LaLiga365
https://situslaliga365.com/
Mix Parlay
LaLiga365
Agen Judi Bola
https://wendyharmer.com/
BBM88
Situs Judi Bola
https://moreslipper.com/
Indobet365
Link Judi Bola
Indobet365
Agen Judi Bola
https://deyaministries.com/
https://educationpartnership.org/
MataQQ
Link BandarQQ Terpercaya
Pkv Games
https://odglaw.com/
MataQQ
BotakQQ
https://grandeabobora.com/
Judi DominoQQ Online
https://portalloginfacts.com/
Pkv QQ
Id Pro BandarQQ
https://situsbcaqq.com/
BcaQQ
Pkv Games
Indobet 365
https://www.airport-baku.com/
Agen Poker 365
BBM88
https://www.elementalatgasworks.com/
Agen Judi Online
https://www.biketoworkinfo.org/
365 Indobet
Situs Agen Judi Bola
BandarQQ
Pkv Games
Link DominoQQ
https://idb365.org/
idb365
indobet365
login indobet365
https://indobet365.best/
indobet 365
indobet365
link situs indo
https://mlbbtv.com/
LaPkv
BandarQQ
Link LaPkv
LaPKV
Link LaPkv
Link Pkv Games
Daftar LaPkv
https://embaspain.com/
Situs Judi Bola
Situs Bola Piala Dunia
BBM88
Judi Bola
https://www.jcss.org.sg/
Slot777
Link Slot777
https://www.easygarment.com.hk/
http://tigereagle.co.in/
LaLiga365
Link LaLiga365
Situs 365 Terpercaya
Situs Bola Online
https://thecompletebride.com/
https://bathqueen.in/
Situs Judi Bola
LaLiga365
https://carlocksmithhollywoodfl.com/
LaPkv
BandarQQ
Link LaPkv
LaLiga365
Judi Parlay
Judi Bola
https://distolpan.com/
Situs Bola Online
Situs 365 Terpercaya
INDOBET365
https://simpleipbx.com/
Situs Bola Online
Situs 365 Terpercaya
INDOBET365
https://radiblog.fr/
Situs Bola Online
Sbobet88
INDOBET365
Culture Arts Découverte (CAD) – Savigny-Avenir. Territoire et Démocratie Numérique Locale (TDNL) https://savigny-avenir.fr « Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». Christophe de Savigny Sun, 30 Aug 2020 20:25:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 Autoroute ferroviaire Atlantique (AFA). Nouvel avis défavorable à la nouvelle enquête publique (IDFE, ENE, PEE, CAD) https://savigny-avenir.fr/2014/07/28/autoroute-ferroviaire-atlantique-afa-nouvel-avis-defavorable-a-la-nouvelle-enquete-publique-idfe-ene-pee-cad/ Mon, 28 Jul 2014 03:00:04 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14418 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR,
n°102, lundi  28 juillet 2014

Le transport des marchandises (le fret) doit-il se faire en France sur de longues distances par la route, ou bien par la voie ferrée ? Dispose-t-on des infrastructures nécessaires ?  Mais passer d’un mode de transport à un autre ne constitue-t-il pas un transfert de nuisances ?

Il faut revenir à ce qui constitue le fondement et l’esprit d’une enquête publique concernant les équipements structurant l’espace public. Celle-ci ne constitue ni une simple formalité, sans portée, ni une concession du pouvoir à l’égard des citoyens. Le philosophe John DEWEY définit l’enquête («inquire») comme « une transformation contrôlée et dirigée qui opère une conversion d’une situation originelle dont l’attribut principal est l’indétermination, en une situation finale marquée par l’unification et la cohérence ». Elle comporte quatre étapes : 1. la situation indéterminée constituée par l’antécédent de l’enquête, 2. l’institution du problème, 3. la détermination de la solution au problème, 4. le raisonnement, 5. l’expérimentation.

Les enquêtes publiques sont-elles des dispositifs démocratiques d’apparence, ou bien des modes d’élaboration des décisions publiques qui permettent d’aboutir véritablement à des solutions « uniformes et cohérentes » évoqué par John DEWEY ?

Autoroute ferroviaire
Principe :
1. les remorques montent sur des wagons spéciaux.
2. les trains empruntent le réseau ferré existant.
Conséquences :
1.  les nuisances de la route sont transférées sur les riverains des voies ferrées,
2. les trains de fret sont en concurrence avec les trains de voyageurs du RER.

Entre le 23 juin 2014 et le 23 juillet 2014, une enquête publique a eu lieu, faisant suite à une première enquête publique qui a eu lieu du 5 mai 2014 au 5 juin 2014. Elle  soumet aux citoyens le projet d’une autoroute ferroviaire Atlantique (AFA) d’une longueur de 1 050 kilomètres, entre Dourges (Pas-de-Calais) et Tarnos (Landes), traversant la région parisienne par la ligne du RER C pour 2016. A terme, l’Espagne sera reliée à la Belgique.

Un contrat de concession entre l’État et VIIA Atlantique, filiale de la SNCF, a été signé le 20 mars 2014. En faisant transporter l’équivalent de 60 semi-remorques par train (sur l’AFA seules les semi-remorques sont embarquées, pas les chauffeurs et les tracteurs), les convois atteindraient plus de 1 km de long en 2019, une première en France. En principe, quatre trains dans chaque sens assureraient une navette quotidienne.

LES RAISONS DE L’AVIS DÉFAVORABLE

Quatre associations (Ile-de-France Environnement, Essonne Nature Environnement, Portes de l’Essonne Environnement, Culture Arts Découverte) ont coécrit et cosigné un avis commun. Celui-ci été adressé par lettre recommandée avec accusé de réception au Commissaire-enquêteur en préfecture du Pas-de-Calais, siège de la commission, le 22 juillet 2014 et enregistré le 23 juillet 2014. Il est en ligne sur le site du registre électronique de la préfecture. (2 et 3)

DOCUMENT

Autoroute ferroviaire Atlantique
L’avis défavorable du 21 juillet 2014, page 1

LE TEXTE DE L’AVIS DÉFAVORABLE

ILE-DE-FRANCE ENVIRONNEMENT (IDFE)
Union régionale des associations franciliennes de l’environnement
54 rue Edison
75013 PARIS
www.idfe.eu
ESSONNE NATURE ENVIRONNEMENT (ENE)
14 rue de la Terrasse
91380 ÉPINAY-SUR-ORGE
adnessonne@orange.fr
www.ene91.fr
CULTURE ARTS DÉCOUVERTE (CAD)
18 rue de la Tourelle
91600 SAVIGNY-SUR-ORGE
PORTES DE L’ESSONNE ENVIRONNEMENT (PEE)
42 rue des Lilas
91600 SAVIGNY-SUR-ORGE
contact@portes-essonne-environnement.fr
www.portes-essonne-environnement.fr
le 21 juillet 2014
PRÉFECTURE DU PAS-DE-CALAIS
(DAGE-BPUP)

Commission d’enquête sur l’autoroute ferroviaire Atlantique
RUE FERDINAND BUISSON
62020 ARRAS CEDEX 09

