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Langage politique – Savigny-Avenir. Territoire et Démocratie Numérique Locale (TDNL) https://savigny-avenir.fr « Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». Christophe de Savigny Wed, 22 Apr 2015 06:20:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 Savigny-sur-Orge. Qui est candidat aux élections municipales du 23 mars 2014 ? https://savigny-avenir.fr/2014/03/03/savigny-sur-orge-qui-est-candidat-aux-elections-municipales-du-23-mars-2014/ Mon, 03 Mar 2014 03:00:05 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=12570 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°81, lundi  3 mars 2014

OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014

J – 21 jours ! Les grandes étapes du parcours des candidats et des listes pour les élections municipales sont connues : déclaration de candidature, journal de campagne, tract, programme électoral, dépôt de la liste à la sous-préfecture, réunion, profession de foi adressée aux électeurs, sans oublier mails, sites Internet, Facebook, Twitter… Le premier tour a lieu le dimanche 23 mars. Où en sont les listes de l’accomplissement de cet itinéraire à la date du samedi 1er mars, trois semaines avant (J – 21 jours) ?

LISTES DÉPOSÉES A LA SOUS-PRÉFECTURE DE PALAISEAU
à la date du 28/03/2014
Élections municipales de Savigny-sur-Orge (1)

  • Pierre GUYARD (PS/EELV/RG/PC) « Savigny notre ville »
  • Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) « Agir pour vous. Continuons ensemble »
  • Éric MEHLHORN (UMP) « Le bon sens pour Savigny »
  • Jean ESTIVILL « Savigny égalité »
  • David FABRE « Savigny ensemble »
  • Audrey GUIBERT (FN) « Savigny Bleu Marine »

Pour la première fois en 2014, il y a deux listes à la suite :

  • liste des conseillers municipaux (39 candidats et candidates : la moitié d’hommes, la moitié de femmes)
  • liste des conseillers communautaires (20 candidats et candidates, la moitié d’hommes, la moitié de femmes)

L’ÉTONNANT RYTHME DE LA CAMPAGNE

Il est à noter que seule Laurence SPICHER-BERNIER, maire sortante, a publié une brochure-bilan de 12 pages. On doit s’interroger sur la surprenante lenteur des candidats. Ainsi, à ce jour, aucune n’a liste n’a encore publié son programme pour le prochain mandat (2014-2020). C’est comme si tout le monde attendait tout le monde, la règle semblant être : le plus tard possible. Avec les surprises que réserve souvent la politique des flux tendus et du «juste-à-temps».

  • semaine n°10 : Lundi 3 mars-Dimanche 9 mars ( – 21 jours/ – 15 jours)
  • semaine n°11 : Lundi 10 mars-Dimanche 16 mars ( – 14 jours/ – 8 jours)
    Plusieurs réunions de présentation de liste de candidats sont prévues.
  • semaine n°12 : Lundi 17 mars-Dimanche 23 mars ( – 7 jours/ 0 jour)
    Distribution des enveloppes de propagande officielle du 1er tour : chaque électeur reçoit à son domicile une enveloppe nominative contenant, pour chaque candidat, une «profession de foi» et un bulletin de vote pour le premier tour du dimanche 23 mars.

    Dimanche 23 mars : 1er tour des élections municipales
  • semaine n°13 : Lundi 24 mars – Dimanche 30 mars
    Quelles listes disparaissent ? Quelles listes se maintiennent ? Dépôt des listes. Distribution des enveloppes de propagande officielle du 2e tour : chaque électeur reçoit à son domicile une enveloppe nominative contenant, pour chaque candidat, une «profession de foi» et un bulletin de vote pour le premier tour du dimanche 30 mars.Dimanche 30 mars : 2e tour des élections municipales.

    Dimanche 30 mars : 2e tour des élections municipales
  • semaine n°14 : Lundi 31 mars – Dimanche 6 avrilAu plus tard le dimanche 6 avril(sous réserve de la date choisie par le maire sortant) :
    1ere séance publique du conseil municipal. Élection du maire et des adjoints.

    (En 2008, la liste de Jean MARSAUDON a été élue le dimanche 9 mars 2008 au 1er tour. Le 1er conseil municipal au cours il a été réélu maire, et où les adjoints ont été élus s’est tenu le 15 mars 2008)

RÉFÉRENCES
1.
Le présent article est rédigé avec les informations dont nous disposons. Merci par avance à ceux qui nous feront part de leurs observations. Il est évident que seuls les récépissés de dépôt font foi.

Articles en ligne concernant les élections municipales de 2014
en ligne sur le présent site http ://www.savigny-avenir.info

DOCUMENT du 3 mars 2014

« Mehlhorn (UMP) a déposé sa liste à Savigny-sur-Orge
Les candidats n’ont pas perdu de temps à Savigny-sur-Orge. Dans la 4e ville du département, où le scrutin s’annonce extrêmement ouvert, six listes ont déjà été déposées et enregistrées par la préfecture. C’est le cas de Laurence SPICHER-BERNIER, la maire (UDI) sortante, Pierre GUYARD (PS-EELV-PCF-PRG), David FABRE (Savigny ensemble), Audrey GUIBERT (FN). Jean ESTIVILL (Savigny égalité) et surtout Éric MEHLHORN (UMP). Les instances départementales de l’UMP avaient invité le conseiller général à rejoindre la liste de la maire (UDI). Malgré un pacte de non-agression, au premier tour, Éric MEHLHORN n’a finalement pas cédé. Deux autres candidats pourraient déposer leur lise d’ici jeudi. Dominic LEBRUN (Parti de gauche) et Olivier VAGNEUX (Vivons Savigny autrement). »
Le Parisien Essonne matin, 3 mars 2014.

COMMENTAIRE du 3 mars 2014

Éric MEHLHORN, tête de la liste « Le bon sens pour Savigny » a complété la page de son site :

« UNE ÉQUIPE D’AVENIR, COMPÉTENTE, SÉRIEUSE ET HUMANISTE
Je suis heureux de vous présenter l’équipe qui a la volonté de remettre Savigny-sur-Orge dans le Bon Sens. Le Bon Sens, c’est faire entrer notre ville dans la modernité, sans renoncer à ce qui forge son caractère et son identité, à ce que nous sommes, nous Saviniens. C’est avancer avec enthousiasme, confiants en nos atouts et dans l’intelligence collective de toutes les forces vives. Le Bon Sens, c’est défendre avec vigueur nos intérêts tout en saisissant l’opportunité d’inscrire nos propositions d’actions dans une communauté de destin intercommunal, pour une ville plus solidaire, plus sûre, plus agréable à vivre pour chacun. Le Bon Sens, c’est vouloir pour notre commune une nouvelle gouvernance animée par des élus ouverts d’esprit, ouverts au dialogue, qui accompliront leur mandat avec discrétion, transparence et sens de l’engagement. Des élus naturellement proches de vous, disponibles et uniquement préoccupés par le service de l’intérêt général. Des élus de tous nos quartiers qui vous rendront régulièrement des comptes sur la gestion du budget et sur la réalisation de nos projets  dans le cadre d’une vie démocratique rénovée et apaisée
Comme moi, toutes et tous, défendent une certaine éthique de l’exercice des responsabilités municipales. C’est pourquoi, ensemble, nous signerons une charte de l’élu de Savigny-sur-Orge. Celle-ci nous engagera pour la durée de la mandature.
En attendant de vous dévoiler l’intégralité de la liste, voici un petit aperçu des membres de notre équipe du Bon Sens : Nadège ACHTERGAELE, Jacques PATAUT, Anne-Marie GERARD, Daniel GUETTO, Réjane MALGUY, Christophe GUILPAIN, Joëlle EUGENE, Sébastien BENETEAU. »

