UN TRACT « ABSURDE »
D’abord, il y a un tract de Laurence SPICHER-BERNIER (UDI), maire de Savigny-sur-Orge, candidate à sa réélection. Il est intitulé « La vérité sur les mensonges du PS ». (1) Le titre, étonnant, relève de la figure de style de l’oxymore (que les grecs nomment oxymoron), qui consiste à rassembler deux termes opposés pour exprimer quelque chose d’inconcevable. « La vérité sur un mensonge », c’est comme « Le mensonge sur une vérité », c’est-à-dire, un discours qui rend compte de l’absurde : Laurence SPICHER-BERNIER annonce qu’elle dit la vérité sur des mensonges ! On aura tout vu.
Laurence SPICHER-BERNIER (UDI)
« La vérité sur les mensonges du PS »
Élection municipale de Savigny-sur-Orge du 23 mars 2014
Tract distribué le 16 mars 2014, page 1
Sur la page du recto, rien de bien original. « En 2012, François HOLLANDE vous a menti. En 2014, le candidat PS à Savigny Pierre GUYARD vous ment ». Et une accusation : Pierre GUYARD ne pratique pas la démocratie d’une façon honnête ! Suivent quatre « pavés » : le projet pharaonique du parti socialiste de centre culturel, les rythmes scolaires (« La réforme PEILLON, c’est nous qui payons »), les transports en commun (Tram train et ligne du bus 492), les logements sociaux.
RECTO SEUL ou RECTO + VERSO ?
Il est à noter que ce tract est à «géométrie variable». Le dimanche 16 mars, le tract ne comprend que le recto (le verso est blanc). Il faut attendre les jours suivants (le vendredi 21 mars, en l’occurrence) pour disposer d’un exemplaire complet : le tract comprend l’impression d’un recto + un verso. Certains pensent que cette édition en deux temps (16 Mars : la page 1, 21 mars : la page 1 + la page 2) ne relève en aucun cas d’une erreur d’impression, mais d’une mise en scéne. Autant la page 1 est généraliste, autant la page 2 se livre à des attaques personnelles contre Jacques GUYARD et Pierre GUYARD. Dites-nous si nous nous trompons…
Puisque la version complète est connue, un constat s’impose : les choses se gâtent dans le bas de la seconde page.
Laurence SPICHER-BERNIER (UDI)
« La vérité sur les mensonges du PS »
Élection municipale de Savigny-sur-Orge du 23 mars 2014
Tract distribué le 21 mars 2014, page 2
UNE DÉNONCIATION INDIGNE CONTRE JACQUES GUYARD
(Le père)
Et oui, vous avez bien lu. Laurence SPICHER-BERNIER attaque Jacques GUYARD, le père de Pierre GUYARD. Une partie de ses propos ne sont pas nouveaux : ils avaient déjà été tenus par Laurence SPICHER-BERNIER sur son compte Facebook le 23 novembre 2013, il y a maintenant quatre mois. Elle écrivait ceci :
Nous avons fait une analyse critique de ces assertions sur ce site. (3) http://www.savigny-avenir.fr/2013/11/25/savigny-sur-orge-laurence-spicher-bernier-udi-fait-entrer-pierre-guyard-ps-dans-lhyperpolitique-inter-municipale/
ATTAQUER LA POLITIQUE DU FILS
OU ATTAQUER LA POLITIQUE DU PÈRE ?
Sur la liste UDI/MPF/UPF «Union de la droite républicaine et du centre » conduite à Savigny-sur-Orge par Laurence SPICHER-BERNIER, figure en 12e position Xavier-Roger DUGOIN. (4) C’est l’un des fils de Xavier DUGOIN.
Quel candidat pourrait avoir l’idée de venir reprocher quoi que ce soit au fils concernant son père ? Aucun candidat – à ma connaissance – n’a attaqué le fils Xavier-Roger DUGOIN à propos de son père Xavier DUGOIN. Ce n’est pas le cas de Laurence SPICHER-BERNIER qui elle, attaque Pierre GUYARD à propos de son père Jacques GUYARD. Mais Laurence SPICHER-BERNIER n’en a pas fini.
UNE DÉNONCIATION INDIGNE CONTRE PIERRE GUYARD
(Le fils)
Question. Que pensez-vous de tout cela ?
Bernard MÉRIGOT. Je reprendrai ce qu’a écrit, le 19 mars 2014, Christian SCHOETTL sur son site : « Il ne vous aura peut être pas échappé qu’il y a des élections municipales dimanche. Pour ma part, je n’ai jamais compris la violence qui préside a ce qui devrait une sorte de moment de grâce, cette période où chacun souhaite et se propose pour travailler au bien être de la collectivité.
C’est comme un bon plat que l’on va partager entre amis, chacun donne sa recette, explique comment il va accommoder pour les autres, et puis enfin de compte, collégialement, on confie les fourneaux a l’un ou l’autre, avec le bonheur anticipé de ce que l’on va déguster ensemble.
En fait pour déguster, on déguste ! Et on assiste a un spectacle d’une violence folle, coups bas, ragots, mensonges, toute la lie de l’humanité n’y retrouverait pas ses petits ». (6)
LA CULTURE DE L’INVECTIVE POLITIQUE
Question. Quelle analyse faite-vous dans le cadre de votre recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale ».
Bernard MÉRIGOT. Les réflexions que je poursuis se situent dans la tradition de la démocratie expérimentale du philosophe John DEWEY. Elles consistent :
1. à poser les questions qui anticipent les débats à venir et,
2. à éclairer les réponses susceptibles d’être apportées dans l’espace public.
La France, en ce mois de mars 2014, vit une situation qui est tragiquement attentatoire à la démocratie, avec cette affaire des écoutes téléphoniques des conversations de Nicolas SARKOZY avec son avocat.
Tout le monde sait, depuis des années, qu’il n’y a jamais eu aucun débat citoyen sur cette question. Les pouvoirs en place pensent qu’ils peuvent continuer à prendre des décisions à la petite semaine, de façon autocratique.
Or, la vie de toute communauté humaine est faite de franchissements d’étapes. Chaque étape est un moment de constitution d’un consensus. Que font les politiques ? Ils pratiquent la gouvernance du « saute-mouton ». Ils savent que cela se révèle toujours catastrophique à terme. Qu’importe ! Exemple : un problème nouveau survient. Cela m’embête de prendre une décision Alors, je déclare : « La question ne se pose pas ». Je refuse tout dialogue. Et hop ! Je saute l’étape. Je passe par-dessus. Notre-Dame des Landes et la mise en place des portiques pour l’écotaxe sur les autoroutes en sont des exemples emblématiques.
Ce qu’il faut bien voir, c’est que chaque fois qu’un débat public n’a pas lieu, chaque fois des citoyens sont malmenés : ils souffrent. Alors, par un effet rebond, les élus politiques entrent en polémique contre tout et contre tout le monde, les uns contre les autres. C’est à celui qui accusera, dénoncera, stigmatisera… le mieux. Avec une conséquence : l’augmentation constante du taux d’abstention aux élections municipales.
Élections municipales
Taux d’abstention (Deuxième tour)
Question. Des prévisions pour la journée du 23 mars ?
Bernard MÉRIGOT. « Une France coupée en deux. L’instabilité et les averses se généraliseront dans les terres. Orages sur l’Ile-de-France » (Le Parisien, 22 mars 2014). Mais est-ce qu’il s’agit de la météo ?
RÉFÉRENCES
1. SPICHER-BERNIER Laurence, La vérité sur les mensonges du PS. Ce que la gauche invente pour ces élections municipales, A4, 2 p. Tract distribué dans les boîtes à lettres le 21 mars 2014.
2. SPICHER-BERNIER Laurence, www.facebook.com/laurence.spicherbernier, 23 novembre 2013.
3. MÉRIGOT Bernard, Savigny-sur-Orge. Laurence Spicher-Bernier (UDI) fait entrer Pierre Guyard (PS) dans l’hyperpolitique inter-municipale Posted on 25 novembre 2013 by Bernard MÉRIGOT Nous savons que la politique en France est une dramatisation de la parole : ceux qui font de la politique pensent que l’hyper, l’outré et l’exagéré leur donnent confiance, et qu’il est de nature à leur attirer la faveur de l’électeur. …
4. « Mobile à parents (2) », Le Canard enchaîné, n°4873, 19 mars 2014, p.4
LASKE Karl, « Marchés truqués en Essonne : Xavier Dugoin, un revenant aux affaires », 13 février 2014, 4 pages, http://www.mediapart.fr.
MÉRIGOT Bernard, « Savigny-sur-Orge. Laurence Spicher-Bernier (UDI) et associés », Posted on 23 février 2014 by Bernard MÉRIGOT OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014 Le 31 octobre 2013, un nouveau blog est mis en ligne sur Savigny-sur-Orge. Officiellement, il est consacré à la ville et à ses habitants. Officieusement, ce site loue les actions de Laurence SPICHER-BERNIER, maire UDI, …
5. SPICHER-BERNIER Laurence, La vérité sur les mensonges du PS. Ce que la gauche invente pour ces élections municipales, A4, 2 p. Tract distribué dans les boîtes à lettres le 21 mars 2014.
6. SCHOETTL Christian, « Élections municipales. Il y a de la rumba dans l’air », http://www.christianschoettl.com, 19 mars 2014.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
UN ACTE DE PROCÉDURE TOUS LES QUINZE JOURS !
