L’ambition de la 9e édition de la Global Conférence des Ateliers de la Terre est de fournir les clés de compréhension pour repenser le « vivre-ensemble ». A cette occasion, des « planetworkers » viendront échanger et proposer leurs solutions sur différents enjeux majeurs permettant d’imaginer un nouveau projet de société autour de trois questions : Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? Quelle économie pour refonder la société (nouveaux modèles, nouvelles solidarités…) ? Quels choix et quelles actions ? (Synthèses des travaux et recommandations).
Global Conférence est un laboratoire qui regroupe un ensemble de parties-prenantes impliquées dans l’élaboration d’un nouveau modèle de développement. Elle est fondée sur un dialogue entre des acteurs d’horizons divers, mais aussi sur le partage de bonnes pratiques et la valorisation de solutions concrètes et innovantes, constituant un lieu d’échanges et de savoirs.
LA FIN D’UN MODE DE DÉVELOPPEMENT
OU LA FIN D’UN MONDE ?
Partout dans le monde un certain nombre de mouvements sociaux, de tendances politiques, géopolitiques et économiques, laissent présager de la fin d’un mode de développement et de la remise en question d’un mode de vie et de consommation devenus insoutenables.
ACCEPTABLE OU PAS ACCEPTABLE ?
Dans le même temps, de nouveaux projets de société émergent aux quatre coins du globe, redéfinissant le rapport entre l’homme et la nature, inventant de nouveaux modèles économiques et imaginant un nouvel ordre social basé sur de nouvelles valeurs. Comment la société peut-elle se positionner sur ce qu’elle est prête à accepter et ne pas accepter ? Comment définir ensemble un nouveau projet de société plus respectueux de l’homme et de l’environnement, sans pour autant faire table rase du passé ?
Choisir ce qui est acceptable ou non est essentiel pour avancer. Mais ce n’est qu’un point de départ. On crée un projet de société en proposant des idées, des valeurs, des concepts, des principes et en définissant un idéal à atteindre. Il faut donc dans un premier temps identifier ce que l’on ne veut pas, pour ensuite élaborer un idéal commun, qui comporte bien sur une dimension utopique, synonyme d’espoir, de rêve et d’enchantement. Sans une part d’utopie, on ne peut trouver la force et les convictions nécessaires à la création d’un nouveau modèle sociétal.
DÉNONCER OU PROPOSER ?
En s’arrêtant à la première étape, nous n’arrivons qu’au milieu du chemin. Il est d’ailleurs bien plus facile de dénoncer et de stigmatiser, que de proposer, d’innover et de créer. Pour imaginer un renouveau du vivre-ensemble, nous ne pouvons nous contenter d’être juge de l’histoire, mais devons aussi devenir les bâtisseurs d’un futur meilleur. Là est le temps du choix.
Le programme comprend trois séances plénières et dix séances de « focus ».
D’autres formats de discussion ont lieu comme : « Best Practice Corners », Faces-à-Faces, « Garden Talks », Témoignages, « Business Innovation Place » …
Mercredi 4 juin 2014
Séance plénière 1. « Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? »
La multiplication des crises que nous traversons actuellement, économique, financière, sociale, environnementale et politique, se traduit également par une crise des valeurs qui avaient fondé nos sociétés. Celles-ci connaissent des transformations importantes, certaines d’entre-elles étant même profondément remises en question. Un nouveau projet de société nécessite d’identifier, de promouvoir ou de réhabiliter certaines valeurs partagées qui fonderont le nouveau contrat social. Quelles sont donc ces valeurs que nous devrons placer au cœur d’un nouvel idéal commun ?
Focus 1. « L’économie collaborative supplée-t-elle l’économie traditionnelle ou la transforme-t-elle ? »
L’économie collaborative, nouveau modèle économique dans lequel l’usage prédomine sur la propriété, permet aux consommateurs de louer, vendre, échanger, ou donner des biens directement à d’autres consommateurs. En pleine croissance depuis quelques années, ce nouveau pan de l’économie doit son explosion à l’essor d’Internet et des places de marchés « peer-to-peer », mais aussi au développement des systèmes de réputation numérique. Covoiturage, « crowdfunding » et « couchsurfing », ne sont que les exemples les plus célèbres de ces nouvelles pratiques. Incarnée par le succès rapide de certaines entreprises pionnières, l’économie collaborative est aujourd’hui un véritable mouvement de fond qui transforme peu à peu nos modes de consommation. Alors l’économie collaborative remet-elle vraiment en question l’économie traditionnelle ? Risque-t-elle un jour de la faire disparaître ?
Focus 2. « Les entreprises détiennent-elles la clé des négociations climatiques internationales ? »
Malgré les différents sommets internationaux, aucun traité contraignant n’existe à ce jour pour forcer les États à s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré quelques légères avancées, le plus dur reste à faire pour obtenir un accord global et engageant pour la première fois tous les États du Monde. Ces négociations internationales, s’inscrivant dans le cadre du Protocole de Kyoto, ne concernent que les États souverains, excluant de facto des négociations d’autres types d’acteurs issus de la société civile. Est-ce à dire que ces autres acteurs n’ont pas voie au chapitre et qu’ils n’ont aucun pouvoir d’influence sur les gouvernements des pays dont ils sont issus ? Quel est le véritable rôle des multinationales dans les négociations climatiques internationales ? Ont-elles le pouvoir de bloquer ou de débloquer ces négociations ? Comment faire des entreprises un atout pour la réussite des négociations ?