Destinataire :
M. Jean-Pierre CHAULET
Président de la commission d’enquête
OBJET : AVIS DE SUR L’ENQUÊTE PUBLIQUE RELATIVE À L’AUTOROUTE FERROVIAIRE ATLANTIQUE (AFA)
RÉF. :
2014-07-20 AVIS AFA
Lettre recommandée avec accusé réception
1. Une AFA inscrite dans la loi Grenelle 1, mais l’économie du projet est incertaine
L’idée d’un transport de fret par voie ferrée plutôt que par la route n’est pas neuve, notamment en Europe. Elle présente des avantages environnementaux incontestables. C’est pourquoi le transport des semi-remorques routières sur rail a été impulsé par la loi Grenelle 1 d’août 2009 qui a inscrit au programme l’AFA, estimée alors à 190 millions d’euros. Les temps de transport peuvent être ainsi raccourcis. On avance une réduction des coûts de 10 à 15 % dans les documents du dossier d’enquête publique unique (DEPU). Les gains supposés ne seraient pas négligeables en diminuant de 10 à 20 % le trafic routier par transfert vers le fret ferroviaire, soit environ 85 000 poids lourds annoncés pour près de 100 000 tonnes équivalent CO2 économisés annuellement à terme et en régime de croisière.
Établies à partir des statistiques issues de l’utilisation des deux autoroutes ferroviaires existantes en France, les données socio-économiques chiffrées ne sont pas convaincantes.  Dans son rapport sur les autoroutes ferroviaires de février 2012, la Cour des Comptes a pointé du doigt ces expériences en utilisant une terminologie rude pour les qualifier : « inabouties », « marquées par des retards », « lancées sans étude suffisante » et « déficitaires ». En résumé, ces autoroutes « peinent à faire » leurs « preuves sur les plans économique et financier », « le modèle n’apparaît viable, dans l’avenir, qu’à des conditions exigeantes ». L’économie générale financière de l’AFA semble précaire. Le Commissariat général à l’investissement s’inquiète d’une forte dépendance aux subventions, des incertitudes sur la rentabilité, le financement et, surtout, la participation de l’Europe alors que ce projet profite davantage aux Européens qu’aux Français.
2. Un possible transfert de nuisances dans une Ile-de-France sur-densément peuplée
Des associations environnementales et certaines municipalités sont très réservées, notamment en Ile-de-France, région la plus densément peuplée traversée par l’AFA. Cette première zone urbaine de France concentre un nombre de nuisances maximales (nuisances sonores continues, pollution permanente de l’air, transports en commun déficients et défaillants, réseau routier saturé, risques sanitaires industriels et technologiques, etc). Les atteintes à la qualité de vie et les déséquilibres écologiques n’ont jamais été aussi importants. Alors que la densité d’habitants à l’hectare est la plus forte comparée aux grandes agglomérations européennes, le Schéma directeur régional d’Ile-de-France (SDRIF) pour 2030, adopté en octobre 2013, prévoit une densification des pôles gares de l’ensemble du réseau francilien. Rien ne laisse présager que le report modal route/rail proposé par l’AFA ne constitue pas un véritable transfert de nuisances pour les riverains franciliens des voies ferrées plus nombreux à l’avenir.
Il est illusoire de faire passer des convois de fret de plus d’un kilomètre de long sur le réseau ferré francilien déjà surchargé, voire saturé et à risque car vétuste. Ainsi, de 2016 à 2029, quatre trains (aller-retour) assureraient une navette quotidienne entre les terminaux en empruntant les lignes de la Grande ceinture et celle du RER-C dont les travaux de modernisation débutent à peine et sont échelonnés sur six années. En phase de test (2015), 10 à 20 allers-retours seront effectués. A terme, en pleine activité selon le programme qui diffère du projet, 20 à 40 trains pourraient rouler sur l’AFA. Avec l’incitation des pouvoirs publics au recours aux transports collectifs et la pression de la demande croissante des usagers, ne doit-on pas s’attendre avec l’AFA à une hyper-saturation d’un réseau de voyageurs franciliens, souvent régulé par la contrainte, les retards et les suppressions de trains ?
3. Des protections phoniques en Ile-de-France ?
Les convois de l’AFA rouleraient à environ 60 km/h avec un matériel peu bruyant. Le bruit généré en soi serait donc moins important que pour n’importe quel autre train de fret d’ancienne génération, mais il s’ajoutera aux autres bruits environnants d’autant plus perceptibles s’ils sont nocturnes… Ainsi, en Essonne, le surplus serait évalué entre 0,2 et 0,8 dB selon les secteurs. Ces mesures sont des moyennes théoriques. Elles ne prennent pas en compte le phénomène d’émergences sonores. Elles ne reflètent pas la réalité qui varie en fonction des conditions climatiques, des vents porteurs, du bruit des roues sur les rails, du sifflement des bruits aérodynamiques, des crissements des freins, des types de rails et de l’environnement des ouvrages d’art. Pour un riverain de l’AFA sis à un point fixe, le passage d’un train d’un kilomètre de long à 60 km/h génèrerait 1 minute de bruit à laquelle il faut ajouter le temps d’écho et de réverbération. Ce bruit s’additionne aux nuisances acoustiques autoroutières et aériennes critiques en Ile-de-France.
Préoccupation constante des Français, la pollution sonore est à l’origine de nombreux problèmes de santé, non pris en compte à leur juste mesure dans les projets publics. Par ailleurs, les impacts socio-économiques (perte d’attractivité du territoire, dévaluation des prix de l’immobilier, etc) des nuisances sonores augmentées ne doivent pas être négligées, surtout dans une Ile-de-France déjà en souffrance. Quel programme de protections phoniques le long des voies dans les milieux urbains denses VIIA/SNCF proposent-elles dans le cadre de l’AFA ? Les murs anti-bruit, on les connaît le long des autoroutes routières. Ils ne sont pas toujours efficaces. Aucune précision n’est apportée dans le DEPU pour l’Ile-de-France.
4. Des solutions pour les nuisances vibratoires en Ile-de-France ?
Tous les riverains des lignes de chemin de fer connaissent les effets négatifs des vibrations (gêne acoustique, dommages sur les bâtiments) liées au roulement des essieux de certaines rames mal équilibrées des trains de fret, aux conteneurs mal calés sur une structure ferroviaire défaillante. VIIA/SNCF appréhenderont-elles l’impact de ces nuisances vibratoires dans tous les secteurs urbains et les solutionneront-elles au même titre que les nuisances sonores ? Agiront-elles à la source partout où cela sera nécessaire ? Le DEPU ne mentionne rien pour l’Ile-de-France, seules les préconisations pour la province sont détaillées.
5. Des mesures dérisoires ou absentes pour l’Ile-de-France
En Ile-de-France, VIIA/SNCF/RFF n’apportent pas les solutions suffisantes pour protéger les Franciliens de toutes nuisances supplémentaires. Les mesures d’évitement inscrites dans le DEPU sont dérisoires ou inexistantes face à la densification des pôles gares prévue par le SDRIF 2030, aux dysfonctionnements constants dans la gestion des transports ferrés de voyageurs de banlieue et de fret actuels. Faire croire que les réductions des vibrations à la source et des nuisances sonores seront assurées sur l’ensemble des points noirs relèverait de l’utopie. L’lle-de-France est écartée de tout véritable programme. L’Autorité environnementale est muette sur la situation francilienne. L’économie générale du projet d’AFA ne prend pas suffisamment en compte ces aspects relevant de la santé publique. Or, ces atteintes supplémentaires à la qualité de vie de millions de Franciliens ne peuvent être oubliées.
6. Assurer le principe de précaution
En Seine-Saint-Denis, les conseils municipaux concernés par le tracé de l’AFA ont voté une motion contre le passage de cette autoroute en zone urbaine dense. Le principe de précaution est mis en avant dans ce refus de voir les communes franciliennes traversées par des trains potentiellement dangereux car transportant des produits inflammables, explosifs, toxiques, et radioactifs. Nous ne pouvons que confirmer cette inquiétude, sachant que les lignes ferroviaires de banlieues franciliennes sont déjà fréquemment empruntées par des convois de déchets nucléaires sans que les populations ne soient averties. Ainsi, en décembre 2013, après un déraillement d’un wagon de l’un de ces convois, le maire de Drancy a décidé de porter plainte contre l’État pour mise en danger de la vie d’autrui.
L’Autorité environnementale a estimé que les risques technologiques et les risques de pollution accidentelle des eaux du projet d’AFA constitueraient à l’échelle locale des enjeux environnementaux de première importance. De manière générale, les risques sont sous-estimés et les études excluent régulièrement les réactions combinées de matières toxiques en cas d’accident. La crainte sur le bruit, la dangerosité, les impacts sur l’homme et son environnement gagne du terrain parmi les élus et les associations locales.
