L’histoire d’une commune, de son territoire et de ses habitants n’est pas un savoir constitué qui existe « en soi », d’une façon évidente ou spontanée.
Comment savons-nous ce que l’on sait ? L’histoire de Savigny-sur-Orge est un objet singulier qui est un produit complexe et mouvant, résultant d’un travail, d’une recherche, d’une construction, à la fois individuelle et collective. Elle a un nom : c’est « l’histoire de l’histoire de Savigny-sur-Orge ».
Bernard MÉRIGOT
Responsable de la recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale » (TDNL)
Savigny-sur-Orge, Mémoires en images, 2005
Patrimoine et recherches en histoire locales, 2007La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°97, lundi 23 juin 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014
J – 21 jours ! Les grandes étapes du parcours des candidats et des listes pour les élections municipales sont connues : déclaration de candidature, journal de campagne, tract, programme électoral, dépôt de la liste à la sous-préfecture, réunion, profession de foi adressée aux électeurs, sans oublier mails, sites Internet, Facebook, Twitter… Le premier tour a lieu le dimanche 23 mars. Où en sont les listes de l’accomplissement de cet itinéraire à la date du samedi 1er mars, trois semaines avant (J – 21 jours) ?
LISTES DÉPOSÉES A LA SOUS-PRÉFECTURE DE PALAISEAU
à la date du 28/03/2014
Élections municipales de Savigny-sur-Orge (1)
Pour la première fois en 2014, il y a deux listes à la suite :
L’ÉTONNANT RYTHME DE LA CAMPAGNE
Il est à noter que seule Laurence SPICHER-BERNIER, maire sortante, a publié une brochure-bilan de 12 pages. On doit s’interroger sur la surprenante lenteur des candidats. Ainsi, à ce jour, aucune n’a liste n’a encore publié son programme pour le prochain mandat (2014-2020). C’est comme si tout le monde attendait tout le monde, la règle semblant être : le plus tard possible. Avec les surprises que réserve souvent la politique des flux tendus et du «juste-à-temps».
RÉFÉRENCES
1. Le présent article est rédigé avec les informations dont nous disposons. Merci par avance à ceux qui nous feront part de leurs observations. Il est évident que seuls les récépissés de dépôt font foi.
Articles en ligne concernant les élections municipales de 2014
en ligne sur le présent site http ://www.savigny-avenir.info
DOCUMENT du 3 mars 2014
COMMENTAIRE du 3 mars 2014
Éric MEHLHORN, tête de la liste « Le bon sens pour Savigny » a complété la page de son site :
Les neuf premiers candidats de la liste des conseillers municipaux sont, par ordre, les suivants : 1. Éric MEHLHORN, 2. Nadège ACHTERGAELE, 3. Jacques PATAUT, 4. Anne-Marie GERARD, 5. Daniel GUETTO, 6. Réjane MALGUY, 7. Christophe GUILPAIN, 8. Joëlle EUGENE, 9. Sébastien BENETEAU…
RÉFÉRENCES
MEHLHORN Éric, « Une équipe d’avenir, compétente, sérieuse et humaniste », http://www. bonsens2014.wordpress.com, 3 mars 2014. http://bonsens2014.wordpress.com/le-bon-sens/
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°81, lundi 3 mars 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Monique SERON s’est éteinte doucement chez elle, entourée sa famille, le 25 novembre 2013, à 91 ans. Elle a rejoint son tendre et cher époux, André SERON qu’elle a accompagné dans ses engagements citoyens et associatifs, notamment à partir de 1983.
Après son décès, elle demeura présente dans d’innombrables réunions et manifestations. Elle avait eu l’idée de proposer à l’association organisatrice de la Fête des associations, fondée par son mari, de réaliser, avec patience et talent, des costumes de poupées proposés comme prix d’une tombola. Les recettes étaient reversées à diverses associations sociales et caritatives. Elle mena cette activité, à laquelle elle consacra beaucoup de temps et de dévouement, pendant de nombreuses années, tant que sa dextérité et sa vue lui permirent de le faire.
