Le transport des marchandises (le fret) doit-il se faire en France sur de longues distances par la route, ou bien par la voie ferrée ? Dispose-t-on des infrastructures nécessaires ? Mais passer d’un mode de transport à un autre ne constitue-t-il pas un transfert de nuisances ?
Il faut revenir à ce qui constitue le fondement et l’esprit d’une enquête publique concernant les équipements structurant l’espace public. Celle-ci ne constitue ni une simple formalité, sans portée, ni une concession du pouvoir à l’égard des citoyens. Le philosophe John DEWEY définit l’enquête («inquire») comme « une transformation contrôlée et dirigée qui opère une conversion d’une situation originelle dont l’attribut principal est l’indétermination, en une situation finale marquée par l’unification et la cohérence ». Elle comporte quatre étapes : 1. la situation indéterminée constituée par l’antécédent de l’enquête, 2. l’institution du problème, 3. la détermination de la solution au problème, 4. le raisonnement, 5. l’expérimentation.
Les enquêtes publiques sont-elles des dispositifs démocratiques d’apparence, ou bien des modes d’élaboration des décisions publiques qui permettent d’aboutir véritablement à des solutions « uniformes et cohérentes » évoqué par John DEWEY ?
Autoroute ferroviaireEntre le 23 juin 2014 et le 23 juillet 2014, une enquête publique a eu lieu, faisant suite à une première enquête publique qui a eu lieu du 5 mai 2014 au 5 juin 2014. Elle soumet aux citoyens le projet d’une autoroute ferroviaire Atlantique (AFA) d’une longueur de 1 050 kilomètres, entre Dourges (Pas-de-Calais) et Tarnos (Landes), traversant la région parisienne par la ligne du RER C pour 2016. A terme, l’Espagne sera reliée à la Belgique.
Un contrat de concession entre l’État et VIIA Atlantique, filiale de la SNCF, a été signé le 20 mars 2014. En faisant transporter l’équivalent de 60 semi-remorques par train (sur l’AFA seules les semi-remorques sont embarquées, pas les chauffeurs et les tracteurs), les convois atteindraient plus de 1 km de long en 2019, une première en France. En principe, quatre trains dans chaque sens assureraient une navette quotidienne.
LES RAISONS DE L’AVIS DÉFAVORABLE
Quatre associations (Ile-de-France Environnement, Essonne Nature Environnement, Portes de l’Essonne Environnement, Culture Arts Découverte) ont coécrit et cosigné un avis commun. Celui-ci été adressé par lettre recommandée avec accusé de réception au Commissaire-enquêteur en préfecture du Pas-de-Calais, siège de la commission, le 22 juillet 2014 et enregistré le 23 juillet 2014. Il est en ligne sur le site du registre électronique de la préfecture. (2 et 3)
DOCUMENT
Autoroute ferroviaire AtlantiqueLE TEXTE DE L’AVIS DÉFAVORABLE
RÉFÉRENCES
1. PRÉFECTURE DU PAS-DE-CALAIS, Enquête publique relative à l’autoroute ferroviaire atlantique (AFA), Préfecture du Pas-de-Calais, 23 juin 2014 / 23 juillet 2014. Le dossier d’enquête publique est consultable sur le site www.viia.fr ainsi que sur le site www.pas-de-calais.gouv.fr.
2. ILE-DE-FRANCE ENVIRONNEMENT (IDFE), ESSONNE NATURE ENVIRONNEMENT (ENE), CULTURE, ARTS, DÉCOUVERTE (CAD), PORTES DE L’ESSONNE PEE, « Avis de sur l’enquête publique relative à l’autoroute ferroviaire atlantique (AFA) », Lettre recommandée avec accusé de réception en date du 21 juillet 2014 adressée au Commissaire enquêteur. Document en pdf : 2014-07-21 Avis AFA EP2 IDFE-ENE-CAD-PEE definitif.
3. Registre électronique d’observations de l’enquête publique 23 juin 2014 / 23 juillet 2014. Le pdf est sur le site internet www.pas-de-calais.gouv.fr : Observations au 23 juillet. Voir pages 93-97.
ARTICLES EN LIGNE
http://www.savigny-avenir.info
http://www.portes-essonne-environnement.fr
http://www.ene91.fr/
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°102, lundi 28 juillet 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
ANALYSE SWOT
ANALYSE SWOT
DU PROJET D’AUTOROUTE FERROVIAIRE
ATLANTIQUE
FORCES
FAIBLESSES
OPPORTUNITÉS
MENACES
RÉFÉRENCES
Articles en ligne sur le site http://www.savigny-avenir.info
Articles en ligne sur le site de l’association « Portes de l’Essonne Environnement (PEE) » http://portes-essonne-environnement.fr
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ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Les Portes de l’Essonne (CALPE)
Rapport d’activité et de développement durable 2013, 64 p.
RÉFÉRENCES
COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION LES PORTES DE L’ESSONNE (CALPE), Rapport d’activité et de développement durable 2013, A4 (à l’italienne), 64 p. Le Rapport figure à l’ordre du jour de la séance du jeudi 26 juin 2014 du conseil communautaire (Point n°2).
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L’ambition de la 9e édition de la Global Conférence des Ateliers de la Terre est de fournir les clés de compréhension pour repenser le « vivre-ensemble ». A cette occasion, des « planetworkers » viendront échanger et proposer leurs solutions sur différents enjeux majeurs permettant d’imaginer un nouveau projet de société autour de trois questions : Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? Quelle économie pour refonder la société (nouveaux modèles, nouvelles solidarités…) ? Quels choix et quelles actions ? (Synthèses des travaux et recommandations).
Global Conférence est un laboratoire qui regroupe un ensemble de parties-prenantes impliquées dans l’élaboration d’un nouveau modèle de développement. Elle est fondée sur un dialogue entre des acteurs d’horizons divers, mais aussi sur le partage de bonnes pratiques et la valorisation de solutions concrètes et innovantes, constituant un lieu d’échanges et de savoirs.
LA FIN D’UN MODE DE DÉVELOPPEMENT
OU LA FIN D’UN MONDE ?
Partout dans le monde un certain nombre de mouvements sociaux, de tendances politiques, géopolitiques et économiques, laissent présager de la fin d’un mode de développement et de la remise en question d’un mode de vie et de consommation devenus insoutenables.
ACCEPTABLE OU PAS ACCEPTABLE ?