Focus 3. « Quelles nouvelles politiques de l’eau choisir ? »
La politique de l’eau doit permettre de répondre à un certain nombre d’enjeux autour de cette ressource vitale : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, la prévention des risques, la préservation de la ressource et des milieux aquatiques, la prévention des pollutions et le développement des activités liées à l’eau (industrie, agriculture, transport, loisirs…). Mais pour mettre en place une gestion de l’eau efficace, aussi bien au niveau de la ressource que du service, dans un contexte marqué par les préoccupations sanitaires croissantes des populations, il est essentiel d’élaborer une gouvernance adaptée aux particularités de chaque situation, en y impliquant à la fois les autorités locales, les opérateurs et les usagers. Alors comment répartir les responsabilités entre ces différentes parties-prenantes et comment définir les rôles de chacun ?
Focus 4. « Peut-on imaginer un nouveau projet de société sans repenser le rôle de l’éducation ? »
L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission des valeurs communes et la formation des citoyens. En plus de compter parmi les premières instances de socialisation après la famille, l’école et le monde de l’enseignement contribuent à structurer l’esprit critique des citoyens et doivent leur apporter les connaissances qui leur permettront de comprendre leur monde, pour mieux s’y intégrer et le faire évoluer. Vecteurs incontournables pour faire émerger un nouveau projet de société et renouveler le vivre-ensemble, le système éducatif comme les contenus pédagogiques ne sont cependant pas adaptés aux enjeux de notre temps et ne donnent plus les clés permettant d’imaginer un nouveau modèle sociétal. Repenser le rôle de l’éducation et la replacer au cœur du nouveau contrat social devient donc indispensable. Dans quelle direction faut-il faire évoluer les programmes et les systèmes éducatifs des différents pays et quelle place donner à l’éducation dans l’élaboration d’une nouvelle société ?
Jeudi 5 juin 2014
Focus 5. « Jusqu’où la parole citoyenne a-t-elle un impact à l’heure du glocal ? »
À l’heure où la mondialisation transforme notre relation à l’espace, et où internet et les réseaux sociaux sont devenus des vecteurs de communication instantanée et planétaire, on voit peu à peu émerger de nouvelles formes de mobilisations citoyennes. Que l’on pense aux diverses campagnes de pétitions numériques ou encore aux actions de groupe, on constate un renouveau de la parole citoyenne, aussi bien au niveau local que global.
Mais ces nouvelles formes de mobilisation citoyennes ont-elles réellement un impact lorsqu’il s’agit de faire évoluer différentes politiques et leur mise en œuvre ? La parole citoyenne est-elle véritablement un facteur de changement ? Comment l’expression de la société civile peut-elle être à l’origine d’un nouveau projet de société ?
Focus 6. « Nucléaire et gaz de schiste : quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter ? »
Trois ans après la catastrophe qui a frappé le Japon, la situation n’est pas encore rétablie dans la centrale de Fukushima, rappelant avec force les risques de long terme liés à un accident nucléaire. Malgré l’ambition de certains gouvernement de mettre en œuvre une transition énergétique pour favoriser une sortie progressive du nucléaire et diminuer notre recours aux énergies fossiles, les choses n’avancent que très lentement. Dans le même temps, la révolution des hydrocarbures de schiste pousse certains États à s’intéresser à cette ressource fossile, dont les techniques d’extraction sont fortement contestées et dont les coûts ne sont pas totalement maîtrisés. Inventer un nouveau projet de société implique de repenser notre rapport aux ressources naturelles et de transformer nos modèles d’approvisionnement et de consommation énergétiques. Le risque zéro n’existant pas, quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter dans l’élaboration de ces nouveaux modèles énergétiques ?
Focus 7. « Comment mettre en place une politique d’économie circulaire réaliste et efficace ? »
L’économie circulaire, démarche économique promouvant un système industriel sobre en carbone, en énergie et en ressources naturelles basé sur l’éco-conception et le recyclage, est aujourd’hui présentée comme une solution concrète en réponse à certains défis du développement durable. Si de plus en plus d’acteurs se réclament de ce modèle, on peut néanmoins se demander s’il est possible de mettre en place une véritable politique industrielle axée sur les principes de l’économie circulaire. Comment mettre en place une dynamique d’économie circulaire efficace ? A quelle échelle peut-on mettre en place une politique réaliste d’économie circulaire ? Quels sont les leviers pour faire de ce modèle une réalité sur nos territoires ?