En 1999, Monique SÉRON avait accepté de remplacer ma mère, gravement malade, le jour de mon mariage. J’ai été très fier d’être accompagné à l’autel par cette marraine de coeur. Je lui en serai éternellement reconnaissant.
Notre amie ne souhaitait pas de discours. Nous respecterons son voeu en disant simplement que mon épouse et moi-même, mes beaux-parents, très proches d’elle, et ma belle-famille sommes très émus par sa disparition. Nous adressons à la toute la famille SÉRON nos bien sincères condoléances.
Bernard et Sylvie MÉRIGOT, 27 novembre 2013
DÉCODAGE
CONTEXTE. Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge depuis 2009, ne manque pas une occasion :
– 1. pour s’auto-féliciter de la qualité de sa gestion et de la pertinence de la politique budgétaire et financière qu’elle pratique,
– 2. pour accuser de façon permanente les membres de la minorité du conseil municipal : « Si vous étiez au pouvoir à ma place, la politique que vous mèneriez, conduirait la commune à sa perte».
On doit s’interroger sur une telle fiction polémique. Qu’est-ce qui permet à une majorité d’auto-juger ses propres actions ? Quelle est la portée de telles appréciations ? Qu’est-ce qui lui permet de dévaloriser les effets d’idées minoritaires ? Que signifie une phrase comme « si vous étiez à ma place, la politique que vous mèneriez conduirait la commune à sa perte » ? Nous sommes en présence d’un double abus du pouvoir argumentaire.
ENJEUX. Le « pouvoir municipal en place » d’une ville de 37 000 habitants dispose de moyens importants (administration communale, cabinet, conseillers, avocats, cabinets d’audits extérieurs, service de communication, moyens financiers pour éditer des bulletins municipaux et les distribuer dans toutes les boîtes à lettres, des « journaux du maire » en veux-tu en-voila, des sites Internet…)… tout cela, pour vanter constamment ses mérites et critiquer ses opposants, présents et futurs. « Moi. Moi, je sais. Mois seule, je sais ».
La vérité sur le bien public et sur l’intérêt général (c’est-à-dire sur le contrôle des politiques communales, communautaires, départementales, régionales…) appartient-elle exclusivement au discours du pouvoir et aux majorités ? Ou bien s’établit-elle dans une construction critique, contradictoire et participative, prenant en compte les minorités ? Qui peut soutenir que tous les opposants ont toujours tort ? Que leurs idées sont en permanence, par essence, fausses ? Et donc que le mensonge les inspire.
Porter un regard critique sur la chose publique : c’est à cet exercice citoyen qui relève de la démocratie expérimentale, telle que l’a définie John DEWEY, auquel se sont livrés six conseillers minoritaires (PS et EELV) du conseil municipal de Savigny-sur-Orge. On lira ci-dessous l’audit qu’ils ont effectué sur le budget 2013 de la commune et sur la gestion de Laurence SPICHER-BERNIER (UMP, Parti radical, UDI, CNI…).
Audit du budget de la commune de Savigny-sur-Orge (2008-2013)
Audit du budget de la commune de Savigny-sur-Orge (2008-2013)
RÉFÉRENCES
SEMDANI Chadia, LEOST Jean-Claude, NEDJAR Gisèle, LACOSTE Michel, TERRES Béatrice, DEFRÉMONT Jean-Marc,« Fiscalité, budget, intercommunalité : la majorité municipale accumule mensonges et manipulations pour masquer sa déroute financière», Tract A4 recto verso, sans date (4 juin 2013), 2 p.
La Lettre du Lundi de Mieux Aborder l’Avenir, lundi 3 juin 2013
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
« AVERTISSEMENT. Les déclarations et les votes, notamment au conseil municipal, sous le signe du groupe Savigny-Égalité ou Gauche républicaine n’engagent nullement le Front de gauche de Savigny. Nous ne saurions être l’objet d’aucune récupération. »
(Cliquer sur le texte pour l’agrandir)
RÉFÉRENCES
FRONT DE GAUCHE SAVIGNY, « Avec le Front de gauche, Savigny, Place au Peuple, L’alternative à l’austérité, c’est possible », Tract A4 recto verso, Sans date. Distribué dans les boîtes à lettres de la commune le 28 mai 2013.