Les neuf premiers candidats de la liste des conseillers municipaux sont, par ordre, les suivants : 1. Éric MEHLHORN, 2. Nadège ACHTERGAELE, 3. Jacques PATAUT, 4. Anne-Marie GERARD, 5. Daniel GUETTO, 6. Réjane MALGUY, 7. Christophe GUILPAIN, 8. Joëlle EUGENE, 9. Sébastien BENETEAU…

RÉFÉRENCES
MEHLHORN Éric,
« Une équipe d’avenir, compétente, sérieuse et humaniste », http://www. bonsens2014.wordpress.com, 3 mars 2014. http://bonsens2014.wordpress.com/le-bon-sens/

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°81, lundi  3 mars 2014

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

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Savigny-sur-Orge. La « mise au point » de Laurence Spicher-Bernier nécessite un décodage https://savigny-avenir.fr/2014/02/11/savigny-sur-orge-la-mise-au-point-de-laurence-spicher-bernier-necessite-un-decodage/ Tue, 11 Feb 2014 14:40:41 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=12224 Continuer la lecture ]]> L’édition du 11 février 2014 du « Parisien Essonne matin » publie une longue interview de Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge. (1) Ses réponses ne sauraient constituer – sans discussion – une vérité établie. Elles nécessitent un décodage afin de les réintroduire dans le débat démocratique, espace de parole pluraliste, ouvert à tous les candidats aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014, et à tous les citoyens.

Bernard MÉRIGOT

« Savigny-sur-Orge. Laurence Spicher-Bernier (UDI)
doit faire face à de multiples divisions dans sa ville »
Le Parisien Essonne matin, 11 février 2014

LA PISCINE COMMUNALE DE SAVIGNY-SUR-ORGE

Laurence SPICHER-BERNIER. « La piscine est un équipement social. Ça coûte nettement moins cher qu’un stade ou qu’un foyer-logement ».

  • DÉCODAGE. La piscine a déjà coûté 500 000 € de frais d’études qui ont été votés au budget primitif 2013 de la commune. Et rien n’est réalisé à ce jour… sinon des plans, des études et des simulations graphiques. Le coût de 9 500 000 € représente les dépenses d’investissement hors taxes (HT). Le montant total sera de 11 000 000 toutes taxes comprises (TTC). Il s’agit d’un coût estimé car nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles dépenses lors de la construction. Le terrain prévu pose des problèmes pour les fondations. A ce montant, il faut ajouter chaque année une dépense de fonctionnement (qui n’a jamais été annoncée de façon détaillée par Laurence SPICHER-BERNIER) comprise entre 500 000 € et 1 000 000 €.

    On se demande quel stade sportif existant dans la commune peut bien coûter aussi cher !
    Une piscine n’a rien à voir avec un foyer-logement pour personnes âgées ! Comme à son habitude, pour imposer ses vues, Laurence SPICHER-BERNIER compare deux réalités différentes, correspondant à des pratiques sociales et à des gestions d’équipements publics qui n’appartiennent pas à un même « ordre de comparaison ». ARISTOTE avait déjà relevé l’usage du « mélange des genres » en rhétorique : il consiste à comparer des choses qui n’ont rien à voir. C’est la pratique de la rupture logique.

LE RECRUTEMENT DES FUTURS EMPLOYÉS DE LA PISCINE

Laurence SPICHER-BERNIER. « Je vais exiger que la priorité des emplois revienne aux Saviniens. »

  • DÉCODAGE. Si chaque collectivité locale se met à recruter comme fonctionnaires territoriaux des personnes habitant exclusivement sur son territoire, nous revenons à une conception féodale de l’emploi public. Établir une priorité fondée sur la résidence, en faveur de certains candidats, au détriment d’autres candidats, est contraire au droit. Cela relève d’une discrimination à l’embauche, d’un racisme économique, d’un chantage à l’emploi qui est inadmissible. « Vous habitez à Savigny-sur-Orge, on vous embauche. Vous habitez à Athis-Mons, on ne vous embauche pas ».

LE MONDE POLITIQUE

Laurence SPICHER-BERNIER. « Le monde politique est particulièrement difficile de manière générale. »

  • DÉCODAGE. Ce n’est pas le monde politique qui est difficile. Ce sont les élus qui le rendent difficile. Laurence SPICHER-BERNIER fait partie des élus qui rendent la vie politique difficile. Pourquoi ? Pendant tout son mandat, de septembre 2008 à mars 2014, Laurence SPICHER-BERNIER a donné dans la surcompensation psycho-politique : elle a été élue maire par le conseil municipal, à la majorité, suite au décès de Jean MARSAUDON, et ce, sans avoir été élu sur son nom propre. Au cours de trente-et-une années de mandat local, j’ai côtoyé des élus et des élues dans les instances intercommunales, dans des colloques, dans des congrès… Je n’y ai jamais rencontré d’arrogance autocrate, de goûts dispendieux. Ils n’ont jamais réuni à 8 H 30 du matin des conseils municipaux placés sous la surveillance de huit policiers municipaux. La lecture du compte rendu des débats publiés dans le Registre des séances du conseil municipal est édifiante. Dans cette perspective, le « monde politique particulièrement difficile » devient une plaisanterie. Est-ce un épisode de « Calimero » ? Est-il utile de rappeler les articles publiés par Le Parisien Essonne matin et, encore dernièrement, la rectification dans l’édition du 14 janvier 2014 (2). N’oublions pas que la côte de confiance des Français dans les élus est en baisse régulière chaque année (3). Les taux d’abstention aux élections augmentent. Les citoyens ne comprennent plus rien aux rivalités politiques, partisanes, des uns et des autres. Sinon qu’elles coûtent chères. Le mot d’ordre est « Je dois à tout prix empêcher ceux qui pensent différemment de moi de s’exprimer, de faire des propositions, de contribuer de façon positive à la vie de la cité. »
    Suivons l’exemple de Pierre RABHI : il prône une « sobriété heureuse ». (4) Le bonheur démocratique local doit renouer avec la sobriété des dépenses publiques et la sérénité des débats.

LES PLAINTES DE LAURENCE SPICHER-BERNIER
CONTRE LES CONSEILLERS MUNICIPAUX

La 17e Chambre du Tribunal de grande instance
Palais de justice de Paris
© BM-Mieux Aborder L’Avenir, 2014

Le Parisien Essonne-matin : « Vous avez récemment décidé de retirer les nombreuses plaintes que vous avez engagées ces dernières années à l’encontre de vos opposants. Pourquoi ? ». Laurence SPICHER-BERNIER : « Ce serait très mal venu de gaspiller son énergie à vouloir régler des comptes aujourd’hui complètement dépassés ».