7. Une absence de concertation en Ile-de-France
Les communes, les communautés de communes ou d’agglomération, les associations critiquent à juste titre l’absence de précision concernant la politique menée par la SNCF. Elles dénoncent leur très faible participation aux concertations et aux décisions parce que la SNCF ou l’État l’ont décidé ainsi. D’autant plus qu’en 2013, le débat public précédant toute enquête publique n’a pas eu lieu en Ile-de-France, mais seulement dans les deux départements où se trouveront les futurs terminaux Dourges et Tarnos ! Il faut remonter à 2006 pour trouver une trace d’un débat public sur les lignes à grande vitesse avec mention d’une autoroute ferroviaire sur la façade atlantique de la France.
Il est impossible d’apporter un blanc seing à ce projet d’AFA sans une réelle concertation avec tous les élus, les milieux associatifs et les citoyens sur l’ensemble du tracé au préalable. Elle aurait dû avoir lieu dans toutes les régions traversées, à plus forte raison en Ile-de-France, la zone la plus densément peuplée de cette ligne non dédiée mais empruntant le réseau ferré national existant. Elle est fortement réclamée.
8. Une plateforme de transbordement à Brétigny-sur-Orge (Essonne) sans réelle concertation
Par ailleurs, « à plus long terme, lorsque le service imposera des développements », le projet global prévoit une plateforme multimodale au sud de Paris, le secteur préférentiel étant situé entre Orléans et Paris selon la carte du programme d’autoroute ferroviaire Atlantique. Aucune véritable précision n’est indiquée dans le DEPU en dehors d’un « Brétigny-sur-Orge » apparaissant au détour d’une énumération de sites provinciaux au sujet du dossier remis au candidat concessionnaire de la délégation de service public. L’AFA mise en service début 2016 sera une ligne directe entre deux terminaux nord et sud. Aucun prévisionnel n’est indiqué sur la construction et la mise en service de la plateforme sud-parisienne pouvant offrir le service du report multimodal route/rail en Ile-de-France afin de désengorger certains axes routiers, ce qui reste à prouver.
Or, depuis 2008, des études de faisabilité pour l’implantation d’un terminal d’autoroute ferroviaire pouvant accueillir 1 à 2 trains de 40 wagons par jour à Brétigny – La Norville ont été réalisées par RFF. Le projet a été inscrit dans le contrat de plan Etat-Région et figure dans le SDRIF 2008. Des discussions ont eu lieu entre élus du secteur, RFF, le conseil général et la préfecture de l’Essonne. Des interrogations ont été posées sur l’engorgement de la route départementale 19, principal accès à cet éventuel terminal. L’association locale de protection de l’environnement (ADEMUB) avait insisté sur l’inexistence d’un réseau routier adapté et suffisant à Brétigny pour absorber convenablement le trafic routier supplémentaire attendu. De même, les échappatoires vers la nationale 20, la Francilienne (nationale 104) et les autoroutes A6-A10-A5 sont très délicates car saturées. Elles nécessitent un volet à part entière de toute étude de faisabilité.
Pourquoi tous ces éléments ne figurent-ils pas dans le DEPU de l’AFA, sachant que des publications récentes de la SNCF mentionnent le fait que Brétigny « accueillera bientôt la gare francilienne de la future autoroute ferroviaire qui reliera le nord de la France à la frontière espagnole » ? Pourquoi ce manque de transparence ? En 2008, il n’y a eu aucune enquête publique parce les terrains de Brétigny appartiennent à RFF. Pourtant, la solution de Brétigny-sur-Orge, nœud ferroviaire et routier, nécessite une large concertation sur l’ensemble du territoire essonnien avec tous les acteurs (porteurs du projet, collectivités territoriales, associations, habitants).
9. Aucune voie d’évitement de plus d’1 km n’existe entre Pierrefitte et Étampes
Dernièrement, la chaleur estivale a fortement perturbé les transports en commun, avec pour conséquences des ralentissements, des retards et des annulations de trains de banlieue. Ainsi, la SNCF a précisé que si les rails chauffent à plus de 45 °C, les trains ne peuvent rouler à plus de 40 km/h pour des raisons de sécurité. Quid des convois de l’AFA ? Seront-ils mis en attente ? Mais où exactement entre Pierrefite et Étampes ? Dans la configuration actuelle, un convoi engagé doit, quelle que soit la conjoncture, passer par l’Ile-de-France. Quid de l’impact sur le trafic voyageur de banlieue en cas d’un quelconque problème technique ou climatologique, chronique ou ponctuel ?
10. Des travaux nocturnes d’ajustement des infrastructures
En pleine cacophonie sur les quais qu’il faut raboter pour le passage des nouveaux TER commandés par la SNCF, il semblerait que, pour celui de l’AFA, il faille aussi réduire certains quais afin de faire circuler des trains larges de 2,55 m. Le DEPU n’indique pas précisément les lieux des 3 800 interventions où ces travaux nocturnes d’ajustement du gabarit bas seront nécessaires. Une lacune… Même remarque pour les infrastructures qui devront être adaptées en hauteur. Dans son avis rendu public le 19 décembre 2012, l’Autorité environnementale insiste sur les coûts élevés du projet, avec notamment un surcoût de retouche des ouvrages de 188 millions d’euros.
11. Un contournement de la région parisienne impératif
Depuis l’accident de Brétigny-sur-Orge en juillet 2013, les rapports s’accumulent sur les preuves indiscutables du manque d’entretien du réseau ferré francilien par le binôme SNCF/RFF, ainsi que son obsolescence. RFF reconnaît d’ailleurs que la robustesse du réseau ne permet pas d’accueillir en l’état ces trains longs, de fort tonnage, que sont les convois d’autoroute ferroviaire. Une véritable réflexion doit être conduite sur la promotion du report modal route/rail hors des zones urbaines denses.
En leur temps, Lyon et Montpellier ont été contournées par l’autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg. Pourquoi pas le bassin francilien ? Selon Jean-Christophe LAGARDE, député-maire de Drancy, le contournement de la région parisienne « apporterait une réponse pertinente sur les longs trajets à la fois pour les marchandises dangereuses et pour les remorques des transporteurs routiers. » En ce sens, au regard de la fiabilité du réseau ferré parisien, la mise en avant du principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement pour la population concernée, soit plus d’un million de Franciliens, est essentielle. La proposition de contourner l’Ile-de-France est la meilleure solution afin d’éviter des catastrophes en chaîne et des dysfonctionnements supplémentaires pour les millions d’usagers franciliens.
CONCLUSION
L’association CAD – associée à IDFE, ENE et PEE – considère qu’il est utile d’envisager la pertinent d’envisager la création d’une autoroute ferroviaire permettant de traverser la France du Nord au Sud afin de répondre à un meilleur respect de l’environnement, aux économies d’énergie, à une meilleure qualité de vie et à une amélioration de la santé des habitants de villes actuellement polluées par le trafic incessant des poids lourds.
L’association CAD considère toutefois qu’il n’est pas raisonnable d’ajouter un nouveau trafic traversant pour la région Ile-de-France en utilisant la ligne C du RER et la Grande ceinture. On connaît les difficultés quotidiennes auxquelles le trafic voyageurs de ces lignes est confronté ? Depuis plus de 20 ans (1990), les associations de défense des usagers de la ligne du RER-C demandent la modernisation du réseau. L’accident de Brétigny-sur-Orge en juillet 2013 est dans toutes les mémoires : il rappelle la vétusté et les carences d’entretien des infrastructures ferroviaires.
L’association CAD considère que le projet de la Métropole du Grand Paris inquiète les Franciliens sur la capacité à assurer un nombre de déplacement toujours plus élevé dans la région qui bat tous les records de densité de population en Europe. Il suffit de comparer la situation de Londres (avec 4 300 hab/km2), Berlin (avec 3 900 hab/km2) et Paris élargi à ses trois départements limitrophes (avec 8 500 hab/km2). Il faut tirer toutes les conséquences en matière d’aménagement urbain qui découlent du dépassement de ce seuil.
Pour ces motifs, en l’absence du contournement de la région parisienne, l’association environnementale Culture Arts Découverte (associée aux associations environnementales franciliennes Ile-de-France environnement, Essonne Nature Environnement et Portes de l’Essonne Environnement) émet un avis défavorable au projet de création d’une autoroute ferroviaire Atlantique empruntant les infrastructures ferroviaires existantes en Ile-de-France.
Bernard MÉRIGOT, président de Culture Arts Découverte
Catherine GIOBELLINA, vice-présidente d’Ile-de-France Environnement
Jean-Pierre MOULIN, président d’Essonne Nature Environnement
Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, trésorière et responsable éditoriale de Portes de l’Essonne Environnement