COMMENTAIRE DU 15 juin 2013
Les responsables du Front de gauche de Savigny-sur-Orge, Louisette DA SILVA, Dominic LEBRUN et Michel GALIN, viennent d’adresser une lettre en date du 11 juin 2013 qui confirment leur désaveux à l’égard de Jean ESTIVILL, de ses déclarations et de ses votes.
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BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
DÉCODAGE
CONTEXTE. Comment se fait-il que les mots et les concepts utilisés par les communes qui ne sont pas en intercommunalité sont en total décalage par rapport à ceux qui sont utilisés pour celles qui sont en intercommunalité ? Depuis 2001 pour certaines, c’est-à-dire que, depuis maintenant douze années, des élus et des fonctionnaires territoriaux, des associations, des acteurs économiques… pensent et pratiquent l’intercommunalité, pendant que d’autres persévèrent à la dénoncer : elles persistent dans un isolement psychologique territorial.
Ce n’est pas la presse qui en est responsable, car elle se fait l’écho de ce que lui disent les élus. Or tout le monde sait qu’une commune qui refuse aujourd’hui l’intercommunalité est demain vouée à stagner, à régresser et, à terme, de disparaître.
Alors pourquoi ne pas parler de territoires partagés ? De solidarités ? De projets communs ? De développement économique ? D’implantation d’entreprises ? De créations d’emploi ? De rénovation urbaine ? De services nouveaux aux habitants ? Autant de questions qui sont à examiner en rapport avec les ressources du territoire considéré et avec le niveau d’imposition demandé à ses habitants.
ENJEUX. Aujourd’hui, ce sont les territoires qui sont porteurs de valeurs et de pratiques d’ouverture, de dialogue, de concertation, de recherche de consensus, de participation… qui sont les mieux placés dans la compétition de demain.
C’est dire combien il est étonnant de lire le compte-rendu des arguments employés par Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge.
DOCUMENT
« INTERCOMMUNALITÉ.
Vers un mariage forcé pour Savigny-sur-Orge.
La maire de Savigny-sur-Orge, Laurence Spicher-Bernier (DVD), refuse qu’on lui passe la bague au doigt. Vendredi 7 septembre 2012, l’élue est intervenue en Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) pour réaffirmer son refus d’intégrer la communauté d’agglomérations des Portes de l’Essonne. Le mariage semblait pourtant prometteur.
En juillet 2011, Savigny, quatrième ville du département, avait accepté cette proposition de la CDCI de rejoindre Juvisy-sur-Orge, Athis-Mons et Paray-Vieille-Poste. Cependant, deux mois plus tard, prétextant le rajout entre-temps des communes de Morangis et de Wissous (qui a finalement décidé de rester au sein de la communauté de communes des Hauts de Bièvres), le conseil municipal de Savigny-sur-Orge rétro-pédalait et disait «niet» à ce rapprochement.
Pas de délai supplémentaire de réflexion. « Nous voulons une intercommunalité à taille humaine », a prétexté hier Laurence Spicher-Bernier, demandant un délai supplémentaire pour examiner d’autres options.
Mais pour aller où, puisque la loi impose que plus aucune commune ne reste isolée?
Vers la communauté d’agglomération du Val d’Orge, qui aurait, selon Laurent Béteille, président de l’Union des maires de l’Essonne, reçu un appel du pied de Savigny-sur-Orge? Ce que n’a pas confirmé hier Laurence Spicher-Bernier.
Ou vers Europ’Essonne? Deux communautés d’agglomération qui pèsent chacune dans les 130 000 habitants contre 102 000 actuellement pour les Portes de l’Essonne, Savigny-sur-Orge et Morangis compris?
UNE AFFAIRE TRIVIALE
Le fond de l’affaire est bien plus trivial. L’arrivée de Morangis, dont le maire, Pascal Noury, est socialiste, aux Portes de l’Essonne fait définitivement pencher cette intercommunalité à gauche, alors que, sans Morangis, deux villes (Athis-Mons et Juvisy-sur-Orge, soit environ 45 000 habitants) sont détenues par le PS et Paray-Vieille-Poste et Savigny-sur-Orge (environ 45 000 habitants) ont des maires divers droite.
