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Fonctionnaires territoriaux – Savigny-Avenir. Territoire et Démocratie Numérique Locale (TDNL) https://savigny-avenir.fr « Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». Christophe de Savigny Sun, 15 Nov 2015 09:17:47 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 Savigny-sur-Orge. Commission municipale de l’administration générale du 23 septembre 2013 https://savigny-avenir.fr/2013/09/23/savigny-sur-orge-commission-municipale-de-ladministration-generale-du-23-septembre-2013/ Mon, 23 Sep 2013 21:09:40 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=10078 Continuer la lecture ]]> La commission municipale de l’administration générale de Savigny-sur-Orge s’est réunie le lundi 23 septembre 2013 à 17 heures en mairie.

La convocation
•    a été signée le jeudi 19 septembre,
•    a été postée le jeudi 20 septembre (date du cachet de la Poste),
•    a été distribuée au courrier le vendredi 20 septembre, en milieu de journée…

pour ne réunion ayant lieu le lundi 23 septembre à 17 heures 15.

Ce délai de trois jours francs (le vendredi pour le lundi suivant) est volontaire et habituel. C’est une atteinte à la démocratie.

ORDRE DU JOUR

NOTES DE SYNTHÈSE en pdf (cliquer dessus pour télécharger)
2013-09-23 Commission administration générale NS

RÉFÉRENCES
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE,
Commission municipale de l’administration générale, Séance du lundi 23 septembre 2013, Convocation, ordre du jour et notes de synthèses, 13 p.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

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La question sur le « bon » ou « mauvais » fonctionnement d’une mairie est-elle légitime ? https://savigny-avenir.fr/2013/08/26/la-question-sur-le-bon-ou-mauvais-fonctionnement-dune-mairie-est-elle-legitime/ Mon, 26 Aug 2013 02:00:38 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=9835 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°54, lundi 26 août 2013

DÉCODAGE

CONTEXTE. L’augmentation considérable depuis les années 2000 des budgets de communication des collectivités territoriales (communes, communautés, syndicats intercommunaux, conseils généraux…) a eu pour effet de transformer les citoyens en cibles d’une propagande permanente (luxueux bulletins municipaux, journaux de collectivités, plaquettes diverses, sites Internet, Twitter, Facebook…).
ENJEUX.
Le discours d’auto glorification que les pouvoirs en place tiennent sur leur action est devenu un discours territorialement dominant. On est en droit de se demander si une expression pluraliste et une appréciation critique ont encore une place. Est-elle encore tout simplement légitime ?

UNE MUNICIPALISATION DE LA PROPAGANDE ?

Les dispositifs sont connus. Les maires et les présidents des assemblées exécutives territoriales disposent de moyens considérables pour diffuser les informations qu’ils souhaitent, et cela sans aucun contrôle, si ce n’est de leur propre majorité. Les citoyens et les élus minoritaires se demandent si une pensée différente du discours dominant est tout simplement possible.

L’idée s’est lentement et discrètement imposée aux esprits des citoyens : le bulletin municipal (et les sites Internet officiels, abonnements automatiques aux Lettres, News et autres comptes Twitter…) sont le seul moyen qui s’impose à eux pour être  informés de ce qui se passe dans leur commune ou leur communauté. Il s’agit d’une source qui présente trois caractéristiques : institutionnelle, unique et non-contradictoire. Le maire, comme le président de la communauté, sont des directeurs de publications entièrement financées par des fonds publics. Ils disposent de collaborateurs pour rédiger, d’un service de communication pour « communiquer », de photographes pour illustrer, de maquettistes pour présenter, d’imprimeurs pour éditer, de distributeurs pour déposer dans toutes les boîtes à lettres bulletins, guides, lettres du maire…, de webmasters pour mettre en ligne 24 heure sur 24…

DISCRÉDITER LA MINORITÉ

C’est ainsi que l’on peut voir durant toute la durée d’un mandat (6 ans, ce qui est long…), un maire et sa petite majorité du conseil municipal, représentant 53% du conseil municipal, disposer de tous les moyens pour imposer une vision unique de la politique locale. Le problème commence à partir du moment où la ligne éditoriale ne consiste pas seulement à présenter la vie de la commune, mais à la justifier de façon manichéenne :

  • la majorité, c’est le bien,
  • la minorité, c’est le mal.