Focus Spécial. « Économie Numérique dans les pays émergents : accélérateur de croissance et/ou de la fracture numérique sud/nord ? »
L’économie numérique est en plein essor dans les pays émergents et ouvre une voie nouvelle pour la croissance et l’entrepreneuriat dans ces pays. Les secteurs dans lesquels internet aura un impact décisif sont les services financiers (paiement mobile), l’éducation (e-learning, e-training, Open University, MOOC…), la santé, le commerce et l’agriculture. Cet essor de l’économie numérique va modifier rapidement et profondément les sociétés des pays émergents. S’appuyant sur les NTIC, une nouvelle économie est donc en train de se construire, tirée par les besoins sociaux et les contraintes environnementales, génératrices d’opportunités pour le développement massif de services, mais aussi d’inégalités en termes d’accès et de maitrise des outils. Alors comment faire pour que cet essor de l’économie numérique profite à tous ? Cette émergence de l’économie numérique peut-elle être génératrice d’une croissance durable tout en permettant de réduire la fracture numérique sud-nord ?
Focus 8. « Mettre fin au gaspillage alimentaire permettra-t-il de nourrir le monde ? »
Chaque année, plus d’1,3 milliards de tonnes de nourriture sont gaspillés dans le monde, soit près d’un tiers de la production globale de denrées alimentaires dédiées à la consommation. Si ce phénomène touche indéniablement les pays développés (standardisation des produits, dépassement des dates de péremption, non-utilisation de la totalité des aliments), il touche également des pays émergents ou en voie de développement, dans lesquels le problème de la faim et de la sécurité alimentaire n’est pas encore réglé. Dans ces cas, il s’agit bien souvent d’un manque d’infrastructures (systèmes de refroidissement et/ou de conditionnement), empêchant la rencontre entre l’offre et la demande. Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs se mobilisent pour lutter contre le gaspillage alimentaire, à la fois pour s’éloigner d’un modèle intensif de production agricole, mais aussi pour permettre aux plus démunis d’accéder à l’alimentation. Alors mettre fin au gaspillage alimentaire pourra-t-il permettre de nourrir tous les habitants de notre planète ? Où alors la lutte contre le gaspillage doit-elle être couplée avec une nouvelle révolution agricole.
Focus 9. « La place de la science dans la société : que signifie le progrès aujourd’hui ? »
Depuis l’avènement de la Révolution industrielle, nos sociétés ont placé tous leurs espoirs dans la science comme facteur de développement économique, social et humain. Les progrès réalisés depuis cette époque ont permis une incroyable amélioration des conditions de vie de la population. Cela a également permis l’essor de la société de consommation et a considérablement transformé les modes vie, contribuant ainsi à sacraliser le progrès scientifique. Mais aujourd’hui, un certain nombre d’innovations scientifiques et technologiques sont questionnées. C’est le cas pour les OGM, les nanotechnologies, les ondes téléphoniques ou encore certaines substances chimiques largement utilisées dans l’industrie. Dans une période marquée par l’incertitude liée à certaines innovations, la science est-elle perçue comme une menace ou comme un facteur de progrès pour le développement durable de nos sociétés ?
Séance Plénière 2. « Quelle économie pour refonder la société ? Nouveaux modèles économiques et nouvelles solidarités. »
La crise que nous traversons questionne la croissance qui avait été érigée en modèle de développement depuis l’avènement de la Révolution Industrielle. La crise économique, devenue sociale et environnementale, devient aussi une crise de sens et de valeurs. Pour refonder la société et élaborer un nouveau modèle de vivre-ensemble, il est impératif de repenser la place de l’économie et donc de l’homme dans la société. De nouveaux modèles économiques connaissent aujourd’hui un essor remarquable et ont le potentiel pour transformer durablement notre relation à l’économie, en sacralisant de nouvelles valeurs de partage, de solidarité et de responsabilité. Ces nouveaux modèles participant à l’émergence d’une nouvelle économie peuvent-ils nous aider à refonder la société ?
Clôture. Séance Plénière 3. « Du choix aux actions » : Synthèse des travaux et recommandations.
RÉFÉRENCES
FORUM INTERNATIONAL POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE, « Des idées neuves pour un nouveau monde », Global Conférence 2014 placée sous le haut patronage de Monsieur François HOLLANDE, Président de la République, Fontevraud, 4-5 juin 2014. http://www.planetworkshops.org/fr/index.html?utm_source=cdurable.info
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°94, lundi 2 juin 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014
J – 21 jours ! Les grandes étapes du parcours des candidats et des listes pour les élections municipales sont connues : déclaration de candidature, journal de campagne, tract, programme électoral, dépôt de la liste à la sous-préfecture, réunion, profession de foi adressée aux électeurs, sans oublier mails, sites Internet, Facebook, Twitter… Le premier tour a lieu le dimanche 23 mars. Où en sont les listes de l’accomplissement de cet itinéraire à la date du samedi 1er mars, trois semaines avant (J – 21 jours) ?