  • DÉCODAGE. Le conseil municipal de Savigny-sur-Orge est composé de 39 membres (38 + Laurence SPICHER-BERNER). Au cours de son mandat, Laurence SPICHER-BERNIER a poursuivi (pour diffamation, atteinte à sa réputation, demande de démission d’office d’élus…), devant divers tribunaux (Tribunal correctionnel, Tribunal administratif, Cour administrative d’appel, Conseil d’État), 42 % des conseillers municipaux (DLR, UMP, PS). Ceux-ci ont reçu des lettres recommandées et des convocations d’huissiers. Ils ont été parfois mis en examen. Ils ont été convoqués par les tribunaux. Ils ont dû assurer leur défense… A notre connaissance, Laurence SPICHER-BERNIER ne s’est pas désistée de toutes ses actions. D’une part, suite au pourvoi en cassation de Laurence SPICHER-BERNIER auprès du Conseil d’État contre Éric MEHLHORN, au dire de l’intéressé, l’affaire est toujours en cours… D’autre part, suite au pourvoi en cassation au Conseil d’État de Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT, quatre dossiers sont toujours pendants devant la cour administrative d’appel de Versailles. Sans oublier, les affaires des élus PS devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris non close puisque une audience a lieu le 14 février 2014. Et, pour finir, rappelons les actions menées contre des non-élus, telle celle à l’encontre du colistier PS de 2008, François DAMERVAL (Cap 21), dont l’audience est prévue le 25 mars 2014 (même chambre correctionnelle). Il convient de souligner que les frais d’avocat des actions intentées par Laurence SPICHER-BERNIER ont été réglés par le budget de la commune. Alors que les conseillers municipaux doivent faire face personnellement à leur défense. Il est trop simple pour Laurence SPICHER-BERNIER de dire qu’elle se désisté « purement et simplement ». Ses plaintes et ses actions en justice ont causé des dommages irréversibles aux intéressés. Ceux-ci sont légitiment en droit de réclamer des dommages et intérêts.

JE T’AIME MOI NON PLUS
Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) et Éric MEHLORN (UMP)

Laurence SPICHER-BERNIER. « Sur le rassemblement, je suis toujours sur l’idée d’une union avec Monsieur MEHLHORN ».

  • DÉCODAGE. Laurence SPICHER-BERNIER a reçu l’investiture de l’UDI. Éric MEHLHORN a reçu l’investiture de l’UMP. N’oublions pas qu’elle a fait voter par le conseil municipal le retrait des délégations de six adjoints au maire sur onze : Bernard MÉRIGOT (DLR), Éric MEHLHORN (UMP), Anne-Marie GÉRARD (UMP), Daniel GUETTO (UMP), Anissa FERDJIOUI (UMP), Jean-Michel ZAMPARUTTI (UMP). Tous les six continuent de siéger au conseil municipal en tant que conseillers municipaux. Nous ne reviendrons pas sur les déclarations de Laurence SPICHER-BERNIER attaquant très sévèrement Éric MEHLHORN. Elles sont publiées au Registre des délibérations du conseil municipal. Elle a demandé au Tribunal administratif la démission d’office d’Éric MEHLHORN. Et, elle l’a poursuivi à la Cour administrative d’appel. Puis, au Conseil d’État. Aurait-elle la mémoire courte ? Le rapprochement des deux listes est-il inévitable au deuxième tour ? Il faut leur souhaiter du courage ! Ce serait une véritable catastrophe s’ils remportaient les élections : les mêmes problèmes continueront à se poser, tellement les égos des deux candidats sont surdimensionnés.Enfin, nous noterons la phrase figurant dans l’article « A ce jour, seul un pacte de non-agression avant le premier tour a été convenu entre les deux candidats ». Leurs tracts respectifs publiés depuis quelques mois en sont la preuve. Comme l’écrivait GOETHE : « La haine ne se dit pas ». Elle ne s’écrit pas non plus. Alors, connivence ?

LES JOUEURS DE BASE-BALL

Laurence SPICHER-BERNIER. « Je n’ai pas changé mon fusil d’épaule. »

  • DÉCODAGE. Étonnant lapsus lorsque l’on parle de pratique sportive ! Le mot « fusil » appartient au vocabulaire des chasseurs et des soldats. La chasse, la guerre : tout l’opposé de la vie démocratique. On peut ajouter la militarisation de la politique aux neuf trahisons de la vie démocratique établies par John DEWEY : 1. l’intolérance, 2. les insultes, 3. les mauvais traitements pour des divergences d’opinion en matière de religion, 4. de politique, 5. de commerce, 6. en raison de différences de race, 7. de couleur, 8. de fortune, 9. de niveau de culture.

LE CINÉMA EXCELSIOR

Laurence SPICHER-BERNIER. « Nous sommes toujours dans l’optique de récupérer ce cinéma. »

  • DÉCODAGE. « Récupérer » est un drôle de verbe dans le présent contexte. La commune a versé pendant des années des subventions considérables à ce cinéma alors qu’il était ouvert. Et puis, il a fermé. Est-ce que de l’argent public a continué à être versé à cette entreprise privée alors qu’elle n’apportait aucune contrepartie à la commune ? Aucune réponse n’a été apportée par Madame le Maire. Dans tous les cas, les petits Saviniens, et leurs parents, ont en mémoire le fameux ticket d’entrée remis à l’occasion d’un Noël des écoles. Ces tickets auraient été achetés par la commune alors que le cinéma était en travaux… et qu’il n’a pas rouvert depuis !

LA NOTORIÉTÉ ET LA COMMUNICATION POLITIQUE
EN QUESTION

Laurence SPICHER-BERNIER. Ma candidature aux élections législatives de 2012 : « C’était surtout pour moi une campagne de notoriété, et aussi apprendre comment communiquer. »

  • DÉCODAGE. D’abord, la mesure de la notoriété. Arrêtons-nous sur ce concept bizarre en science politique, celui de « campagne de notoriété ». En 2012, Laurence SPICHER-BERNIER est candidate à l’élection législative dans la 7e circonscription de l’Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge, Viry-Châtillon). Les résultats sont les suivants :
    •  
    1. Éva SAS
    (PS/EELV) : 8 868 voix (22,34 %)
    •   2. Françoise BRIAND (UMP) : 7 263 voix (18,30 %)
    •   3. François GARCIA (DVG) : 6 396 voix (16,11 %)
    •   4. Audrey GUIBERT (FN) : 6 331 voix (15,95 %)
    •   5. Gabriel AMARD (FDG) : 4 437 voix (11,18 %)
    •   6. Laurence SPICHER-BERNIER (DVD) : 3 955 voix (9,99 %).
    (…)
    On retiendra que la « notoriété » de Laurence SPICHER-BERNIER est de 9,99 %. Sans commentaire. Une précision, au second tour, le 17 juin 2012, Éva SAS (PS-EELV) est élue avec 20 334 voix (53,90 %) contre Françoise BRIAND (UMP) et ses 17 392 voix (46,10%).Ensuite : « apprendre à communiquer ». Cette expression est empruntée au marketing politique, et non pas à la vie démocratique. Les élus n’ont pas à « apprendre à communiquer », c’est-à-dire à imposer leurs vues aux citoyens par des « manières non sincères ». C’est aux citoyens à imposer leurs vues. Les décisions imposées, qui vont du haut vers le bas, relèvent d’une politique révolue. Elles ne sont plus tolérables. Tout au contraire, les élus ont à « apprendre à pratiquer la démocratie », c’est-à-dire à partager le pouvoir avec les citoyens, les informer sur tous les dossiers publics, leur soumettre les projets collectifs, leur donner la parole, les écouter, prendre en compte leurs propositions, débattre, et enfin, rendre compte de l’exercice de leur mandat. Cela porte un nom, c’est la démocratie participative, fondée sur des pratiques contributives de tous les citoyens à la vie de la cité.

UNE DERNIÈRE CITATION POUR LA ROUTE

Le philosophe John DEWEY a écrit : « Tout obstacle à une communication libre et complète dresse des barrières qui séparent les individus en cercles et en cliques, en sectes et en factions antagonistes, et mine par le fait même le mode de vie démocratique ».