Dans le même temps, de nouveaux projets de société émergent aux quatre coins du globe, redéfinissant le rapport entre l’homme et la nature, inventant de nouveaux modèles économiques et imaginant un nouvel ordre social basé sur de nouvelles valeurs. Comment la société peut-elle se positionner sur ce qu’elle est prête à accepter et ne pas accepter ? Comment définir ensemble un nouveau projet de société plus respectueux de l’homme et de l’environnement, sans pour autant faire table rase du passé ?
Choisir ce qui est acceptable ou non est essentiel pour avancer. Mais ce n’est qu’un point de départ. On crée un projet de société en proposant des idées, des valeurs, des concepts, des principes et en définissant un idéal à atteindre. Il faut donc dans un premier temps identifier ce que l’on ne veut pas, pour ensuite élaborer un idéal commun, qui comporte bien sur une dimension utopique, synonyme d’espoir, de rêve et d’enchantement. Sans une part d’utopie, on ne peut trouver la force et les convictions nécessaires à la création d’un nouveau modèle sociétal.
DÉNONCER OU PROPOSER ?
En s’arrêtant à la première étape, nous n’arrivons qu’au milieu du chemin. Il est d’ailleurs bien plus facile de dénoncer et de stigmatiser, que de proposer, d’innover et de créer. Pour imaginer un renouveau du vivre-ensemble, nous ne pouvons nous contenter d’être juge de l’histoire, mais devons aussi devenir les bâtisseurs d’un futur meilleur. Là est le temps du choix.
Le programme comprend trois séances plénières et dix séances de « focus ».
D’autres formats de discussion ont lieu comme : « Best Practice Corners », Faces-à-Faces, « Garden Talks », Témoignages, « Business Innovation Place » …
Mercredi 4 juin 2014
Séance plénière 1. « Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? »
La multiplication des crises que nous traversons actuellement, économique, financière, sociale, environnementale et politique, se traduit également par une crise des valeurs qui avaient fondé nos sociétés. Celles-ci connaissent des transformations importantes, certaines d’entre-elles étant même profondément remises en question. Un nouveau projet de société nécessite d’identifier, de promouvoir ou de réhabiliter certaines valeurs partagées qui fonderont le nouveau contrat social. Quelles sont donc ces valeurs que nous devrons placer au cœur d’un nouvel idéal commun ?
Focus 1. « L’économie collaborative supplée-t-elle l’économie traditionnelle ou la transforme-t-elle ? »
L’économie collaborative, nouveau modèle économique dans lequel l’usage prédomine sur la propriété, permet aux consommateurs de louer, vendre, échanger, ou donner des biens directement à d’autres consommateurs. En pleine croissance depuis quelques années, ce nouveau pan de l’économie doit son explosion à l’essor d’Internet et des places de marchés « peer-to-peer », mais aussi au développement des systèmes de réputation numérique. Covoiturage, « crowdfunding » et « couchsurfing », ne sont que les exemples les plus célèbres de ces nouvelles pratiques. Incarnée par le succès rapide de certaines entreprises pionnières, l’économie collaborative est aujourd’hui un véritable mouvement de fond qui transforme peu à peu nos modes de consommation. Alors l’économie collaborative remet-elle vraiment en question l’économie traditionnelle ? Risque-t-elle un jour de la faire disparaître ?
Focus 2. « Les entreprises détiennent-elles la clé des négociations climatiques internationales ? »
Malgré les différents sommets internationaux, aucun traité contraignant n’existe à ce jour pour forcer les États à s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré quelques légères avancées, le plus dur reste à faire pour obtenir un accord global et engageant pour la première fois tous les États du Monde. Ces négociations internationales, s’inscrivant dans le cadre du Protocole de Kyoto, ne concernent que les États souverains, excluant de facto des négociations d’autres types d’acteurs issus de la société civile. Est-ce à dire que ces autres acteurs n’ont pas voie au chapitre et qu’ils n’ont aucun pouvoir d’influence sur les gouvernements des pays dont ils sont issus ? Quel est le véritable rôle des multinationales dans les négociations climatiques internationales ? Ont-elles le pouvoir de bloquer ou de débloquer ces négociations ? Comment faire des entreprises un atout pour la réussite des négociations ?
Focus 3. « Quelles nouvelles politiques de l’eau choisir ? »
La politique de l’eau doit permettre de répondre à un certain nombre d’enjeux autour de cette ressource vitale : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, la prévention des risques, la préservation de la ressource et des milieux aquatiques, la prévention des pollutions et le développement des activités liées à l’eau (industrie, agriculture, transport, loisirs…). Mais pour mettre en place une gestion de l’eau efficace, aussi bien au niveau de la ressource que du service, dans un contexte marqué par les préoccupations sanitaires croissantes des populations, il est essentiel d’élaborer une gouvernance adaptée aux particularités de chaque situation, en y impliquant à la fois les autorités locales, les opérateurs et les usagers. Alors comment répartir les responsabilités entre ces différentes parties-prenantes et comment définir les rôles de chacun ?
Focus 4. « Peut-on imaginer un nouveau projet de société sans repenser le rôle de l’éducation ? »
L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission des valeurs communes et la formation des citoyens. En plus de compter parmi les premières instances de socialisation après la famille, l’école et le monde de l’enseignement contribuent à structurer l’esprit critique des citoyens et doivent leur apporter les connaissances qui leur permettront de comprendre leur monde, pour mieux s’y intégrer et le faire évoluer. Vecteurs incontournables pour faire émerger un nouveau projet de société et renouveler le vivre-ensemble, le système éducatif comme les contenus pédagogiques ne sont cependant pas adaptés aux enjeux de notre temps et ne donnent plus les clés permettant d’imaginer un nouveau modèle sociétal. Repenser le rôle de l’éducation et la replacer au cœur du nouveau contrat social devient donc indispensable. Dans quelle direction faut-il faire évoluer les programmes et les systèmes éducatifs des différents pays et quelle place donner à l’éducation dans l’élaboration d’une nouvelle société ?
Jeudi 5 juin 2014
Focus 5. « Jusqu’où la parole citoyenne a-t-elle un impact à l’heure du glocal ? »
À l’heure où la mondialisation transforme notre relation à l’espace, et où internet et les réseaux sociaux sont devenus des vecteurs de communication instantanée et planétaire, on voit peu à peu émerger de nouvelles formes de mobilisations citoyennes. Que l’on pense aux diverses campagnes de pétitions numériques ou encore aux actions de groupe, on constate un renouveau de la parole citoyenne, aussi bien au niveau local que global.