RÉFÉRENCES
1. PRÉFECTURE DU PAS-DE-CALAIS, Enquête publique relative à l’autoroute ferroviaire atlantique (AFA), Préfecture du Pas-de-Calais, 23 juin 2014 / 23 juillet 2014. Le dossier d’enquête publique est consultable sur le site www.viia.fr ainsi que sur le site www.pas-de-calais.gouv.fr.
2. ILE-DE-FRANCE ENVIRONNEMENT (IDFE), ESSONNE NATURE ENVIRONNEMENT (ENE), CULTURE, ARTS, DÉCOUVERTE (CAD), PORTES DE L’ESSONNE PEE, « Avis de sur l’enquête publique relative à l’autoroute ferroviaire atlantique (AFA) », Lettre recommandée avec accusé de réception en date du 21 juillet 2014 adressée au Commissaire enquêteur. Document en pdf : 2014-07-21 Avis AFA EP2 IDFE-ENE-CAD-PEE definitif.
3. Registre électronique d’observations de l’enquête publique 23 juin 2014 / 23 juillet 2014. Le pdf est sur le site internet www.pas-de-calais.gouv.frObservations au 23 juillet. Voir pages 93-97.

ARTICLES EN LIGNE

http://www.savigny-avenir.info

http://www.portes-essonne-environnement.fr

http://www.ene91.fr/

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°102, lundi 28 juillet 2014

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Vendée. Recherches en sciences sociales et en sciences humaines : histoire locale, ethnologie, anthropologie, arts et traditions populaires, littérature régionaliste, environnement (Groupe de Recherche sur le marais Breton Vendéen / CAD) https://savigny-avenir.fr/2014/07/01/vendee-recherches-en-sciences-sociales-et-en-sciences-humaines-histoire-locale-ethnologie-anthropologie-arts-et-traditions-populaires-litterature-regionaliste-environnement-groupe-de-recherch/ Tue, 01 Jul 2014 19:39:53 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14362 Continuer la lecture ]]> Le Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen (GRMBV) s’est constitué en 1986 à partir de l’ « Association C.A.D. » (Culture Arts Découverte) crée en 1980 par le Dr. Rémy CORNEAU et Bernard MÉRIGOT dont l’objet social actuel est « l’étude, la recherche, la défense et l’illustration de tout ce qui relève, dans le sens le plus large, du terme de patrimoine. Elle se propose notamment de favoriser la découverte des valeurs attachées à l’environnement. (…) Elle organise réunions, colloques, visites, stages, publications, enregistrements ». (Article 2 des statuts de 1986).

Le Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen a pour mission de développer toutes recherche portant sur la région du marais qui s’étend sur 24 communes situées au Nord du département de la Vendée, en bordure de l’océan atlantique.

Les 24 communes du marais Breton-vendéen
© Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen (GRMBV) / CAD

LA MISE EN LIGNE DES ARCHIVES ACTUALISÉES

Les archives actualisées du Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen et de Culture Arts Découverte sont mises en ligne progressivement sur le site http://www.savigny-avenir.info dans le cadre du programme « Éditorialisation des territoires ». On trouvera ci-dessous les références des premiers articles récemment publiés.
NB. Ils ont tous indexés dans les catégories « Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen » et « Culture Arts Découverte ».

Le logo « historique » de Culture Arts Découverte (CAD), 1980

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Plan local d’urbanisme (PLU) communal : la méthodologie SWOT / MOFF (Commune de Savigny-sur-Orge) https://savigny-avenir.fr/2012/02/01/plan-local-durbanisme-communal-la-methodologie-swot/ Wed, 01 Feb 2012 00:18:11 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=4826 Continuer la lecture ]]> COMMENT PRENDRE UNE BONNE DÉCISION EN MATIÈRE D’URBANISME ET DE DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL ?

S’interroger sur le territoire d’une commune revient à questionner les correspondances qui existent entre deux entités :

  • une réalité,
  • les modes de reconnaissance et d’appropriation individuels et collectifs de ceux qui y habitent et y travaillent.