LISTES DÉPOSÉES A LA SOUS-PRÉFECTURE DE PALAISEAU
à la date du 28/03/2014
Élections municipales de Savigny-sur-Orge (1)
Pour la première fois en 2014, il y a deux listes à la suite :
L’ÉTONNANT RYTHME DE LA CAMPAGNE
Il est à noter que seule Laurence SPICHER-BERNIER, maire sortante, a publié une brochure-bilan de 12 pages. On doit s’interroger sur la surprenante lenteur des candidats. Ainsi, à ce jour, aucune n’a liste n’a encore publié son programme pour le prochain mandat (2014-2020). C’est comme si tout le monde attendait tout le monde, la règle semblant être : le plus tard possible. Avec les surprises que réserve souvent la politique des flux tendus et du «juste-à-temps».
RÉFÉRENCES
1. Le présent article est rédigé avec les informations dont nous disposons. Merci par avance à ceux qui nous feront part de leurs observations. Il est évident que seuls les récépissés de dépôt font foi.
Articles en ligne concernant les élections municipales de 2014
en ligne sur le présent site http ://www.savigny-avenir.info
DOCUMENT du 3 mars 2014
COMMENTAIRE du 3 mars 2014
Éric MEHLHORN, tête de la liste « Le bon sens pour Savigny » a complété la page de son site :
Les neuf premiers candidats de la liste des conseillers municipaux sont, par ordre, les suivants : 1. Éric MEHLHORN, 2. Nadège ACHTERGAELE, 3. Jacques PATAUT, 4. Anne-Marie GERARD, 5. Daniel GUETTO, 6. Réjane MALGUY, 7. Christophe GUILPAIN, 8. Joëlle EUGENE, 9. Sébastien BENETEAU…
RÉFÉRENCES
MEHLHORN Éric, « Une équipe d’avenir, compétente, sérieuse et humaniste », http://www. bonsens2014.wordpress.com, 3 mars 2014. http://bonsens2014.wordpress.com/le-bon-sens/
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°81, lundi 3 mars 2014
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ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
DÉCODAGE
CONTEXTE. Comment appréhender les caractéristiques des productions participatives d’information sur Internet ?
ENJEUX. Dans quelle mesure constituent-elles des expressions citoyennes ? Quel rôle remplissent-elles dans les pratiques démocratiques ?
LA PRODUCTION PARTICIPATIVE
D’INFORMATION SUR INTERNET (PPII)
La production participative d’information sur Internet est un « phénomène sociotechnique » qui a donné lieu à de nombreux travaux ces dernières années. La pluralité des dynamiques et des pratiques qui traversent ce phénomène ont amené les chercheurs à l’envisager selon des perspectives variées, depuis les réflexions sur le « journalisme participatif ou citoyen » (Aubert, 2009 ; Canu et Datchary, 2010), la « communication de masse individuelle » (Castells, 2009) ou les « mobilisations informationnelles » (Cardon et Granjon, 2010).
Julie DENOUËL propose une étude dont l’objectif est d’aborder la production participative d’information à partir des expressions citoyennes en tant qu’elles sont le fait d’individus qui revendiquent leur position de citoyen. Ceux-ci se situent par rapport à un éloignement de la sphère journalistique traditionnelle et par la mise en visibilité de points de vue spécifiques et autonomes au sein d’espaces numériques propres (sites, blogs, réseaux socio-numériques…).
QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES
DES EXPRESSIONS CITOYENNES ?
Les expressions citoyennes ont pour particularité de reposer sur la production de contenus informationnels jugés porteurs des caractéristiques de l’intérêt commun, visant à dévoiler des principes singuliers de visions du monde social, et s’écartant de ceux exposés à part les médias « de masse ».
Une de recherche conduite par Julie DENOËL repose sur une enquête ethnographique menée depuis le début de l’année 2010. Ce dispositif d’enquête qualitatif repose sur la conjugaison de deux types de données : des entretiens semi-directifs approfondis réalisés auprès d’une vingtaine d’individus et un corpus de textes regroupant l’ensemble des énoncés (billets et commentaires issus des échanges avec le public) visibles sur les espaces numériques des informateurs.
Cette méthodologie permet d’explorer les différents discours mis en ligne et, ainsi, de saisir les modalités de mise en forme et de « mise en sens » mobilisées par les producteurs d’information, par ceux-là même qui revendiquent une prise de parole libérée et ouvertement subjective, désolidarisée de l’écriture journalistique censément construite selon les principes de distanciation, de neutralité et d’objectivité.
Le matériau d’enquête propose d’appréhender les différentes logiques (discursives, interactionnelles, relationnelles) qui structurent ces expressions citoyennes autonomes.
TROIS QUESTIONS
Trois questions se posent à l’égard des productions participatives d’information.
RÉFÉRENCES
DENOUËL Julie, « Expressions citoyennes et expressions de soi sur les médias numériques. Une approche socio-discursive et interractionnelle », Intervention au séminaire de l’équipe de recherche Praxiling, Université de Montpellier 3, lundi 10 décembre 2012.
Praxiling est une équipe de recherche qui regroupe des doctorants, des chercheurs, des enseignants-chercheurs en sciences du langage, en information et communication, en psychologie / ergonomie cognitive, l’UMR 5267 CNRS, Université de Montpellier 3. Ses membres se réferent à la section 34 du CNRS (Langues, langage, discours).