Mais ces nouvelles formes de mobilisation citoyennes ont-elles réellement un impact lorsqu’il s’agit de faire évoluer différentes politiques et leur mise en œuvre ? La parole citoyenne est-elle véritablement un facteur de changement ? Comment l’expression de la société civile peut-elle être à l’origine d’un nouveau projet de société ?
Focus 6. « Nucléaire et gaz de schiste : quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter ? »
Trois ans après la catastrophe qui a frappé le Japon, la situation n’est pas encore rétablie dans la centrale de Fukushima, rappelant avec force les risques de long terme liés à un accident nucléaire. Malgré l’ambition de certains gouvernement de mettre en œuvre une transition énergétique pour favoriser une sortie progressive du nucléaire et diminuer notre recours aux énergies fossiles, les choses n’avancent que très lentement. Dans le même temps, la révolution des hydrocarbures de schiste pousse certains États à s’intéresser à cette ressource fossile, dont les techniques d’extraction sont fortement contestées et dont les coûts ne sont pas totalement maîtrisés. Inventer un nouveau projet de société implique de repenser notre rapport aux ressources naturelles et de transformer nos modèles d’approvisionnement et de consommation énergétiques. Le risque zéro n’existant pas, quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter dans l’élaboration de ces nouveaux modèles énergétiques ?
Focus 7. « Comment mettre en place une politique d’économie circulaire réaliste et efficace ? »
L’économie circulaire, démarche économique promouvant un système industriel sobre en carbone, en énergie et en ressources naturelles basé sur l’éco-conception et le recyclage, est aujourd’hui présentée comme une solution concrète en réponse à certains défis du développement durable. Si de plus en plus d’acteurs se réclament de ce modèle, on peut néanmoins se demander s’il est possible de mettre en place une véritable politique industrielle axée sur les principes de l’économie circulaire. Comment mettre en place une dynamique d’économie circulaire efficace ? A quelle échelle peut-on mettre en place une politique réaliste d’économie circulaire ? Quels sont les leviers pour faire de ce modèle une réalité sur nos territoires ?
Focus Spécial. « Économie Numérique dans les pays émergents : accélérateur de croissance et/ou de la fracture numérique sud/nord ? »
L’économie numérique est en plein essor dans les pays émergents et ouvre une voie nouvelle pour la croissance et l’entrepreneuriat dans ces pays. Les secteurs dans lesquels internet aura un impact décisif sont les services financiers (paiement mobile), l’éducation (e-learning, e-training, Open University, MOOC…), la santé, le commerce et l’agriculture. Cet essor de l’économie numérique va modifier rapidement et profondément les sociétés des pays émergents. S’appuyant sur les NTIC, une nouvelle économie est donc en train de se construire, tirée par les besoins sociaux et les contraintes environnementales, génératrices d’opportunités pour le développement massif de services, mais aussi d’inégalités en termes d’accès et de maitrise des outils. Alors comment faire pour que cet essor de l’économie numérique profite à tous ? Cette émergence de l’économie numérique peut-elle être génératrice d’une croissance durable tout en permettant de réduire la fracture numérique sud-nord ?
Focus 8. « Mettre fin au gaspillage alimentaire permettra-t-il de nourrir le monde ? »
Chaque année, plus d’1,3 milliards de tonnes de nourriture sont gaspillés dans le monde, soit près d’un tiers de la production globale de denrées alimentaires dédiées à la consommation. Si ce phénomène touche indéniablement les pays développés (standardisation des produits, dépassement des dates de péremption, non-utilisation de la totalité des aliments), il touche également des pays émergents ou en voie de développement, dans lesquels le problème de la faim et de la sécurité alimentaire n’est pas encore réglé. Dans ces cas, il s’agit bien souvent d’un manque d’infrastructures (systèmes de refroidissement et/ou de conditionnement), empêchant la rencontre entre l’offre et la demande. Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs se mobilisent pour lutter contre le gaspillage alimentaire, à la fois pour s’éloigner d’un modèle intensif de production agricole, mais aussi pour permettre aux plus démunis d’accéder à l’alimentation. Alors mettre fin au gaspillage alimentaire pourra-t-il permettre de nourrir tous les habitants de notre planète ? Où alors la lutte contre le gaspillage doit-elle être couplée avec une nouvelle révolution agricole.
Focus 9. « La place de la science dans la société : que signifie le progrès aujourd’hui ? »
Depuis l’avènement de la Révolution industrielle, nos sociétés ont placé tous leurs espoirs dans la science comme facteur de développement économique, social et humain. Les progrès réalisés depuis cette époque ont permis une incroyable amélioration des conditions de vie de la population. Cela a également permis l’essor de la société de consommation et a considérablement transformé les modes vie, contribuant ainsi à sacraliser le progrès scientifique. Mais aujourd’hui, un certain nombre d’innovations scientifiques et technologiques sont questionnées. C’est le cas pour les OGM, les nanotechnologies, les ondes téléphoniques ou encore certaines substances chimiques largement utilisées dans l’industrie. Dans une période marquée par l’incertitude liée à certaines innovations, la science est-elle perçue comme une menace ou comme un facteur de progrès pour le développement durable de nos sociétés ?
Séance Plénière 2. « Quelle économie pour refonder la société ? Nouveaux modèles économiques et nouvelles solidarités. »
La crise que nous traversons questionne la croissance qui avait été érigée en modèle de développement depuis l’avènement de la Révolution Industrielle. La crise économique, devenue sociale et environnementale, devient aussi une crise de sens et de valeurs. Pour refonder la société et élaborer un nouveau modèle de vivre-ensemble, il est impératif de repenser la place de l’économie et donc de l’homme dans la société. De nouveaux modèles économiques connaissent aujourd’hui un essor remarquable et ont le potentiel pour transformer durablement notre relation à l’économie, en sacralisant de nouvelles valeurs de partage, de solidarité et de responsabilité. Ces nouveaux modèles participant à l’émergence d’une nouvelle économie peuvent-ils nous aider à refonder la société ?
Clôture. Séance Plénière 3. « Du choix aux actions » : Synthèse des travaux et recommandations.