On a alors droit à toute une série de variations sous-tendues par des propositions comme :

  • Tout ce que fait la majorité est génial. Elle n’arrête pas de travailler pour le bien des habitants. Elle seule sait ce qu’il faut faire.
  • Tous les fonctionnaires territoriaux sont extraordinaires.
  • La mairie fonctionne d’une façon admirable…

Un pas supplémentaire est souvent franchi lorsque la majorité discrédite les membres de la minorité (ou des minorités) :

  • ils ne savent rien,
  • ils ne font rien,
  • ils ne pensent qu’a critiquer,
  • s’ils étaient au pouvoir, ce serait une catastrophe.

UNE MAIRIE PEUT MAL FONCTIONNER

Une mairie peut-elle mal fonctionner ? Oui, répond le sociologue Paul CHOMBART DE LAUWE. Il est intéressant de lire dans son livre Pour comprendre la France, au chapitre qu’il consacre au « Guide Aide-mémoire » de l’enquête sociale, cette phrase « La mairie, maison commune. Son organisation et son bon ou mauvais fonctionnement ». (1) Ainsi, l’enquêteur de terrain doit envisager qu’une mairie peut mal fonctionner. La question est donc légitime.

LE DROIT D’INVENTAIRE

Paul CHOMBART DE LAUWE a proposé cette démarche dans le cadre de l’École des cadres d’Uriage en 1947. Une étude critique de terrain concernant une institution publique est toujours légitime. Aujourd’hui, on écrirait que « l’inventaire de la gouvernance locale est un préalable de toute sociologie urbaine ». Il y a une différence entre deux attitudes. On voit certains membres de la classe politique s’interroger sur le « droit d’inventaire » concernant des actions politiques passées. On voit la recherche universitaire reconnaître le principe de l’examen critique («bon / mauvais») du fonctionnement des institutions publiques. Cette dernière position est conforme au principe d’égalité d’accès aux connaissances, à l’idéal démocratique et au fondement de la liberté citoyenne.

RÉFÉRENCES

CHOMBART DE LAUWE Paul, Pour comprendre la France, Les Presses de l’Ile-de-France, 1947, p.73

Paul-Henry Chombart de Lauwe (1913-1998). Sociologue, précurseur de la sociologie urbaine en France. Après avoir étudié l’anthropologie avec Marcel MAUSS, il effectue une recherche de terrain au Cameroun. Après la défaite de 1940, il participe à l’École des cadre d’Uriage puis rejoint la Résistance, quitte la France et s’engage dans l’armée française en Afrique du Nord en 1942. Pilote dans un groupe de chasse, il fait les campagnes d’Italie, des Vosges et d’Allemagne. Il reçoit à ce titre la Légion d’honneur et la Croix de guerre.

En 1945, il conduit ses premiers travaux au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) sur la sociologie urbaine.  En 1949, il fonde le Groupe d’ethnologie sociale et s’intéresse au milieu ouvrier. En 1952, le groupe publie un ouvrage sur Paris et son agglomération. De nombreuses enquêtes sociologiques aboutissent à la publication en 1956 de la Vie quotidienne des familles ouvrières. En 1959, le groupe devient le Centre d’ethnologie sociale. Entré à l’École pratique des hautes études, il y dirige, en tant que directeur d’études, un séminaire sur les transformations de la vie sociale et les processus d’interaction entre les individus, les groupes, la société. Après mai 1968, il oriente ses recherches vers les mouvements sociaux et le rôle des intellectuels.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°54, lundi 26 août 2013

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

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Méthodologie territoriale (Territories of Tomorrow) https://savigny-avenir.fr/2013/07/01/methodologie-territoriale-territories-of-tomorrow/ Mon, 01 Jul 2013 02:00:19 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=9037 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR (n°46, lundi 1er juillet 2013)

Bernard MÉRIGOT, responsable du programme Territoires et démocratie numérique locale, a rencontré le vendredi 28 juin 2013 André LOECHEL, président de la Fondation Territoires de demain (Territories of Tomorrow Fondation) ainsi que Laura Garcia VITORIA, directrice scientifique. Ils ont notamment abordé les critères des territoires de demain. Ceux-ci traitent de quatre domaines : 1. le territoire, 2. la société civile et la place du citoyen dans les processus d’innovation, 3. les entreprises et leur mise en réseau, 4. l’enseignement, la recherche et les universités. On lira ci-dessous les seize critères du territoire de demain.