Praxiling a pour objet d’étude la production de sens en discours, qu’elle met en relation avec ses modes de textualisation et le contexte de communication. Elle comprend trois équipes : 1. Production de langue en discours, 2. Inter-action et environnement technologisés, 3. Langues, discours, cultures. Elle est dirigée par Bruno BONI. http://www.univ-montp3.fr
Les travaux menés par Julie DENOUËL sont particulièrement intéressants. Nous publions ci-dessous une liste de ses publications (2008-2013).
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°63, lundi 28 octobre 2013
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DÉCODAGE
CONTEXTE. Comment progresser dans les projets territoriaux ? Nous avons besoin de mots et de concepts pour nous comprendre, de mots pour comprendre les autres, pour échanger entre territoires numériques, comprendre et agir dans un monde qui change.
ENJEUX. Il est indispensable d’accorder un même sens aux mots qui sont à l’oeuvre dans les territoires numériques. Quelles sont les notions indispensables aujourd’hui ?
Bassin de vie
Découpage statistique qui définit le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants.
Biens communs
Ensemble des ressources matérielles et immatérielles (connaissance, technique, savoir…) qui relèvent d’une appropriation, d’un usage et d’une exploitation collectifs. Les logiciels libres et les données sous licence ouverte sont qualifiés de «biens communs».
Big data (en français, « grandes masses de données »)
Ensembles de données si volumineux qu’ils en deviennent difficilement gérables (collecte, stockage, organisation, analyse, partage) avec les outils de gestion de base de données classiques. Cette notion est née avec la forte croissance des données produites, liée aux évolutions récentes de l’Internet (web 2.0, Internet des objets, Internet mobile).
Centre de traitement de données (en anglais, « Data center »)
Site physique sur lequel sont regroupés des équipements informatiques (ordinateurs, serveurs, baies de stockage, etc.). Ces espaces centralisent les données informatiques et les rendent accessibles, notamment par le biais du Cloud computing.
Cloud computing (en français, «informatique en nuage»)
Le cloud computing consiste à utiliser des serveurs à distance, accessibles par Internet, pour traiter ou stocker de l’information. Il se développe massivement en raison de ses nombreux avantages : baisse des coûts liée à la mutualisation des infrastructures et à la facturation à l’usage, capacités de stockage et de calcul quasi illimitées, évolutivité, flexibilité…
Crowdfunding (en français, «financement collaboratif»)
Outil de financement de projet faisant appel à un grand nombre de personnes, avec peu ou pas d’intermédiation par les acteurs traditionnels. L’émergence des plateformes de finance participative a été permise grâce à internet et aux réseaux sociaux.
Crowdsourcing (en français, « externalisation ouverte»)
Utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir faire d’un grand nombre de personnes, en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées au sein de l’organisation.
Dématérialisation
Remplacement des supports d’information matériels (souvent sous format papier) par des fichiers informatiques et des ordinateurs.
Espace public numérique (EPN)
Lieu public d’accès à internet, animé par des médiateurs professionnels et financé directement ou indirectement par l’argent public. En 2012, on compte en 2012 près de 5 000 EPN.
Fab Lab (contraction de l’anglais « Fabrication laboratory»)
Lieu ouvert à tous où il est mis à disposition du public toutes sortes d’ outils pour la conception et la réalisation d’objets, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur.
Géolocalisation
Procédé permettant de positionner un objet (voiture, personne, etc.) sur un plan ou une carte à l’aide de ses coordonnées géographiques.
Internet
Réseau informatique mondial, constitué d’un ensemble de réseaux nationaux, régionaux et privés, et conçu pour relier des ordinateurs sur des distances intercontinentales, sans centre névralgique, selon un ensemble standardisé de protocoles de transferts de données. Le World Wide Web, le courrier électronique, la messagerie instantanée et le transfert de fichiers sont les principales applications d’Internet.
Internet des objets
Extension d’internet au monde réel, en associant des systèmes d’identification électronique (étiquettes munies de codes, puces RFID, URLs) à des objets ou des lieux.
Médiation numérique
Accompagnement vers l’autonomie de publics variés, dans les usages quotidiens des technologies, services et médias numériques.
Mutualisation
Partage d’équipements (ménagers, outils, logements, transports, moyens informatiques…) de manière à optimiser l’accès à ces ressources et assurer leur rentabilité.
Open data (en français, «ouverture des données»).
Démarche de publication en ligne de données numériques par tous types de détenteurs de données, notamment les collectivités publiques.
Sérendipité (de l’anglais, «Serendipity»)
La sérendipité consiste à faire par hasard une découverte (scientifique, technique…) au cours de recherches effectuées sur un autre sujet. Organiser la sérendipité est un moyen de susciter l’innovation, qui trouve parfois son origine dans des rencontres imprévues entre individus.
