un bâtiment polyvalent pour les associations.
  6. La création de nouvelles structures d’accueil pour les jeunes enfants ; une opposition à la réforme des rythmes scolaires, mais avec une mise en place d’une concertation, avec tous les acteurs, puisqu’elle doit s’appliquer dès septembre 2014.
  7. Des réponses aux besoins de la jeunesse, avec une bourse au permis de conduire et une résidence étudiante près du lycée Corot.
  8. Le prise en considération affirmée du handicap dans les constructions et le développement urbain.
  9. Un urbanisme maîtrisé et durable, respectueux des espaces naturels, doublé d’une nouvelle politique de la ville pour Grand-Vaux et les Prés-Saint-Martin.
  10. La création d’une « brigade verte » afin de faire de Savigny-sur-Orge une ville accueillante et agréable.

10 POINTS FAIBLES OU DISSEMBLANCES

1. Un programme GUYARD, impressionnant (24 pages), très détaillé. Il nécessite un échéancier prévisionnel et un cadrage financier.
2. Un programme MEHLHORN, intéressant, plus généraliste. Il nécessite des précisions chiffrées et quelques détails.
3. Des passages  suscitent quelques questions de part et d’autre. Exemples ? Chez Pierre GUYARD : « Développer l’agriculture dans les espaces verts de la ville ». Il aurait mieux valu parler de jardins familiaux, d’unités éducatives de maraîchage, de viticulture ou de vergers. « Organiser plus de marchés thématiques… dans les domaines… bâtimentaires« . Cela mérite une explication pour le commun des mortels ! Chez Éric MEHLHORN : « L’instauration de zones de stationnement de courte durée ». Il aurait mieux valu parler de l’élaboration d’un plan de stationnement municipal tant ce problème est une calamité dans Savigny-sur-Orge. « Créer des aires de « dépose minute » devant les groupes scolaires ». Comment faire devant les écoles Ferdinand-Buisson et Paul-Bert ? Et devant l’école Kennedy,  ouvrir la barrière dans l’impasse Kennedy ?
4. Pas de programme spécifique à la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) : on utilise le partenariat, mais on ne soumet pas de projets portés par Savigny-sur-Orge à la CALPE en dehors de la piscine.
5. Avec quelles communes limitrophes Savigny-sur-Orge a-t-elle envie de « faire territoire partagé » ? Il faut prendre le poids des attentismes, des craintes et des instrumentalisations passées et présentes. Un grand débat citoyen, participatif, doit-être engagé dès le 3etrimestre 2014.
6. Quels sont les projets communautaires que Savigny-sur-Orge souhaite réaliser sur son territoire ? Quels projets communautaires est-t-elle prête à soutenir dans les communes voisines ? N’oublions pas qu’il s’agit de relations réciproques, conduites selon une logique contributive.
7. De quelles innovations un territoire peut-il être porteur ?
8. Quels est la limite de la couverture territoriale des services publics communaux et des services publics communautaires ? Quelles sont les mutualisations possibles ? Quelles sont celles qui ne le sont pas ?
9. Où se situe l’optimum, pour un territoire donné (qu’il s’agisse d’une commune, ou d’une communauté, qu’elle soit présente ou à venir), entre ses ressources et ses besoins, autrement dit, entre ses recettes et ses dépenses, ou encore entre les contributions et les redistributions ? Le volontarisme, ainsi que les partenariats, ont des limites. N’oublions pas que le monde moderne impose une compétition entre les territoires. De plus en plus d’habitants et de partenaires économiques revendiquent un minimum d’imposition et un maximum de services. Ils n’hésitent pas à quitter une habitation ou une implantation artisanale, commerciale, industrielle… pour une autre, au gré du rapport coût/avantage local qu’ils leur est offert.  Les collectivités locales disposent-elles de moyens pour s’opposer à ces migrations d’opportunité ?
10. Enfin, et on doit commencer par là, tous les actes administratifs des collectivités publiques locales doivent-être mis en ligne. Il faut rendre publics tous les documents publics, qu’ils soient communaux ou communautaires. C’est l’enjeu d’un grand Open data citoyen volontaire. Aucun programme ne le mentionne.