« Les lois garantissant les libertés civiles telles la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de réunion ne sont guère utiles si, dans la vie courante, la liberté de communiquer, la circulation des idées, des faits, des expériences sont étouffées par le soupçon mutuel, par l’injure, par la peur et la haine. Ces choses détruisent la condition essentielle du mode de vie démocratique avec encore plus de sûreté que la coercition pure. » (5)

RÉFÉRENCES
1. SPICHER-BERNIER Laurence,
« Municipales. La mise au point de la maire de Savigny-sur-Orge. Controversée, Laurence Spicher-Bernier (UDI) doit faire face à de multiples divisions dans sa ville. Pour la première fois, elle s’explique sur tous les dossiers qui fâchent », Le Parisien Essonne matin, 11 février 2014. Article de Cédric Saint-Denis.
2.
« Précision. Une erreur s’est malencontreusement glissée dans l’article paru dans nos colonnes vendredi intitulé : « A Savigny, maire et opposants retournent au tribunal ». Laurence Spicher-Bernier, maire (UDI) de la ville, n’a pas été condamnée, le 6 septembre 2011, à 18 mois de prison avec sursis pour escroquerie en fausse qualité de juriste et exercice illégal de la profession d’avocat mais à 8 mois avec sursis.», Le Parisien Essonne matin, 14 janvier 2014.
3. RESPUBLICA ET HARRIS INTERACTIVE,
Baromètre de la concertation et de la décision publique 2013, janvier 2013, 2e édition, 4 p. Enquête réalisée du 25 juillet au 1er août et du 8 au 15 août 2012. Présentation par Gilles-Laurent Rayssac et Marie-Catherine Bernard, avec les interventions de Jean-Daniel Lévy, Directeur du département politique et opinion à Harris Interactive, Robert Herrmann, Premier adjoint au Maire de Strasbourg en charge de la démocratie locale et Philippe Bilger, Président de l’Institut de la Parole, magistrat honoraire, Paris, Le Cloître, 24 janvier 2013.
4. RABHI Pierre,
Vers la sobriété heureuse, Actes Sud, 2010, 144 p.
5.
DEWEY John, « La démocratie créatrice. La tâche qui nous attend », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2,1997. Traduction de Sylvie Chaput.
DEWEY John,
« Creative Democracy. The Task before Us » in Later Works (1925-1953) (vol. 14), édité par Jo Ann Boydston, Southern Illinois University Press, Carbondale, 1977. Le texte original est reproduit dans l’article « Les actes qui trahissent la vie démocratique (John Dewey) », http://www.savigny-avenir.info, 31 mars 2013. http://www.savigny-avenir.fr/2013/03/31/les-actes-qui-trahissent-la-vie-democratique-john-dewey/

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

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Savigny-sur-Orge. Décodage-type d’un tract électoral (Laurence Spicher-Bernier, candidate UDI) – 1ère partie – https://savigny-avenir.fr/2014/02/04/savigny-sur-orge-decodage-type-dun-tract-electoral-laurence-spicher-bernier-candidate-udi-1ere-partie/ Tue, 04 Feb 2014 03:00:15 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=12151 Continuer la lecture ]]> OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014 (n°10)

DÉCODAGE

CONTEXTE. Il n’existe pas de campagne pour des élections municipales sans que les candidats éditent des tracts, les distribuent dans la rue et les glissent dans les boîtes à lettres des habitants de la commune. Ces tracts sont une composante essentielle de la vie démocratique locale. Ils méritent de faire l’objet d’une lecture critique.
ENJEUX.
Quels sont les mots employés dans ces tracts ? Que disent-t-ils ? Que taisent-ils ? Que révèlent les photographies ? Autant de questions essentielles sur des pratiques qui appartiennent à une discipline dont on parle peu et qui relève de la « technologie de la démocratie ». S’agit-il de pratiques d’amateurs ou de pratiques de professionnels, artisanales ou bien industrielles ? Sont-elles individualisées et sincères ou bien sont-elles collectivisées et fabriquées ?

 Laurence SPICHER-BERNIER
Candidate UDI aux élections municipales de Savigny-sur-Orge
23 et 30 mars 2014
Journal électoral, A3 recto verso, 2 p. Haut de la page 1

L’IMAGE ET LES MOTS

  • La photographie électorale est une lutte de tous les instants entre « le pas assez » et « le trop » : elle se situe dans une tension entre les deux. Ce n’est pas un compromis, mais plutôt un juste milieu, un équilibre sans cesse « rectifié » à la façon dont le funambule se sert de sa perche pour rester sur le fil. Une tension permanente qui ne doit pas apparaître, mais qui est « à l’œuvre » dans l’espace singulier de la figuration. Une photo « carrée ». Ni à l’improviste, ni trop posée. Le juste-ce-qu’il faut.
  • Le portrait. Pas de face et pas de trois-quart, alors, visage presque de face avec les épaules dans un faux trois quart. Le maquillage, ni trop, ni trop peu. Juste ce qu’il faut, pour éviter à tout prix que la peau ne brille. Le rouge à lèvres, ni trop, ni trop peu. Pas de rouge à lèvres, ferait négligé. Trop de rouge à lèvre, ferait chargé. Et puis, la coiffure. Là aussi, ni pas coiffée, ni trop coiffée. Se méfier de la laque qui « cartonne ».
  • Et les vêtements ? Un faux col roulé, ni pas montant, ni trop montant. Attention à la couleur. C’est le noir qui a été choisi. Ça va avec tout, le noir : on ne risque pas de se tromper, et puis la lumière ne prend pas sur le noir. Un peu triste, mais sobre. Et avec ça, une veste. Ni trop décontractée, ni trop habillée. Après le col roulé noir, attention à la couleur de la veste. Ça sera marron. En daim ? Peut-être en peau, c’est à voir, on ne voit pas très bien. Ou alors, de la suédine ? Col avec des pointes dépassantes, grosse piqure en fil plus clair. Style un peu « Annie du Far-West ».
  • Enfin, le fond. Important, la photo étant hyper-posée, pour arriver à cet aspect « naturel », il faut un fond naturel. Sans doute le Parc de Champagne à Savigny-sur-Orge. En tout cas, sur la droite, il y a un chemin en forme de S, il part à gauche, il revient à droite, et il repart à gauche… Un S, comme dans la première lettre du nom de la commune, Savigny-sur-Orge. Comme dans la première lettre de SPICHER-BERNIER. Comme dans la quatrième lettre de MARSAUDON. Et si c’était un signe ? Comme le chemin du Magicien d’Oz (The Wizard of Oz). On pense à la route de briques jaunes («road of yellow brick»).
    Il est évident que le portait a été réalisé en studio et a été incrusté sur le paysage en fond. On est ailleurs, dans un monde à la fois réel et « irréel ». La photographie électorale doit réaliser le périlleux exercice de l’entre deux du sens.
  • Les « mots électoraux ». Le premier slogan est « Agir pour vous ». Il sonne comme la seconde partie d’un « enthymème » dont le première partie, non dite, serait « Voter pour moi ». La formule complète serait « Voter pour moi/ Agir pour vous ». Un enthymème est un syllogisme qui repose sur des prémisses seulement probables qui peuvent rester implicites. Pour ARISTOTE, c’est une déduction « tirées de vraisemblances et d’indices » : si elles sont connues, l’auditeur les supplée. L’enthymème est un syllogisme dont on a supprimé, soit l’une des deux prémisses, soit la conclusion car la réalité de la proposition est incontestable et présente par la pensée. Il serait un syllogisme parfait dans l’esprit, mais imparfait dans l’expression, et constituant donc un « accident de langage ». C’est ainsi que le discours politique, sans le savoir, est parsemé d’accidents de langage.
  • Le second slogan est curieusement écrit. « Continuons ENSEMBLE ». Le premier mot en minuscule, le second mot en majuscule. Pourquoi ? Pour donner plus de poids à « ensemble » ? Est-ce bien utile ? Parce qu’il faut préciser que le document original du texte reproduit ci-dessus occupe toute la surface d’une feuille 21 x 29,7 cm, un A4. Les lettres de « ENSEMBLE » mesurent 1,5 cm de hauteur. Serait-ce une édition pour mal-voyants ? Alors, posons-nous la question : Peut-on ne pas voir ?