RÉFÉRENCES
FORUM INTERNATIONAL POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE, « Des idées neuves pour un nouveau monde », Global Conférence 2014 placée sous le haut patronage de Monsieur François HOLLANDE, Président de la République, Fontevraud, 4-5 juin 2014. http://www.planetworkshops.org/fr/index.html?utm_source=cdurable.info
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°94, lundi 2 juin 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
DÉCODAGE
CONTEXTE. Les domaines d’intervention développés dans le cadre de la recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale » sont connus. Ils sont à ce jour au nombre de sept. Ils figurent en page d’accueil du présent site : Gouvernances locales, Démocratie expérimentale, Démocratie participative, Expertise citoyenne, Intelligence territoriale, Innovation territoriale, Éditorialisation numérique des territoires.
ENJEUX. Nous avons eu l’occasion de développer de façon marginale le thème de l’intelligence territoriale (1). Celui-ci est repris comme objet social par une nouvelle association qui s’est constituée en déclinant la notion en « intelligence territoriale participative ». Comment celle-ci peut-elle s’intégrer à des réflexions, à des actions locales, à des pratiques d’intervention sociale… concernant le cadre de vie et l’environnement ?
1. L’ASSOCIATION PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT
L’association « Portes de l’Essonne Environnement » a choisi comme slogan « mettre en œuvre l’intelligence territoriale participative ». Nous nous sommes entretenus avec deux de ses membres fondateurs, Jean-Marie CORBIN, président, et Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, trésorière.
ATTENTES, DÉSIRS ET PROJETS
Dans le texte de présentation de votre association, qui est en ligne sur la page d’accueil provisoire de votre site (http://www.portes-essonne-environnement.fr) – actuellement en construction – vous écrivez : « L’association a pour objet la défense et la protection de l’environnement, du cadre et de la qualité de vie des habitants dans le département de l’Essonne, mais également dans d’autres territoires chaque fois que cela est nécessaire. Elle contribue à l’intelligence territoriale participative sur le périmètre de ses actions ». (2) Qu’entendez-vous par « intelligence territoriale participative ».
Jean-Marie CORBIN. Habiter, travailler, séjourner dans un territoire, le visiter ou le parcourir, suppose que l’on ait pour lui, à des degrés divers, des attentes, des désirs, des projets. Chacun de ses acteurs, qu’il appartienne à la société politique ou à la société civile, est porteur de compétences, d’expériences, de contributions. Elles sont toutes légitimes et doivent être prises en considération.
LE BIEN-ÊTRE COLLECTIF
En quoi votre démarche est-elle différente de celle des associations traditionnelles de défense et de protection de l’environnement, du cadre et de la qualité de la vie ?
Jean-Marie CORBIN. Une démarche d’intelligence territoriale implique une connaissance approfondie et éclairée des besoins de tous les acteurs d’un territoire, une prise en compte des demandes citoyennes, un échange d’informations, une coopération constante entre les initiateurs et les initiatives, entre les savoirs-faire et les compétences, afin d’apporter des réponses pertinentes, pérennes, anticipatrices de l’avenir. Les acteurs d’un territoire doivent coopérer, se coordonner afin de mener ensemble des actions en faveur du bien-être collectif, en interaction avec les piliers du développement durable dans ses dimensions environnementales, économiques, sociales.
TOUJOURS PLUS DE DÉMOCRATIE
Votre association est-elle en concurrence avec d’autres ?
Jean-Marie CORBIN. La liberté d’association est une liberté constitutionnelle. Il y a tellement de choses à faire pour que les citoyens retrouvent leurs libertés face à des pouvoirs qui, tous les jours, pratiquent à leur égard « la politique du fait accompli ». La seule concurrence est celle des idées. La compétition n’a qu’un seul but : toujours plus de démocratie : démocratie des pouvoirs, démocratie des collectivités, démocratie des associations.
LES NEUF PRINCIPES DE LA CONCERTATION
Quel est le livre de chevet de l’association ?
Jean-Marie CORBIN. PEE ne conçoit pas son rôle comme une opposition systématique à tout projet d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’équipement des collectivités… En revanche, elle est déterminée à faire valoir, pour tout projet, l’application de la Convention d’Aarhus et de la Charte de la concertation du Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement de 1996. (3) Il s’agit d’un texte fondamental, scandaleusement méconnu, qui comporte neuf principes.
Enfin, nous entendons ne pas être seulement en position de réaction à l’égard de projets qui tombent « d’en haut», mais d’être en capacité de porter « d’en-bas » des projets de territoire.
PREMIÈRES INITIATIVES
Quelles ont été les premières initiatives de votre association ?
Jean-Marie CORBIN. Notre association « Portes de l’Essonne Environnement » (PEE) a d’abord rencontré un certain nombre d’élus et de responsables associatifs des cinq communes de la communauté d’agglomération. Leur accueil a été très positif dans la mesure où le cadre de la communauté est désormais la bonne échelle pour poser les vrais problèmes relatifs à l’environnement et au cadre de vie. C’est ainsi que notre association PEE était présente à l’assemblée générale de l’Association Cadre de vie Juvisy Plateau » (ACVJP) qui s’est tenue le samedi 18 janvier 2014 à la Maison de quartier Albert Sarraut, à Juvisy-sur-Orge. Nous en sommes désormais membres. C’est une association très intéressante qui accomplit un travail citoyen dans l’intérêt général de tous les habitants.
TOUTES LES SENSIBILITÉS POLITIQUES
Qui était présent à l’assemblée générale de l’ACVJP ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Le climat de cette assemblée générale était studieux et détendu. On pouvait noter la présence de personnalités de toutes tendances politiques. L’invité était Étienne CHAUFOUR, maire et conseiller général (ex-PS, Parti Radical de Gauche), accompagné de Pierre TESSIER, adjoint au maire chargé de l’urbanisme et de l’accessibilité, mais aussi de Francis SAINT-PIERRE (UMP), conseiller municipal d’opposition et secrétaire de l’association ACVJP. Notons que les deux fonctions de ce dernier ne sont pas incompatibles à l’ACVJP contrairement à certaines associations dans lesquelles le seul fait d’être en position de colistier, ou apparenté à un homme politique prenant des positions pour les prochaines échéances électorales, pose problème ! Étaient également présents : Robin REDA, candidat tête de liste (UMP) à Juvisy-sur-Orge, Dominique CATÉRINI, président d’Élan – Savigny Environnement, ainsi que Jacques LAGRANGE, administrateur d’Élan – Savigny Environnement dont l’engagement politique au PS est de notoriété publique (4), Jean-Claude MAQUINAY, administrateur de ACVJP et conseiller municipal UMP minoritaire. Il est intéressant de noter la situation d’ouverture et de pluralisme existant à Juvisy-sur-Orge. Outre l’Association Cadre de vie Juvisy Plateau (ACVJP), présidée par Pierre JAVALET, il existe plusieurs autres associations comme l’Association locale pour l’environnement, présidée par Philippe SALVI, l’Association pour la sauvegarde du cadre de vie du centre de Juvisy, présidée par Gilbert GOURRIER, l’Association pour l’aménagement du quartier Seine de Juvisy, présidée par Claude MOREAU. (Note 5, Document n°1). Enfin, l’identité patrimoniale étant indivisible, qu’il s’agisse du patrimoine naturel, environnemental, urbain, architectural, ou scientifique, l’association des Amis de l’Observatoire Camille Flammarion, présidée par Laurent WEILL, était également présente.