UN PUR CALCUL POLITIQUE
Tout cela semble donc relever d’un pur calcul politique. Toutefois, samedi, la CDCI a tranché, refusant un délai supplémentaire à Savigny-sur-Orge et l’incluant dans les Portes de l’Essonne par 34 voix pour, 13 contre et 3 abstentions. Malgré ce vote, Laurence Spicher-Bernier, dans un communiqué samedi, « se félicite que les lignes commencent à bouger contre le schéma départemental des futures intercommunalités de l’Essonne ». Il y a « une évolution notable par rapport à la précédente réunion de juillet 2011 », remarque-t-elle. » (1)
LE «DÉSIR POLITIQUE»
N’EST PAS LE «BESOIN POLITIQUE»
Je viens de participer, le vendredi 7 septembre 2012, à la séance de conclusion du séminaire sur les Études numériques organisé par le philosophe Bernard STIEGLER. Dans sa conclusion, après neuf heures de communications et de débats très denses, il rappelait : «Il ne faut pas confondre désir politique et besoin politique. La question n’est pas celle d’un conflit d’expertise, mais celle d’une coproduction. La politique, c’est la puissance publique. Il faut fabriquer pour le territoire». (2)
Un beau programme pour l’entrée en intercommunalité des 37 000 habitants de Savigny-sur-Orge. Tout le reste n’est que pur calcul politique. Il ne faut pas diviser par calcul. Il faut unir par raison et par idéal, et pour cela, fabriquer pour le territoire.
RÉFÉRENCES
1. « Intercommunalité. Vers un mariage forcé pour Savigny-sur-Orge », Le Parisien Essonne-matin, 10 septembre 2012.
2. STIEGLER Bernard, « Études numériques », Séminaire organisé par l’Université de Nantes, Ars industrialis, la SAMOA, la MSH Ange Guépin, Faculté des sciences, Campus Lombarderie, Nantes, 7 septembre 2012.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ ISSN 2261-1819
CONTEXTE. Le Maréchal Davout, qui fait l’acquisition du château de Savigny en 1802, a été maire de Savigny-sur-Orge de 1822 à 1823. Sous l’impulsion de Jean MARSAUDON (maire de 1983 à 2008), divers souvenirs ont été achetés par la commune. Ils sont rassemblés dans un petit « musée » de deux pièces.
ENJEUX. Le 5 juin 2011, une vente aux enchères de documents et d’objets de la période de l’Empire a lieu. Elle comprend notamment deux objets concernant l’histoire de Savigny-sur-Orge . La commune est-elle en mesure d’en devenir propriétaire ?
UN INVENTAIRE DU CHÂTEAU DE SAVIGNY EN 1822
ET UNE TABATIÈRE DU MARÉCHAL DAVOUT
Les deux objets mis en vente sont les suivants :
Tabatière du Maréchal DavoutRETOUR SUR L’ENRICHISSEMENT DES COLLECTIONS PUBLIQUES
LES DEUX STATUES DU MARÉCHAL DAVOUT
Alors que j’étais maire-adjoint chargé des affaires culturelles, en 1987, Jean MARSAUDON, maire de Savigny-sur-Orge, avait été informé de la vente aux enchères de deux statues représentant le Maréchal DAVOUT, sculptées par Auguste DUMONT en 1866 (une en bronze, une en plâtre, de 70 cm de haut). (2) Il me chargea de les acquérir à la vente aux enchères qui avait lieu à Saint-Brieux le samedi 24 octobre 1987. Je m’y rendis par le train, muni d’un bon de commande de la mairie, signé par Jean MARSAUDON. Aucune somme n’y figurait… C’était comme si son montant était illimité ! J’avais carte blanche.
