L’un des objectifs de notre recherche-action Territoires et démocratie numérique locale est de permettre à tous de repérer et d’identifier tous ces documents, d’en prendre connaissance, d’en faire une lecture critique, de se forger une opinion, c’est-à-dire tout simplement de pratiquer la démocratie expérimentale.
Merci à tous ceux qui participent à notre réseau et qui voudront bien nous signaler les documents qui échapperaient à notre attention (mail : contact@mieuxaborderlavenir.fr).
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES (par ordre chronologique)
10/01/2013
« C’est ensemble que nous améliorerons Savigny ! », Savigny… ensemble, Liste d’intérêt communal conduite par Daniel Fabre, Lettre d’information n°1, décembre/janvier 2013, A4 recto verso, 2 p.
26/04/2013.
« Tout est possible à Savigny-sur-Orge », Essonne Info, vendredi 26 avril 2013. Article de Manuel PERREUX. www.essonneinfo.fr . Consulté le 26 avril 2013.
20/07/2013
« Municipales 2014. A Savigny-sur-Orge, le PS mise sur Pierre Guyard », Le Parisien Essonne-matin, 20 juillet 2013, p. III, Article de Cédric SAINT-DENIS.
29/07/2013
MÉRIGOT Bernard, « Savigny-sur-Orge. L’action publique territoriale : les véritables enjeux de l’élection municipale de 2014 (Territorial Public Action) », La Lettre du lundi de Mieux Aborder L’Avenir, n°50, 29 juillet 2013, www.savigny-avenir.info. Consulté le 29 juillet 2013.
30/07/2013
ESTIVILL Jean, « La politique des rats », A4 recto verso photocopié signé par Lucienne GEORGES (conseillère municipale Savigny Égalité/Parti de gauche) et Jean ESTIVILL (conseiller municipal Savigny Égalité/ Parti de gauche). Sans date. Ce document a été trouvé par un lecteur du site www.savigny-avenir.info dans sa boîte à lettres le 30 juillet 2013. La page 2 reproduit la page 30 d’un bulletin municipal de 2008 de la mairie de Savigny-sur-Orge.
01/08/2013
JAUGEAS Daniel, « Savigny-sur-Orge. Les bulletins municipaux sont devenus des outils de propagande politique », Les News de Daniel Jaugeas, 1er août 2013, www.danieljaugeas-dlr.fr. Consulté le 1er août 2013.
15/08/2013
VAGNEUX Olivier, « Municipales 2014 : Vivons Savigny Autrement, Lettre ouverte à Laurence Spicher-Bernier, maire de Savigny-sur-Orge », 4 p. Sans date. Consulté le 15 août 2013. www.vivons-savigny-autrement.fr
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
Que retenons nous du passé ? Qu’en racontons-nous ? Quelles promesses en tirons-nous ? Peut-on s’appuyer sur lui pour ne plus répéter les erreurs anciennes ?
La mémoire sert-elle à définir ce que nous sommes ? Ce que nous voulons faire ensemble ? Ou bien sert-elle à imposer une vision en dépréciant toute autre pensée ?
Existe-t-il des débats publics sans l’utilisation inévitable, comme argument, d’une référence au passé politique ?
ABUS DE MÉMOIRE
ABUS D’OUBLI
Notre époque se caractérise à la fois par un abus de mémoire et un abus d’oubli.
D’un côté, nous avons la prolifération des commémorations, la manipulation idéologique des identités, la patrimonialisation des lieux de mémoire, le rêve insensé de musées où le passé serait stocké et sauvegardé dans son intégralité, pour l’éternité.
De l’autre côté, nous assistons à la disparition, à un rythme accéléré, des mémoires marginales, celles des vaincus, celles des minorités; à l’amnésie généralisée apportée par tous ceux qui prétendent abolir le passé. Comme le relève l’historien Olivier ABEL, «les modes de vie nous amène à jeter ce qui nous alourdit, sans plus rien chercher à réparer».
Alors, plus on échange dans une société de vitesse, d’instantanéité des communications, d’ouverture généralise des données et des réseaux, et plus on a besoin d’avoir de l’inéchangeable, et donc de clôturer les mémoires.