Que vous inspire la situation de la vie associative dans la commune de Juvisy-sur-Orge ?
Jean-Marie CORBIN. D’abord, la tradition d’associations de quartier est intéressante parce qu’elle permet à une pluralité de compétences et d’initiatives de se manifester. Sur le territoire d’autres communes, ce sont plutôt des associations généralistes ou des associations sectorielles (association contre une nuisance particulière, association pour un mode de transport en commun, association pour des pistes cyclables…) qui se forment. Dans une démocratie, une diversité d’initiatives associatives ne signifie en aucun cas que cela nuise à l’efficacité des contre-pouvoirs citoyens.
Ensuite, les associations de Juvisy-sur-Orge fonctionnent selon un mode visiblement de consensus politique, ce qui va dans le sens de l’intérêt général.
Enfin, on compte au moins quatre associations cadre de vie et environnement pour 14 000 habitants, alors que dans d’autres communes on en compte une ou deux pour 36 000 habitants. Pour nous, il est urgent que des initiatives soient prises afin que de nouvelles synergies se développent pour construire une démocratie locale participative.
A-t-il été question de l’association Portes de l’Essonne Environnement (PEE) au cours de cette assemblée générale ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Au cours de l’assemblée générale de l’ACVJP du 18 janvier 2014, le président Pierre JAVALET a publiquement salué ma présence en tant qu’ancienne présidente d’Élan – Savigny Environnement, et actuelle co-fondatrice de l’association « Portes de l’Essonne Environnement » (PEE).
Il a indiqué que le territoire d’action de PEE n’était pas limité à une commune, mais élargi d’une façon non limitative, notamment au territoire des cinq communes composant la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge).
Il a souligné que l’une des premières actions de PEE sera la mise en ligne sur son site Internet http://www.portes-essonnes-environnement.fr d’informations et de réflexions concernant ses actions. Il a précisé que ce média numérique participatif, actuellement en préfiguration, en abordant notamment les questions environnementales et patrimoniales, s’inscrivait dans le cadre de l’intelligence territoriale.
JUVISY-SUR-ORGE INONDÉE
À CAUSE DE SAVIGNY-SUR-ORGE !
Pouvez-vous donner l’exemple d’un problème commun aux communes de Juvisy-sur-Orge et de Savigny-sur-Orge ?
Jean-Marie CORBIN. Dans la brochure de l’ACVJP, « L’Éveil du Plateau », de janvier 2014, l’association revient sur les inondations du 5 mai 2012. (5) Au cours de l’assemblée générale, les dramatiques inondations subies en 2012 par les habitants de Juvisy-sur-Orge ont été évoquées.
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Le président JAVALET a exposé que « le 5 mai 2012, à la suite d’un violent orage, la rue Séverine a été complètement inondée, surtout les sous-sols des maisons de la rue et des alentours. Un bassin de rétention existe, mais il n’a pas rempli sa fonction. Depuis la visite des autorités au moment des faits, rien n’a été entrepris pour empêcher une nouvelle catastrophe ». Il faut savoir que la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge est situé entre la rue de la Voie Verte (limitrophe aux deux communes), la Place Guynemer/Avenue Anatole France (limitrophe aux deux communes) et l’Avenue des Capucines (Juvisy-sur-Orge). La voirie et les réseaux (eaux pluviales et eaux usées) des deux communes sont étroitement intriqués.
« AUCUNE RÉPONSE DU MAIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE»
(Étienne Chaufour)
Quelle a été la réponse ?
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Dans sa réponse, Étienne CHAUFOUR, le maire de Juvisy-sur-Orge, a clairement mis en cause la responsabilité territoriale de Savigny-sur-Orge. En effet, les eaux pluviales de la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge se déversent dans le réseau d’eaux pluviales de Savigny-sur-Orge. « Les réseaux de Savigny-sur-Orge sous-dimensionnés, sont saturés, et encombrés faute d’entretien. Ils sont responsables de la non-évacuation des eaux de Juvisy-sur-Orge. Nous attendons toujours une réponse du maire de Savigny-sur-Orge » (Laurence SPICHER-BERNIER). Il faut savoir que la commune de Savigny-sur-Orge n’entretient plus ses réseaux d’eaux usées : elle les a confié en délégation de service public (DSP) à la Lyonnaise des Eaux. En ce qui concerne les réseaux d’eaux pluviales, on ne sait plus très bien, entre les services techniques de la commune et la Lyonnaise des Eaux, qui en est responsable et qui les prend en charge. Dans le cas présent, s’agit-il de travaux d’entretien ou de travaux d’investissement ? Qui en assume la dépense ? On assiste à une partie de « c’est pas moi, c’est l’autre ». Pendant ce temps, les habitants de Juvisy-sur-Orge ont les pieds dans l’eau ! Étienne CHAUFOUR a indiqué qu’à ce jour, aucune réalisation de travaux n’était programmée par la commune de Savigny-sur-Orge pour prévenir de futures inondations des habitants de Juvisy-sur-Orge.
LE SENS DE LA DÉMARCHE DE PEE
Jean-Marie CORBIN. En attendant, j’encourage les Saviniens et Saviniennes, comme les habitants des autres communes de la CALPE, à récupérer et à stocker les eaux pluviales chez eux, comme je le fais avec succès depuis plusieurs années. J’arrose mon potager et rince mes sols extérieurs avec, les jours de beau temps. Il faut aussi encourager les particuliers à laisser les eaux pluviales être absorbées par la terre. Les nappes phréatiques, en milieu urbain, souffrent des sols imperméabilisés.
UN MÈTRE D’EAU DANS LES SOUS-SOLS !