Smart grid (en français, «réseau intelligent»)
Appliqué au domaine de l’énergie, il s’agit d’un réseau électrique couplé à un réseau d’information et de communication, destiné à contrôler et à gérer l’acheminement de l’électricité à partir de toutes les sources de production, afin de répondre à la demande variable des utilisateurs finaux.
Tiers-lieu
Espace de travail à mi-chemin entre le domicile et le bureau, qui offre aux travailleurs les conditions matérielles et environnementales leur permettant d’exécuter leur activité. Ces espaces sont souvent propices pour générer des synergies collectives, créatives, solidaires et économiques.
Travail collaboratif
Modèle économique de production qui rassemble un grand nombre de personnes au moyen de nouveaux outils de communication, sans être fondé sur l’organisation hiérarchisée traditionnelle, dans le but de maximiser l’énergie créative lors de projets d’envergure (une encyclopédie par exemple).
Web 2.0
Étape de l’évolution du web, qui se caractérise par une implication plus forte de l’usager, du fait d’un accès aisé et d’interfaces plus intuitives, se traduisant par des contributions importantes et des interactions plus intenses (web social).
World Wide Web
Application d’Internet permettant de consulter, via un ordinateur et grâce à un navigateur, des pages accessibles sur des sites et reliés entre elles par des liens hypertextes.
RÉFÉRENCES
LEBRETON Claudy, Les Territoires numériques de la France de demain, Rapport à Mme. Cécile DUFLOT, ministre de l’Égalité des territoires et du logement, septembre 2013, p.175-177.
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°57, lundi 23 septembre 2013
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BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
DÉCODAGE
CONTEXTE. Le gouvernement français a donné à ÉTALAB la mission de « moderniser l’action publique par l’open data » (1).
ENJEUX. Un projet de mise à disposition de données publiques permet-il d’améliorer les services publics au niveau territorial local ? Non, répond Simon CHIGNARD, pas tant que n’est pas mise en œuvre une « boucle de rétroaction » (feedback loop) (2).
ON OUBLIE LA RÉTROACTION
On sait que pour un territoire, toute réalisation d’open data doit obéir à un préalable : que toutes les données publiques concernant la gouvernance de la collectivité publique soient accessibles en ligne. Pour une commune, une communauté, un syndicat intercommunal, un département, un service public…, il s’agit de tous les actes administratifs (délibérations, pièces visées, conventions, notes de synthèses, rapports, budgets, arrêtés, règlements publications…)
Ensuite, lorsqu’un open data s’ouvre, qu’est-ce qui fait défaut ? Le modèle actuel est le suivant : un acteur public (ou privé) met à la disposition de réutilisateurs des données ouvertes. Ceux-ci développent des services, des applications, souvent utiles, mais bien souvent ces utilisations ne produisent aucun effet sur les pratiques de l’organisation, de la collectivité, du service public. Disposer de tous les horaires des transports en commun (train, bus…) et de leur fréquentation est une première étape. Mais proposer aux gestionnaires des réseaux de transport des améliorations destinées aux usagers constitue la seconde étape.
Si on s’arrête à la première étape, on s’arrête à mi-course. Nous ne bouclons pas la boucle !
OPEN DATA 1, OPEN DATA 2…
Ce qui manque le plus souvent à l’open data, c’est l’application d’une boucle de rétroaction (feedback loop), principe fondateur de la cybernétique. Comment « boucler la boucle » de l’open data ? En révisant la façon de procéder. Il ne faut pas partir des données disponibles, mais plutôt des questions et des problèmes concrets. Ceux-ci ne peuvent pas être définis par la seule puissance publique. Nous sommes dans une pratique de démocratie participative : il appartient à la société civile d’exprimer ses besoins, et la puissance publique doit les prendre en compte, proposer des scénarios, et les soumettre au débat citoyen.
UN PLAN DE ROUTE POUR L’OPEN DATA 2
Quel peut-être le plan de route à suivre ?
L’OPEN DATA ET LA VILLE INTELLIGENTE
La donnée est le premier élément constitutif de la ville intelligente. Une ville intelligente ne peut se limiter à être seulement « une ville numérique ». Dans une ville intelligente, les nouvelles technologies n’ont de sens qu’à partir du moment où un usage collectif, citoyen, est en capacité de capter, d’interpréter, de transformer, et de restituer des données créatrices de valeur.
PAS D’OPEN DATA SANS BESOIN
Mais cette valeur ne se crée que si elle rencontre un usage ou un besoin. « C’est à celui qui saura capter et interpréter de la meilleure manière les données disponibles et la restituer sous forme innovante, enrichie par d’autres. » (3) Dans la ville intelligente, il y a certes, de nouvelles technologies, mais aussi un fonctionnement en réseau de la ville. Chacun est à la fois générateur et consommateur de données.
L’open data s’inscrit dans une logique contributive. Ne l’oublions pas.