Il y a toujours une tension dans une salle des ventes lorsque le commissaire-priseur appelle l’objet que l’on est venu acheter. Personne ne sait qui va l’emporter, ni pour quelle somme. Un acheteur aurait bien voulu repartir avec les deux statues et fit monter les enchères. Il y eut plusieurs offres. Finalement, mon offre pour la commune de Savigny-sur-Orge l’emporta (j’ai retenu la somme de 40 000,00 francs). Il ne me restait plus qu’à inscrire le montant sur le bon de commande signé et à le remettre au commissaire-priseur.
Quelques jours plus tard, Françoise JOSSEAUME, également maire-adjoint, revenant de Bretagne en voiture, rapportait à Savigny-sur-Orge les deux statues. J’étais avec Jean MARSAUDON dans son bureau. Françoise JOSSEAUME arriva en voiture dans la cour de la mairie. Nous descendîmes et Jean MARSAUDON découvrit les deux statues entourés de couvertures. Elles font désormais partie du patrimoine de la commune.
LA PROCHAINE VENTE AUX ENCHÈRES
Il est souhaitable que les deux objets vendus prochainement soient acquis par des collections publiques.
C’est pourquoi, dès que j’ai été en possession de cette information (le mercredi 25 mai), j’ai tenu à la mettre en ligne sur le site « www.savigny-avenir.info » afin que tous ceux qui le consultent en aient connaissance et soient en mesure d’agir dans le sens d’une acquisition publique de ces deux pièces du patrimoine de notre commune.
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES
1. OSENAT Jean-Pierre, L’Empire à Fontainebleau, Catalogue de la vente aux enchères du 5 juin 2011 à Fontainebleau, 212 p.
2. GUICHARD Didier et JUILLAN Jean-Michel (Commissaires-priseurs associés), « Importante vente du mobilier ducal d’un manoir des Côtes-du-Nord, samedi 24 octobre 1987 et dimanche 25 octobre 1987 », Hôtel des ventes, Saint-Brieuc, catalogue de 72 p.
PRIGENT Michel, « Vente à Saint-Brieuc. Souvenir d’Empire et du maréchal Davout », Ouest-France, 23 octobre 1987.
Depuis 2001, nous échangions régulièrement nos avis sur la vie locale. Récemment encore, en novembre 2009, je l’informais des motifs du retrait de ma confiance au maire actuel. Il avait pris le temps et le soin de me répondre. Son écriture était ferme, ses réflexions pertinentes, ses conseils chaleureux. Jean MORIGNY avait des convictions. C’était un démocrate. Il était le roseau qui plie au vent mais qui ne rompt pas, solidement enraciné. Avec toujours le même calme, la même simplicité, la même gentillesse.
J’ai retrouvé les phrases prophétiques qu’il écrivait lors de la campagne des élections municipales de 1983. « Il est fini le temps des promesses trompeuses. Il est fini le temps où le verbe était roi. C’est maintenant le temps des désillusions et du regret, le temps de l’amertume où il nous faut redescendre sur terre et affronter la vérité ». (1)
Nous sommes tous amenés à « affronter la vérité ». Je suis persuadé que, « de l’autre côté de la porte », il ne pourra s’empêcher de continuer à oeuvrer pour les autres.
Adieu Jean.
Bernard MÉRIGOT

Question. Vous avez bien connu le Docteur Jean MORIGNY ?
Bernard MÉRIGOT. J’ai été élu maire-adjoint en même temps que lui à trois reprises, en 1983, en 1989 et en 1995. Nous avons siégé ensemble durant 19 ans, de 1983 à 2001. Âgé alors de 84 ans il n’avait pas souhaité se représenter. Lors de notre premier mandat commun, sous la direction des regrettés Jean MARSAUDON et Simone DUSSART, il m’avait formé à servir avec dévouement nos administrés. Il fait parti de ceux qui m’ont conseillé, aidé, encouragé et soutenu dans mes activités. Bienveillant et pédagogue, il m’a appris à rester fidèle aux engagements pris, à ne jamais perdre espoir au moment de les défendre, à croire dans des valeurs. Après Simone DUSSART et Jean MARSAUDON, nous perdons un référent en matière de droiture, de probité, de transparence, de moralité, d’ouverture d’esprit et de réflexion intellectuelle qui font défaut de nos jours.
Question. Vous le connaissiez avant 1983 ?