Comment expliquer les inégalités présentes qui existent entre des communes limitrophes, qu’elles soient patrimoniales, paysagères, écologiques, urbanistiques, ou encore en matière d’équipements locaux, sinon en prenant en compte l’histoire des dynamiques urbaines spécifiques que chacune a connu ? Ce sont elles qui ont déterminé les conditions de vie actuelle de ses habitants. Et c’est à partir d’elles que se construit leur devenir. Comment ? Nous proposons d’y répondre en appliquant la méthodologie SWOT.

Panneau exposé lors de la présentation publique d’un Plan local d’urbanisme (PLU).
© Photographie CAD/BM.

Le mot « SWOT » est un acronyme anglais qui signifie :

  • Strengths (Forces ou Atouts),
  • Weaknesses (Faiblesses),
  • Opportunities (Opportunités),
  • Threats (Menaces).

La traduction littérale est en français FFOM.

  • Forces,
  • Faiblesses,
  • Opportunités,
  • Menaces.

Plusieurs  traductions se sont développées comme  AFOM :

  • Atouts,
  • Faiblesses,
  • Opportunités,
  • Menaces.

ou bien MOFF :

  • Menaces,
  • Opportunités,
  • Forces,
  • Faiblesses,

L’analyse
SWOT
(Strengths/ Weaknesses/ Opportunitie/ Threats), ou
AFOM (Atouts/ Faiblesses/ Opportunités/ Menaces), ou encore
MOFF (Menaces / Opportunités / Forces / Faiblesses)
est un outil d’analyse stratégique qui combine :

  • l’étude des forces et des faiblesses d’une organisation, d’un territoire, d’un secteur…
  • avec celle des opportunités et des menaces de son environnement,

afin d’aider à la définition d’une stratégie de développement. (1)

Le but de l’analyse est :

  • de prendre en compte dans la stratégie à la fois les facteurs internes et externes,
  • de maximiser les potentiels des forces et des opportunités,
  • de minimiser les effets des faiblesses et des menaces. (2)

La méthodologie SWOT (analyse et matrice) est utilisée par de nombreux analystes (consultants, aménageurs, urbanistes, économistes, financiers…). Elle sert à analyser, diagnostiquer, décrire :

  • un état de l’existant : une situation, un environnement…
  • une dynamique opérationnelle : un processus, un projet…
  • l’évaluation d’une volonté et de ses effets : une politique, une stratégie…

Elle résume les éléments à prendre en compte pour prendre une « bonne décision ».

LE TABLEAU SWOT

Un tableau SWOT comprend un total de 4 cases (2 cases au niveau 2, et 2 cases au niveau 1).

Cases du 2e niveau :
  – La case de gauche S recueille la liste des éléments ayant une incidence positive ou favorable sur l’objet étudié
  – La case de droite W recueille la liste des éléments ayant une incidence négative ou défavorable sur l’objet étudié.

Case du 1er niveau
  – La case de gauche O recueille la liste des éléments dits « internes », c’est-à-dire faisant partie de l’objet étudié, donc réputés pouvant être pilotés ou régulés.
  – La case de droite T recueille la liste des éléments dits « externes », c’est-à-dire se situant hors de l’objet étudié (dans son environnement), donc réputés représenter une véritable contrainte d’ordre externe, c’est-à-dire, a priori, non maîtrisable.

Au croisement des colonnes et des lignes sont donc situées 4 cases destinées à recevoir l’information pertinente.

  • Case S : les Forces (facteurs positifs et d’origine interne)
  • Case W : les Faiblesses (facteurs négatifs et d’origine interne)
  • Case O : les Opportunités (facteurs positifs et d’origine externe)
  • Case T : les Menaces (facteurs négatifs et d’origine externe)

Un bon exemple de grille d’analyse SWOT concernant le diagnostic du Plan local d’urbanisme (PLU ) de la commune de Savigny-sur-Orge (37  000 habitants) a été publié sous la direction de Sylvie MONNIOTTE par les éditions Culture Arts Découverte / CAD en 2012 (2).

ÉLABORATION DU DIAGNOSTIC
DU PLAN D’URBANISME DE SAVIGNY-SUR-ORGE
Observations et propositions
Janvier 2012

Analyse SWOT pour l’élaboration du diagnostic du Plan local d’urbanisme (PLU) de la commune de Savigny-sur-Orge, Observations et propositions établies sous la direction de Sylvie MONNIOTTE, Culture Arts Découverte / CAD Éditeur, 2012, 42 p. + annexes. Dépôt légal mars 2012. ISBN 979-10-91106-00-9.

RÉFÉRENCES
1. COMMISSION EUROPÉENNE (EUROPEAN COMMISSION),
L’Analyse SWOT, 2001.
2. JEUNE CHAMBRE ÉCONOMIQUE FRANCAISE (JCI), Guide méthodologique pour une analyse du territoire, 30 janvier 2011, 48 pages.
3. MONNIOTTE Sylvie (sous la direction de),
Contribution de l’association Élan-Savigny Environnement à l’élaboration du diagnostic du plan local d’urbanisme de Savigny-sur-Orge, Observations et propositions, Savigny-sur-Orge, Culture Arts Découverte Éditeur (CAD), 2012, 42 p. + annexes. Dépôt légal mars 2012. ISBN 979-10-91106-00-9.
L’analyse SWOT sur le projet de PLU de la commune de Savigny-sur-Orge figure en page 15.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2012

c’est intéressant: Viagra 100mg prix cliquez ici Le générique de Viagra Pharmacie en ligne Viagra générique pas cher livraison rapide Pharmacie en France Cialis en ligne site fiable
]]>
Jean Marsaudon préface le livre sur Savigny-sur-Orge (1ère édition, 2005) https://savigny-avenir.fr/2005/10/15/jean-marsaudon-preface-le-livre-sur-savigny-sur-orge-1ere-edition-2005/ Sat, 15 Oct 2005 16:48:01 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=3106 Continuer la lecture ]]> DOCUMENT : HISTOIRE DES COMMUNES, IDENTITÉS LOCALES ET CARTES POSTALES (I)

Mémoire en images : Savigny-sur-Orge (2005)
GROUPE D’ÉTUDE SUR L’HISTOIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE
Christian AUCLAIR, Henri BONNIN, Annie DEPRINCE, Simone DUSSART, Françoise JOSSEAUME, Bernard MÉRIGOT, Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, Muriel VAILLANT. Préface de Jean MARSAUDON.
Éditions Alan Sutton, 2005 (Première édition),  180 p. ISBN 2-84910-340-3

Jean MARSAUDON (1) a rédigé deux préfaces différentes aux deux éditions successives du livre «Mémoire en images : Savigny-sur-Orge» publiées en 2005 et en 2008. Le texte ci-dessous est celui de la première préface de 2005 (2). Seuls les intertitres ont été ajoutés.

 

PRÉFACE

Qu’est-ce qu’une carte postale ? C’est d’abord, un objet ancien, daté, un petit morceau de bristol d’environ 10 centimètres sur 15 centimètres sur lequel figurent le plus souvent sur le verso une photographie, accompagnée parfois d’une légende, et sur le recto un espace de correspondance, l’adresse du destinataire et un timbre postal affranchi.