LES CRITÈRES DU « TERRITOIRE DE DEMAIN »
(Territories of Tomorrow)

1. LE TERRITOIRE
1.1. La cartographie des compétences du territoire
1.2. Les flux et échanges territoriaux de savoirs et de connaissances
1.3. L’économie locale des liens : le territoire et ses partenaires locaux, régionaux et nationaux
1.4. La coopération décentralisée et ses objectifs thématiques à l’échelle internationale

2. LA SOCIÉTÉ CIVILE : LA PLACE DU CITOYEN DANS LE PROCESSUS D’INNOVATION
2.1. La carte des infrastructures, des lieux d’innovation dédiés aux citoyens et des nouveaux lieux d’accès aux réseaux
2.2. Les lieux dédiés à l’accompagnement des projets de la société civile
2.3. Les lieux consacrés aux réflexions partagées entre chercheurs et entreprises sur le futur de leur territoire
2.4. Les laboratoires vivants existants ou en voie de création

3. LES ENTREPRISES ET LEUR MISE EN RÉSEAU
3.1. Les techno-parcs et parcs scientifiques
3.2. Les grappes d’entreprise et leurs structures d’accompagnement (plate-formes, outils de géolocalisation)
3.3. Les stratégies de création d’entreprises et le développement de nouveaux emplois, les incubateurs, les pépinières et leur mise en réseau
3.4. Les clusters et la « clusterisation » des territoires

4. L’ENSEIGNEMENT, LA RECHERCHE ET LES UNIVERSITÉS
4.1. La carte des lieux d’éducation, de formation et de recherche, les établissements d’enseignement, les universités privées et publiques
4.2. La recherche et les études sur le territoire et son futur, sur l’innovation incrémentale, l’innovation ouverte et l’économie de la connaissance
4.3. Les relations entre les universités, les centres de formation et le tissu entrepreneurial
4.4. Les relations entre les acteurs territoriaux, les mairies et les organisations régionales et nationales

RÉFÉRENCES
FONDATION TERRITOIRES DE DEMAIN
(Territories of Tomorrow Foundation), « Les critères du label « Territoire de demain » (Territories of Tomorrow) », www.territories-of-tomorrow.org.

La lettre du lundi de Mieux aborder L’Avenir,
n°46, lundi 1er juillet 2013

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

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« Les employeurs sont davantage condamnés pour faute inexcusable à l’égard de leurs salariés » (La Lettre du Lundi) https://savigny-avenir.fr/2012/08/27/les-employeurs-sont-condamnes-de-plus-en-plus-pour-faute-inexcusable-a-legard-de-leurs-salaries-la-lettre-du-lundi/ Sun, 26 Aug 2012 22:00:22 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=7069 Continuer la lecture ]]> SAVIGNY-SUR-ORGE : 37 624 HABITANTS, 894 FONCTIONNAIRES TERRITORIAUX

DÉCODAGE

CONTEXTE. La commune de Savigny-sur-Orge (37 624 habitants) emploie 894 personnes (842 titulaires + 52 non titulaires) (1). Le conseil municipal, qui vote le budget de la commune, se doit d’être attentif aussi bien aux conditions de travail dont les fonctionnaires territoriaux bénéficient, qu’à l’exercice de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) exercée par la collectivité publique.
Le nombre de contentieux liés aux risques psychosociaux, à la prise en charge des dépressions, des suicides, des accidents du travail, des maladies professionnelles… des employés est en augmentation. Les condamnations d’entreprises et de collectivités pour faute inexcusable se multiplient.

ENJEUX.
Tous les employeurs (entreprises, collectivités, services publics, administrations…) doivent prendre conscience de l’évolution de la jurisprudence. Au-delà du renchérissement récent du coût des accidents du travail (AT) et des maladies professionnelles (MP), tous les aspects de la faute inexcusable doivent être pris en considération : dégâts humains, dégâts financiers et dégâts de réputation… Comment les éviter ?

UN ÉLARGISSEMENT DES PRÉJUDICES

Une décision du Conseil constitutionnel du 18 juin 2010, précisée par une série d’arrêts du 4 avril 2012 de la cour de Cassation, a étendu la liste des préjudices auxquels une victime peut prétendre. Celle-ci peut dorénavant se retourner contre son employeur pour obtenir la réparation de tous les préjudices complémentaires qui ne sont pas indemnisés au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles.