Bernard MÉRIGOT. En effet, nos deux familles se connaissaient. Ma grand-mère paternelle, Marie MÉRIGOT, qui a été présidente du Comité de la Croix-Rouge de Savigny-sur-Orge, a créé pendant la Deuxième Guerre ce que l’on appelait la « consultation des nourrissons ». Elle l’a fait avec un jeune externe qui terminait ses études de médecine, le futur docteur Jean MORIGNY. Il faisait des remplacements et voulait s’installer dans la commune. Il sera le médecin de mes grands parents, de mes parents et de moi-même, avant que son fils, le Docteur Christian MORIGNY, ne lui succède à son cabinet du 28 avenue Carnot. Il avait toujours un mot gentil à l’égard de ses patients et de leur famille. Enfant, adolescent, puis jeune homme, je garde de ses consultations le souvenir de ses yeux malicieux, lorsqu’il concluait sa visite de ses encouragements.
Question. Vous avez d’autres liens avec la famille MORIGNY ?
Bernard MÉRIGOT. En effet, j’ai été dans la même classe que l’un de ses fils, Jean-Pierre MORIGNY, qui a le même âge que moi. Nous avons été ensemble à l’école communale Ferdinand-Buisson, en cours moyen 2ème année, avec M. TAILLEFER. Nous avons fait partie de la génération d’élèves pour lesquels les locaux scolaires manquaient. Nous étions rue Joliot-Curie, où se trouvaient quatre classes. J’ai retrouvé Jean-Pierre ensuite au Lycée Jean-Baptiste Corot, en 6e et en 5e.
Question. Quels sont vos derniers souvenirs du docteur Jean MORIGNY ?
Bernard MÉRIGOT. Ils sont trop nombreux, mais je n’en retiendrais ici que quatre. Le jour de mon mariage, le souvenir d’un ami aux yeux pétillants de bonheur pour moi. Au décès de mes parents, une poignée de main chaleureuse accompagnée de mots attentionnés comme ceux d’un père à un fils. Depuis octobre 2008, ses interrogations sur l’avenir de notre ville. A l’automne 2009, une lettre touchante, avec des conseils avisés comme ceux prodigués par le passé.
Question. Quel est votre mot de la fin ?
Bernard MÉRIGOT. J’ai une pensée affectueuse pour un homme admirable qui a illustré une page d’histoire de Savigny-sur-Orge. Je garderai en mémoire, précieusement, l’entrecroisement de nos chemins parcourus pendant cinquante-six ans. Je prends part à la douleur de sa famille dans la perte de cet être attachant. Je leur adresse mes sincères condoléances.
La cérémonie religieuse des obsèques de Jean MORIGNY sera célébrée le mardi 9 février 2010, à 10 heures 30 en l’église Saint-Martin de Savigny-sur-Orge.
DOCUMENT
JEAN MARSAUDON
REND HOMMAGE AU DOCTEUR MORIGNY
Commentaire du 28 juin 2017
Résidence Jean Morigny, Résidences sociales de France, 60 avenue de la Belle Gabrielle, 91600 Savigny-sur-Orge. Carton d’invitation pour l’inauguration, mercredi 28 juin 2017. Format 10 x 21 cm. Fonds CAD. (4)La Résidence autonomie Jean Morigny est une structure d’hébergement pour les seniors gérée par le Centre communal d’action sociales (CCAS) de la Mairie de Savigny-sur-Orge qui a ouvert en 2017. C’est un établissement d’hébergement non médicalisé qui accueille exclusivement des personnes retraitées, âgées de plus de 60 ans autonomes, vivant seules ou en. Il comprend 42 logements non meublés proposés à la location, de type T1 bis ou T2, et des locaux communs (salon, restaurant, terrasse, laverie). Elle propose plusieurs services collectifs proposés : un restaurant (à midi, avec menus adaptés et de qualité, un service de veille et de sécurité 24h/24 , un service de blanchissage, un accompagnement administratif et social, des animations régulières (ateliers-mémoire, gymnastique douce, après-midi récréatives, spectacles, sorties culturelles…), un service de transport, notamment pour les courses).