Le chiffre de 59 actes de procédure a été dénombré pour la période de janvier 2011 à février 2014 (soit 32 mois, ou encore 122 semaines). Il correspond à un acte de procédure tous les quinze jours ! Ce chiffre a été établi à partir des informations en notre possession au moment de la rédaction du présent article. (1) Il est à notre avis inférieur au nombre réel des actes engagés. Il est à noter que la mairie de Savigny-sur-Orge « ne communique pas sur ces sujets ». Pourtant il s’agit d’informations et de documents publics qui ont fait l’objet d’actions judiciaires entraînant des dépenses imputées à un budget public.
16 CONSEILLERS MUNICIPAUX POURSUIVIS
PAR LAURENCE SPICHER-BERNIER
CINQ CABINETS D’AVOCATS MOBILISÉS PAR LA MAIRE
Avocats conduisant les poursuites pour le compte de Laurence SPICHER-BERNIER. La multiplicité des procédures judiciaires engagées par Laurence SPICHER-BERNIER a amené l’intervention de nombreux avocats, tous payés par le budget de la commune. Leur recrutement a nécessité pour la commune de Savigny-sur-Orge de lancer un « marché public à bons de commande de prestations de conseil, d’assistance et de représentation juridiques de la Ville de Savigny-sur Orge », décomposé en cinq lots :
Pour l’année 2012, on relève (Décision du maire n°1768, 24 juillet 2012) l’existence de cinq cabinets d’avocat :
LA LISTE DES CONSEILLERS MUNICIPAUX
POURSUIVIS PAR LAURENCE SPICHER-BERNIER
DE 2011 à 2014
La liste ci-dessous comprend l’année de l’acte de procédure, le nom du conseiller municipal poursuivi (ou du candidat), son appartenance politique, la juridiction saisie, l’acte de procédure.
2011
2012
2013
2014
…
RÉFÉRENCES
1. Un article sur ce sujet a déjà été mis en ligne sur http://www.savigny-avenir.info :
http://www.savigny-avenir.fr/2014/03/12/savigny-sur-orge-pierre-guyard-ps-denonce-les-procedures-judiciaires-iniques-de-laurence-spicher-bernier-udi-contre-16-conseillers-municipaux/
Merci à ceux qui nous feront part d’éventuels oublis ou inexactitudes.
COMMENTAIRE DU 19 décembre 2014
EN AUGMENTATION CONSTANTE DE 2008 à 2014 :
LES DÉPENSES DE LA COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE
POUR PAYER SES HONORAIRES D’AVOCAT
Laurence SPICHER-BERNIER a exercé les fonctions de maire de Savigny-sur-Orge de septembre 2008 à avril 2014. Elle est battue aux élections municipales de 2014 par Éric MEHLHORN, élu maire le 6 avril 2014. Celui-ci fait aussitôt procéder à un audit financier de la commune qui est confié au cabinet Frank Piffault Expertise. Ce rapport, daté du 11 décembre 2014 est présenté en séance publique du conseil municipal le 19 décembre 2014. Le rapport relève « des variations importantes du compte Frais d’actes et de contentieux ». (1) Il s’agit des postes de dépense 6226 (Honoraires) et 6227 (Frais d’actes et de contentieux). On peut lire à la page 11 du rapport les chiffres suivants :
6226. Honoraires
6227. Frais d’acte et de contentieux
La totalisation des deux comptes 6226 + 6227 est la suivante :
On notera les fortes augmentations 2008/2009, 2009/2010, 2010/2011, 2013/2014.
Le total des dépenses engagées sur le budget de la commune par Laurence SPICHER-BERNIER en tant que maire, sous sa seule décision et sans en référer au conseil municipal, s’établit pour les sept exercices budgétaires de 2008 à 2014, à 1 260 000 € (un million deux cent soixante mille euros).
RÉFÉRENCES
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Audit financier de la commune de Savigny-sur-Orge, Frank Piffault Expertise, 11 décembre 2014, 55 p. Rapport présenté en séance publique du conseil municipal du 19 décembre 2014.
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Bernard MÉRIGOT
LA PISCINE COMMUNALE DE SAVIGNY-SUR-ORGE
Laurence SPICHER-BERNIER. « La piscine est un équipement social. Ça coûte nettement moins cher qu’un stade ou qu’un foyer-logement ».
LE RECRUTEMENT DES FUTURS EMPLOYÉS DE LA PISCINE
Laurence SPICHER-BERNIER. « Je vais exiger que la priorité des emplois revienne aux Saviniens. »
LE MONDE POLITIQUE
Laurence SPICHER-BERNIER. « Le monde politique est particulièrement difficile de manière générale. »
LES PLAINTES DE LAURENCE SPICHER-BERNIER
CONTRE LES CONSEILLERS MUNICIPAUX
Le Parisien Essonne-matin : « Vous avez récemment décidé de retirer les nombreuses plaintes que vous avez engagées ces dernières années à l’encontre de vos opposants. Pourquoi ? ». Laurence SPICHER-BERNIER : « Ce serait très mal venu de gaspiller son énergie à vouloir régler des comptes aujourd’hui complètement dépassés ».
JE T’AIME MOI NON PLUS
Laurence SPICHER-BERNIER (UDI) et Éric MEHLORN (UMP)
Laurence SPICHER-BERNIER. « Sur le rassemblement, je suis toujours sur l’idée d’une union avec Monsieur MEHLHORN ».
LES JOUEURS DE BASE-BALL
Laurence SPICHER-BERNIER. « Je n’ai pas changé mon fusil d’épaule. »
LE CINÉMA EXCELSIOR
Laurence SPICHER-BERNIER. « Nous sommes toujours dans l’optique de récupérer ce cinéma. »
LA NOTORIÉTÉ ET LA COMMUNICATION POLITIQUE
EN QUESTION
Laurence SPICHER-BERNIER. Ma candidature aux élections législatives de 2012 : « C’était surtout pour moi une campagne de notoriété, et aussi apprendre comment communiquer. »
UNE DERNIÈRE CITATION POUR LA ROUTE
Le philosophe John DEWEY a écrit : « Tout obstacle à une communication libre et complète dresse des barrières qui séparent les individus en cercles et en cliques, en sectes et en factions antagonistes, et mine par le fait même le mode de vie démocratique ».
« Les lois garantissant les libertés civiles telles la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de réunion ne sont guère utiles si, dans la vie courante, la liberté de communiquer, la circulation des idées, des faits, des expériences sont étouffées par le soupçon mutuel, par l’injure, par la peur et la haine. Ces choses détruisent la condition essentielle du mode de vie démocratique avec encore plus de sûreté que la coercition pure. » (5)
RÉFÉRENCES
1. SPICHER-BERNIER Laurence, « Municipales. La mise au point de la maire de Savigny-sur-Orge. Controversée, Laurence Spicher-Bernier (UDI) doit faire face à de multiples divisions dans sa ville. Pour la première fois, elle s’explique sur tous les dossiers qui fâchent », Le Parisien Essonne matin, 11 février 2014. Article de Cédric Saint-Denis.
2. « Précision. Une erreur s’est malencontreusement glissée dans l’article paru dans nos colonnes vendredi intitulé : « A Savigny, maire et opposants retournent au tribunal ». Laurence Spicher-Bernier, maire (UDI) de la ville, n’a pas été condamnée, le 6 septembre 2011, à 18 mois de prison avec sursis pour escroquerie en fausse qualité de juriste et exercice illégal de la profession d’avocat mais à 8 mois avec sursis.», Le Parisien Essonne matin, 14 janvier 2014.
3. RESPUBLICA ET HARRIS INTERACTIVE, Baromètre de la concertation et de la décision publique 2013, janvier 2013, 2e édition, 4 p. Enquête réalisée du 25 juillet au 1er août et du 8 au 15 août 2012. Présentation par Gilles-Laurent Rayssac et Marie-Catherine Bernard, avec les interventions de Jean-Daniel Lévy, Directeur du département politique et opinion à Harris Interactive, Robert Herrmann, Premier adjoint au Maire de Strasbourg en charge de la démocratie locale et Philippe Bilger, Président de l’Institut de la Parole, magistrat honoraire, Paris, Le Cloître, 24 janvier 2013.
4. RABHI Pierre, Vers la sobriété heureuse, Actes Sud, 2010, 144 p.
5. DEWEY John, « La démocratie créatrice. La tâche qui nous attend », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2,1997. Traduction de Sylvie Chaput.
DEWEY John, « Creative Democracy. The Task before Us » in Later Works (1925-1953) (vol. 14), édité par Jo Ann Boydston, Southern Illinois University Press, Carbondale, 1977. Le texte original est reproduit dans l’article « Les actes qui trahissent la vie démocratique (John Dewey) », http://www.savigny-avenir.info, 31 mars 2013. http://www.savigny-avenir.fr/2013/03/31/les-actes-qui-trahissent-la-vie-democratique-john-dewey/
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
DÉCODAGE
CONTEXTE. Les domaines d’intervention développés dans le cadre de la recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale » sont connus. Ils sont à ce jour au nombre de sept. Ils figurent en page d’accueil du présent site : Gouvernances locales, Démocratie expérimentale, Démocratie participative, Expertise citoyenne, Intelligence territoriale, Innovation territoriale, Éditorialisation numérique des territoires.