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Toujours est-il que des photographies des inondations ont été projetées lors de cette AG. Elles sont impressionnantes : 0,50 mètre d’eau dans la rue, et 1 mètre d’eau dans les sous-sols des habitants de la rue Séverine de Juvisy-sur-Orge, le samedi 5 mai 2012 ! Les Juvisiens et les Juvisiennes s’en souviennent… Cet exemple montre bien que la solution d’un problème comme celui-ci n’est pas communal, mais intercommunal. C’est le sens de la démarche de notre association « Portes de l’Essonne Environnement » .
Portes de l’Essonne Environnement (PEE), 42 rue des Lilas 91600 SAVIGNY-SUR-ORGE http://www.portes-essonne-environnement.fr. Courriel : contact@portes-essonne-environnement.fr
Le présent article a été établi à partir des éléments en notre possession au moment de sa rédaction. Nous remercions par avance ceux qui nous feront part d’éventuelles inexactitudes ou omissions.
2. DOCUMENT n°1
LES ASSOCIATION CADRE DE VIE/ENVIRONNEMENT
DE JUVISY-SUR-ORGE
3. DOCUMENT N°2
Portes de l’Essonne Environnement (PEE)
Mettre en œuvre l’intelligence territoriale participative
RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE
1. MÉRIGOT Bernard, « Qu’est-ce que l’intelligence territoriale (Jean-Jacques Girardot) », http://savigny-avenir.info, 6 janvier 2014. LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°73, lundi 6 janvier 2014 S’il existe une parenté entre l’intelligence économique et l’intelligence territoriale dans le sens où elles utilisent toutes les deux les technologies de l’information, celles-ci différent néanmoins en …
2. ASSOCIATION PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT (PEE), http://www.portes-essonnes-environnement.fr. Page d’accueil provisoire en ligne. Consultation effectuée le 19 janvier 2014.
3. MINISTÈRE DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE L’ENVIRONNEMENT, « Charte de la concertation à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire, à l’équipement des collectivités, à la préservation de l’environnement », 1996.
4. « Jacques Lagrange, mandataire financier de la liste Savigny notre ville », Savigny notre ville, novembre 2013.
5. ASSOCIATION CADRE DE VIE JUVISY PLATEAU (ACVJP), L’Éveil du Plateau, n°45, janvier 2014, 4 p. ACVJP, 24 rue Frédéric Merlet, 91260 JUVISY SUR ORGE. La cotisation annuelle pour l’année 2014 est de 9 €.
4. COMMENTAIRE du 27 janvier 2014
DIFFAMATIONS
Les pouvoirs politiques exercés par certains élus locaux majoritaires, détenteurs de fonctions exécutives, détournent la fonction et les moyens publics dont ils disposent pour attaquer aussi bien d’autres élus minoritaires, que des associations et leurs présidents. Les mises en cause, accusations, diffamations, procédures judiciaires… abusives deviennent des pratiques – hélas – courantes. Elles n’en demeurent pas moins toxiques à l’égard de la démocratie et du respect de l’éthique politique et des règles de bonne gouvernance.
Ceux qui exercent un contre-pouvoir citoyen légitime se trouvent accusés injustement par des pouvoirs en place et se trouvent obligés de se défendre contre des allégations mensongères.
Un exemple récent est constitué en ce mois de janvier 2014 par les « folles » accusations lancées par Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge, contre Bernard MÉRIGOT, maire-adjoint honoraire (1993-2008), conseiller municipal de puis 2008, et contre Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, ancienne présidente de l’association Élan-Savigny Environnement (2009) et actuelle trésorière de l’association Les Portes de l’Essonne Environnement (PEE).
CHRONOLOGIE DE LA DIFFAMATION DE LAURENCE SPICHER-BERNIER
CONTRE BERNARD MÉRIGOT ET SYLVIE MONNIOTTE-MÉRIGOT
COMMENT RÉPONDRE À LA DIFFAMATION ?
PAR LA TRANSPARENCE
Les allégations de Laurence SPICHER-BERNIER sont mises en ligne le 22 janvier 2014. A la suite de la mise en demeure de l’avocat de Bernard MERIGOT et de Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, l’auteur des propos diffamatoires les retire le 27 janvier 2014 : ils sont donc demeurés en ligne sur Internet du 22 janvier au 27 janvier, soit durant cinq jours.
Question. Comment répondez-vous à cette diffamation ?
Bernard MÉRIGOT. Par la transparence. On trouvera ci-dessous cinq documents qui sont rendus public. Je répondrai ultérieurement à toute question posée.
DOCUMENTS
1. L’article qui a servi de prétexte à Laurence SPICHER-BERNIER pour établir sa diffamation
2. L’article diffamatoire de Laurence SPICHER-BERNIER (publié le 22/01/2014 et retiré le 27/01/2014)
3. L’établissement de la diffamation et de l’atteinte à l’honneur et à la considération de Bernard MÉRIGOT et de Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT par Laurence SPICHER-BERNIER
4. Les articles en ligne concernant le programme « Les Tritout/ École des déchets/ École du du développement durable » (1997-2008) en ligne sur http:/ :www.savigny-avenir.info (ISSN 2261-1819. Dépôt légal du numérique, BNF)
5. Poursuites judiciaires engagées par Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT
Juridictions saisies par le maire de Savigny-sur-Orge.
Motifs des poursuites engagées par le maire de Savigny-sur-Orge.
5. COMMENTAIRE du 29 janvier 2014
Ces accusations sont d’autant plus surprenantes qu’elles apparaissent en 2014 et qu’elles portent sur des faits antérieurs à l’année 2008. A l’époque, Bernard MÉRIGOT et Laurence SPICHER-BERNIER étaient tous deux adjoints de Jean MARSAUDON, maire de la commune de 1983 à 2008. Alors, pourquoi ces accusations et ces propos diffamatoires de Laurence SPICHER-BERNIER contre Bernard MÉRIGOT six ans après ? Parce les élections municipales ont lieu les 23 et 30 mars 2014 ? Laurence SPICHER-BERNIER est candidate tête de liste et Bernard MÉRIGOT, actuellement conseiller municipal, a fait savoir qu’il n’était candidat sur aucune liste… Un règlement de compte politique ?
6. COMMENTAIRE du 12 mars 2014
7. COMMENTAIRE du 21 mars 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
S’il existe une parenté entre l’intelligence économique et l’intelligence territoriale dans le sens où elles utilisent toutes les deux les technologies de l’information, celles-ci différent néanmoins en ce qui concerne leurs objectifs en matière de développement et de gouvernance. (1)
LES DEUX INTELLIGENCES
PROMOUVOIR LES DÉMARCHES PARTICIPATIVES
Jean-Jacques GIRARDOT note deux points communs entre l’intelligence économique et l’intelligence territoriale.