Laurence SPICHER-BERNIER
Candidate UDI aux élections municipales de Savigny-sur-Orge
23 et 30 mars 2014
Journal électoral, A3 recto verso, 2 p. Bas de la page 1

« RACONTER DE BELLES HISTOIRES POLITIQUES… »

 « La gauche va briguer vos suffrages en mars 2014 comme François Hollande en mai 2012. Elle va vous raconter de belles histoires en vous promettant des lendemains qui chantent ! Avant de faire votre choix, il vaut mieux connaître les candidats de la Gauche savinienne ». (1) Les électeurs sont ainsi prévenus, par cette annonce, du dévoilement d’une vérité. Le discours politique accomplit un tour : révéler ce qui est ignoré, contribuer à un « mieux connaître ». Ambitieux programme !

C’est par ces deux phrases que Laurence SPICHER-BERNIER introduit son tract, distribué le 2 février 2014, sept semaines avant le premier tour du 23 mars. Un texte composé de quatre parties, chacune annoncée par un titre : « Un candidat socialiste…venu d’ailleurs », « Un candidat indépendant… exclu du PS et des Verts », « Un candidat populiste du Front de gauche », « Une députée écologiste fantôme… jamais à Savigny-sur-Orge ». Le sens de l’expression « belles histoires » relève de l’antiphrase. « Belles histoires » signifie : les histoires que racontent « la gauche » ne sont pas si belles, et les lendemains promis ne chanteront pas. Il convient alors de s’interroger, en appliquant un simple procédé de réciprocité, sur l’adéquation que ces histoires entretiennent avec la vérité, et sur la crédibilité de la dénonciation des lendemains annoncés par « la droite » de la maire en place, candidate à sa réélection. Une vérité critique, une crédibilité critique.

LE THÈME DU « PATHÈME »

Nous appliquons ici la méthode esquissée précédemment, dans un article en date du 11 décembre 2013 (2). Aux deux questions « Comment analyser les textes que la politique inspire ? », et « Comment décoder le discours politique ? », nous répondons en nous référant à la théorie du « pathème » proposée par Patrick CHARAUDEAU. Pour lui « le recours aux effets pathémiques est constitutif du discours politique». (3) Le pathème désigne une entité sémantique qui appartient au domaine passionnel. Comme l’indique Denis BERTRAND, le néologisme est formé à partir de la racine pathos et du suffixe -ème, -émique. Il  désigne l’unité minimale de description d’un phénomène pertinent à l’égard des sciences du langage. C’est ainsi que l’étude pathémique du discours politique est « une dimension qui fait l’objet de la sémiotique des passions et qui est complémentaire de la dimension pragmatique et cognitive appliquées à la transformation des « états de choses » et qui constituent le ressort de la narrativité » (4). Elle concerne la modulation des états du sujet, c’est-à-dire de ses « états d’âme » politiques.

L’ESPRIT DE CONFRONTATION

Dans un article consacré à l’argumentation et à l’analyse du discours, Alicja KACPRZAK reconnait que le discours ordinaire est souvent marqué par l’émotion. Elle note que le discours politique se distingue d’une façon radicale par rapport au discours ordinaire par deux caractéristiques : l’intensité des émotions et de la fréquence des affects exprimés. Pour elle, « la politique constitue un espace où plus qu’ailleurs, l’esprit de confrontation entraîne inévitablement des émotions fortes » (5).

« Si l’argumentation en politique cherche d’une façon générale à émouvoir, un choix est fait par l’auteur politique, orateur ou écrivain, entre les émotions positives et les émotions négatives qu’il veut susciter auprès du public.

  • les systèmes basés sur les valeurs de la démocratie recourent à un langage de conciliation, réunissant les citoyens autour d’objectifs partagés. Et si l’argumentation démocratique aboutit à l’émotivité, celle-ci présente un caractère affirmatif et constructif.
  • les systèmes autoritaires et plus particulièrement totalitaires, développent un tout autre discours fondé sur la confrontation, le refus de l’autre, voire la haine. »

À suivre


RÉFÉRENCES

1. SPICHER-BERNIER Laurence, « Élections municipales des 23 et 30 mars 2014, Agir pour vous. Continuons ensemble avec Laurence Spicher-Bernier, maire UDI de Savigny-sur-Orge », tract A3 recto verso.
2. MÉRIGOT Bernard,
« Savigny-sur-Orge. Décodage type d’un tract électoral (Éric Mehlhorn, candidat UMP) », http://www.savigny-avenir.info, 11 décembre 2013. http://www.savigny-avenir.fr/2013/12/11/savigny-sur-orge-decodage-type-dun-tract-electoral-eric-mehlhorn-candidat-ump/
3. CHARAUDEAU Patrick,
« Le discours politique. Les masques du pouvoir », Vuibert, 2005, 265 p.
4. BERTRAND Denis,
Précis de sémiotique, Paris, Nathan, 2000.
5. KACPRZAK Alicja
, « Le pathos négatif en tant que trait du discours politique totalitaire », Argumentation et Analyse du Discours, 10 | 2013,10 avril 2013, http://aad.revues.org/1427

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

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Savigny-sur-Orge. Décodage type d’un tract électoral (Éric Mehlhorn, candidat UMP) https://savigny-avenir.fr/2013/12/11/savigny-sur-orge-decodage-type-dun-tract-electoral-eric-mehlhorn-candidat-ump/ Wed, 11 Dec 2013 09:28:23 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=11393 Continuer la lecture ]]> OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014 (n°9)

DÉCODAGE

CONTEXTE. Il n’existe pas de campagne pour des élections municipales sans que les candidats éditent des tracts et les distribuent dans les boîtes à lettres des habitants de la commune. Ces tracts sont une composante essentielle de la vie démocratique locale et méritent de faire l’objet d’une lecture critique. (1)
ENJEUX.
Quels sont les mots employés dans ces tracts ? Que disent-t-ils ? Que taisent-ils ? Que révèlent les photographies ? Autant de questions essentielles sur des pratiques qui appartiennent à une discipline dont on parle peu et qui relèvent des « technologies démocratiques ». Sont-elles des pratiques artisanales ou bien des pratiques industrielles? Sont-elles individualisées et sincères ou bien sont-elles collectivisées et  fabriquées ?