ENJEUX. Nous avons eu l’occasion de développer de façon marginale le thème de l’intelligence territoriale (1). Celui-ci est repris comme objet social par une nouvelle association qui s’est constituée en déclinant la notion en « intelligence territoriale participative ». Comment celle-ci peut-elle s’intégrer à des réflexions, à des actions locales, à des pratiques d’intervention sociale… concernant le cadre de vie et l’environnement ?
1. L’ASSOCIATION PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT
L’association « Portes de l’Essonne Environnement » a choisi comme slogan « mettre en œuvre l’intelligence territoriale participative ». Nous nous sommes entretenus avec deux de ses membres fondateurs, Jean-Marie CORBIN, président, et Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, trésorière.
ATTENTES, DÉSIRS ET PROJETS
Dans le texte de présentation de votre association, qui est en ligne sur la page d’accueil provisoire de votre site (http://www.portes-essonne-environnement.fr) – actuellement en construction – vous écrivez : « L’association a pour objet la défense et la protection de l’environnement, du cadre et de la qualité de vie des habitants dans le département de l’Essonne, mais également dans d’autres territoires chaque fois que cela est nécessaire. Elle contribue à l’intelligence territoriale participative sur le périmètre de ses actions ». (2) Qu’entendez-vous par « intelligence territoriale participative ».
Jean-Marie CORBIN. Habiter, travailler, séjourner dans un territoire, le visiter ou le parcourir, suppose que l’on ait pour lui, à des degrés divers, des attentes, des désirs, des projets. Chacun de ses acteurs, qu’il appartienne à la société politique ou à la société civile, est porteur de compétences, d’expériences, de contributions. Elles sont toutes légitimes et doivent être prises en considération.
LE BIEN-ÊTRE COLLECTIF
En quoi votre démarche est-elle différente de celle des associations traditionnelles de défense et de protection de l’environnement, du cadre et de la qualité de la vie ?
Jean-Marie CORBIN. Une démarche d’intelligence territoriale implique une connaissance approfondie et éclairée des besoins de tous les acteurs d’un territoire, une prise en compte des demandes citoyennes, un échange d’informations, une coopération constante entre les initiateurs et les initiatives, entre les savoirs-faire et les compétences, afin d’apporter des réponses pertinentes, pérennes, anticipatrices de l’avenir. Les acteurs d’un territoire doivent coopérer, se coordonner afin de mener ensemble des actions en faveur du bien-être collectif, en interaction avec les piliers du développement durable dans ses dimensions environnementales, économiques, sociales.
TOUJOURS PLUS DE DÉMOCRATIE
Votre association est-elle en concurrence avec d’autres ?
Jean-Marie CORBIN. La liberté d’association est une liberté constitutionnelle. Il y a tellement de choses à faire pour que les citoyens retrouvent leurs libertés face à des pouvoirs qui, tous les jours, pratiquent à leur égard « la politique du fait accompli ». La seule concurrence est celle des idées. La compétition n’a qu’un seul but : toujours plus de démocratie : démocratie des pouvoirs, démocratie des collectivités, démocratie des associations.
LES NEUF PRINCIPES DE LA CONCERTATION
Quel est le livre de chevet de l’association ?
Jean-Marie CORBIN. PEE ne conçoit pas son rôle comme une opposition systématique à tout projet d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’équipement des collectivités… En revanche, elle est déterminée à faire valoir, pour tout projet, l’application de la Convention d’Aarhus et de la Charte de la concertation du Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement de 1996. (3) Il s’agit d’un texte fondamental, scandaleusement méconnu, qui comporte neuf principes.
Enfin, nous entendons ne pas être seulement en position de réaction à l’égard de projets qui tombent « d’en haut», mais d’être en capacité de porter « d’en-bas » des projets de territoire.
PREMIÈRES INITIATIVES
Quelles ont été les premières initiatives de votre association ?
Jean-Marie CORBIN. Notre association « Portes de l’Essonne Environnement » (PEE) a d’abord rencontré un certain nombre d’élus et de responsables associatifs des cinq communes de la communauté d’agglomération. Leur accueil a été très positif dans la mesure où le cadre de la communauté est désormais la bonne échelle pour poser les vrais problèmes relatifs à l’environnement et au cadre de vie. C’est ainsi que notre association PEE était présente à l’assemblée générale de l’Association Cadre de vie Juvisy Plateau » (ACVJP) qui s’est tenue le samedi 18 janvier 2014 à la Maison de quartier Albert Sarraut, à Juvisy-sur-Orge. Nous en sommes désormais membres. C’est une association très intéressante qui accomplit un travail citoyen dans l’intérêt général de tous les habitants.
TOUTES LES SENSIBILITÉS POLITIQUES
Qui était présent à l’assemblée générale de l’ACVJP ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Le climat de cette assemblée générale était studieux et détendu. On pouvait noter la présence de personnalités de toutes tendances politiques. L’invité était Étienne CHAUFOUR, maire et conseiller général (ex-PS, Parti Radical de Gauche), accompagné de Pierre TESSIER, adjoint au maire chargé de l’urbanisme et de l’accessibilité, mais aussi de Francis SAINT-PIERRE (UMP), conseiller municipal d’opposition et secrétaire de l’association ACVJP. Notons que les deux fonctions de ce dernier ne sont pas incompatibles à l’ACVJP contrairement à certaines associations dans lesquelles le seul fait d’être en position de colistier, ou apparenté à un homme politique prenant des positions pour les prochaines échéances électorales, pose problème ! Étaient également présents : Robin REDA, candidat tête de liste (UMP) à Juvisy-sur-Orge, Dominique CATÉRINI, président d’Élan – Savigny Environnement, ainsi que Jacques LAGRANGE, administrateur d’Élan – Savigny Environnement dont l’engagement politique au PS est de notoriété publique (4), Jean-Claude MAQUINAY, administrateur de ACVJP et conseiller municipal UMP minoritaire. Il est intéressant de noter la situation d’ouverture et de pluralisme existant à Juvisy-sur-Orge. Outre l’Association Cadre de vie Juvisy Plateau (ACVJP), présidée par Pierre JAVALET, il existe plusieurs autres associations comme l’Association locale pour l’environnement, présidée par Philippe SALVI, l’Association pour la sauvegarde du cadre de vie du centre de Juvisy, présidée par Gilbert GOURRIER, l’Association pour l’aménagement du quartier Seine de Juvisy, présidée par Claude MOREAU. (Note 5, Document n°1). Enfin, l’identité patrimoniale étant indivisible, qu’il s’agisse du patrimoine naturel, environnemental, urbain, architectural, ou scientifique, l’association des Amis de l’Observatoire Camille Flammarion, présidée par Laurent WEILL, était également présente.
Que vous inspire la situation de la vie associative dans la commune de Juvisy-sur-Orge ?
Jean-Marie CORBIN. D’abord, la tradition d’associations de quartier est intéressante parce qu’elle permet à une pluralité de compétences et d’initiatives de se manifester. Sur le territoire d’autres communes, ce sont plutôt des associations généralistes ou des associations sectorielles (association contre une nuisance particulière, association pour un mode de transport en commun, association pour des pistes cyclables…) qui se forment. Dans une démocratie, une diversité d’initiatives associatives ne signifie en aucun cas que cela nuise à l’efficacité des contre-pouvoirs citoyens.
Ensuite, les associations de Juvisy-sur-Orge fonctionnent selon un mode visiblement de consensus politique, ce qui va dans le sens de l’intérêt général.
Enfin, on compte au moins quatre associations cadre de vie et environnement pour 14 000 habitants, alors que dans d’autres communes on en compte une ou deux pour 36 000 habitants. Pour nous, il est urgent que des initiatives soient prises afin que de nouvelles synergies se développent pour construire une démocratie locale participative.
A-t-il été question de l’association Portes de l’Essonne Environnement (PEE) au cours de cette assemblée générale ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Au cours de l’assemblée générale de l’ACVJP du 18 janvier 2014, le président Pierre JAVALET a publiquement salué ma présence en tant qu’ancienne présidente d’Élan – Savigny Environnement, et actuelle co-fondatrice de l’association « Portes de l’Essonne Environnement » (PEE).
Il a indiqué que le territoire d’action de PEE n’était pas limité à une commune, mais élargi d’une façon non limitative, notamment au territoire des cinq communes composant la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge).
Il a souligné que l’une des premières actions de PEE sera la mise en ligne sur son site Internet http://www.portes-essonnes-environnement.fr d’informations et de réflexions concernant ses actions. Il a précisé que ce média numérique participatif, actuellement en préfiguration, en abordant notamment les questions environnementales et patrimoniales, s’inscrivait dans le cadre de l’intelligence territoriale.
JUVISY-SUR-ORGE INONDÉE
À CAUSE DE SAVIGNY-SUR-ORGE !
Pouvez-vous donner l’exemple d’un problème commun aux communes de Juvisy-sur-Orge et de Savigny-sur-Orge ?
Jean-Marie CORBIN. Dans la brochure de l’ACVJP, « L’Éveil du Plateau », de janvier 2014, l’association revient sur les inondations du 5 mai 2012. (5) Au cours de l’assemblée générale, les dramatiques inondations subies en 2012 par les habitants de Juvisy-sur-Orge ont été évoquées.