10 FORTES RESSEMBLANCES

  1. Des instances de concertation avec les citoyens, multiples et nécessaires.
  2. Une charte des élus.
  3. Un audit des finances municipales pour garantir une gestion saine.
  4. Un investissement financier raisonné favorisé, en mobilisant tous les partenaires publics.
  5. Un partenariat fort, en bonne intelligence et gouvernance, avec la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) pour tous les projets et la gestion des dossiers relevant de sa compétence tel celui de la piscine.
  6. Une politique culturelle, sportive et associative diversifiée, respectueuse de tous les goûts des administrés, des clubs tant au niveau des équipements que de la gestion ; une volonté renforcée d’oeuvrer à la réouverture du cinéma ; une politique de communication ouverte vers le très haut débit, le wifi, le monde du « e » via la fibre optique pour tous.
  7. Une rénovation des équipements scolaires et une sécurisation des abords des écoles ; une dotation en nouvelles technologies ; une restauration scolaire réétudiée.
  8. Une vigilance accrue sur le maintien du couvre-feu de l’aéroport d’Orly et du plafonnement des vols, afin d’éviter toute augmentation des nuisances aériennes.
  9. Une politique des transports en commun développée.
  10. Un aménagement du territoire selon les principes du développement durable, avec une attention particulière pour les quartiers de Grand-Vaux et des Prés-Saint-Martin.

Cette lecture critique est à poursuivre, notamment à la lumière des «chartes» et des programmes nationaux des différents partis politiques. (3)

RÉFÉRENCES
1. GUYARD Pierre
, Mon projet pour Savigny-sur-Orge. Savigny, notre ville. Élections municipales 23 et 30 mars 2014 , format 18 x 22,5 cm, 24 p. Mis en ligne le 10 mars 2014 sur le site http://www.guyard2014.fr. http://guyard2014.fr/?p=449
2. MEHLHORN Éric,  Le bon sens pour Savigny. Élections municipales des 23 et 30 mars 2014 , A4, 12 p. Distribué dans les boîtes à lettres des habitants de Savigny-sur-Orge lors de la semaine du 8 mars 2014.
3. UMP, « Charte Élections municipales 2014. Améliorer la vie quotidienne des Français », janvier 2014, 4 p. http://www.u-m-p.org/sites/default/files/fichiers_joints/articles/2014-01-23_-_ump_-_etats_generaux-_charte_elections_municipales.pdf
PARTI SOCIALISTE et FÉDÉRATION NATIONALE DES ÉLUS SOCIALISTES ET RÉPUBLICAINS,
« La ville qu’on aime pour vivre ensemble. Charte pour les municipales 2014, du PS », 6 p.

Articles en ligne sur le présent site (http://www.savigny-avenir.info)

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Savigny-sur-Orge. La « mise au point » de Laurence Spicher-Bernier nécessite un décodage https://savigny-avenir.fr/2014/02/11/savigny-sur-orge-la-mise-au-point-de-laurence-spicher-bernier-necessite-un-decodage/ Tue, 11 Feb 2014 14:40:41 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=12224 Continuer la lecture ]]> L’édition du 11 février 2014 du « Parisien Essonne matin » publie une longue interview de Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge. (1) Ses réponses ne sauraient constituer – sans discussion – une vérité établie. Elles nécessitent un décodage afin de les réintroduire dans le débat démocratique, espace de parole pluraliste, ouvert à tous les candidats aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014, et à tous les citoyens.

Bernard MÉRIGOT

« Savigny-sur-Orge. Laurence Spicher-Bernier (UDI)
doit faire face à de multiples divisions dans sa ville »
Le Parisien Essonne matin, 11 février 2014

LA PISCINE COMMUNALE DE SAVIGNY-SUR-ORGE

Laurence SPICHER-BERNIER. « La piscine est un équipement social. Ça coûte nettement moins cher qu’un stade ou qu’un foyer-logement ».