LA POLITIQUE INSTITUE
LES CONFLITS
Peut-on accepter l’idée que «la politique consiste à instituer les conflits» ? Une communauté n’existe qu’à partir du moment où elle détermine ce qu’elle garde en mémoire. Les institutions politiques sont-elles capables d’introduire une distance, les obligeant à cohabiter avec d’autres, dans un espace de civilité ? Et cette fonction n’ouvre-t-elle pas la voie à de dangereuses manipulations des fausses mémoires et de l’oubli fabriqué ?
FAUSSES MÉMOIRES
D’un côté nous trouvons la démagogie du populisme identitaire, qui joue sur les peurs et les ressentiments, en fabriquant des fausses mémoires qui peuvent enfler jusqu’à éclater, comme des bulles imaginaires et dangereuses. Mais même les politiques les plus démocratiques, qui s’abritent sous le désir légitime de transmettre aux jeunes générations un langage commun, courent le risque de n’investir que dans la pédagogie des moyens de communication, en évacuant le débat sur le contenu de ce qui est transmis. Comme si on prenait les gens pour des enfants, comme s’il fallait à tout prix surtout écarter les conflits.
OUBLIS FABRIQUÉS
De l’autre côté, nous trouvons la démagogie des politiques de l’amnésie, quand on efface d’un territoire toutes les traces de l’existence de ce qu’on veut oublier, en nettoyant toutes les couches archéologiques contaminées par ce qui devrait n’avoir jamais existé, et en bétonnant un paysage tout neuf, méconnaissable, d’où le passé réel est à jamais banni. Nombreuses sont les figures récentes de ces recommencements à zéro, de ces amnisties ou de ces prescriptions.
N’oublions pas que l’on ne se souvient jamais tout seul. Et que la mémoire vive se constitue toujours dans le dissensus. Sans cela, on est dans un « politiquement correct » qui refoule les mémoires réelles indésirables.
RÉFÉRENCES
ABEL Olivier, « La mémoire en politique », Atelier international de recherche sur les usages publics du passé, www.ehess.dynamiques.fr, 20 avril 2010.
La Lettre du lundi, 17 décembre 2012
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2012
ÉRIC MEHLHORN, UN ANCIEN D’EXTRÊME DROITE ?
Laurence SPICHER-BERNIER a accusé Éric MEHLHORN d’être un ancien adhérent du Centre National des Indépendants (CNI), ce qui fait de lui, selon elle, un ancien militant d’extrême droite. Sauf que Laurence SPICHER-BERNIER, qui répète sans cesse qu’elle est « presque » née à Savigny-sur-Orge, se trompe.
C’est le cas pour l’élection municipale de 1983. Le bulletin de vote est intitulé « Liste d’Union républicaine présentée par le RPR, l’UDF, le CNIP, le Parti libéral, le MSP, les Non inscrits conduite par Jean MARSAUDON »
C’est le cas pour l’élection municipale de 1989. Le bulletin de vote est intitulé « Liste d’Union républicaine présentée par le RPR, l’UDF, le CNI, le MSP, les Non inscrits, Jean MARSAUDON »
CE N’EST PAS « JE RAFRAÎCHIS LA MÉMOIRE »
C’EST « J’AI LA MÉMOIRE QUI FLANCHE »
J’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Lequel de nous deux s’est lassé, de l’autre le premier
Était-ce moi, était-ce lui, était-ce donc moi ou lui
Tout ce que je sais, c’est que depuis, je ne sais plus qui je suis…
J’ai la mémoire qui flanche, paroles et musique de J. MOREAU, C. BASSIAK et F. RAUBER
Quand on veut « rafraichir la mémoire » de quelqu’un, il ne faut pas avoir « la mémoire qui flanche ». Visiblement Laurence SPICHER-BERNIER ignore tout de la vie politique passée de la commune dont elle est maire et des engagements politiques de Jean MARSAUDON dont elle se recommande sans arrêt depuis son décès en 2008.
Ci-dessous, les deux bulletins de vote de 1983 et de 1989 (et en rubrique « documents », l’éditorial du n° 1 de L’Espoir de février 1983, les membres du comité de soutien de 1983, la une du n° 2 de L’Espoir de février 1983).

EXTRAIT DU REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS DE LA SÉANCE
DU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2011 (pdf)
2011-03-28 CM SSO CNI
(voir précisément la page 46)