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Le président JAVALET a exposé que « le 5 mai 2012, à la suite d’un violent orage, la rue Séverine a été complètement inondée, surtout les sous-sols des maisons de la rue et des alentours. Un bassin de rétention existe, mais il n’a pas rempli sa fonction. Depuis la visite des autorités au moment des faits, rien n’a été entrepris pour empêcher une nouvelle catastrophe ». Il faut savoir que la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge est situé entre la rue de la Voie Verte (limitrophe aux deux communes), la Place Guynemer/Avenue Anatole France (limitrophe aux deux communes) et l’Avenue des Capucines (Juvisy-sur-Orge). La voirie et les réseaux (eaux pluviales et eaux usées) des deux communes sont étroitement intriqués.
« AUCUNE RÉPONSE DU MAIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE»
(Étienne Chaufour)
Quelle a été la réponse ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Dans sa réponse, Étienne CHAUFOUR, le maire de Juvisy-sur-Orge, a clairement mis en cause la responsabilité territoriale de Savigny-sur-Orge. En effet, les eaux pluviales de la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge se déversent dans le réseau d’eaux pluviales de Savigny-sur-Orge. « Les réseaux de Savigny-sur-Orge sous-dimensionnés, sont saturés, et encombrés faute d’entretien. Ils sont responsables de la non-évacuation des eaux de Juvisy-sur-Orge. Nous attendons toujours une réponse du maire de Savigny-sur-Orge » (Laurence SPICHER-BERNIER). Il faut savoir que la commune de Savigny-sur-Orge n’entretient plus ses réseaux d’eaux usées : elle les a confié en délégation de service public (DSP) à la Lyonnaise des Eaux. En ce qui concerne les réseaux d’eaux pluviales, on ne sait plus très bien, entre les services techniques de la commune et la Lyonnaise des Eaux, qui en est responsable et qui les prend en charge. Dans le cas présent, s’agit-il de travaux d’entretien ou de travaux d’investissement ? Qui en assume la dépense ? On assiste à une partie de « c’est pas moi, c’est l’autre ». Pendant ce temps, les habitants de Juvisy-sur-Orge ont les pieds dans l’eau ! Étienne CHAUFOUR a indiqué qu’à ce jour, aucune réalisation de travaux n’était programmée par la commune de Savigny-sur-Orge pour prévenir de futures inondations des habitants de Juvisy-sur-Orge.
LE SENS DE LA DÉMARCHE DE PEE
Jean-Marie CORBIN. En attendant, j’encourage les Saviniens et Saviniennes, comme les habitants des autres communes de la CALPE, à récupérer et à stocker les eaux pluviales chez eux, comme je le fais avec succès depuis plusieurs années. J’arrose mon potager et rince mes sols extérieurs avec, les jours de beau temps. Il faut aussi encourager les particuliers à laisser les eaux pluviales être absorbées par la terre. Les nappes phréatiques, en milieu urbain, souffrent des sols imperméabilisés.
UN MÈTRE D’EAU DANS LES SOUS-SOLS !
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Toujours est-il que des photographies des inondations ont été projetées lors de cette AG. Elles sont impressionnantes : 0,50 mètre d’eau dans la rue, et 1 mètre d’eau dans les sous-sols des habitants de la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge, le samedi 5 mai 2012 ! Les Juvisiens et les Juvisiennes s’en souviennent… Cet exemple montre bien que la solution d’un problème comme celui-ci n’est pas communal, mais intercommunal. C’est le sens de la démarche de notre association « Portes de l’Essonne Environnement » .
Portes de l’Essonne Environnement (PEE), 42 rue des Lilas 91600 SAVIGNY-SUR-ORGE http://www.portes-essonne-environnement.fr. Courriel : contact@portes-essonne-environnement.fr
Le présent article a été établi à partir des éléments en notre possession au moment de sa rédaction. Nous remercions par avance ceux qui nous feront part d’éventuelles inexactitudes ou omissions.
2. DOCUMENT n°1
LES ASSOCIATION CADRE DE VIE/ENVIRONNEMENT
DE JUVISY-SUR-ORGE
3. DOCUMENT N°2
Portes de l’Essonne Environnement (PEE)
Mettre en œuvre l’intelligence territoriale participative
RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE
1. MÉRIGOT Bernard, « Qu’est-ce que l’intelligence territoriale (Jean-Jacques Girardot) », http://savigny-avenir.info, 6 janvier 2014. LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°73, lundi 6 janvier 2014 S’il existe une parenté entre l’intelligence économique et l’intelligence territoriale dans le sens où elles utilisent toutes les deux les technologies de l’information, celles-ci différent néanmoins en …
2. ASSOCIATION PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT (PEE), http://www.portes-essonnes-environnement.fr. Page d’accueil provisoire en ligne. Consultation effectuée le 19 janvier 2014.
3. MINISTÈRE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE L’ENVIRONNEMENT, « Charte de la concertation à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire, à l’équipement des collectivités, à la préservation de l’environnement », 1996.
4. « Jacques Lagrange, mandataire financier de la liste Savigny notre ville », Savigny notre ville, novembre 2013.
5. ASSOCIATION CADRE DE VIE JUVISY PLATEAU (ACVJP), L’Éveil du Plateau, n°45, janvier 2014, 4 p. ACVJP, 24 rue Frédéric Merlet, 91260 JUVISY SUR ORGE. La cotisation annuelle pour l’année 2014 est de 9 €.
4. COMMENTAIRE du 27 janvier 2014
DIFFAMATIONS
Les pouvoirs politiques exercés par certains élus locaux majoritaires, détenteurs de fonctions exécutives, détournent la fonction et les moyens publics dont ils disposent pour attaquer aussi bien d’autres élus minoritaires, que des associations et leurs présidents. Les mises en cause, accusations, diffamations, procédures judiciaires… abusives deviennent des pratiques – hélas – courantes. Elles n’en demeurent pas moins toxiques à l’égard de la démocratie et du respect de l’éthique politique et des règles de bonne gouvernance.
Ceux qui exercent un contre-pouvoir citoyen légitime se trouvent accusés injustement par des pouvoirs en place et se trouvent obligés de se défendre contre des allégations mensongères.
Un exemple récent est constitué en ce mois de janvier 2014 par les « folles » accusations lancées par Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge, contre Bernard MÉRIGOT, maire-adjoint honoraire (1993-2008), conseiller municipal de puis 2008, et contre Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, ancienne présidente de l’association Élan-Savigny Environnement (2009) et actuelle trésorière de l’association Les Portes de l’Essonne Environnement (PEE).
CHRONOLOGIE DE LA DIFFAMATION DE LAURENCE SPICHER-BERNIER
CONTRE BERNARD MÉRIGOT ET SYLVIE MONNIOTTE-MÉRIGOT
COMMENT RÉPONDRE À LA DIFFAMATION ?
PAR LA TRANSPARENCE
Les allégations de Laurence SPICHER-BERNIER sont mises en ligne le 22 janvier 2014. A la suite de la mise en demeure de l’avocat de Bernard MERIGOT et de Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, l’auteur des propos diffamatoires les retire le 27 janvier 2014 : ils sont donc demeurés en ligne sur Internet du 22 janvier au 27 janvier, soit durant cinq jours.
Question. Comment répondez-vous à cette diffamation ?
Bernard MÉRIGOT. Par la transparence. On trouvera ci-dessous cinq documents qui sont rendus public. Je répondrai ultérieurement à toute question posée.
DOCUMENTS
1. L’article qui a servi de prétexte à Laurence SPICHER-BERNIER pour établir sa diffamation
2. L’article diffamatoire de Laurence SPICHER-BERNIER (publié le 22/01/2014 et retiré le 27/01/2014)
3. L’établissement de la diffamation et de l’atteinte à l’honneur et à la considération de Bernard MÉRIGOT et de Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT par Laurence SPICHER-BERNIER
4. Les articles en ligne concernant le programme « Les Tritout/ École des déchets/ École du du développement durable » (1997-2008) en ligne sur http:/ :www.savigny-avenir.info (ISSN 2261-1819. Dépôt légal du numérique, BNF)
5. Poursuites judiciaires engagées par Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT
Juridictions saisies par le maire de Savigny-sur-Orge.
Motifs des poursuites engagées par le maire de Savigny-sur-Orge.
5. COMMENTAIRE du 29 janvier 2014
Ces accusations sont d’autant plus surprenantes qu’elles apparaissent en 2014 et qu’elles portent sur des faits antérieurs à l’année 2008. A l’époque, Bernard MÉRIGOT et Laurence SPICHER-BERNIER étaient tous deux adjoints de Jean MARSAUDON, maire de la commune de 1983 à 2008. Alors, pourquoi ces accusations et ces propos diffamatoires de Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT six ans après ? Parce les élections municipales ont lieu les 23 et 30 mars 2014 ? Laurence SPICHER-BERNIER est candidate tête de liste et Bernard MÉRIGOT, actuellement conseiller municipal, a fait savoir qu’il n’était candidat sur aucune liste… Un règlement de compte politique ?
6. COMMENTAIRE du 12 mars 2014
7. COMMENTAIRE du 21 mars 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
CONTEXTE. A Savigny-sur-Orge (Essonne), Bernard MÉRIGOT (ex DLR) soutien Pierre GUYARD (PS). A Bapaume (Pas-de-Calais), Jean-Paul DELEVOYE (ex UMP) soutien Jean-Jacques COTTEL (PS). A Paris, dans le 15e arrondissement, Dominique VERSINI (UMP) soutien Anne HIDALGO (PS) aux municipales de 2014.