  • DÉCODAGE. La piscine a déjà coûté 500 000 € de frais d’études qui ont été votés au budget primitif 2013 de la commune. Et rien n’est réalisé à ce jour… sinon des plans, des études et des simulations graphiques. Le coût de 9 500 000 € représente les dépenses d’investissement hors taxes (HT). Le montant total sera de 11 000 000 toutes taxes comprises (TTC). Il s’agit d’un coût estimé car nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles dépenses lors de la construction. Le terrain prévu pose des problèmes pour les fondations. A ce montant, il faut ajouter chaque année une dépense de fonctionnement (qui n’a jamais été annoncée de façon détaillée par Laurence SPICHER-BERNIER) comprise entre 500 000 € et 1 000 000 €.

    On se demande quel stade sportif existant dans la commune peut bien coûter aussi cher !
    Une piscine n’a rien à voir avec un foyer-logement pour personnes âgées ! Comme à son habitude, pour imposer ses vues, Laurence SPICHER-BERNIER compare deux réalités différentes, correspondant à des pratiques sociales et à des gestions d’équipements publics qui n’appartiennent pas à un même « ordre de comparaison ». ARISTOTE avait déjà relevé l’usage du « mélange des genres » en rhétorique : il consiste à comparer des choses qui n’ont rien à voir. C’est la pratique de la rupture logique.

LE RECRUTEMENT DES FUTURS EMPLOYÉS DE LA PISCINE

Laurence SPICHER-BERNIER. « Je vais exiger que la priorité des emplois revienne aux Saviniens. »

  • DÉCODAGE. Si chaque collectivité locale se met à recruter comme fonctionnaires territoriaux des personnes habitant exclusivement sur son territoire, nous revenons à une conception féodale de l’emploi public. Établir une priorité fondée sur la résidence, en faveur de certains candidats, au détriment d’autres candidats, est contraire au droit. Cela relève d’une discrimination à l’embauche, d’un racisme économique, d’un chantage à l’emploi qui est inadmissible. « Vous habitez à Savigny-sur-Orge, on vous embauche. Vous habitez à Athis-Mons, on ne vous embauche pas ».

LE MONDE POLITIQUE

Laurence SPICHER-BERNIER. « Le monde politique est particulièrement difficile de manière générale. »

  • DÉCODAGE. Ce n’est pas le monde politique qui est difficile. Ce sont les élus qui le rendent difficile. Laurence SPICHER-BERNIER fait partie des élus qui rendent la vie politique difficile. Pourquoi ? Pendant tout son mandat, de septembre 2008 à mars 2014, Laurence SPICHER-BERNIER a donné dans la surcompensation psycho-politique : elle a été élue maire par le conseil municipal, à la majorité, suite au décès de Jean MARSAUDON, et ce, sans avoir été élu sur son nom propre. Au cours de trente-et-une années de mandat local, j’ai côtoyé des élus et des élues dans les instances intercommunales, dans des colloques, dans des congrès… Je n’y ai jamais rencontré d’arrogance autocrate, de goûts dispendieux. Ils n’ont jamais réuni à 8 H 30 du matin des conseils municipaux placés sous la surveillance de huit policiers municipaux. La lecture du compte rendu des débats publiés dans le Registre des séances du conseil municipal est édifiante. Dans cette perspective, le « monde politique particulièrement difficile » devient une plaisanterie. Est-ce un épisode de « Calimero » ? Est-il utile de rappeler les articles publiés par Le Parisien Essonne matin et, encore dernièrement, la rectification dans l’édition du 14 janvier 2014 (2). N’oublions pas que la côte de confiance des Français dans les élus est en baisse régulière chaque année (3). Les taux d’abstention aux élections augmentent. Les citoyens ne comprennent plus rien aux rivalités politiques, partisanes, des uns et des autres. Sinon qu’elles coûtent chères. Le mot d’ordre est « Je dois à tout prix empêcher ceux qui pensent différemment de moi de s’exprimer, de faire des propositions, de contribuer de façon positive à la vie de la cité. »
    Suivons l’exemple de Pierre RABHI : il prône une « sobriété heureuse ». (4) Le bonheur démocratique local doit renouer avec la sobriété des dépenses publiques et la sérénité des débats.