LES CONSÉQUENCES DES ACCIDENTS DU TRAVAIL
ET DES MALADIES PROFESSIONNELLES

Maître Michel LEDOUX, avocat au barreau de Paris, indique que les condamnations peuvent aller jusqu’au réaménagement d’un appartement ou l’achat d’une voiture, dans le cas où la victime est devenue handicapée. La liste des préjudices indemnisables au titre de la faute inexcusable n’est plus limitative, mais seulement indicative. La faute inexcusable est devenue une incitation pour que tous les employeurs s’engagent dans une politique généralisée de prévention. (2)

LA RECONNAISSANCE DE LA FAUTE INEXCUSABLE

Un arrêt de la Cour de cassation 28 février 2002 rend plus facile la recherche de la faute inexcusable en faisant peser sur l’employeur une obligation de sécurité et de résultat. La faute inexcusable est reconnue dès lors qu’il est  prouvé que l’employeur avait conscience du risque d’accident, de maladie, de mauvaises conditions de travail…  auquel était exposé le salarié, et que les mesures préventives nécessaires ont été absentes ou insuffisantes.

Les victimes n’ont plus besoin, comme auparavant, de démontrer l’existence d’une faute d’une gravité particulière. Il leur suffit désormais de démontrer que l’employeur avait conscience du danger et qu’il n’a pas pris les mesures pour les préserver. Des poursuites pénales peuvent être également engagées.

Les chiffres témoignent de cette évolution : en 1999, 391 fautes inexcusables ont été reconnues. En 2012, treize ans plus tard, près de 3 000 contentieux de ce type sont en cours devant les tribunaux de la sécurité sociale. Quant au montant des indemnités, il a aussi augmenté. Lorsqu’il y a reconnaissance de la faute inexcusable, une victime ou ses ayants droits peut obtenir entre 30 000€ et 100 000€, et même parfois plus, en fonction de l’atteinte à l’état de santé.

LE SUICIDE PEUT RELEVER
D’UNE FAUTE INEXCUSABLE DE L’EMPLOYEUR

Maître Michel LEDOUX cite la décision du 10 mai 2012 de la cour d’appel de Versailles qui a reconnu la faute inexcusable de Renault à la suite du suicide d’un de ses salariés, en 2007. Pourtant, fin 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Versailles avait écarté en première instance la faute inexcusable.

La cour d’appel estime que le constructeur automobile n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver le salarié du danger auquel il était exposé en raison de la pénibilité de ses conditions de travail et de la pression qu’il subissait, bien qu’il eut été placé à un nouveau autre poste considéré comme moins stressant. Les juges ont relevé l’indifférence de la hiérarchie à la situation personnelle de l’intéressé, et le fait qu’aucune formation ne lui ait été donnée pour sa nouvelle affectation.

PRÉSERVER LA SANTÉ
PSYCHOLOGIQUE ET PHYSIQUE

Cette décision montre bien la nécessité absolue de tous les employeurs – qu’il s’agisse d’entreprises privées, ou de collectivités publiques – de mettre en place toutes les mesures de prévention pour préserver la santé physique et psychologique de tous les employés.

RÉFÉRENCES

1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Compte administratif 2011, 145 p. Il a été voté lors de la séance du conseil municipal du mardi 26 juin 2012, à 12 heures (20 voix pour, 17 voix contre, 1 abstention, 38 votants, 39 conseillers en exercice).

Quel a été le total des dépenses de personnel de la commune durant l’exercice 2011 ?En l’absence de tableau récapitulatif comprenant des données ventilée, il est impossible de répondre à une vérification. Néanmoins, nous retiendrons que :

  • le ratio « Dépenses de personnel/Dépenses réelles de fonctionnement » est de 53,20%. (p. 3) ;
  • le montant des réalisations de l’exercice pour la section de fonctionnement est de 47 251 716,83 € (p. 9) ;
  • le total des dépenses doit s’établir à 25 137 912 € (vingt-cinq millions cent-trente-sept mille neuf-cent-douze euros).

La lecture du Compte administratif amène d’autres questions au sujet du personnel communal.

  • Le montant total du budget de formation du personnel, versé au CNFPT, est de 134 212,25 € (article 6336, p. 20). Pour 894 agents, cela représente une somme moyenne de 150,12 € par personne pour une année. Ce qui est très faible, compte tenu du coût des stages qui durent plusieurs jours.
  • Pour la ligne « Médecine du travail/Pharmacie » (article 6475, p. 21), le montant des crédits ouverts est de 50 000 €. Le montant des crédits réalisés est des 20 206,77 € ce qui représente une somme de 22,60 € par agent. Une somme particulièrement faible.