ENJEUX. Quelles raisons avancent-ils ? Que faut-il penser de l’argument de l’UMP selon lequel il s’agirait de « trahisons » ? Le registre argumentaire dans lequel s’inscrit cette accusation est-il démocratiquement justifiable ?
LA DROITURE, LE PARCOURS,
LA QUALITÉ D’ÉCOUTE, LE TRAVAIL
Question. Quelles raisons sont-elles avancées par des hommes et des femmes politiques ?
Bernard MÉRIGOT. Dominique VERSINI, ex-secrétaire d’État de Jean-Pierre RAFFARIN (UMP), sera candidate sur la liste conduite dans le 15e arrondissement de Paris par Anne HIDALGO, la candidate PS à la mairie de Paris. Quelles raisons donne-t-elle ? « J’ai choisi de m’engager aux côtés d’Anne HIDALGO, tout simplement parce que je suis en accord avec toutes les valeurs qu’elle porte, ainsi qu’avec les grands axes de son projet. La personne qu’elle est : sa droiture, son parcours me séduisent, tout comme sa qualité d’écoute et de travail. Incontestablement elle connaît bien ses dossiers, elle y a beaucoup réfléchi. » (1)
LA FIN DU GAULLISME HUMANISTE
Question. Qui est Dominique VERSINI ?
Bernard MÉRIGOT. Dominique VERSINI vient de la société civile. Elle a créé le Samu social de Paris en 1993. C’est une femme engagée sur le terrain pour les personnes les plus fragiles. C’est Jacques CHIRAC qui lui a permis de faire vivre ce projet lorsqu’il était maire de Paris et elle l’a soutenu en tant que gaulliste humaniste. Pour elle, « la droitisation de l’UMP a compté énormément. Je n’ai jamais été d’accord avec la façon dont l’UMP sarkozyste a traité les questions sociales. »
L’ACCUSATION DE TRAHISON
EST UNE ABOMINATION
Question. Que pensez-vous de ceux qui dénoncent de prétendues « trahisons » de ceux qui soutiennent des socialistes ?
Bernard MÉRIGOT. Dénoncer des « traîtres » rappelle de mauvais souvenirs, ceux de temps troublés que les tous les démocrates exècrent. Il est inquiétant que ceux qui se recommandent de l’UMP se fassent les propagateurs de telles idées. Invoquer de prétendues trahisons est une accusation grave. C’est un retour à l’époque des dénonciations et des lettres anonymes.
L’ENGAGEMENT POLITIQUE
N’EST PAS UN ENGAGEMENT RELIGIEUX
Question. Est-ce que vous reprendriez la phrase « Ils ne savent pas ce qu’ils font » ?
Bernard MÉRIGOT. Vous ne savez pas si bien dire. Sauf que, dans le cas présent, ceux qui dénoncent des «traîtres» savent très bien ce qu’ils font. Le registre de la trahison comprend une dimension religieuse pervertie. L’engagement politique est-il semblable à un engagement religieux ? On est en droit de se le demander à les écouter et à les lire.
Il est contraire aux libertés démocratiques de ne pas reconnaître que l’adhésion que l’on apporte à un mouvement, ou à un parti politique, évolue dans le temps. Est-ce que se reconnaître dans des idées et dans des hommes, et adhérer (en payant une cotisation), doit être assimilé à un engagement perpétuel que l’on prononcerait à l’égard d’une religion ?
LA FRANCE CHANGE …
… L’ENGAGEMENT POLITIQUE CHANGE
Question. Pourquoi ?
Bernard MÉRIGOT. Parce que la France politique de 2013, ni celle de 2003, ni celle de 1993, ni celle de 1983. Pourquoi un engagement politique personnel devrait-il demeurer identique lorsqu’on a 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, et plus…
Question. Que répondez-vous à ceux qui écrivent : « (Cet homme) aujourd’hui, soutien la liste PS. Mais où sont passés la défense des valeurs, l’engagement politique et la crédibilité envers les électeurs ? »
Bernard MÉRIGOT. Les valeurs que je défends sont publiques. Ma crédibilité est publique. Sur le présent site (http://savigny-avenir.info), 700 articles en ligne en témoignent. Voir notamment les articles indiquées en note (2). Ce sont ceux qui pensent toujours la même chose, ceux qui empêchent les autres de changer, et ceux qui dénoncent ceux qui changent qui trahissent la vie démocratique.
POUR UNE DÉMOCRATIE CRÉATRICE
(Creative Democracy)
Question. Quelles sont ces valeurs ?
Bernard MÉRIGOT. Vous le savez, je suis un disciple du philosophe américain John DEWEY. Il a dressé en 1939 un programme politique auquel je souscris entièrement. Le voici.
« L’intolérance, les insultes, les mauvais traitements pour des divergences d’opinion en matière de religion, de politique (…), sont des trahisons du mode de vie démocratique. En effet, tout obstacle à une communication libre et complète dresse des barrières qui séparent les individus en cercles et en cliques, en sectes et en factions antagonistes, et mine par le fait même le mode de vie démocratique.
Les lois garantissant les libertés civiles telles la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de réunion ne sont guère utiles si, dans la vie courante, la liberté de communiquer, la circulation des idées, des faits, des expériences sont étouffées par le soupçon, l’injure, la peur et la haine.
Ces choses détruisent la condition essentielle du mode de vie démocratique avec encore plus de sûreté que la coercition pure, qui – l’exemple de l’état totalitaire en témoigne – agit seulement lorsqu’elle parvient à nourrir la haine, la méfiance et l’intolérance dans l’esprit des individus. » (3)
RÉFÉRENCES
1. VERSINI Dominique,« Versini : Kosciusko-Morizet ne connaît pas les dossiers parisiens », Le Journal du Dimanche, http://www.lejdd.fr, 26 novembre 2013. Interview réalisé par Gaspard Dhellemmes.
2. MÉRIGOT Bernard, « Savigny-sur-Orge. Bernard Mérigot apporte son soutien à Pierre Guyard (PS)», http://www.savigny-avenir.info, 31 octobre 2013. OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014, n°7 LES ÉLECTIONS MUNICIPALES COMMANDÉES PAR DES « PATRONS » POLITIQUES ? Question. Vous êtes maire adjoint honoraire de Savigny-sur-Orge et, à ce jour, le seul conseiller municipal adhérent à Debout la République (DLR). Que pensez-vous de …
MÉRIGOT Bernard, « Soutenir un candidat socialiste aux élections municipales est une façon de défendre l’intérêt général (Jean-Paul Delevoye), http://www.savigny-avenir.info, 5 novembre 2013. DELEVOYE-MÉRIGOT, MÊME COMBAT ? Question. Le 31 octobre 2013, Bernard MÉRIGOT annonce qu’il soutient Pierre GUYARD, candidat PS à la mairie de Savigny-sur-Orge (Essonne) et qu’il quitte DLR. Le 1er novembre 2013, Jean-Paul DELEVOYE annonce qu’il soutient Jean-Jacques COTTEL, candidat PS…
3. DEWEY John, « Creative Democracy. The Task before Us » in Later Works (1925-1953) (vol. 14), édités par Jo Ann Boydston et alii, Southern Illinois University Press, Carbondale (1e édition 1977, broché, 1983).
DEWEY John, « La démocratie créatrice. La tâche qui nous attend », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2,1997. Traduction de Sylvie Chaput.
DEWEY John, « La démocratie créatrice », Revue du MAUSS 2/2006 (no 28), p. 251-256.
http://www.cairn.info/revue-du-mauss.
Mention du présent article http://www.savigny-avenir.fr/2013/11/27/municipales-2014-pourquoi-autant-danciens-ump-soutiennent-ils-des-candidats-ps/
http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2013
RETOUR VERS LE FUTUR
Cette lettre, étrangement, porte comme lieu et date « Savigny-sur-Orge, le 5 septembre 2013 » ? Comment une lettre datée du jeudi 5 septembre 2013 peut-elle être diffusée deux jours avant, le mardi 3 septembre 2013 ? Incompréhensible erreur ou subtile machination de Laurence SPICHER-BERNIER ? Qui sait ?
(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)
Cette lettre répond à la lettre en date du 19 août 2013 que Jean-Michel ZAMPARUTTI avait remise au maire de Savigny-sur-Orge, en la faisant enregistrer au secrétariat général. (2)
CHRONOLOGIE
19 août 2013
Lettre de Jean-Michel ZAMPARUTTI à Laurence SPICHER-BERNIER.
29 août 2013
« Jean-Michel Zamparutti, 5e adjoint claque la porte », http://www.91600.eu.
30 août 2013
PERREUX Emmanuel, « Un maire adjoint UMP de Savigny sur la liste de David Fabre », www.essonneinfo.fr
3 septembre 2013
Conférence de presse de Jean-Michel ZAMPARUTTI.
3 septembre 2013
Diffusion aux conseillers municipaux d’une copie de la lettre de Laurence SPICHER-BERNIER à Jean-Michel ZAMPARUTTI datée du 5 septembre 2013.