LES PLAINTES DE LAURENCE SPICHER-BERNIER
CONTRE LES CONSEILLERS MUNICIPAUX

La 17e Chambre du Tribunal de grande instance
Palais de justice de Paris
© BM-Mieux Aborder L’Avenir, 2014

Le Parisien Essonne-matin : « Vous avez récemment décidé de retirer les nombreuses plaintes que vous avez engagées ces dernières années à l’encontre de vos opposants. Pourquoi ? ». Laurence SPICHER-BERNIER : « Ce serait très mal venu de gaspiller son énergie à vouloir régler des comptes aujourd’hui complètement dépassés ».

  • DÉCODAGE. Le conseil municipal de Savigny-sur-Orge est composé de 39 membres (38 + Laurence SPICHER-BERNER). Au cours de son mandat, Laurence SPICHER-BERNIER a poursuivi (pour diffamation, atteinte à sa réputation, demande de démission d’office d’élus…), devant divers tribunaux (Tribunal correctionnel, Tribunal administratif, Cour administrative d’appel, Conseil d’État), 42 % des conseillers municipaux (DLR, UMP, PS). Ceux-ci ont reçu des lettres recommandées et des convocations d’huissiers. Ils ont été parfois mis en examen. Ils ont été convoqués par les tribunaux. Ils ont dû assurer leur défense… A notre connaissance, Laurence SPICHER-BERNIER ne s’est pas désistée de toutes ses actions. D’une part, suite au pourvoi en cassation de Laurence SPICHER-BERNIER auprès du Conseil d’État contre Éric MEHLHORN, au dire de l’intéressé, l’affaire est toujours en cours… D’autre part, suite au pourvoi en cassation au Conseil d’État de Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT, quatre dossiers sont toujours pendants devant la cour administrative d’appel de Versailles. Sans oublier, les affaires des élus PS devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris non close puisque une audience a lieu le 14 février 2014. Et, pour finir, rappelons les actions menées contre des non-élus, telle celle à l’encontre du colistier PS de 2008, François DAMERVAL (Cap 21), dont l’audience est prévue le 25 mars 2014 (même chambre correctionnelle). Il convient de souligner que les frais d’avocat des actions intentées par Laurence SPICHER-BERNIER ont été réglés par le budget de la commune. Alors que les conseillers municipaux doivent faire face personnellement à leur défense. Il est trop simple pour Laurence SPICHER-BERNIER de dire qu’elle se désisté « purement et simplement ». Ses plaintes et ses actions en justice ont causé des dommages irréversibles aux intéressés. Ceux-ci sont légitiment en droit de réclamer des dommages et intérêts.

JE T’AIME MOI NON PLUS
Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) et Éric MEHLORN (UMP)

Laurence SPICHER-BERNIER. « Sur le rassemblement, je suis toujours sur l’idée d’une union avec Monsieur MEHLHORN ».