L’usage des techniques de l’information et de la communication (TIC) qui stimulent le partage et la transparence de l’information, ainsi que la coopération dans le processus d’analyse de l’information et dans l’action.
L’utilité des informations et des connaissances n’est pas évaluée en fonction de la décision mais en fonction de l’implication de tous dans le processus décisionnel et, surtout, de l’action.
LE TERRITOIRE
EST UN ESPACE DE COOPÉRATION
L’intelligence territoriale ne considère pas les connaissances et l’information comme un outil (analyse multicritères et analyse spatiale), mais comme le vecteur essentiel du développement dans la société de la connaissance.
Elle ne considère pas le territoire comme une entreprise ou un marché, mais essentiellement comme un espace de coopération : « L’intelligence collective se réfère aux résultats tirés de la collaboration et du partage de l’information, ainsi que par la compétition entre de nombreux individus… Elle peut être considérée comme une forme de réseau, qui a été activé par l’évolution récente des technologies de l’information. » (6)
Philippe Dumas définit l’intelligence territoriale ainsi : « L’intelligence comme processus cognitif et d’organisation de l’information, et le territoire comme espace de relations signifiantes. »
UNE SCIENCE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Si l’intelligence territoriale propose des outils accessibles aux acteurs du développement durable, elle ambitionne d’être une science dont l’objet est le développement durable des territoires en constituant un « ensemble de connaissances pluridisciplinaires acquises par l’étude ou la pratique multisectorielle ».
Jean-Jacques GIRARDOT propose la définition suivante :
« L’intelligence territoriale ambitionne d’être la science pluridisciplinaire dont l’objet est le développement durable des territoires dans une société de la connaissance.
La communauté territoriale en est le sujet. Son objectif est d’impulser, à l’échelle d’un territoire, une dynamique de développement durable fondée :
L’intelligence territoriale :
RÉFÉRENCES
1. GIRARDOT Jean-Jacques, « Qu’est-ce que l’intelligence territoriale ? », http://www.collaboratif-info.fr, 28 juin 2010. Jean-Jacques Girardot, économiste, est coordinateur scientifique de l’Enti (Europeen Network for Territorial Intelligence) http://www.territorial-intelligence.eu
2. PORTER Michaël, Competitive-Strategy, Techniques for Analyzing Industries and Competitors , 1980.
3. PRIOR Vernon, Language of Business Intelligence, http://www.markintell.com/introduction-vernon-prior
4. « Une piste originale liée à la thématique homme-temps-territoire » , Le Monde, 18 mai 1999
5. GIRARDOT Jean-Jacques, 2000. « Principes, Méthodes et Outils d’Intelligence Territoriale. Évaluation participative et Observation coopérative » in Conhecer melhor para agir melhor, Actes du séminaire européen de la Direction Générale de l’Action Sociale du Portugal, EVORA (Portugal), 3-5 mai 2000, DGAS, LISBONNE, décembre 2000, 7-17.
6. PRIOR Vernon, Language of Business Intelligence.
La Lettre du Lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°73, lundi 6 janvier 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
(Cliquer sur le texte pour l’agrandir)
UN AN SANS RIEN FAIRE !
« Depuis cette date également, je n’ai pu obtenir aucune réponse aux questions tant orales qu’écrites ayant trait au domaine qui m’était délégué. Je n’ai été rendu destinataire d’aucun parapheur, d’aucun document de quelque nature qu’il soit, d’aucune invitation à réunion (sic). Tout se passe comme si il (sic) avait été donné au plus haut niveau de la hiérarchie communale des consignes visant à me laisser dans l’ignorance. »
PRIVÉ DE PARAPHEUR (le pauvre !)
« Cette situation est semblable à celle qui prévalait lorsque j’étais délégué aux travaux. Là encore aucun parapheur, aucune contribution à des réunions techniques aucune contribution à la construction budgétaire pendant l’année 2012. Les décisions se prenaient en mon absence. Il est à souligner que la commission des travaux ne s’est pratiquement pas réunie depuis près de deux ans. »
DES QUESTIONS…
Les observateurs de la vie municipale s’étonneront que ce soit en août 2013, six mois avant les élections municipales de 2014, qu’un maire adjoint (élu en 2008) s’aperçoive qu’il n’a rien à faire, alors qu’il touche une indemnité conséquente. Comment se fait-il qu’il ait présenté des délibérations lors des séances du conseil municipal ? Comment se fait-il qu’il les ait toujours votées selon les directives du maire ?
Il est étonnant que, constatant la carence des initiatives du maire, Jean-Michel ZAMPARUTTI n’ait pas pris l’initiative – lui – de convoquer, de son propre chef, une commission dont il était le vice-président.
Prochaines étapes :
Est-ce que, dans les trois cas énumérés ci-dessus, on lui transmet des parapheurs ? Grave question à six mois des élections municipales.
A moins que cela ne soit un tour de passe-passe de plus, pour être sur la liste UMP d’Éric MEHLHORN, ancien adjoint au maire qui est resté plusieurs mois dans le même cas que M. ZAMPARUTTI (en somme, une habitude de Laurence SPICHER-BERNIER), lors des municipales de 2014 ?
Au fait, à combien sommes-nous aujourd’hui de maires adjoints démissionnaire, démis de leur fonction ou réclamant de l’être depuis septembre 2008 ? 1 démissionnaire, 4 démis de leur fonction et remplacés, 1 réclamant le retrait de sa délégation… Au total, 6 adjoints sur 11 soit plus de 54,5 % des adjoints élus avec Jean MARSAUDON en mars 2008 ! Étonnant, non ?