RÉFÉRENCES
1. ZAMPARUTTI Jean-Michel, « Lettre au maire de Savigny-sur-Orge en date du 19 août 2013 », 1 page.
2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Lettre de Laurence SPICHER-BERNIER, maire, à Jean-Michel ZAMPARUTTI, 5e adjoint, en date du jeudi 5 septembre 2013, 2 p. « Cabinet du maire, N/Ref :CAB/MB/558 ». Une copie de cette lettre a été diffusée auprès des membres du conseil municipal dans l’après-midi du mardi 3 septembre 2013. Il s’agit donc d’une lettre postdatée, portant la date du 5 septembre 2013, signée deux jours avant, le 3 septembre, et distribuée le jour même.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
DÉCODAGE
CONTEXTE. Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge depuis 2009, ne manque pas une occasion :
– 1. pour s’auto-féliciter de la qualité de sa gestion et de la pertinence de la politique budgétaire et financière qu’elle pratique,
– 2. pour accuser de façon permanente les membres de la minorité du conseil municipal : « Si vous étiez au pouvoir à ma place, la politique que vous mèneriez, conduirait la commune à sa perte».
On doit s’interroger sur une telle fiction polémique. Qu’est-ce qui permet à une majorité d’auto-juger ses propres actions ? Quelle est la portée de telles appréciations ? Qu’est-ce qui lui permet de dévaloriser les effets d’idées minoritaires ? Que signifie une phrase comme « si vous étiez à ma place, la politique que vous mèneriez conduirait la commune à sa perte » ? Nous sommes en présence d’un double abus du pouvoir argumentaire.
ENJEUX. Le « pouvoir municipal en place » d’une ville de 37 000 habitants dispose de moyens importants (administration communale, cabinet, conseillers, avocats, cabinets d’audits extérieurs, service de communication, moyens financiers pour éditer des bulletins municipaux et les distribuer dans toutes les boîtes à lettres, des « journaux du maire » en veux-tu en-voila, des sites Internet…)… tout cela, pour vanter constamment ses mérites et critiquer ses opposants, présents et futurs. « Moi. Moi, je sais. Mois seule, je sais ».
La vérité sur le bien public et sur l’intérêt général (c’est-à-dire sur le contrôle des politiques communales, communautaires, départementales, régionales…) appartient-elle exclusivement au discours du pouvoir et aux majorités ? Ou bien s’établit-elle dans une construction critique, contradictoire et participative, prenant en compte les minorités ? Qui peut soutenir que tous les opposants ont toujours tort ? Que leurs idées sont en permanence, par essence, fausses ? Et donc que le mensonge les inspire.
Porter un regard critique sur la chose publique : c’est à cet exercice citoyen qui relève de la démocratie expérimentale, telle que l’a définie John DEWEY, auquel se sont livrés six conseillers minoritaires (PS et EELV) du conseil municipal de Savigny-sur-Orge. On lira ci-dessous l’audit qu’ils ont effectué sur le budget 2013 de la commune et sur la gestion de Laurence SPICHER-BERNIER (UMP, Parti radical, UDI, CNI…).
Audit du budget de la commune de Savigny-sur-Orge (2008-2013)
Audit du budget de la commune de Savigny-sur-Orge (2008-2013)
RÉFÉRENCES
SEMDANI Chadia, LEOST Jean-Claude, NEDJAR Gisèle, LACOSTE Michel, TERRES Béatrice, DEFRÉMONT Jean-Marc,« Fiscalité, budget, intercommunalité : la majorité municipale accumule mensonges et manipulations pour masquer sa déroute financière», Tract A4 recto verso, sans date (4 juin 2013), 2 p.
La Lettre du Lundi de Mieux Aborder l’Avenir, lundi 3 juin 2013
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
« Nicole MAURIZOT m’a fait une fouille au corps ». On se souvient du message publié sur Facebook par Samuel BAROUKH en pleine séance du conseil municipal du 26 juin 2012, et de la menace de l’intéressée de poursuivre en justice l’auteur de ces propos. (1)
ÇA DEVIENT CHAUD…
EXCUSES PUBLIQUE DE SAMUEL BAROUKH
Samuel BAROUKH. « Je demande à Madame Nicole MAURIZOT d’accepter mes excuses publiques pour avoir tenu ces propos. C’était une mauvaise plaisanterie. Cette remarque était déplacée et je ne voulais pas lui manquer de respect. » (2)
RÉFÉRENCES
1. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE. Conseil municipal, séance publique du 26 juin 2012.
2. COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE. Extrait du registre des délibérations, (Compte rendu de séance, Compte rendu des débats, Délibérations, Décisions), Séance du mardi 3 juillet 2012, p. 22 et 23.
Le compte rendu des débats de la séance du 3 juillet 2012 a été approuvé lors de la séance du conseil municipal en date du 14 septembre 2012.
Mention du présent article :
«« ISSN 2261-1819. Dépôt légal du numérique BNF, 2012
Comme à son habitude, Laurence SPICHER-BERNIER, maire (UMP) de Savigny-sur-Orge, a « achevé » le conseil municipal du 28 mars 2011 par un discours politique : elle s’est donnée la parole, et a parlé seule pendant 19 minutes. Elle a mis en cause plusieurs membres du conseil. Elle a refusé de leur donner la parole pour qu’ils répondent. Belle démonstration de démocratie !
Et puis elle a levé la séance. Rideau. « Bonjour chez vous ». Il n’y a plus rien à voir. Comme elle dit tout le temps : « excusez du peu » (Au fait, qu’est-ce que cela veut dire ? De quoi faudrait-il l’excuser ? Du peu de quoi ? S’agirait-il d’une litote ? Ou d’une antiphrase ?)
Laurence SPICHER-BERNIER n’a pas attendu l’approbation du procès verbal de la séance par les élus lors du conseil municipal suivant pour mettre en ligne son intervention :
Le texte diffusé est incomplet. Ce n’est pas seulement dommage ! C’est intentionnel. C’est pourquoi, pour l’édification des citoyens, il convient de restituer ce long sermon dans son intégralité (1).
CHRONOLOGIE
1. Entre les deux tours des élections cantonales des 20 mars et 27 mars 2011, Laurence SPICHER-BERNIER publie un article empreint de xénophobie à l’égard d’une conseillère municipale (PS) de Savigny-sur-Orge, Chadia SEMDANI, suppléante du candidat Étienne CHAUFFOUR dans le canton de Juvisy-sur-Orge / Savigny-sur-Orge. Celui-ci a été largement réélu avec 63,7 % des voix ! Merci Madame SPICHER-BERNIER !
2. Tollé général à droite comme à gauche. Elle fait rédiger le surlendemain un autre article qui dément ce qu’elle n’a soit-disant pas dit en substance.
3. Lors de la séance du conseil municipal du 28 mars 2011, à travers la voix de son leader Jean-Claude LÉOST, le groupe Imagine Savigny fait part de son indignation et exige des excuses publiques à l’égard de leur collègue. Deux conseillères municipales (PS), Chadia SEMDANI et Gisèle NEDJAR, refusent de siéger sous la présidence de Laurence SPICHER-BERNIER.
4. À la fin de la séance, Laurence SPICHER-BERNIER prononce un discours dans lequel elle déclare ne pas avoir incité à voter Front national entre les deux tours. Elle reprend sa sempiternelle communication. Elle réaffirme son refus de se conformer à la loi en mettant en place l’Enseignement des Langues de Culture et Origine (ELCO) à Savigny-sur-Orge. Elle insiste toujours sur le problème des langues d’origine arabe, oubliant les langues européennes dans le dispositif et ce alors que le portugais bénéficie depuis septembre d’un enseignement ELCO. Elle prétend que les services de l’inspection de l’éducation nationale n’ont pas répondu à ses interrogations et que les parents d’élèves ne sont pas demandeurs, ce qui, dans les deux cas est faux. Enfin, et surtout, elle termine son discours par une invective grandiloquente contre Eric MEHLHORN (UMP) maire adjoint et conseiller général.
UN DISCOURS VOLONTAIREMENT TRONQUÉ
Le texte du discours de madame le maire est visiblement rédigé par des collaborateurs de son cabinet. Le vocabulaire employé et les citations utilisées n’appartiennent pas à son registre. Qu’est-ce qui lui prend de parler de sujets qu’elle ignore. La commune de KRONSTADT ! Le Centre National des indépendants (CNI) !
Pourquoi est-il publié (sur le blog des Amis de Laurence et sur le site officiel de la mairie de Savigny-sur-Orge) volontairement tronqué de la partie où elle s’en prend à Éric MEHLHORN ? Peut-être en raison de la réunion prochaine du bureau politique départemental de l’UMP, le vendredi 1er avril 2011 (est-ce une date sérieuse ?), où devrait être examinée la situation de Laurence SPICHER-BERNIER au sein de cette formation politique…
UNE FIN DE DISCOURS ABRACADABRANT
Alors, après l’incitation déguisée au vote FN, que penseront les membres du bureau politique départemental UMP de ces dernières allégations mensongères. Le jeune Éric MEHLHORN élevé au sein d’un parti d’extrême droite, le CNI fondé par Antoine PINAY ! Éric MEHLHORN, entré au RPR, soutenu « à bout de bras » par feu le député-maire de Savigny-sur-Orge, et par Laurence SPICHER-BERNIER, sa suppléante aux cantonales de 2008 ! Et aujourd’hui, Éric MEHLHORN, conseiller général et maire adjoint, rangé au côté d’un socialisme « rampant » parce que votant avec la gauche sans aucun libre arbitre, parce qu’opérant une alliance contre-nature afin de faire tomber Laurence SPICHER-BERNIER ! Attention, M. GUEDJ, vous allez bénéficier d’une voix supplémentaire lors de votre élection à la tête du conseil général de l’Essonne aujourd’hui ! Et si vous ne l’avez pas c’est que madame le maire se sera fourvoyée… Non, tout cela est bien abracadabrant.