  • DÉCODAGE. Laurence SPICHER-BERNIER a reçu l’investiture de l’UDI. Éric MEHLHORN a reçu l’investiture de l’UMP. N’oublions pas qu’elle a fait voter par le conseil municipal le retrait des délégations de six adjoints au maire sur onze : Bernard MÉRIGOT (DLR), Éric MEHLHORN (UMP), Anne-Marie GÉRARD (UMP), Daniel GUETTO (UMP), Anissa FERDJIOUI (UMP), Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP). Tous les six continuent de siéger au conseil municipal en tant que conseillers municipaux. Nous ne reviendrons pas sur les déclarations de Laurence SPICHER-BERNIER attaquant très sévèrement Éric MEHLHORN. Elles sont publiées au Registre des délibérations du conseil municipal. Elle a demandé au Tribunal administratif la démission d’office d’Éric MEHLHORN. Et, elle l’a poursuivi à la Cour administrative d’appel. Puis, au Conseil d’État. Aurait-elle la mémoire courte ? Le rapprochement des deux listes est-il inévitable au deuxième tour ? Il faut leur souhaiter du courage ! Ce serait une véritable catastrophe s’ils remportaient les élections : les mêmes problèmes continueront à se poser, tellement les égos des deux candidats sont surdimensionnés.Enfin, nous noterons la phrase figurant dans l’article « A ce jour, seul un pacte de non-agression avant le premier tour a été convenu entre les deux candidats ». Leurs tracts respectifs publiés depuis quelques mois en sont la preuve. Comme l’écrivait GOETHE : « La haine ne se dit pas ». Elle ne s’écrit pas non plus. Alors, connivence ?

LES JOUEURS DE BASE-BALL

Laurence SPICHER-BERNIER. « Je n’ai pas changé mon fusil d’épaule. »

  • DÉCODAGE. Étonnant lapsus lorsque l’on parle de pratique sportive ! Le mot « fusil » appartient au vocabulaire des chasseurs et des soldats. La chasse, la guerre : tout l’opposé de la vie démocratique. On peut ajouter la militarisation de la politique aux neuf trahisons de la vie démocratique établies par John DEWEY : 1. l’intolérance, 2. les insultes, 3. les mauvais traitements pour des divergences d’opinion en matière de religion, 4. de politique, 5. de commerce, 6. en raison de différences de race, 7. de couleur, 8. de fortune, 9. de niveau de culture.

LE CINÉMA EXCELSIOR

Laurence SPICHER-BERNIER. « Nous sommes toujours dans l’optique de récupérer ce cinéma. »

  • DÉCODAGE. « Récupérer » est un drôle de verbe dans le présent contexte. La commune a versé pendant des années des subventions considérables à ce cinéma alors qu’il était ouvert. Et puis, il a fermé. Est-ce que de l’argent public a continué à être versé à cette entreprise privée alors qu’elle n’apportait aucune contrepartie à la commune ? Aucune réponse n’a été apportée par Madame le Maire. Dans tous les cas, les petits Saviniens, et leurs parents, ont en mémoire le fameux ticket d’entrée remis à l’occasion d’un Noël des écoles. Ces tickets auraient été achetés par la commune alors que le cinéma était en travaux… et qu’il n’a pas rouvert depuis !

LA NOTORIÉTÉ ET LA COMMUNICATION POLITIQUE
EN QUESTION

Laurence SPICHER-BERNIER. Ma candidature aux élections législatives de 2012 : « C’était surtout pour moi une campagne de notoriété, et aussi apprendre comment communiquer. »

  • DÉCODAGE. D’abord, la mesure de la notoriété. Arrêtons-nous sur ce concept bizarre en science politique, celui de « campagne de notoriété ». En 2012, Laurence SPICHER-BERNIER est candidate à l’élection législative dans la 7e circonscription de l’Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge, Viry-Châtillon). Les résultats sont les suivants :
    •  
    1. Éva SAS
    (PS/EELV) : 8 868 voix (22,34 %)
    •   2. Françoise BRIAND (UMP) : 7 263 voix (18,30 %)
    •   3. François GARCIA (DVG) : 6 396 voix (16,11 %)
    •   4. Audrey GUIBERT (FN) : 6 331 voix (15,95 %)
    •   5. Gabriel AMARD (FDG) : 4 437 voix (11,18 %)
    •   6. Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : 3 955 voix (9,99 %).
    (…)
    On retiendra que la « notoriété » de Laurence SPICHER-BERNIER est de 9,99 %. Sans commentaire. Une précision, au second tour, le 17 juin 2012, Éva SAS (PS-EELV) est élue avec 20 334 voix (53,90 %) contre Françoise BRIAND (UMP) et ses 17 392 voix (46,10%).Ensuite : « apprendre à communiquer ». Cette expression est empruntée au marketing politique, et non pas à la vie démocratique. Les élus n’ont pas à « apprendre à communiquer », c’est-à-dire à imposer leurs vues aux citoyens par des « manières non sincères ». C’est aux citoyens à imposer leurs vues. Les décisions imposées, qui vont du haut vers le bas, relèvent d’une politique révolue. Elles ne sont plus tolérables. Tout au contraire, les élus ont à « apprendre à pratiquer la démocratie », c’est-à-dire à partager le pouvoir avec les citoyens, les informer sur tous les dossiers publics, leur soumettre les projets collectifs, leur donner la parole, les écouter, prendre en compte leurs propositions, débattre, et enfin, rendre compte de l’exercice de leur mandat. Cela porte un nom, c’est la démocratie participative, fondée sur des pratiques contributives de tous les citoyens à la vie de la cité.