ANALYSER LES TEXTES
QUE LA POLITIQUE INSPIRE

« Pour s’initier à la vie politique française, il faut connaître les partis en présence, leur histoire, leurs chefs, leurs programmes. Mais il faut également chercher à découvrir une orientation politique au style des textes que la politique inspire », écrit Christian GARAUD. Il poursuit en posant une série de questions. Comment distinguer la droite de la gauche ? Comment distinguer une certaine droite ? Comment distinguer une certaine gauche ? Tous les candidats s’adressent-ils aux électeurs de la même façon ? Comment essaient-ils de les influencer ? Quel est l’emploi des pronoms personnels, les modes et les temps des verbes ? Quel rôle le passé joue-t-il dans les tracts ? Quels sont les noms propres cités ? Quels sont les mots qui commencent par une majuscule ? Quels sont les mots présents ? Quels sont les mots sont absents ? (2)

 

Le 1er tract d’Éric MEHLHORN (UMP)
Candidat à l’élection municipale des 23 et 30 mars 2014
à Savigny-sur-Orge (Essonne)
Tract distribué le 10 décembre 2013, page 1 (3)

La photographie des candidats fait partie du discours politique. Elle mérite une analyse. La photographie du 1er tract d’Éric MEHLHORN fait penser aux peintures du mouvement de l’hyperréalisme. Le terme désigne un courant artistique américain des années 1950-1970 qui se caractérise par un réalisme quasiment photographique qui s’est développé à la suite d’Edward HOPPER et du Pop Art (« photorealism » ou « superrealism » en américain). L’hyperréalisme consiste en la reproduction à l’identique d’une image en peinture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l’œuvre artistique est une peinture ou une photographie. C’est le résultat auquel nous sommes confrontés en regardant la photographie d’Éric MEHLHORN (la netteté de la trame du tissus du veston, le lissé des cheveux, la précision du dessin de la cravate, les deux lampadaires dans le lointain, et ce ciel bleu avec ces nuages blancs, cotonneux, flous…).
Voila le résultat de l’abus des logiciels de retouche : une photographie plus vraie que la réalité, une réalité trop fabriquée ! Il en est de même pour l’abus des retouches du langage : il laisse entrevoir un discours manipulé.

Le 1er tract d’Éric MEHLHORN (UMP)
Candidat à l’élection municipale des 23 et 30 mars 2014
à Savigny-sur-Orge (Essonne)
Tract distribué le 10 décembre 2013, page 2 (3)

COMMENT DÉCODER
LE DISCOURS POLITIQUE ?

Comment décoder le sens profond d’un discours politique ? Stéphanie BAUDOT répond en proposant une démarche de compréhension et d’analyse du discours politique dans un contexte électoral en fixant quatre objectifs. (4).

  • fournir des outils de lecture fiables, respectant la pensée des auteurs (ou tout du moins ce qu’ils présentent comme telle)
    Exemple : « Savinien de naissance, je connais chaque quartier, chaque rue. C’est pourquoi je suis candidat à l’élection municipale de mars prochain. Cette candidature n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’un longue réflexion autant que d’une passion profondément ancrée pour notre ville ».
    Sommes-nous dans une évidence (la naissance, fruit du hasard…) ou dans une démonstration (le résultat d’une longue réflexion…) ? Pourquoi l’argument « naturel » est-il réfuté comme étant insuffisant ? Pourquoi convoquer l’aboutissement d’une délibération personnelle ? Et pourquoi « longue » ? Sinon, pour se démarquer d’autres candidats, notamment du maire en place, Laurence SPICHER-BERNIER, candidate (UDI) qui, elle, est née à Paris. Et pourquoi cette part égale entre réflexion et passion ?
  • offrir aux lecteurs des tracts la vision la plus claire possible des intentions des candidats pour les années à venir
    Exemple : « Accueil des plus jeunes, écoles, résidences pour nos aînés, mais aussi structures sportives et associatives seront un point majeur de mon mandat ».
    L’accumulation de plusieurs « points majeurs » dilue ce qui est annoncé comme « un » point majeur.
  • nommer les vrais acteurs mis en scène dans le discours politique
    Exemple : C’est pour cela que dès 2010, avec plusieurs élus, j’ai pris volontairement mes distances avec la majorité municipales à laquelle j’appartenais et me suis opposé aux hausses d’impôts ainsi qu’aux nombreux emprunts qui pèsent trop lourdement sur chacun d’ente nous ».
    On a l’impression de se trouver dans un monde innommé. Serait-il innommable, en application d’un interdit de citation ? Pourquoi le nom de l’actuelle maire, Laurence SPICHER-BERNIER (UDI), n’est-il pas cité par Éric MEHLHORN (UMP) ?
  • dire enfin quels sont leurs rôles, et quels sont les bénéficiaires du discours politique
    Exemple. « Pour mener à bien mes projets, je serai entouré d’une équipe de large rassemblement, forte de tous les quartiers, de toutes les générations, de toutes les couches sociales, de tous les talents ».
    Pourquoi « mes projets » ? Il ne s’agirait donc pas des projets des électeurs, mais de ceux du candidat. Le rôle de l’ « équipe de large rassemblement » serait là non pas pour élaborer un projet, mais uniquement « pour soutenir ». Nous ne sommes pas dans une dynamique de démocratie participative, mais dans la réaffirmation de la démocratie élective la plus classique, celle dans laquelle les projets vont du haut (l’élu, à savoir le maire, seul) vers le bas (l’électeur), sans passer par les autres élus (adjoints au maire, conseillers municipaux). Une démocratie élective sectorisée, puisqu’une quadruple parité est annoncée (quartiers, générations, couches sociales, talents).

LE « NOUS » N’EXISTE PAS
SEUL LE « JE » EXISTE

La candidature à l’élection municipale de Savigny-sur-Orge n’est pas une candidature individuelle mais une candidature collective de 39 personnes qui constituent une liste. On pourrait s’attendre à ce que la liste de l’UMP qui s’intitule « Le bon sens pour Savigny » tienne un discours politique dans lequel dominerait le « nous ». D’autant plus que la tête de liste écrit « Je serai entouré d’une équipe ». On constate que le « nous » n’existe pas. C’est le « je » d’Éric MEHLHORN, tête de liste, qui est omniprésent : en 35 lignes de texte, on compte 15 fois « je », soit une fois toutes les deux lignes.

  • J’agis avec conviction, dynamisme et détermination
  • Je connais chaque quartier, chaque rue
  • Je suis candidat à l’élection
  • Je suis candidat (si)
  • J’ai pour ambition
  • J’ai pris volontairement mes distances avec la majorité municipale
  • J’appartenais (à la majorité municipale)
  • Je me suis opposé à la majorité municipale
  • Je m’engage à faire de Savigny-sur-Orge une ville agréable
  • Je souhaite faire de la proximité une réalité
  • J’oeuvrerai aussi à redonner à Savigny-sur-Orge
  • Je m’engage enfin tout naturellement à être un élu exemplaire, tant dans le comportement que dans l’éthique, dans le respect de la démocratie
  • Je serai maire
  • Je serai entouré d’une équipe
  • Je mettrai toute mon énergie et mon expérience

MOI

Cette focalisation sur une seule personne, manifestée par la disparition du « nous » au profit du « je », se trouve confirmée par la signature. Ce n’est pas un « nous », collectif de 39 candidats, qui signent le tract. Ce n’est pas « moi pour nous ». C’est Éric MEHLHORN seul qui signe, et qui signe « Pour vous et avec vous ». La question politique qui se pose est de savoir si le pouvoir local peut échapper à la personnalisation grandissante pour s’engager dans un partage collectif.

LA FABRICATION DU DISCOURS POLITIQUE

Philippe GUIHENEUC remarquait que les « flyers » des candidats aux élections relevaient du marketing politique : pour avoir la certitude de gagner des voix, il faut respecter des règles de présentation. Il notait que la composition du texte « ressemble comme deux gouttes d’eau à la transposition sur le papier du déroulement d’une allocution dans une réunion politique : 1. Je me présente à la tribune (voilà ma photo), 2. Je présente mes arguments, 3. Je conclus comme je peux, 4. J’espère que les électeurs liront comme ils m’auraient écouté » (5). Coupez. Fin de séquence.