RÉFÉRENCES
1. ÉTALAB (Service du Premier ministre chargé de l’ouverture des données publiques et du développement de la plateforme française Opendata), « Open data. Le gouvernement confirme la poursuite des demandes d’ouverture des données publiques. Communiqué de presse, 31 octobre 2012 », www.etalab.fr
2. CHIGNARD Simon, « Moderniser l’action publique par l’Open data ? », www.donneesouvertes.info, 3 janvier 2013.
CHIGNARD Simon, L’Open data, comprendre l’ouverture des données publiques, Fyp Éditions.
3. DAVID Thimothée, « La donnée : carburant de la ville intelligente », Direction de la prospective et du dialogue public, Grand Lyon Communauté urbaine, 18 décembre 2012.
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°56, lundi 9 septembre 2013
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DÉCODAGE
CONTEXTE. Les candidats et les candidates aux prochaines élections municipales de mars 2014, ainsi que leurs équipes, sont en train de réfléchir au programme politique qu’ils vont écrire pour le mandat 2014-2020. Cela concerne à la fois les élus majoritaires et les élus minoritaires qui se présentent à nouveau, ainsi que les nouveaux candidats. Tous ont conscience, quel que soit le parti politique dont ils se recommandent, que les pratiques actuelles laissent souvent insatisfaits les citoyens en matière de pratique participative et de concertation. Une stricte application des obligations de la loi communale (Code général des collectivités territoriales) produit un désenchantement démocratique : les électeurs attendent que les élus partagent tout au long de l’année le pouvoir qu’ils leur confient une fois tous les six ans.
ENJEUX. Aujourd’hui, l’inégalité territoriale la plus profonde – et à l’égard de laquelle la loi n’a pas encore pris de disposition réelle – ne réside-t-elle pas pour les citoyens, à subir de la part des exécutifs communaux,
• soit une gouvernance autoritaire, non participative, nerveuse,
• soit une gouvernance participative, fondée sur la concertation, détendue.
Alors, comment pratique-t-on, ou ne pratique-t-on pas, la démocrate participative ? Comment peut-on envisager de la pratiquer ?
Le 5e forum du Réseau national de démocratie participative a lieu les 6 et 7 septembre 2013 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le thème de ce congrès annuel est « La participation au concret ». Il s’inscrit dans la suite des précédentes cessions qui se sont tenues à Grigny (69), Portes-Lès-Valence (26), Gennevilliers (92 ) et Allonnes (72). Élus, personnels territoriaux, citoyens, associations, acteurs locaux, intervenants, experts… qui sont engagés dans la mise en œuvre concrète de la démocratie participative s’y retrouveront. (1)
Les travaux du colloque se dérouleront autour de six questions :
DOCUMENT
RÉFÉRENCES
1. COMMUNE D’AULNAY-SOUS-BOIS et CIDEFE/RÉSEAU NATIONAL DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE, « La participation au concret, 5e Forum national de la démocratie participative, Aulnay-sous-Bois, 6 et 7 septembre 2013.
2. RÉSEAU NATIONAL DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE, « Charte des collectivités impliquées dans le démocratie participative », 20 décembre 2011. www.demopart.fr
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°55, lundi 2 septembre 2013
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
DÉCODAGE
CONTEXTE. La commune de Savigny-sur-Orge (37 259 habitants) ne compte que 6 627 emplois. Elle souffre d’un grave manque d’emplois par rapport aux autres communes moins peuplées de la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) qui totalise 30 679 emplois pour 102 000 habitants.
ENJEUX. Quelle politique communale volontaire peut être conduite pour remédier à une situation qui porte préjudice aux équipements et aux services offerts aux habitants ?
UN ÉCART DE 59 % à 17 % !
Le rapport Total des emplois/Nombre d’habitants, pour l’année 2010, est le suivant :
Total pour les cinq communes de la communauté d’agglomération :
L’ÉVOLUTION 1982-2010
Savigny-sur-Orge
2010
Total emplois : 6 627
Sphère non présentielle : 1 238
Sphère présentielle : 5 390
1999
Total emplois : 6 239
Sphère non présentielle : 1 329
Sphère présentielle : 4 910
1990
Total emplois : 5 696
Sphère non présentielle : 964
Sphère présentielle : 4 732
1982
Total d’emplois : 5 232
Sphère non présentielle : 836
Sphère présentielle : 4 396
L’EMPLOI PRÉSENTIEL / NON-PRÉSENTIEL.
La partition de l’économie en deux sphères, présentielle et non-présentielle, permet d’établir les logiques de spatialisation des activités et de mettre en évidence le degré d’ouverture des systèmes productifs locaux. Elle fournit une grille d’analyse des processus d’externalisation et des mutations économiques à l’œuvre dans les territoires.
Question. Comment ouvrir ce que l’INSEE appelle « les systèmes productifs locaux » dans la commune de Savigny-sur-Orge ?
Bernard MÉRIGOT. D’une façon simple. En premier lieu il est impératif de créer les conditions d’une attractivité pour les activités économiques. Celle-ci sont mauvaises (accès, implantation, circulation, stationnement, gouvernance locale…).
Question. En quoi la gouvernance a-t-elle un effet sur l’attractivité d’une commune à l’égard de l’emploi ?