Au vu de tels chiffres, il est permis de douter que la commune dispose des moyens pour mener à l’égard des personnels qu’elle emploie :

  • une véritable politique de formation (150,12 € par agent),
  • une action de prévention en matière de santé (22,60 € par agent).

Il est urgent qu’un bilan social des 894 fonctionnaires territoriaux employés par la mairie de Savigny-sur-Orge soit établi d’une façon détaillée et présenté au conseil municipal.

2. LEDOUX Michel, « Les employeurs sont de plus en plus confrontés au risque de faute inexcusable », www.novetic.fr, 20 août 2012. Site consulté le 22 août 2012. Propos recueillis par Marie-Josée GAVA.

Mieux Aborder L’Avenir (MALA), La Lettre du Lundi, 27 août 2012

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ ISSN 2261-1819

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Passage à l’acte au conseil municipal de Nanterre (Richard Durn) https://savigny-avenir.fr/2002/03/29/passage-a-lacte-au-conseil-municipal-de-nanterre-richard-durn/ Fri, 29 Mar 2002 16:31:07 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=9613 Continuer la lecture ]]> LA FOLLE TRAGÉDIE DE NANTERRE

Le jeudi 28 mars 2002, à 1 heure 15 du matin, la séance du Conseil municipal de Nanterre (Hauts-de-Seine) s’achève. Le budget de la commune vient d’être voté. Un individu y a assisté dans les rangs du public, Richard DURN, 33 ans. Il se lève. Il est armé et tire à 40 coups reprises sur les membres du Conseil municipal. Il tue huit conseillers municipaux et maires-adjoints. Il  en blesse grièvement huit autres.

Il est  maîtrisé et arrêté par la police qui le trouve en  possession de trois armes : deux pistolets Glock 9 mm, un chargeur de 15 cartouches, un pistolet Smith et Wesson 357 Magnum 9 mm, un chargeur de 6 cartouches. On retrouve sur lui 6 chargeurs de 15 cartouches, soit  90 cartouches.

Le même jour, alors qu’il est interrogé dans les locaux de la Police judiciaire, quai des Orfèvres à Paris, il est retrouvé mort dans la cour. Resté seul dans un bureau situé au deuxième étage, il aurait sauté par la fenêtre… (1)

 LA DÉMOCRATIE EST-ELLE
UNE ACTIVITÉ A RISQUE ?

Question. À la fin du conseil municipal de Nanterre, un spectateur a tiré méthodiquement sur les élus : 8 morts et 8 blessés graves. En tant qu’élu, quelle est votre réaction après cette tragédie de Nanterre du mercredi 27 mars 2002 et le suicide du meurtrier Richard DURN ?
Bernard MÉRIGOT.
Je suis maire-adjoint de Savigny-sur-Orge depuis 1983 et, à ce titre, j’ai participé, depuis dix-neuf ans, à un total d’un peu plus de 150 réunions du Conseil municipal. Sans compter les conseils syndicaux des syndicats intercommunaux où je siège en tant que vice-président. Certaines séances ont pu être animées. Mais au cours de ces dix-neuf années, je ne me suis jamais senti en danger au cours de ces réunions qui sont toutes publiques.

Quel mot employer pour qualifier un cet acte ?

Acte impensable. Lorsque l’on entend une telle information, on a du mal à réaliser ce qui s’est passé, à se représenter la scène. Comment un élu peut-il imaginer qu’un univers habituel, familier, tranquille, peut se transformer en scène d’horreur ?

Acte inimaginable. Hélas un tel acte n’est pas inimaginable. Des œuvres de fiction de plus en plus nombreuses (films, dessins animés, jeux vidéos, cédéroms…) présentent des scènes de guerre, de violence… de plus en plus réalistes, de plus en plus sanglantes. On ne peut pas affirmer, avec certitude – et en conscience – que cela n’a aucune influence. Ce qui est inimaginable, c’est que l’horreur de la fiction devienne réalité.

Acte inadmissible. Il porte atteinte aux principes d’organisation de notre société, aux principes de la République. La démocratie locale ne peut s’exercer que dans un espace de liberté. Les séances des conseils municipaux sont des lieux où l’on ne peut admettre que la crainte, ou l’insécurité règnent. Elles sont ouvertes, et doivent être respectées par tous.