L’INTÉGRALITÉ LITTÉRALE DU DISCOURS
(19 minutes)
Scandalisé par les accusations mensongères de Laurence SPICHER-BERNIER, par ses attaques xénophobes à l’égard d’une conseillère municipale, par son manque d’information sur la réalité des ELCO, par son inculture sur l’histoire politique de la commune, et, par le nombre de policiers municipaux dans l’enceinte d’un lieu public de la République, une personne présente au conseil municipal du 28 mars nous a transmis la transcription littérale du discours dans son intégralité. Puisque madame le maire se permet de reproduire son discours sans passer par l’approbation du conseil, nous reproduisons le texte tel que ce Savinien nous l’a livré. Il n’y a eu aucune correction de notre part. Nous avons laissé les paragraphes comme ce Savinien les a compris. Nous avons laissé les points d’interrogation entre parenthèses signifiant qu’un mot ou un groupe de mots étaient incompréhensibles. A vous de juger…
L. Spicher-Bernier : Alors, M Léost je vous remercie infiniment de faire cette intervention-là, parce que je vais vous répondre. Je m’y attendais un petit peu au regard de ce qui peut se passer dans la presse actuellement.
Donc pour clore cette séance, je voudrais vous exprimer une dernière fois ma lassitude de devoir me justifier et clarifier ma position lors de ce scrutin cantonal qui a vu enfler la polémique bien inutilement à mon sens, et ce pour faire taire les détracteurs mesquins de tous poils. Les deux tours de ces cantonales auront étrangement marqué l’histoire électorale de notre pays avec cette formidable désertion de nos concitoyens face à leurs devoirs républicains et que cela restera une exception je l’espère. Je regrette ensuite la démobilisation de l’électorat de la droite républicaine. Elle n’a pas permis à notre candidat, M. Frédéric Rose, de franchir le cap du premier tour. Ce n’est ni son talent à ressembler ni son charisme qui sont en cause, mais bien les électeurs qui ont boudé les urnes. Ces électeurs sont aujourd’hui bien oublieux des combats sanglants que leurs aïeux ont mené pour imposer le suffrage démocratique. Mais, nous vivons une époque sans mémoire.
Au soir de la défaite de notre candidat, je me suis exprimée dans le sillage du président Nicolas Sarkozy, et du secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé, pour affirmer que, entre le Front national et le Parti socialiste, le choix était clair. Nous devions refuser très clairement le choix frontiste dont nous partageons d’aucune manière les valeurs, et, refuser aussi le choix socialiste dont les idées sont tellement « dissenssables » aux nôtres. Un certain personnel de gauche, de mauvaise foi, nous a alors critiqué sur notre refus de prêter allégeance au front républicain. Ces mêmes bretteurs critiquent-ils leurs alliances avec la gauche extrême dont l’histoire a été marqué le sang et les meurtres du stalinisme et du trotskisme lors de la répression de la commune de Kronstadt, en 1921, par exemple ? Cela ne doit pas rester enfoui que dans les livres d’histoire révolutionnaire. Alors quoi, sous prétexte d’un front républicain, nous serions obligés d’offrir nos voix, faisant allégeance à des adversaires qui n’ont que mépris pour nous et qui ne manqueraient de venir triompher sous nos fenêtres avec leur score faussé et frelaté. Tout cela serait risible s’il ne s’agissait pas de l’avenir de nos compatriotes (…?).
Quant à ceux qui ont rêvé que j’allais appeler à rejoindre les électeurs les rangs du Front national, qu’ils y regardent à deux fois. Pourquoi ? D’abord je voudrais rappeler à cette assemblée que l’intitulé précis est le Front national pour l’unité française. Or, que fait le parti de Marine Le Pen, si non de diviser artificiellement nos compatriotes pour ringardiser la noblesse de l’engagement citoyen ? Ensuite, comment pourrais-je appeler à rejoindre les rangs d’un inconnu dont je n’ai même pas retenu le nom ? Et qui d’ailleurs, parmi vous, peut le nommer car cet individu a poussé l’anonymat à ne pas imprimer son visage sur les affiches. Un bel effet certes, mais un effet vain car les électeurs auraient bien aimé savoir qui se cachait derrière les traits de ce candidat mystère. D’autres m’ont vertement tancé en affirmant que je souhaitais défendre le programme du Front national. Tout cela est bien ridicule car chacun sait que les rares arguments programmatiques frontistes ne tiennent pas la route une seconde. C’est donc bien de me faire injure que d’affirmer mon soutien à ces fantômes.
Maintenant, j’aimerais rappeler à certains que c’est bien François Mitterrand, au début des années 80, qui a permis au Front national de rencontrer l’espace électoral qui est le sien aujourd’hui. Le tacticien politique qu’il était, redoutait alors les défaites électorales annoncées des municipales de 1983 et des législatives de 1986. Le président avait alors donné ordre aux patrons des chaînes de télévision, toutes publiques à ce moment-là, de recevoir Jean-Marie Le Pen dans les différents rendez-vous d’information. Le résultat a été à la hauteur de ses espérances, car le Front national est passé de score inférieur à 1 à un score à 13 % lors de la municipale partielle de Dreux en 1983. Le journaliste Thomas Legrand qui, chacun le sait, n’est pas un activiste forcené de la droite, a résumé cet épisode dans son livre La main droite de dieu qui met en lumière les rapports troubles de François Mitterrand avec la droite extrême. Dans le même temps, le chef de l’opposition Jacques Chirac notait, lui, qu’il ne ferait jamais alliance avec le parti de Jean-Marie Le Pen. J’estime donc aujourd’hui que la gauche n’a pas de leçon de moralité à nous donner en l’occurrence. Et, moi aussi, je me positionne comme notre ancien président. Je revendique ma position ferme d’être à droite sans faire le jeu du Front national, et ce d’aucune façon. Que les choses soient claires : ni FN, ni PS non plus.
Ensuite, je souhaite répondre à Mme. Semdani. Et ce n’était pas prévu, M. Léost, la position de Mme. Semdani ce soir. Et, si elle a été touchée en tant que personne, il n’y a pas de problème pour présenter des excuses. Mais, je peux vous assurer que c’est au nom d’une candidate qui s’est positionnée sur un plan politique et dont je n’épouse pas les mêmes idées, et, c’est sur lequel j’ai attaqué. Et, je vais même préciser aujourd’hui.
Je tiens à vous rappeler aujourd’hui que les enseignements des langues et cultures d’origine qui ont été instituées voici près de 40 ans sous l’obédience du président Giscard d’Estaing. Cette période soldait l’ère gaulliste et la fin tumultueuse du colonialisme que le général avait heureusement permise. A ce moment-là ce mythe du retour au pays était si vivace que l’État français – c’est bien dommage que M. Léost vous n’écoutez pas – souhaitait accompagner le retour de la deuxième génération dans le pays d’origine de ses parents. L’histoire nous a montré qu’il n’en a rien été, que les générations nées sur le sol français se sont enracinées sous nos cieux sans aucune volonté de partir. Le formidable documentaire de Yasmina Benguigui, Mémoire d’immigrés, en donne un témoignage admirable et bouleversant. Quarante ans plus tard, brandir ces enseignements restent pour moi contraire à l’esprit même de notre République qui doit rassembler au lieu de diviser les citoyens dans des considérations communautaristes. Je me réfère à la définition de l’historien Ferdinand Buisson qui, il y a juste un siècle, en 1911, déclarait « l’esprit laïc, c’est l’ensemble des aspirations du peuple dans son ensemble pour une vision démocratique et populaire ». En écho à Buisson, je réaffirme que les élus représentent les citoyens, tous les citoyens, quelle que soit leur couleur de peau, leur appartenance culturelle et cultuelle. Ce combat, je peux vous l’assurer ce soir, je l’ai déjà mené il y a fort longtemps, et j’ai pas de leçon à recevoir sur ce sujet.
Permettez-moi maintenant d’émettre un étonnement après cette question orale lors du conseil municipal du 28 septembre 2010, et je repars sur le sujet très clair politiquement, concernant l’enseignement de la langue arabe comme la langue du pays d’origine au sein des ELCO. Après cette question orale de Mme. Semdani, c’est la seule qui a soulevé ce sujet, j’ai sollicité l’inspecteur de l’Éducation nationale en demandant quel était l’effectif réel du public visé par cette demande. Au moment où je vous parle, je n’ai reçu aucune réponse de la part de ses services. Mais, en dehors de cet aspect administratif qui concerne la loi, nous sommes parfaitement au courant, la loi se fait et se défait, il s’agit bien là pour moi d’un sujet politique qui donne lieu depuis septembre à des menaces inadmissibles de la part de Mme. Semdani qui menace même de nous saisir du tribunal. Et je dirai qu’heureusement que le ridicule n’a jamais tué, car la question de l’enseignement de la langue arabe n’a jamais été un sujet de discussion des parents d’élèves à Savigny-sur-Orge. Alors, je dirai et c’est la politique que j’interroge, par qui Mme. Semdani a été mandaté pour créer cette polémique stérile ? Quel motif invoque-t-elle pour justifier sa demande ?