Bernard MÉRIGOT. Lorsque qu’une commune pratique une gouvernance de conflit (au sein du conseil municipal, à l’égard de toutes les expressions démocratiques, à l’égard des associations, à l’égard de la communauté d’agglomération dont elle est membre), cela crée un climat mauvais.
Il faut entrer dans une gouvernance de partenariat, une gouvernance d’ouverture vers l’extérieur. C’est la première condition pour que des activités existantes prospèrent, que des activités nouvelles se développent et créent de nouveaux emplois.
Question. Qu’est-ce qu’il faudrait faire ?
Bernard MÉRIGOT. Produire des données territoriales (Data territorialis) dans le cadre d’une économie de la contribution. C’est en réalisant une capacitation des acteurs locaux, qu’une promotion de l’expérimentation pourra se développer.
Question. Quelles est la première urgence ?
Bernard MÉRIGOT. La première urgence est de répondre à cette simple question : A quelle date tous les habitants de la commune auront-ils accès au très haut débit ? Aujourd’hui, personne n’est capable de répondre. Alors que tout le monde sait que les territoires sont en compétition et que la réponse détermine nombre d’implantations professionnels et individuels.
L’ensemble de ces sujets ont déjà été abordés sur ce site et sont en ligne. Nous y reviendrons prochainement, notamment sur les externalités négatives et sur les échelles de contribution.
RÉFÉRENCES
INSEE, « Sphères présentielles et non-présentielles de 1975 à 2010 », www.insee.fr.
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°53, lundi 19 août 2013
COMMENTAIRE du 19 août 2013
La Lettre de Mieux Aborder L’Avenir (MALA) est un média numérique hebdomadaire (ISSN 2261-1819, Dépôt légal du numérique, BNF). Comme tous les médias « du matin », elle est publiée aux premières heures du jour. Le numéro 52 a été publié le lundi 19 août 2013, à 04 h 00. Le même jour, l’édition du Parisien-Essonne matin apportait une information intéressante sur le sujet de l’emploi dans la commune de Savigny-sur-Orge.
« Enquête sur l’emploi à Savigny
Chômage, emploi, inactivité. L’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) lance à partir d’aujourd’hui 19 août et jusqu’au 3 septembre, puis du 9 au 24 septembre, un enquête sur l’état et l’évolution du marché du travail à Savigny-sur-Orge. Menée par Jean-François Laurent (muni d’une carte officielle), elle vise à étudier notamment les emplois précaires, l’activité des femmes, des jeunes ou la durée de travail. Une autre enquête sur le logement est menée par Thierry Allegot jusqu’au 20 décembre. Tel. 02 38 69 88 62 (enquête emploi) et 02 38 69 52 32 (enquête logement). » (1)
EN PLEINE CAMPAGNE ÉLECTORALE !
Il est évident que cette annonce d’enquête entreprise par l’INSEE intervient dans la campagne électorale des municipales qui ont lieu en mars 2014. Les premiers tracts des candidats ont déjà été distribués. Ces deux enquêtes apporteront des faits, des chiffres, des éléments d’analyse, des conclusions… qui seront utilisés par les programmes des différentes listes.
Aucun candidat ne doit disposer d’informations publiques auxquelles les autres candidats n’auraient pas accès. Dès lors, il importe, près de six mois avant des élections municipales de mars 2014, d’obtenir des engagements sur ces deux enquêtes :
RESPECTER L’ÉGALITÉ DES CANDIDATS
Si ces garanties n’étaient pas obtenues, ou bien si elles n’étaient pas remplies, tout électeur serait alors fondé à constater le non respect du principe d’égalité des candidats dans l’accès à des informations publiques.
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES
1. « Enquête sur l’emploi à Savigny », Le Parisien Essonne-matin, lundi 19 août 2013, p.I.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
« Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». (1) Cette devise – qui est en fait une épigraphe – est inscrite en tête des Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, publiés en 1587 par Christophe de SAVIGNY (1530-1587), humaniste de la Renaissance française. Elle introduit trois notions essentielles : les rapports de force (fort/faible), la temporalité («tost»/tard), la préfiguration de l’intérêt général moderne (le «besoing»). Elle constitue une injonction fondatrice d’un programme à la fois moral, social, politique et spirituel. Elle est une manifestation de l’esprit encyclopédique, c’est-à-dire de l’ εγκυκλο παίδεια (« enkuklios paideia »), l’éducation qui fait le tour, un enseignement circulaire, ouvert sur le monde et qui embrasse un cercle entier.
Tout processus éducatif – tout enseignement reçu ou dispensé («enseignement de soi» et «enseignement des autres» ne peuvent être dissociés) – est paradoxal, comme l’écrit SAINT AUGUSTIN dans ses Soliloques « nous apprenons parfois que ce que nous croyions nôtre nous est étranger, et que ce que nous croyions étranger est nôtre ».
Deux étrangetés que nous envisageons dans le cadre d’une anthropologie du présent.
Bernard MÉRIGOT
Anthropologue
Chercheur associé à la MSH Paris-Saclay
contact@mieuxaborderlavenir.fr
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