En tant qu’élu, j’ai une pensée de solidarité pour les victimes et pour leurs familles. Ce sont des collègues élus locaux. Quelle que soit leur appartenance politique (RPR, UDF, Verts, PS, PC…), tous ont été atteints. Quelles que soient les opinions que nous défendons, nous participons aux mêmes réunions, nous nous intéressons aux mêmes choses, nous débattons des mêmes sujets. Nous avons la preuve que nous sommes exposés aux mêmes risques.

Question. Cet événement va-t-il modifier la vie de votre conseil municipal ?
Bernard MÉRIGOT.
La dernière réunion du conseil municipal de Savigny-sur-Orge a eu lieu le 22 mars. La prochaine est prévue pour le 7 mai. Je pense que ce sera l’occasion d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes et de leurs familles. Les séances des conseils municipaux doivent continuer à se dérouler en toute sérénité.

LE CONSEIL MUNICIPAL,
LIEU DE VIOLENCE ?

Question. Quels remèdes voyez-vous ?
Bernard MÉRIGOT.
On peut observer aujourd’hui une banalisation d’actes de violence physique à l’égard d’enseignants, de conducteurs de bus, de fonctionnaires, de pompiers…

Les élus locaux – et les services municipaux – deviennent de plus en plus, aux yeux de certaines personnes qui n’obtiennent pas la satisfaction immédiate de ce qu’ils demandent, les uniques responsables de leur malheur.

Peut-être n’a-t-on pas pris conscience, dans notre société d’aujourd’hui, de la disparition d’un certain nombre de médiateurs naturels qui existaient dans les sociétés traditionnelles ?

Peut-être ne rappelle-t-on pas assez que la vie locale n’est pas possible sans la coopération de tous les habitants, sans les contributions des associations ?

Peut-être faut-il mieux expliquer le fonctionnement, sans cesse complexifié, sans cesse caricaturé par les médias, de nos institutions ?

Peut-être faut-il rappeler davantage qu’il existe un intérêt collectif – celui de la chose publique – qui dépasse les intérêts individuels ?

Les mairies ne sont pas les seules à être dépositaires de l’intérêt collectif. D’autres institutions le défendent. Mais elles sont les plus proches des citoyens. Les plus personnalisées. Les plus exposées.

RÉFÉRENCES
MÉRIGOT Bernard,
«Passage à l’acte au conseil municipal de Nanterre».
Le jeudi 28 mars 2002 se tient à la Bibliothèque-Médiathèque André Malraux de Savigny-sur-Orge une exposition d’élèves de classes de cours moyen 2e année de la commune sur le thème de « La seconde vie de nos déchets ». Bernard Mérigot, maire-adjoint,  y représente le député-maire Jean MARSAUDON. La tragédie de Nanterre vient d’avoir lieu dans la nuit. Vincent DEBY, journaliste du journal Le Républicain de l’Essonne, l’interroge en tant qu’élu municipal.

COMMENTAIRE du 4 avril 2002


RÉFÉRENCES
Le Républicain
de l’Essonne, 4 avril 2002, p. 20.

COMMENTAIRE du 9 avril 2002
L’article publié par Le Républicain reprend de façon très raccourcie les réponses de Bernard MÉRIGOT. Il ne donne qu’un aperçu de ses propos. Il adresse, en date du 9 avril un courrier  a tous les membres du conseil municipal de Savigny-sur-Orge ainsi qu’aux associations de la commune.

Mairie de Savigny-sur-Orge
BP 123
SAVIGNY-SUR-ORGE CEDEX
le 9 avril 2002
L’inauguration de l’exposition des travaux des élèves des classes de CM 2 « La Seconde vie de nos déchets » a eu lieu le jeudi 28 mars à la Bibliothèque-Médiathèque André Malraux. La tragédie de Nanterre venait d’avoir lieu à la première heure du mercredi 27 mars.
Le journaliste du Républicain, qui est venu pour cette inauguration, a souhaité avoir les réactions d’élus présents. Il m’a posé trois questions. Mes réponses ont été publiées dans Le Républicain du 4 avril, p. 20. Elles sont très fortement raccourcies.
De ce fait, elles ne donnent qu’un aperçu de mon propos. C’est pourquoi je vous adresse ci-joint la version intégrale de mes réponses.
Il convient de compléter ma remarque sur les actes de violence dont sont victimes conjointement élus et fonctionnaires territoriaux. Les médias ont peu mentionné que le responsable de la maintenance de l’Hôtel de Ville de Nanterre avait été blessé, atteint par les mêmes balles que celles qui ont touché les membres du Conseil municipal.
Bernard MÉRIGOT
Maire-adjoint chargé du Patrimoine
Vice-Président du SIVOA, du SIAHVY, du SIREDOM, du SMOYS