Résidence autonomie Jean-Morigny
60-62 avenue de la Belle Gabrielle – Savigny-sur-Orge
Tél. : 01 69 56 41 12. Directrice : Patricia Richebon
Résidence Jean Morigny, Résidences sociales de France, 60 avenue de la Belle Gabrielle, 91600 Savigny-sur-Orge. Carton d’invitation pour l’inauguration, mercredi 28 juin 2017. Format 10 x 21 cm. Fonds CAD. (4)RÉFÉRENCES
1. MORIGNY Jean, « Chronique des élections municipales », L’Espoir de Savigny-sur-Orge, février 1983
2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Bulletin municipal, Spécial élections, avril 2001, p. 4-5.
3. MÉRIGOT Bernard, «In memoriam : le Docteur Jean Morigny nous a quitté », La Lettre de Bernard Mérigot, 3 février 2010, 2 p.
4. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Inauguration de la Résidence Jean Morigny, mercredi 28 juin 2017. Carton d’invitation 10 x 42 cm recto verso plié.
Article en ligne sur http://www.savigny-avenir.info
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Mémoire en images : Savigny-sur-Orge (2005)Jean MARSAUDON (1) a rédigé deux préfaces différentes aux deux éditions successives du livre «Mémoire en images : Savigny-sur-Orge» publiées en 2005 et en 2008. Le texte ci-dessous est celui de la première préface de 2005 (2). Seuls les intertitres ont été ajoutés.
PRÉFACE
Qu’est-ce qu’une carte postale ? C’est d’abord, un objet ancien, daté, un petit morceau de bristol d’environ 10 centimètres sur 15 centimètres sur lequel figurent le plus souvent sur le verso une photographie, accompagnée parfois d’une légende, et sur le recto un espace de correspondance, l’adresse du destinataire et un timbre postal affranchi.
UN OBJET LOCALISÉ
C’est ensuite un objet actuel, localisé, une image singulière qui provoque un effet immédiat de reconnaissance d’un lieu qui nous est familier. Cette image nous interpelle parce qu’elle concerne la ville où nous habitons, où nous vivons, où nous travaillons, la ville dont nous parcourons les rues pour nos diverses activités, pour nous rendre dans ses commerces, pour aller à l’école, au collège, au lycée, pour prendre le train à la gare.
LA CARTE POSTALE PARLE DU PRÉSENT ET DU PASSÉ
La carte postale nous parle à la fois du présent et du passé. En la regardant, on identifie ce qui demeure inchangé. On reconnaît l’église Saint-Martin, le château du maréchal Davout. On constate la transformation ou la disparition d’une maison, d’un commerce. On mesure l’évolution de notre ville et de son urbanisation. Des champs sont devenus des lotissements, des pavillons se sont transformés en immeubles, des équipements publics ont été construits.
LES HABITANTS SAISIS DANS LEURS ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
En ce début du XXe siècle, le photographe de cartes postales saisit les habitants de Savigny-sur-Orge dans leurs activités quotidiennes : le paysan sur sa charrette à cheval, les élèves de l’école Ferdinand-Buisson avenue de la Gare, les premiers communiants sortant du presbytère de l’église Saint-Martin, les clients du café L’Ami Gaston et ceux du restaurant Le Grand Panorama, des terrassiers au travail, des blanchisseuses sur les bords de l’Orge… Le passage du photographe ne passe pas inaperçu : l’épicière et le patron du café sortent sur le pas de leur porte, les clients et les passants s’arrêtent et prennent la pose.
On estime que la commune de Savigny-sur-Orge a fait l’objet d’environ 1 200 cartes postales dont les prises de vue ont été réalisées entre 1890 et 2000. Il convient de saluer l’initiative du groupe qui s’est constitué et qui a entrepris ce travail de collecte. Nos remerciements vont, en particulier, à Sylvie MONNIOTTE qui a mené à bien la finalisation de l’édition de ce livre, rédigeant les légendes et les notices historiques.