UN OBJET LOCALISÉ

C’est ensuite un objet actuel, localisé, une image singulière qui provoque un effet immédiat de reconnaissance d’un lieu qui nous est familier. Cette image nous interpelle parce qu’elle concerne la ville où nous habitons, où nous vivons, où nous travaillons, la ville dont nous parcourons les rues pour nos diverses activités, pour nous rendre dans ses commerces, pour aller à l’école, au collège, au lycée, pour prendre le train à la gare.

LA CARTE POSTALE PARLE DU PRÉSENT ET DU PASSÉ

La carte postale nous parle à la fois du présent et du passé. En la regardant, on identifie ce qui demeure inchangé. On reconnaît l’église Saint-Martin, le château du maréchal Davout. On constate la transformation ou la disparition d’une maison, d’un commerce. On mesure l’évolution de notre ville et de son urbanisation. Des champs sont devenus des lotissements, des pavillons se sont transformés en immeubles, des équipements publics ont été construits.

LES HABITANTS SAISIS DANS LEURS ACTIVITÉS QUOTIDIENNES

En ce début du XXe siècle, le photographe de cartes postales saisit les habitants de Savigny-sur-Orge dans leurs activités quotidiennes : le paysan sur sa charrette à cheval, les élèves de l’école Ferdinand-Buisson avenue de la Gare, les premiers communiants sortant du presbytère de l’église Saint-Martin, les clients du café L’Ami Gaston et ceux du restaurant Le Grand Panorama, des terrassiers au travail, des blanchisseuses sur les bords de l’Orge… Le passage du photographe ne passe pas inaperçu : l’épicière et le patron du café sortent sur le pas de leur porte, les clients et les passants s’arrêtent et prennent la pose.

On estime que la commune de Savigny-sur-Orge a fait l’objet d’environ 1 200 cartes postales dont les prises de vue ont été réalisées entre 1890 et 2000. Il convient de saluer l’initiative du groupe qui s’est constitué et qui a entrepris ce travail de collecte. Nos remerciements vont, en particulier, à Sylvie MONNIOTTE qui a mené à bien la finalisation de l’édition de ce livre, rédigeant les légendes et les notices historiques.

DEUX MÉMOIRES POUR MIEUX ABORDER L’AVENIR

L’historien Raoul GIRARDET fait la remarque suivante : « Il existe une mémoire officialisée, codifiée, pérennisée : celle d’une démarche historique reconnue dans sa spécificité méthodologique qui étend sa curiosité jusqu’aux premiers pas de l’aventure humaine. Mais il existe aussi une mémoire d’une plus courte durée, parcellisée, individualisée : celle du souvenir personnel, d’une réalité momentanément vécue et dont l’image et le récit se trouvent retransmis de génération en génération ».

Par cette publication, ces deux mémoires se trouvent réunies. D’une part, la mémoire de l’histoire globale, reconstituée, intellectualisée, interprétée. D’autre part, la mémoire de l’histoire locale, partielle, héritée, riche d’un passé vécu, personnel, familial. Leur rencontre constitue des repères précieux pour mieux aborder l’avenir.

Jean Marsaudon
député-maire de Savigny-sur-Orge »

RÉFÉRENCES

1. Jean MARSAUDON, député-maire de Savigny-sur-Orge (1947-2008).
2. GROUPE D’ÉTUDE SUR L’HISTOIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE
, Mémoire en images : Savigny-sur-Orge, Éditions Alan Sutton, 2005, 180 p. Préface de Jean MARSAUDON, p. 7. Quatrième de couverture de Bernard MÉRIGOT, p. 130. ISBN 2-84910-340-3.
Première édition : septembre 2005. Deuxième édition : 1er trimestre 2008
Groupe d’étude sur l’histoire de Savigny-sur-Orge : Christian AUCLAIR, Henri BONNIN, Annie DEPRINCE, Simone DUSSART, Françoise JOSSEAUME, Bernard MÉRIGOT, Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, Muriel VAILLANT.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2015


]]>
Savigny-sur-Orge. Le chemin de fer de Paris à Orléans (de 1843 à 2005). Journées européennes du patrimoine 2005 (Exposition et conférences) https://savigny-avenir.fr/2005/09/01/savigny-sur-orge-le-chemin-de-fer-de-paris-a-orleans-de-1843-a-2005-journees-europeennes-du-patrimoine-2005-exposition-et-conferences/ Thu, 01 Sep 2005 10:21:48 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14478 Continuer la lecture ]]> Les Journées européennes du patrimoine 2005, organisées à Savigny-sur-Orge du 13 au 19 septembre 2005, ont pris pour thème l’histoire du chemin de fer de Paris à Orléans et de la gare SNCF de Savigny-sur-Orge. Le numéro 10 de La mémoire de Savigny-sur-Orge a été consacré à ce sujet. On trouvera le texte des 8 pages, en pdf, sous le lien suivant : SSO Memoire 2005 n 10

Le Chemin de fer de Paris à Orléans (1843-2005)
La Mémoire de Savigny-sur-Orge,
n°10, 2005, p. 1
Texte en pdf (8 pages) sous le lien suivant :
SSO Memoire 2005 n 10

LE TRAIN DE LA VIE

Le train, avec son mode de traction électrique, est un moyen de transport d’actualité : il apporte des réponses durables aux questions aussi diverses que celles de l’augmentation du coût des carburants automobiles, de la pollution causée par les gaz d’échappement (gaz carbonique, oxyde d’azote, particules des moteurs diesel…), de la diminution des rejets contribuant à l’effet de serre, de la saturation des accès routiers et autoroutiers des villes, des difficultés généralisées de stationnement, du temps perdu chaque jour dans les bouchons par un nombre toujours croissant d’automobilistes et de chauffeurs de poids lourds, etc.

Les usagers de la gare SNCF de Savigny-sur-Orge qui empruntent la ligne du RER-C pour se rendre à Paris ont suivi les évolutions récentes : la construction de la gare souterraine d’Austerlitz (1971), la prolongation au-delà de la station Quai d’Orsay vers Invalides (1979), l’ouverture de la station Bibliothèque François Mitterrand (1998), l’augmentation du nombre de dessertes, l’évolution des rames de voyageurs…

Depuis plus d’un siècle, les lignes de chemin de fer font partie des grands équipements publics modernes. Ce sont des éléments structurants du paysage des communes qu’elles traversent. Il est intéressant de savoir comment l’État, au nom de l’intérêt collectif, a exproprié les terrains privés, quel rôle ont joué les communes, comment les grands ouvrages ont été réalisés. Ces débats sont toujours actuels, comme on a pu le constater en 1990 avec le projet de la SNCF de passage de 4 à 6 voix entre Juvisy-sur-Orge et Brétigny-sur-Orge, ou bien avec le projet de construction d’une ligne nouvelle dite “tangentielle” en Essonne.

Le chemin de fer suit le chemin de la vie, la vie des individus comme la vie des collectivités. Ces derniers sont porteurs de multiples interrogations : régularité du trafic, sécurité des voyageurs, construction de nouvelles infrastructures, défense des riverains, effets de la mise en concurrence européenne de la SNCF, etc.

L’histoire du chemin de fer n’est pas figée, elle continue à s’écrire.