COMMENTAIRE du 30 août 2013
Cet article a été publié dans la nuit du 29 au 30 août. Ce matin, le site www.essonneinfo.fr publie une information sur l’arrivée de Jean-Michel ZAMPARUTTI sur la liste de David FABRE, avec conférence de presse à l’appui la semaine prochaine. L’intox serait-elle plus forte que l’info ? Pour preuves, deux données inexactes sont mentionnées par David FABRE : 1. La lettre à Madame le Maire, publiée ci-dessus, ne mentionne pas la non-intention de son auteur d’aller sur la liste MEHLHORN. 2. M. ZAMPARUTTI n’a pas jamais été pressenti par la majorité de l’époque pour remplacer Jean MARSAUDON au cours des réunions organisées afin de pourvoir à la vacance du siège de maire. Il s’agit d’une rumeur…
RÉFÉRENCES
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
La convocation pour la commission municipale de l’urbanisme et de l’environnement du vendredi 19 février 2013, 17 heures 30, est datée du samedi 9 février. Elle a été postée le jeudi 14 février (cachet de la poste), soit 5 jours après ! Il aura donc fallu 4 jours (tout le lundi 11, tout le mardi 12, tout le mercredi 13 et une partie du jeudi 14), pour que les enveloppes traversent la cour qui sépare la mairie (sise au 48, avenue Charles de Gaulle) de la Poste (située au 46, avenue Charles de Gaulle). C’est un exploit.
De qui se moquent le maire et les services municipaux ? Avec quel mépris traitent-ils les conseillers municipaux membres des oppositions municipales ? Pour qui se prennent-ils pour s’accaparer ainsi le pouvoir municipal ? Et quel entêtement calculé ils mobilisent pour refuser de transmettre les convocations par mail !
Donc, la convocation est parvenue par voie postale aux conseillers municipaux qui en sont membres, le vendredi 15 février, pour une réunion se tenant le mardi 19 février, soit 4 jours francs… Les textes prévoient que le délai minimum est de 5 jours francs. Tant pis pour ceux qui, prévenus trop tard, ne peuvent pas venir !
Sur la forme, cette convocation est un brouillon qui serait refusé à n’importe quel élève scolarisé en primaire : pas de signature (« Chers Collègues » de qui ?), un trait horizontal sur la partie supérieure (faisant office de quoi ?), une note de synthèse truffée de fautes de français, un usage immodéré des majuscules (nous ne sommes pas en Allemagne, que je sache)… Qui relit les documents envoyés aux élus ?
Sur le fond, un dossier aussi important aurait mérité un minimum d’informations préalables afin que les membres de la commission ne découvrent pas en séance les tenants et les aboutissants du PADD et posent des questions après avoir étudié un dossier. Or, aucun dossier n’a été joint à la convocation…



RÉFÉRENCE
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Commission municipale de l’urbanisme et de l’environnement, Séance du mardi 19 février 2013 à 17 heures 30, Convocation et note de synthèse, 3 pages.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
Bernard MÉRIGOT
La Biodiversité en milieu urbain, Abécédaire des Lacs de l’Essonne, répond à quarante questions essentielles. Elles sont classées en cinq chapitres.
LES 40 QUESTIONS SUR LA BIODIVERSITÉ
POUR UNE PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE CITOYENNE
Le Vademecum de la biodiversité aborde une série d’exemples concrets, localisés dans les communes de Viry-Châtillon et de Grigny. Les trois objectifs sont : 1. sensibiliser les citoyens, 2. consolider les connaissances sur la biodiversité, 3. reconnaître, identifier et protéger la nature.
RÉFÉRENCES
ÉCOLE DU JARDIN PLANÉTAIRE, UNIVERSITÉ POPULAIRE DES LACS DE L’ESSONNE, La biodiversité en milieu urbain. Abécédaire des Lacs de l’Essonne, Tome 1, Éditions Bruno Leprince, 64 p. Préface de Gabriel AMARD, Président de la Communauté d’agglomération Les lacs de l’Essonne, ISBN 978-2-36488-020-7
LES LACS DE L’ESSONNE, Vademecum de la biodiversité, 100 p. Préface de Gabriel AMARD, Président de la Communauté d’agglomération Les lacs de l’Essonne.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013
Service de l’eau et de l’assainissement, restauration scolaire, déchets ménagers… autant de dossiers qui sont examinés dans les communes par les commissions consultatives des services publics locaux (CCSPL). Bernard MÉRIGOT, ancien vice président de syndicats intercommunaux, maire-adjoint honoraire, et conseiller municipal de Savigny-sur-Orge, a été élu par le conseil municipal de la commune pour y siéger. Il présente les caractéristiques de cet organisme.
PERMETTRE L’EXPRESSION
DES USAGERS DES SERVICES PUBLICS
« La commission consultative des services publics locaux (CCSPL), prévue à l’article L. 1413-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), a pour vocation de permettre l’expression des usagers des services publics par la voie des associations représentatives. Elle contribue ainsi à la participation des citoyens au fonctionnement des services publics. » Telle est la réponse que le ministre de l’Intérieur a faite à une question posée par un sénateur. (1)
UNE COMMISSION COMMUNALE OBLIGATOIRE
La commission consultative des services publics locaux (art. L1413-1 du CGCT, modifié par la loi n°2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques) est obligatoire dans les communes de plus de 10 000 habitants. (2)
Afin d’associer davantage les citoyens à la gestion des services publics communaux, il a été prévu la création d’une commission consultative compétente pour un ou plusieurs services publics locaux exploités en régie dotées de l’autonomie financière ou dans le cadre d’une convention de gestion déléguée.
Présidée par le maire, cette commission comprend des membres du conseil municipal, désignés dans le respect du principe de la représentation proportionnelle, et des représentants d’associations locales nommés par le conseil municipal.
Sur proposition de son président et si son audition paraît utile, la commission pourra inviter toute personne à participer avec voix consultative à ses travaux.
AMÉLIORER LES SERVICES PUBLICS DE LA COMMUNE
A la demande de la majorité de ses membres, la commission a la possibilité de demander l’inscription à l’ordre du jour de « toute proposition relative à l’amélioration des services publics locaux ».
La commission doit examiner chaque année :
La commission est également consultée par l’organe délibérant sur :
UN RAPPORT ANNUEL IMPORTANT
Par ailleurs, le président de la commission consultative des services publics locaux présente à son assemblée délibérante ou à son organe délibérant, avant le 1er juillet de chaque année, un état des travaux réalisés par cette commission au cours de l’année précédente.
UNE STRUCTURE PARTICIPATIVE ESSENTIELLE
« La commission consultative des services publics locaux (CCSPL) est une structure participative communale essentielle » (Association des Maires de France) (3)
Bernard MÉRIGOT
RÉFÉRENCES
1. Journal Officiel du Sénat, 11 mars 2010, p. 621.
2. CGCT, Article L1413-1
3. ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE, “Modalités de participation des citoyens aux décisions locales”, 16 août 2011.
La Lettre du lundi, 12 novembre 2012
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819