COMMENTAIRE du 18 novembre 2003
« La violence et l’insécurité dans lesquelles nous vivons – aussi exploitées qu’elles puissent être fantasmatiquement, voire manipulées de manière délibérée – relèvent avant tout d’une question de narcissisme, et sont le fait d’un processus de perte d’individuation. Il s’agit de narcissisme au sens où un homme comme Richard Durn, assassin d’un nous – assassiner un conseil municipal, représentation officielle d’un nous, c’est assassiner un nous – souffrait terriblement de ne pas exister, de ne pas avoir, disait-il, le « sentiment d’exister » : lorsqu’il tentait de se voir dans une glace, il n rencontrait qu’un immense néant. C’est ce qu’a révélé la publication d son journal intime par
Le Monde. Durn y affirme qu’il a besoin de « faire du mal pour, au moins une fois dans [sa] vie, avoir le sentiment d’exister ». Richard Durn souffre d’une privation structurelle de ses capacités narcissiques primordiales.

J’appelle « narcissisme primordial » cette structure de la psychè qui est indispensable à son fonctionnement, cette part d’amour de soi qui peut devenir parfois pathologique, mais sans laquelle aucune capacité d’amour quelle qu’elle soit ne serait possible. Freud parle de narcissisme primaire, mais cette expression ne correspond pas tout à fait à ce dont je parle : elle désigne l’amour de soi infantile, une époque précoce de la sexualité. Freud parle aussi de narcissisme secondaire, ce qui survient à l’âge adulte, mais il ne s’agit encore pas de ce que je nomme le narcissisme primordial, qui est sans doute plus proche de ce que Lacan désigne dans son analyse du « stade du miroir ». Il y a un narcissisme primordial aussi bien du je que du nous : pour que le narcissisme de mon je puisse fonctionner, il faut qu’il puisse se projeter dans le narcissisme d’un nous.

Richard Durn, n’arrivant pas à élaborer son narcissisme, voyait dans le conseil municipal la réalité d’une altérité qui le faisait souffrir, qui ne lui renvoyait aucune image, et il l’a massacrée. »

RÉFÉRENCES
STIEGLER Bernard, Aimer, s’aimer, nous aimer, Galilée 2003.

COMMENTAIRE du 29 mars 2012
Le sommeil de la raison engendre les monstres.

« On entend dire, après l’effroyable affaire Merah, que le monstrueux ne connaît pas d’explications. C’est ce qu’a soutenu le rabbin Gilles Bernheim dans
Libération, et c’est ce qu’a redit Henri Guaino sur France Culture. Leibniz soutenait au contraire que la conception rationnelle du monde consiste à poser que toute chose a sa raison, c’est-à-dire sa cause – y compris les choses les plus déraisonnables, folles et meurtrières.
Comme le savait Goya, c’est le sommeil de la raison qui engendre les monstres, et c’est encore plus vrai dans le monde contemporain que caractérise l’hyperpuissance des moyens – revolvers 11.43, webcams, médias de masse, robots financiers – et l’impuissance des fins, c’est-à-dire leur perte, qui, faisant perdre aussi la raison, favorise les passages à l’acte en tous genres que provoque une constante excitation de la pulsion de destruction dans un monde devenu lui-même intrinsèquement et tragiquement pulsionnel.
Il y a évidemment un lien entre les massacres commis par Richard Durn (Nanterre, 2002), Anders Breivik (Oslo et l’île d’Utoya, 2011) et Mohamed Merah, et il est très dommageable de ne pas vouloir en entendre parler quand on prétend exercer des responsabilités publiques et civiles.
Nous vivons dans des
Cités à la dérive (Seuil, 1971) – livre de Stratis Tsirkas – hantées par d’innombrables individus à la dérive, dont certains passent à l’acte meurtrier sur des fonds transgressifs variés : insultes, viols, violences, désinhibitions, mensonges d’État, tromperies de toutes sortes.»

RÉFÉRENCES
STIEGLER Bernard,
« Ces abominables tueries peuvent s’expliquer par la dérive de nos sociétés », Le Monde, 29 mars 2012.

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique

 

 

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