UNE DERNIÈRE CITATION POUR LA ROUTE

Le philosophe John DEWEY a écrit : « Tout obstacle à une communication libre et complète dresse des barrières qui séparent les individus en cercles et en cliques, en sectes et en factions antagonistes, et mine par le fait même le mode de vie démocratique ».

« Les lois garantissant les libertés civiles telles la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de réunion ne sont guère utiles si, dans la vie courante, la liberté de communiquer, la circulation des idées, des faits, des expériences sont étouffées par le soupçon mutuel, par l’injure, par la peur et la haine. Ces choses détruisent la condition essentielle du mode de vie démocratique avec encore plus de sûreté que la coercition pure. » (5)

RÉFÉRENCES
1. SPICHER-BERNIER Laurence,
« Municipales. La mise au point de la maire de Savigny-sur-Orge. Controversée, Laurence Spicher-Bernier (UDI) doit faire face à de multiples divisions dans sa ville. Pour la première fois, elle s’explique sur tous les dossiers qui fâchent », Le Parisien Essonne matin, 11 février 2014. Article de Cédric Saint-Denis.
2.
« Précision. Une erreur s’est malencontreusement glissée dans l’article paru dans nos colonnes vendredi intitulé : « A Savigny, maire et opposants retournent au tribunal ». Laurence Spicher-Bernier, maire (UDI) de la ville, n’a pas été condamnée, le 6 septembre 2011, à 18 mois de prison avec sursis pour escroquerie en fausse qualité de juriste et exercice illégal de la profession d’avocat mais à 8 mois avec sursis.», Le Parisien Essonne matin, 14 janvier 2014.
3. RESPUBLICA ET HARRIS INTERACTIVE,
Baromètre de la concertation et de la décision publique 2013, janvier 2013, 2e édition, 4 p. Enquête réalisée du 25 juillet au 1er août et du 8 au 15 août 2012. Présentation par Gilles-Laurent Rayssac et Marie-Catherine Bernard, avec les interventions de Jean-Daniel Lévy, Directeur du département politique et opinion à Harris Interactive, Robert Herrmann, Premier adjoint au Maire de Strasbourg en charge de la démocratie locale et Philippe Bilger, Président de l’Institut de la Parole, magistrat honoraire, Paris, Le Cloître, 24 janvier 2013.
4. RABHI Pierre,
Vers la sobriété heureuse, Actes Sud, 2010, 144 p.
5.
DEWEY John, « La démocratie créatrice. La tâche qui nous attend », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2,1997. Traduction de Sylvie Chaput.
DEWEY John,
« Creative Democracy. The Task before Us » in Later Works (1925-1953) (vol. 14), édité par Jo Ann Boydston, Southern Illinois University Press, Carbondale, 1977. Le texte original est reproduit dans l’article « Les actes qui trahissent la vie démocratique (John Dewey) », http://www.savigny-avenir.info, 31 mars 2013. http://www.savigny-avenir.fr/2013/03/31/les-actes-qui-trahissent-la-vie-democratique-john-dewey/