La publication d’un tract, pour symptomatique qu’elle soit, n’est pas en soit complétement significative. Elle s’inscrit dans une temporalité qui comprend les tracts déjà publiés par les autres candidats ainsi que les tracts à venir. Mêmes si les candidats s’en défendent, tous se précipitent sur la production de leurs adversaires. Ils se lisent entre eux, ils se répondent les uns les autres. Dans le cas présent, qui est celui d’un tract d’annonce de candidature, le problème est de savoir s’il ne contient pas déjà, en filigrane, les tracts suivants. Comme s’il y avait un « ADN politique » qui détermine les caractéristiques de cellules qui n’existent pas encore. Autrement dit : la prédictivité politique existe-t-elle ?

Dans le cas présent, lorsqu’on lit le tract signé par Éric MEHLHORN, on ne retrouve ni le conseiller général, ni l’ancien adjoint au maire, ni l’actuel conseiller municipal tel qu’on l’entend parler lors des séances du conseil général, du conseil municipal, des réunions. Il suffit de lire les comptes rendus des débats figurant au Registre des délibérations, notamment depuis 2008. On a l’impression qu’une autre voix parle, que quelqu’un d’autre est l’auteur de ce texte.

Les mots employés sont en nombre limité. Ils ont tous un « environnement » prédéterminé par le marketing électoral. A chaque mot : un adjectif, une expression… qui sont autant d’automatismes du langage politique. Ainsi, le mot « dépenses » ne peut pas être prononcé sans lui associer automatiquement « maîtrisées », « cadre de vie » avec « agréable », « homme » avec « de terrain », constituant un dictionnaire des idées reçues politiques. Nous relevons ici ce qui pour nous constitue une matrice (6). Un candidat peut-il s’en affranchir ? Peut-il s’adapter au débat ? Peut-il infléchir son discours ? Introduire de nouveaux mots ? Le « nous » remplacera-t-il le « je » ? Ou bien impose-t-il, quoi qu’il advienne, un modèle extérieur préexistant qu’il s’est approprié ? Autant de questions que les prochaines productions discursives nous révèleront.

LA MATRICE
DU DISCOURS POLITIQUE D’ÉRIC MEHLHORN

Accueil (des plus jeunes, point majeur de mon mandat)
Âges de la vie (cadre de vie agréable à tous les)
Ambition (j’ai pour ambition de redonner à la ville…)
Apaisée (faire de Savigny-sur-Orge une ville)
Atouts (nombreux)
Attentes (toujours mieux répondre à vos)
Avenir (de notre ville)
Avenir (mieux s’organiser pour l’)
Avenir (rendez-vous pour l’)
Cadre de vie (agréable)
Comportement (je m’engage à être un élu exemplaire dans mon)
Concertation (mener dans la concertation le mandat que vous m’aurez confié)
Confiance (si vous m’accordez votre)
Conviction (avec)
Couches sociales (une équipe de toutes les)
Décisions (peser sur toutes les décisions prises par la CALPE)
Démocratie (respect de la)
Démographie (en hausse constante)
Dépenses (maîtrisées)
Détermination (avec)
Dynamisme (avec)
Distances (j’ai pris mes)
Écoles (point majeur de mon mandat)
Écoute (être à votre)
Écoute (je serai à votre)
Élection (une élection n’est pas une exclusion)
Élu exemplaire (je m’engage à être un élu exemplaire)
Emprunts (nombreux, qui pèsent trop lourdement)
Énergie (je mettrai toute mon)
Équipe (je serai entouré d’une)
Éthique (je m’engage à être un élu exemplaire dans mon)
Exclusion (une élection n’est pas une exclusion)
Exclusivité (je serai le maire de tous sans)
Expérience (je mettrai toute mon)
Générations (une équipe forte de toute les)
Hasard (ma candidature n’est pas le fruit du)
Hausses des impôts (je me suis opposé aux)
Idées (ceux qui ne partagent pas nos)
Léser (ne jamais léser les Saviniennes et les Saviniens)
Majorité municipale (j’ai pris mes distances avec la)
Mal (notre ville va)
Naissance (Savinien de)
Passion (profondément ancrée pour notre ville)
Place (il y aura toujours la place de s’exprimer)
Place (redonner à Savigny-sur-Orge la)
Point (majeur de mon mandat)
Posture (politicienne)
Privilège (je serai le maire de tous sans)
Projets (pour mener à bien mes projets)
Proximité (faire de la proximité une réalité quotidienne)
Qualités des services (préservés)
Quartier (je connais chaque)
Quartiers (une équipe forte de tous les)
Rassemblement (une équipe de large)
Réflexion (ma candidature est le résultat d’une longue)
Rendez-vous (capital)
Résidences (pour nos aînés, point majeur de mon mandat)
Respect (de chacun)
Responsabilité (candidature de)
Rue (je connais chaque)
Sens (le bon)
Simplicité (en toute)
Situation financière saine (redonner à notre ville une)
Situation fiscale saine (redonner à notre ville une)
Structures associatives (point majeur de mon mandat)
Structures sportives (point majeur de mon mandat)
Talents (une équipe de tous les)
Terrain (homme de)
Vie politique (locale)
Vous (avec)
Vous (pour)

LES ARGUMENTS FALACIEUX

« La construction socialisée des discours passe par des coopérations incessantes, plus ou moins harmonieusement négociées par les sujets en interaction, pris dans la praxis sociale. Mais il arrive aussi qu’il y ait des ratés, des déficits, dans la mesure où les re-présentations des événements, ou encore l’organisation des débats reposent sur des comportements discursifs, des choix de topics, d’argumentaires ou d’arguments plus ou moins fallacieux, entrainant des relations biaisées aux interlocuteurs, au monde, au langage.
Ce sont ces dysfonctionnements qu’il me semble intéressant de mettre au jour, en alliant description linguistique et critique éthique, non pas pour substituer une vérité partielle ou un dogme à un autre, mais pour participer à des approches plus respectueuses de la complexité des choses et des êtres et plus attentives aux formats de discussion et de coopération. »
RABATEL Alain,
« L’engagement du chercheur, entre « éthique d’objectivité » et « éthique de subjectivité », Argumentation et Analyse du Discours, 11/2013, http://aad.revues.org/1526

CONFRONTATION, REFUS DE L’AUTRE, HAINE

« Chaque mouvement politique, quelle que soit son orientation, dans sa quête du pouvoir ou dans le désir de le conserver, recourt à différentes stratégies, matérielles ou symboliques, qui trouvent leur expression langagière.
Comme le constate Patrick Charaudeau,
« Le recours aux effets pathémiques (7) est constitutif du discours politique», ce qui indique l’une des caractéristiques majeure de ce type de discours. Il est indéniable que le discours ordinaire est souvent marqué par l’émotion.
Le discours politique se distingue du discours ordinaire par l’intensité des émotions et de la fréquence des affects exprimés. La politique constitue un espace où, plus qu’ailleurs, l’esprit de confrontation, entraîne inévitablement des émotions fortes, dont le propre est, en plus, d’être exprimées. Cependant, si l’argumentation en politique cherche d’habitude à émouvoir, le choix est fait entre les émotions positives et négatives à susciter auprès du public.
Les systèmes basés sur les valeurs de la démocratie recourent à un langage de conciliation, censé réunir les citoyens autour d’objectifs partagés. Si l’argumentation démocratique aboutit à l’émotivité, celle-ci présente un caractère affirmatif et constructif. Il n’en est pas de même pour les systèmes autoritaires, et plus particulièrement totalitaires, qui, indépendamment de leurs origines, semblent développer un tout autre discours, fondé sur la confrontation, le refus de l’autre, voire la haine. »