DEUX MÉMOIRES POUR MIEUX ABORDER L’AVENIR
L’historien Raoul GIRARDET fait la remarque suivante : « Il existe une mémoire officialisée, codifiée, pérennisée : celle d’une démarche historique reconnue dans sa spécificité méthodologique qui étend sa curiosité jusqu’aux premiers pas de l’aventure humaine. Mais il existe aussi une mémoire d’une plus courte durée, parcellisée, individualisée : celle du souvenir personnel, d’une réalité momentanément vécue et dont l’image et le récit se trouvent retransmis de génération en génération ».
Par cette publication, ces deux mémoires se trouvent réunies. D’une part, la mémoire de l’histoire globale, reconstituée, intellectualisée, interprétée. D’autre part, la mémoire de l’histoire locale, partielle, héritée, riche d’un passé vécu, personnel, familial. Leur rencontre constitue des repères précieux pour mieux aborder l’avenir.
Jean Marsaudon
député-maire de Savigny-sur-Orge »
RÉFÉRENCES
1. Jean MARSAUDON, député-maire de Savigny-sur-Orge (1947-2008).
2. GROUPE D’ÉTUDE SUR L’HISTOIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Mémoire en images : Savigny-sur-Orge, Éditions Alan Sutton, 2005, 180 p. Préface de Jean MARSAUDON, p. 7. Quatrième de couverture de Bernard MÉRIGOT, p. 130. ISBN 2-84910-340-3.
Première édition : septembre 2005. Deuxième édition : 1er trimestre 2008
Groupe d’étude sur l’histoire de Savigny-sur-Orge : Christian AUCLAIR, Henri BONNIN, Annie DEPRINCE, Simone DUSSART, Françoise JOSSEAUME, Bernard MÉRIGOT, Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, Muriel VAILLANT.
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Le Chemin de fer de Paris à Orléans (1843-2005)LE TRAIN DE LA VIE
Le train, avec son mode de traction électrique, est un moyen de transport d’actualité : il apporte des réponses durables aux questions aussi diverses que celles de l’augmentation du coût des carburants automobiles, de la pollution causée par les gaz d’échappement (gaz carbonique, oxyde d’azote, particules des moteurs diesel…), de la diminution des rejets contribuant à l’effet de serre, de la saturation des accès routiers et autoroutiers des villes, des difficultés généralisées de stationnement, du temps perdu chaque jour dans les bouchons par un nombre toujours croissant d’automobilistes et de chauffeurs de poids lourds, etc.
Les usagers de la gare SNCF de Savigny-sur-Orge qui empruntent la ligne du RER-C pour se rendre à Paris ont suivi les évolutions récentes : la construction de la gare souterraine d’Austerlitz (1971), la prolongation au-delà de la station Quai d’Orsay vers Invalides (1979), l’ouverture de la station Bibliothèque François Mitterrand (1998), l’augmentation du nombre de dessertes, l’évolution des rames de voyageurs…
Depuis plus d’un siècle, les lignes de chemin de fer font partie des grands équipements publics modernes. Ce sont des éléments structurants du paysage des communes qu’elles traversent. Il est intéressant de savoir comment l’État, au nom de l’intérêt collectif, a exproprié les terrains privés, quel rôle ont joué les communes, comment les grands ouvrages ont été réalisés. Ces débats sont toujours actuels, comme on a pu le constater en 1990 avec le projet de la SNCF de passage de 4 à 6 voix entre Juvisy-sur-Orge et Brétigny-sur-Orge, ou bien avec le projet de construction d’une ligne nouvelle dite “tangentielle” en Essonne.
Le chemin de fer suit le chemin de la vie, la vie des individus comme la vie des collectivités. Ces derniers sont porteurs de multiples interrogations : régularité du trafic, sécurité des voyageurs, construction de nouvelles infrastructures, défense des riverains, effets de la mise en concurrence européenne de la SNCF, etc.
L’histoire du chemin de fer n’est pas figée, elle continue à s’écrire.
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Le Chemin de fer de Paris à Orléans (1843-2005). Journées européennes du patrimoine 2005. Exposition. Conférences », La Mémoire de Savigny-sur-Orge, n°10, 2005, 8 p. Texte complet en pdf : SSO Memoire 2005 n 10
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014