Bernard MÉRIGOT

RÉFÉRENCES

COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, « Le Chemin de fer de Paris à Orléans (1843-2005). Journées européennes du patrimoine 2005. Exposition. Conférences », La Mémoire de Savigny-sur-Orge, n°10, 2005, 8 p. Texte complet en pdf :  SSO Memoire 2005 n 10

  • MARSAUDON Jean, « La mémoire de notre ville », p. 1
  • MÉRIGOT Bernard, « Pour une découverte active du patrimoine », p. 1
  • MÉRIGOT Bernard, « Le Train de la vie », p. 2
  • GRULOIS Georges, « La naissance du Chemin de fer », pp. 2-3
  • GAUCHAT Roland, « Le Chemin de fer de Paris à Orléans », pp. 3-5
  • MONNIOTTE-MÉRIGOT Sylvie, « L’histoire du Chemin de fer à Savigny-sur-Orge à partir des sources originales conservées aux archives », pp. 5-8

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

 

c’est intéressant: Levitra générique sans ordonnance Pharmacie en ligne Tadalafil achat en ligne regarder à nouveau Viagra générique pas cher livraison rapide il est important Viagra pas cher inde
]]>
Vendée. Histoire, ethnologie, anthropologie. Conférences, publications et recherches de l’Association des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et du Groupe de Recherche sur le Marais breton vendéen (1988-1991) https://savigny-avenir.fr/1992/03/15/vendee-histoire-ethnologie-anthropologie-conferences-publications-et-recherches-de-lassociation-des-amis-de-saint-gilles-croix-de-vie-et-du-groupe-de-recherche-sur-le-marais-breton-vende/ Sun, 15 Mar 1992 16:39:29 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14294 Continuer la lecture ]]> 30 CONFÉRENCES EN 4 ANS

Saint-Gilles-Croix-de-Vie a été le siège d’un important programme de conférences, de publications et de recherches durant les années 1988-1991. La « Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie » et le « Groupe de Recherches sur la Marais Breton Vendéen », ont organisé un total de plus de trente conférences publiques qui se sont déroulées salle Hippolyte Chauvière, au rez-de-chaussé, puis à côté, salle de la Paix, au premier étage, à Saint-Gilles.

Bernard LERAT, Thérèse KLEINDIENST
22 juillet 1989
Salle Hippolyte Chauvière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
©   Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD

Les travaux initiés, par Bernard LERAT, Thérèse KLEINDIENST et Bernard MÉRIGOT ont rassemblé des conférenciers prestigieux, auteurs de livres et d’articles. C’est ainsi qu’ont été accueillis Roger DUPUIS (sur les guerres de Vendée), Yves DURAND (sur l’histoire des « pays » au XVIIIe et au XIXe siècle),  Jacques DUPÂQUIER (sur le bilan démographique des Guerres de Vendée), Loïc du ROSTU (sur l’histoire maritime), l’abbé BLAIZEAU (sur les protestants, sur la Bretagne celtique et chrétienne, sur les Chevaliers de Malte, sur le Père LEBRET et Économie et humanisme…), l’abbé Louis BLANCHET (sur les polders de Noirmoutier), Bernard MÉRIGOT (sur les écrivains régionalistes Jean YOLE, sur Ferdinand DUVIARD, sur Marc ELDER, sur la participation de la Vendée au Centre régional lors de l’Exposition de 1937) …

Thèrèse KLEINDIENST lors de sa conférence organisée par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et le Groupe de recherche sur le Marais breton vendéen, le mercredi 14 septembre 1988, salle Hyppolyte Chauvière, Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). ©Photographie Bernard Mérigot / GRMBV.

On lira ci-dessous les programmes de ces quatre années.

Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen
Année 1988

Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen / CAD
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen
Année 1989

Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen / CAD
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen
Année 1990
Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen / CAD
Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen
Année 1991

Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton vendéen / CAD
Jean Yole et ses émules. Des « écrivains régionalistes ? »
Conférence de Bernard MÉRIGOT

10 aout 1989
Salle de la Paix, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
©   Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD
http://www.savigny-avenir.fr/1989/08/16/jean-yole-1878-1956-traditions-et-mutations-de-la-vendee-rurale-conference-de-bernard-merigot/

RÉFÉRENCES
http://www.savigny-avenir.fr/essai/groupe-de-recherche-sur-le-marais-breton-vendeen-grmbv/

http://www.savigny-avenir.fr/essai/groupe-de-recherche-sur-le-marais-breton-vendeen-grmbv/

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe et au XIXe siècle ? ». Conférence d’Yves Durand https://savigny-avenir.fr/1990/08/21/saint-gilles-croix-de-vie-quest-ce-quun-pays-dans-louest-de-la-france-au-xviiie-et-au-xixe-siecle-conference-dyves-durand/ Tue, 21 Aug 1990 12:57:43 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14177 Continuer la lecture ]]> Pays de Vie, Pays de Riez, Pays de Monts, Pays des Olonnes… tout le monde parle aujourd’hui des pays. Ils sont les « images de marque » des collectivités locales et des acteurs économiques. S’agit-il d’inventions récentes ? Quels sont les fondements sur lesquels ces entités se sont constituées ?

Ce sont ces questions que le recteur Yves DURAND, professeur d’histoire à la Sorbonne, a traité au cours de la conférence qu’il a donnée le 9 août 1990 sur « Vivre au Pays dans l’Ouest de la France au XVIIIe siècle et au XIXe siècle », à l’invitation de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et du Groupe de recherche sur le marais Breton-Vendéen.

Bernard MÉRIGOT

Yves DURAND
«Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe et au XIXe siècle ?»
Conférence organisée par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et le Groupe de recherche sur le Marais Breton Vendéen
le 9 août 1990
©   BM /GRMBV / CAD

LE POIDS DU PASSÉ

Comment vit-on en France à la veille de la Révolution ? Les habitants du Bas-Poitou (qui deviendront les Vendéens à partir de 1793) sont en très grande partie des ruraux vivant dans une France de 30 000 000 d’habitants. Comme tous les Français, ils naissent, se marient et meurent au même endroit. Leur espace de connaissance correspond à un territoire qui est un peu plus vaste que la paroisse. C’est ce que l’on appelle un « pays », une sorte de micro-région dont la taille est variable et qui correspond à un ou plusieurs cantons actuels.

Pour se représenter les cadres de la vie de la société traditionnelle, il faut imaginer des paysages différents de ceux d’aujourd’hui, alors que les chemins creux du bocage ont disparu et que des routes traversent les marais. Au XVIIIe et encore au XIXe siècle la perception de l’espace n’est pas géométrique comme aujourd’hui. Celle-ci dépend du temps de déplacement d’un point à un autre, essentiellement à pied, et plus rarement à cheval. Les ponts sont rares et on ne peut franchir les cours d’eau qu’à gué ou grâce à un passeur en barque. Une rivière en crue devient un obstacle infranchissable.

Vivre au pays au XVIIIe siècle.
Essai sur la notion de pays dans l’Ouest de la France,
de Yves DURAND (PUF, 1981). Préface de Pierre CHAUNU

IMBRICATIONS ET CHEVAUCHEMENTS DE TERRITOIRES

Les Vendéens du XVIIIe siècle vivent dans des cadres administratifs qui se superposent : Parlement (Cour de justice), Généralité (Finances), Gouvernement (Armée), Évêché… Les paysans connaissent d’une façon globale l’imbrication et les chevauchements de toutes ces juridictions. Mais par-delà leur complexité, ce qu’ils vivent au quotidien, c’est le partage d’une même identité territoriale. Le « pays » est défini en 1771 par le Dictionnaire de TREVOUX,  publié en 1771, de la façon suivante :  « patrie, lieu où l’on est né ».