KACPRZAK Alicja
, « Le pathos négatif en tant que trait du discours politique totalitaire », Argumentation et analyse du discours, 10 | 2013,10 avril 2013, http://aad.revues.org/1427

DOCUMENT

« Chère Savinienne, cher Savinien,
Les élections municipales seront un rendez-vous capital pour l’avenir de notre ville.
Depuis 1995, date de mon implication dans la vie politique locale, j’agis avec conviction, dynamisme et détermination, pour vous, dans le respect de chacun.
Savinien de naissance, je connais chaque quartier, chaque rue. C’est pourquoi je suis candidat à l’élection municipale de mars prochain. Cette candidature n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une longue réflexion autant que d’une passion profondément ancrée pour notre ville. C’est une candidature de responsabilité pour Savigny-sur-Orge car aujourd’hui, malgré ses nombreux atouts, notre ville va mal.
Si je suis candidat aujourd’hui, c’est parce que j’ai pour ambition de redonner à notre ville une situation fiscale et financière saine, avec des dépenses maîtrisées tout en préservant la qualité des services proposés. C’est pour cela que dès 2010, avec plusieurs élus, j’ai pris volontairement mes distances avec la majorité municipale à laquelle j’appartenais et me suis opposé aux hausses d’impôts ainsi qu’aux nombreux emprunts qui pèsent trop lourdement sur chacun d’entre nous.
Pour Savigny-sur-Orge, il s’agit aussi de mieux s’organiser pour l’avenir. Avec près de 40 000 habitants, la démographie, en hausse constante, doit être anticipée pour garantir à chacun un cadre de vie agréable, à tous les âges de la vie. Accueil des plus jeunes, écoles, résidences pour nos ainés mais aussi structures sportives et associatives seront un point majeur de mon mandat.
Je m’engage à faire de Savigny-sur-Orge une ville agréable à vivre, apaisée, sécurisée, saine financièrement et indépendante.
Je souhaite faire de la proximité une réalité quotidienne et non une posture politicienne. Homme de terrain, je suis et serai à votre écoute, en toute simplicité, afin de toujours mieux répondre à vos attentes.
J’oeuvrerai aussi à redonner à Savigny-sur-Orge la place qui aurait dû être la sienne au sein de la Communauté d’agglomération « Les Portes de l’Essonne », intégrée en janvier 2013, afin de peser sur toutes les décisions prises et ainsi veiller à ne jamais léser les Saviniennes et les Saviniens.
Je m’engage enfin tout naturellement à être un élu exemplaire, tant dans le comportement que dans l’éthique, dans le respect de la démocratie. Parce qu’une élection n’est pas l’exclusion de ceux qui ne partagent pas nos idées, chacun aura toujours la place de s’exprimer.
Si vous m’accordez votre confiance en mars prochain, je serai le Maire de tous, sans exclusivité ni privilège.
Pour mener à bien mes projets, je serai entouré d’une équipe de large rassemblement, forte de tous les quartiers, de toutes les générations, de toutes les couches sociales, de tous les talents. Une équipe regroupant des membres de l’UMP, du MoDem, de Debout la République ainsi que des non-inscrits.
Je mettrai toute mon énergie et mon expérience pour être à votre écoute et mener dans la concertation le mandat que vous m’aurez confié.
Avec l’équipe du « Bon Sens », nous vous donnons dès à présent rendez-vous pour l’avenir.
Je souhaite faire de la proximité une réalité quotidienne et non une posture politicienne. Homme de terrain, je suis et serai à votre écoute, en toute simplicité, afin de toujours mieux répondre à vos attentes.
Pour vous et avec vous,
Eric MEHLHORN »

RÉFÉRENCES

1. Un tract, un prospectus, ou encore un flyer, est un texte ou une publicité imprimée sur un support en papier qui est distribué de la main à la main dans les espaces publics, sur les trottoirs, déposé dans les boîtes à lettres. Ceux qui les distribuent sont employés à cette tâche ou bien agissent par militantisme pour diffuser des idées, promouvoir un produit, annoncer un événement artistique, culturel, politique…
2. GARAUD Christian,
« Lecture de deux tracts électoraux », The French Review, Vol. 57, n°3, February 1984, American Association of Teachers of French, p.336-343.
Christian GARAUD pose plusieurs questions : 1. Les candidats s’adressent-ils aux électeurs de la même façon ? Comment essaient-ils de les influencer ? Quel est l’emploi des pronoms personnels, les modes et les temps des verbes ? 2. Quels rôles jouent le passé et le patriotisme dans ces tracts ? Quels sont les dates ? Quels sont les noms propres ? Quels mots commencent par une majuscule ? Quels sont les mots répétés ? Quels mots sont présents ? Quels mots sont absents ?
3. MEHLHORN Éric
, « Éric Mehlhorn, élections municipales 23 et 30 mars 2014, UMP Le Bon sens à Savigny », A4 recto verso, 2 p. Distribué dans les boîtes à lettres de la commune de Savigny-sur-Orge le 9 décembre 2013.
Sur l’hyperréalisme, voir :
MÉRIGOT,
«La représentation hyperréaliste remet en question l’objet et le réel», http://savigny-avenir.info, 13 décembre 1972. La peinture hyperréaliste a marqué les années 1970. L’interrogation qu’elle a amené sur l’objet de la représentation artistique a déplacé le rapport au réel, comme l’ont montré Jacques LACAN et Serge LECLAIRE dans le cadre de l’expérience psychanalytique. Elle perdure … http://www.savigny-avenir.fr/1972/12/13/la-representation-hyperrealiste-remet-en-question-lojet-et-le-reel-bernard-merigot/
4. BAUDOT Stéphanie, DETOBER Perrine et NIZET Jean,
« L’analyse structurale pour décoder les discours politiques », Esperluette, n°51, janvier-février-mars 2007.
PIRET A., NIZET J. et BOURGEOIS E.,
L’analyse structurale, une méthode d’analyse de contenu pour les sciences humaines, De Boeck université, 1996.
GREIMAS A.J.,
Du sens, Paris, Seuil, 1970
PALMAS J.,
Le modèle actantiel. Méthode d’analyse du politique, Liège, Études et recherche, n°48, 1990.
5. GUIHENEUNC Philippe,
« Marketing politique. Flyers des candidats », http://www.marketing.digischool.fr, 19 avri 2012.
6. Matrice (du latin matrix, matricis), élément qui fournit un appui ou une structure qui sert à entourer, à reproduire ou a construire.
7. Pathéme, Pathémique.
Le « pathème » est une unité sémantique du domaine passionnel. L’étude pathémique du discours concerne la modulation des états du sujet, ses « états d’âme ». Cette dimension fait l’objet de la sémiotique des passions. Elle est complémentaire des dimensions pragmatique et cognitive qui concernent la transformation des «états de choses» constituant le ressort de la narrativité. Le néologisme est formé à partir de la racine pathos et du suffixe -ème,-émique. Ce suffixe, que l’on trouve en linguistique dans « phonème », « sème »,  « sémème »… (et par extension en anthropologie dans « mythème »), désigne l’unité minimale de description d’un phénomène dans le champ de pertinence des sciences du langage. (BERTRAND Denis, Précis de sémiotique, Paris, Nathan, 2000).

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2013

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