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Droite ou gauche ? Comment les partis politiques se positionnent-ils ? (Alain Cohen Dumouchel, David Nolan) https://savigny-avenir.fr/2014/01/13/droite-ou-gauche-comment-les-partis-politiques-se-positionnent-ils-alain-cohen-dumouchel-david-nolan/ Mon, 13 Jan 2014 03:00:21 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=11774 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°74, lundi 13 janvier 2014

DÉCODAGE

CONTEXTE. Les commentaires médiatiques résument la vie politique nationale et locale en un affrontement entre la « droite » et la « gauche ». Un tel positionnement droite/gauche est simpliste. Peut-on l’accepter pour décrire une réalité au demeurant complexe et mouvante ?
ENJEUX.
Nous sommes dans une situation classique qui relève de la théorie des choix restreints : réélire un sortant (ou une sortante), ou voter pour un nouveau candidat (ou une nouvelle candidate) ? En fin de compte, ne vote-on pas à la fois pour les idées qui semblent les meilleures, et pour les candidats qui semblent les meilleurs ?

L’OFFRE ET LA DEMANDE POLITIQUE

La vie politique se compose de deux parts égales : l’offre politique (celle des partis, des programmes, des candidats…) et la demande citoyenne (les attentes, les désirs, les inquiétudes, les revendications…). Comment rendre compte du positionnement des partis au sein du marché concurrentiel de la politique ?

Cartographie du paysage politique français (2011)
Alain COHEN-DUMOUCHEL (1)
(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Cette carte prétend dessiner le paysage politique français sur deux axes :
•    en abscisse, le traditionnel droite-gauche, incontournable curseur médiatique du positionnement politique ;
•    en ordonnée, le degré de libéralisme des partis politiques, à savoir l’importance qu’ils accordent à la liberté individuelle ou au dirigisme.

L’auteur précise que :

  • le libéralisme est présenté comme une deuxième dimension de la vie politique, son contraire n’étant ni la gauche, ni la droite, mais l’étatisme, le dirigisme et le constructivisme.
  • les surfaces représentant les partis ne sont pas proportionnelles à leur poids électoral ou au nombre de leur adhérents mais uniquement à leur champ d’action idéologique sur les deux axes droite-gauche et libéralisme-dirigisme.
  • la présence d’une « zone d’exclusion théorique » tient au fait qu’une société hautement libérale ne peut être « pilotée » ni vers la droite, ni vers la gauche. Une société libérale d’extrême droite ou d’extrême gauche est par définition impossible. En revanche, une société ultra-dirigiste peut gouverner au nom des valeurs de la droite ou de celles de la gauche.
  • l’axe droite/gauche essaye de respecter le positionnement que se donnent eux-mêmes les partis politiques.
  • la légende des deux axes principaux rappelle que le libéralisme a été la première définition de la gauche fin XVIIIe, et une de ses composantes au XIXe avant que le socialisme ne le submerge.

LIBERTÉ ÉCONOMIQUE (Axe horizontal)
LIBERTÉ INDIVIDUELLE (Axe vertical)

Comme le précise Alain COHEN-DUMOUCHEL, la Cartographie du paysage politique français (2011) n’est pas un diagramme de Nolan, bien qu’il s’inspire de sa méthodologie. David NOLAN, expert en sciences politiques, ancien élève du Massachussetts Institute of Technology (MIT) a eu l’idée de créer un diagramme en ajoutant à l’axe gauche-droite, un deuxième axe liberté-contrainte allant de l’étatisme (point zéro) au libertarianisme. Le diagramme représente les « libertés économiques » (faible niveau des impôts, marché libre, services privés) sur l’axe des abscisses, et les « libertés personnelles » (liberté de circulation, d’opinion, libre disposition de soi) sur l’axe des ordonnées. Plus on s’éloigne du point zéro, plus le positionnement idéologique est favorable à certaines libertés.

LIBERTÉS OU CONTRAINTES ?