Face à cet échec scolaire, il me semble cette Education nationale a assez de mal à faire apprendre les bases nécessaires du français à tous les Français dans l’objectif d’une égalité des chances. Quant à la seconde langue vivante apprise dans les établissements scolaires secondaires, elle doit être tournée vers un avenir professionnel. Quant aux autres langues, elle devrait faire l’objet de cours privés dispensés en dehors de l’éducation laïque. A mon sens cela me semblerait plus approprié. Je suis contre toutes les formes de stigmatisation. La République française est une et indivisible, et ne doit pas enfermer les individus dans leur culture d’origine. Napoléon, en imposant le français comme langue officielle face aux particularismes régionaux, nous a montré le chemin qui doit être le nôtre aujourd’hui. Ce qui est et reste encore aujourd’hui un acte de politique majeure de l’histoire de notre pays. Un Français reste un Français quelle que soit sa culture, sa religion ou son parcours. L’histoire, les valeurs républicaines et la laïcité sont les mêmes pour tous et la perpétuation aujourd’hui des ELCO est un anachronisme préjudiciable au bien vivre ensemble qui doit créer de l’harmonie entre tous les citoyens de ce pays. Plusieurs institutions comme le Haut conseil à l’intégration ou la Commission Stasi sur la laïcité se sont accordés pour souligner le risque de marginalisation des élèves issus de l’immigration. Le principe des ELCO est contraire aux prérogatives du système éducatif français et de sa laïcité. Même la FCPE de Paris, plutôt classée à gauche, a souhaité, dans sa motion laïcité en 2007, la suppression des ELCO et leur remplacement par, je cite, « un enseignement étendu des langues vivantes ouvert à tous et à toutes dans le primaire comme dans le secondaire assuré » et c’est bien là l’important « par des enseignants de notre Education nationale », fin de citation. Même la Cour des comptes a pointé le dysfonctionnement des ELCO dans son rapport 2004 en appelant à un arbitrage pour permettre de sortir des incertitudes actuelles.
Je ne suis pas contre sur les principes des ELCO mais, pour moi, la lutte contre l’échec scolaire en primaire et l’apprentissage du français devraient être notre unique priorité. Je vous rappelle que le Haut conseil de l’Education, en 2007, soulignait que 4 écoliers sur 10, soit environ 300 000 élèves sortent de CM2 avec de graves lacunes. Ainsi, près de 200 000 d’entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul, ce qui est une abomination. L’échec à l’école et un phénomène très préoccupant pour notre pays. Il découle de ce fait de multiples facteurs dont le communautarisme semble être le plus visible. Je peux parfaitement comprendre que l’on puisse faire apprendre une langue d’origine lorsque les élèves entrent au collège avec de solides acquis, mais concernant le suivi des ELCO dans notre école élémentaire, je crois que cela nuit à la qualité de l’apprentissage du socle commun. Lire, écrire et compter doit être une base commune essentielle pour nos enfants. En outre, je confirme que la FCPE Paris a eu raison pour sa prise de position car les enseignants sont mandatés par les pays d’origine et n’ont rien avoir avec notre Education nationale. Or, cette ingérence de pays tiers dans l’éducation de nos enfants est simplement inadmissible. Et, on voit la situation qui se passe à l’extérieur.
Quant à M. Mehlhorn, dont les militants UMP ont rejeté sans ambiguïté la candidature au conseil national de l’UMP en automne 2010, je dis qu’il porte bien son masque de dissimulateur. Après avoir été élu lors des cantonales en 2008, soutenu à bout de bras par Jean Marsaudon et moi-même, parce que je vous rappelle que je suis la suppléante de M. Mehlhorn, je dois dire que je suis stupéfaite. Comprenez bien que je me sens doublement trahie. N’a-t-il pas renié son camps allié au parti socialiste en votant contre sa propre majorité lors de la présentation du budget 2010, voici juste année, menant alors une petite dissidence qui s’est depuis quelque peu dissoute, les plus raisonnables nous ayant de nouveau rejoint sur les chemins de la raison ? Qu’elle a été sa position, d’ailleurs, pour le récent scrutin cantonal ? Mais, quoi, ce n’est pas une surprise. Car, M. Mehlhorn, autre temps autres mœurs, a toujours su louvoyer entre l’ombre et lumière. Et, il sait de quoi je veux parler des couleurs du Centre national des indépendants. Il a grandi politiquement dans cette formation.
E. Mehlhorn : Hein !
L. Spicher-Bernier : Monsieur, j’en ai pas terminé. Ne vous inquiétez pas ce que j’affirme là d’autres pourront en témoigner. Il n’y a pas de soucis. Et, je dois vous assurer que la plupart de ces représentants appartenaient à cette dernière comme Bernard Anthony, Bernard Le Hideux et Alain Robert. Si ça vous amuse M. le conseiller général, je peux vous assurer que nous allons nous amuser de tout ça. Mais, en tout cas, M. Mehlhorn, je n’ai jamais fait partie de ce type d’organisation politique…
E. Mehlhorn : Mais, moi non plus…
L. Spicher-Bernier : Quelle sera l’attitude d’ailleurs…
E. Mehlhorn : C’est de la diffamation…
L. Spicher-Bernier : Non, monsieur. On a des témoins dans la salle. Je vous rassure monsieur.
E. Mehlhorn : Et bien qu’ils témoignent…
L. Spicher-Bernier : Quelle sera l’attitude de M. Mehlhorn demain face à M. Guedj ou M. Chauffour pour soutenir la politique menée par la majorité de Savigny-sur-Orge au sein du conseil général lorsque il vote systématiquement contre les dispositions proposées par le maire ? Je n’ai de leçon à recevoir de personne, M. Mehlhorn, quand je regarde l’attitude de certains dans ce jeu politicien nauséabond. Pour clore cette polémique, digne d’un raz-de-marée dans un verre d’eau, j’affirme définitivement que, tel Ulysse résistant au chant des sirènes, je résisterai à mon tour, non seulement à l’épouvantail du Front national qui ne sert qu’à déstabiliser la droite républicaine, mais aussi aux fausses polémiques de nos adversaires socialistes qui ne cessent d’entraîner les combats politiques dans quelques chasses trappes loin de la noblesse de l’action publique qui devrait nous servir de phare. Tel est mon sentiment ce soir (?). La séance est levée. Je vous remercie.
(1). Il est bien évident que seul le « Compte rendu des débats » approuvé par le conseil municipal, au cours d’une séance ultérieure, fait foi sous réserves 1. que tous les micros aient été effectivement branchés (ce qui n’est pas toujours le cas !) ; 2. de l’exhaustivité et de la conformité du texte avec ce qui a été dit ; 3. de son approbation.
RÉFÉRENCES
ASSOCIATION LES AMIS DE LAURENCE, « Extrait de l’intervention au conseil municipal du 28 mars 2011 de Laurence SPICHER-BERNIER », www.lesamisdelaurence.fr, publié le 29 mars 2011.
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Mise au point. A l’occasion du Conseil municipal du 28 mars 2011, Laurence Spicher-Bernier a voulu répondre aux accusations proférées à son encontre dans le cadre des dernières élections cantonales », Votre Mairie – Conseil Municipal – Expression des groupes politiques – La page de la liste d’Union républicaine, www.savigny.org,
EXTRAIT DU REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS DE LA SÉANCE
DU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2011 (pdf)
2011-03-28 CM SSO CNI
(voir précisément la page 46)
ÉRIC MEHLHORN, UN ANCIEN D’EXTRÊME DROITE ?
Laurence SPICHER-BERNIER a accusé Éric MEHLHORN d’être un ancien adhérent du Centre National des Indépendants (CNI), ce qui fait de lui, selon elle, un ancien militant d’extrême droite. Sauf que Laurence SPICHER-BERNIER, qui répète sans cesse qu’elle est « presque » née à Savigny-sur-Orge, se trompe.
C’est le cas pour l’élection municipale de 1983. Le bulletin de vote est intitulé « Liste d’Union républicaine présentée par le RPR, l’UDF, le CNIP, le Parti libéral, le MSP, les Non inscrits conduite par Jean MARSAUDON »
C’est le cas pour l’élection municipale de 1989. Le bulletin de vote est intitulé « Liste d’Union républicaine présentée par le RPR, l’UDF, le CNI, le MSP, les Non inscrits, Jean MARSAUDON »
CE N’EST PAS « JE RAFRAÎCHIS LA MÉMOIRE »
C’EST « J’AI LA MÉMOIRE QUI FLANCHE »
J’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Lequel de nous deux s’est lassé, de l’autre le premier
Était-ce moi, était-ce lui, était-ce donc moi ou lui
Tout ce que je sais, c’est que depuis, je ne sais plus qui je suis…
J’ai la mémoire qui flanche, paroles et musique de J. MOREAU, C. BASSIAK et F. RAUBER
Quand on veut « rafraichir la mémoire » de quelqu’un, il ne faut pas avoir « la mémoire qui flanche ». Visiblement Laurence SPICHER-BERNIER ignore tout de la vie politique passée de la commune dont elle est maire et des engagements politiques de Jean MARSAUDON dont elle se recommande sans arrêt depuis son décès en 2008.
Ci-dessous, les deux bulletins de vote de 1983 et de 1989 (et en rubrique « documents », l’éditorial du n° 1 de L’Espoir de février 1983, les membres du comité de soutien de 1983, la une du n° 2 de L’Espoir de février 1983).

EXTRAIT DU REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS DE LA SÉANCE
DU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2011 (pdf)
2011-03-28 CM SSO CNI
(voir précisément la page 46)