Pour Damien THEILLIER, on voit apparaître sur l’axe liberté-contrainte :

  • 1. Les étatistes, qu’ils soient socialistes ou conservateurs, de gauche ou de droite, sont hostiles à toutes les formes de libertés, économiques ou personnelles. Ils pensent que la liberté n’est possible qu’à l’intérieur de l’État, et par l’État.
  • 2. Le centre est à mi-chemin entre les deux axes pour les deux types de libertés. C’est là qu’on trouve la majeure partie des électeurs : le gros des troupes de l’UMP et du PS qui sont les sociaux-démocrates. Ils diffèrent assez peu entre eux, certains sont plus à gauche, d’autres plus à droite.
  • 3. La droite est plus favorable à certaines libertés économiques comme les réductions d’impôts ou la liberté d’entreprendre mais est hostile aux libertés civiles. Les conservateurs pensent que l’État doit contrôler les mœurs et créer une société vertueuse par en-haut, et par la contrainte de la loi.
  • 4. La gauche socialiste est favorable à certaines libertés civiles mais veut que l’État régule les échanges économiques et contrôle les entreprises privées par la loi. (2)

VOTER « À DROITE »
OU VOTER « À GAUCHE ?

L’économiste et député Frédéric BASTIAT disait qu’il votait « tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite, selon le projet de loi discuté. » Cela ne voulait pas dire qu’il était centriste ou social-démocrate. Frédéric BASTIAT était fermement opposé à tout étatisme, à tout dirigisme quel qu’il soit. Il était favorable à un maximum de libertés économiques et de libertés personnelles compatibles avec le respect d’autrui, car il considérait que l’ordre social pouvait émerger d’en-bas, par l’initiative privée, la coopération sociale et la responsabilité individuelle, avec un minimum de lois.

Question. Que pensez-vous de cette représentation du paysage politique français ?
Bernard MÉRIGOT.
La démarche est intéressante et si certains veulent la discuter, qu’ils proposent d’autres représentations. Il est sain d’abandonner la représentation linéaire (la règle graduée droite/gauche, qui ne possède qu’une pertinence journalistique), pour une représentation topologique. Les partis politiques deviennent des surfaces, des espaces qui se touchent, qui se recouvrent les uns les autres, pour partie : l’UMP se superpose au FN et à DLR, DLR à l’UMP et aux Gaullistes de gauche, le MODEM au Nouveau centre et au PS. Pour ce qui le concerne, le PS a un ancrage PCF, LO, NPA, PG, EELV, mais aussi MRC, Gaullistes de gauche et MODEM…

Question. Est-ce que l’on peut dire que tout cela est incohérent ?
Bernard MÉRIGOT.
Au nom de quoi réclamer une cohérence ? C’est un artifice. Il y a une plasticité des engagements en fonction des idées et des débats. Pourquoi la vie collective devrait être « cohérente ». Comme le chantait il y a quelques temps Guy BÉART, il y a d’une part les grands principes et d’autre part les grands sentiments. L’important c’est que le plus grand nombre connaisse le bonheur citoyen. (3)

RÉFÉRENCES
1. COHEN-DUMOUCHEL Alain, « Cartographie du paysage politique français », http://www.contepoints.org, 7 novembre 2011. Alain Cohen-Dumouchel anime le site Gauche libérale. Il a été candidat au bureau d’Alternative libérale sur la liste « Pour un libéralisme de progrès ».
2. THEILLIER Damien,
«Test politique : positionnez-vous en quelques instants », http://contrepoints.org, 29 décembre 2013.
3. MÉRIGOT Bernard, «Les nouvelles exigences du bonheur citoyen. Voeux 2014», La Lettre de Bernard Mérigot, 1er janvier 2014, 1 p. http://www.savigny-avenir.fr/2014/01/02/les-nouvelles-exigences-du-bonheur-citoyen-la-lettre-de-bernard-merigot-1er-janvier-2014/

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°74, lundi  13 janvier 2014

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2014

]]>