Au XVIIIe siècle, les deux tiers des Français parlent patois. Le français de Versailles est une langue minoritaire. Comme le souligne Yves DURAND : « Se sentir du pays, c’est savoir les lieux-dits, le nom de ceux qui les habitent, connaître la généalogie des différentes familles, de la famille du seigneur, savoir le nom local des objets, des unités de mesure, des costumes, de l’habitat, du mobilier, des usages locaux ».


«Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe et au XIXe siècle ?»

Vendée matin, 21 août 1990
Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD

LES PAYS ET SES RACINES

Yves DURAND insiste sur le rôle rempli par les subdélégués des intendants. Ils étaient établis au XVIIIe siècle à Challans, aux Sables-d’Olonne, à La Chataigneraie, à Pouzauges, à Fontenay-le-Comte, à Luçon… Leur territoire constituait une unité administrative relativement proche de celle des «pays». Ils ont fait partie des dispositifs qui ont contribué à créer des unités de connaissance et de reconnaissance, au sein desquelles se sont développées aussi bien les stratégies des différents pouvoirs en place, que les stratégies individuelles et collectives développées par à l’égard du pouvoir.

LA PATRIE EST UNE AMITIÉ

De nombreuses questions furent posées au professeur Yves DURAND. Est-ce que l’Europe des régions amènera la disparition progressive des pays alors que ni la centralisation progressive des pays, ni celle du Premier Empire n’ont réussi à supprimer ?

L’historien constate que les hommes ne peuvent pas vivre sans racines. Le cadre normal de la vie collective a toujours été, durant des siècles, le «pays». Yves DURAND conclut : « Les sentiments d’identité que le «pays» développe chez les hommes sont la meilleure garantie contre tous les totalitarismes, quels qu’ils soient. Parce que se retrouver au pays, c’est lutter contre les germes de mort de la société éclatée, c’est redécouvrir que la patrie est avant tout une amitié ».

Bernard MÉRIGOT

Après la conférence, le professeur Yves DURAND a dédicacé son livre Vivre au « pays » édité aux Presses universitaires de France.


Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Année 1990

Format A4
©   Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD


RÉFÉRENCES

DURAND Yves, Vivre au pays au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Essai sur la notion de pays dans l’Ouest de la France, PUF, 1981, 340 p. Préface de Pierre CHAUNU.
MÉRIGOT Bernard,
« Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Vivre au Pays au XVIIIe siècle », Vendée matin, 9 août 1990.
Annonce de la conférence d’Yves DURAND, ancien recteur, professeur d’histoire à la Sorbonne organisée par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, « Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe et au XIXe siècle ? », jeudi 9 août 1990, Salle de la Paix, 85300 SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE.

MÉRIGOT Bernard,
« Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Les Racines du futur. Conférence du recteur Yves Durand, professeur d’histoire à la Sorbonne ? Vivre au Pays au XVIIIe siècle et au XIXe siècle», Vendée matin, 21 août 1990.
Compte rendu de la conférence d’Yves DURAND, ancien recteur, professeur d’histoire à la Sorbonne organisée par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, « Qu’est-ce qu’un « pays » dans l’Ouest de la France au XVIIIe et au XIXe siècle ? », jeudi 9 août 1990, Salle de la Paix, 85300 SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE.

 

Vivre au « pays » au XVIIIe siècle,
Conférence d’Yves DURAND
Organisée le 9 août 1990 par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Vendée matin, 9 août 1990
Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD

Yves Durand (1932-2004), professeur d’histoire moderne à la Sorbonne-Université de Paris IV, recteur de l’Académie de Rouen et d’Aix-en-Provence, ancien conseiller pour l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche auprès du premier ministre Jacques Chirac (1986-1988).
NB. Il ne doit pas être confondu avec son homonyme Yves Durand (1929 – ), professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Orléans.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Avec Ferdinand Duviard (1899-1965) : images de Croix-de-Vie dans les années 1930 ». Conférence de Bernard Mérigot https://savigny-avenir.fr/1990/07/16/saint-gilles-croix-de-vie-avec-ferdinand-duviard-1899-1965-images-de-croix-de-vie-dans-les-annees-1930/ Mon, 16 Jul 1990 19:57:09 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14189 Continuer la lecture ]]> Quel rapport les écrivains entretiennent-ils avec les lieux où ils résident et qu’ils décrivent dans leurs oeuvres ? S’agit-ils de cadres fortuits et temporaires, et donc marginaux ? Ou bien de lieux génériques et permanents , et donc centraux qui constitueraient les véritables sujets de leurs oeuvres ?

L’oeuvre de Ferdinand DUVIARD (1899-1965), qui fut professeur de Lettres au Lycée de La-Roche-sur-Yon, se compose de romans, d’études littéraires, d’anthologies poétiques, d’articles… Il manifesta un attachement particulier à la Vendée et au port de Croix-de-Vie, aujourd’hui commune de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Ferdinand DUVIARD (1899-1965)
Les Cotillons barrés, Charpentier éditeur, 1928

Entre les deux guerres, de 1918 à 1939, le littoral français en général, et le littoral vendéen en particulier, est touché par l’arrivée saisonnière de personnages jusqu’alors inconnus : les «baigneurs» (qui deviendront des «estivants», puis des «vacanciers»). Ils habitent durant l’été «les chalets de la côte». Chaque année, une nouvelle communauté humaine se mêle aux habitants. Elle arrive, demeure, puis repart. Ses membres ont leur mode de vie, leur langage, leurs rites…

Deux romans majeurs de Ferdinand DUVIARD, Les Cotillons barrés (1928) et Les Sauvagesses (1932) témoignent de ce phénomène : un nouveau regard est porté sur le monde local, sur les lieux et sur les hommes et les femmes qui y vivent de façon continue.

Saint-Gilles-sur-Vie
Carte postale ancienne
Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen/CAD

Ferdinand DUVIARD s’intéresse successivement à deux «lieux» singuliers : les salles de bal, ou encore selon l’expression qu’il emploie, «les dansoirs». D’un part, «le casino des marins», en planches, où marins et sardinières – les ouvrières des usines de conserve – se retrouvent pour danser (valse, polka, scottish, maraîchine, fox-trot…) – au son du piano mécanique. D’autre part, le «casino» des vacanciers, de 5 à 7 et de 9 à minuit dansent (fox-trot, ta,go, boston, valse, blues, slow-fox…) au son d’un petit orchestre.

Croix-de-Vie
Carte postale ancienne
Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen/CAD

Il porte un regard sur deux mondes qui se mêlent. Ceux qui fréquentent ces deux casinos y viennent à la fois pour voir et pour être vus. Par-delà les stratégies d’approche, les couples qui se font et qui se défont, les séductions et les malentendus, Ferdinand DUVIARD nous donne à voir – et à entendre – le dévoilement des différences : différences des groupes, différences des générations.

Bernard MÉRIGOT

« Avec Ferdinand Duviard (1899-1965) : images de Croix-de-Vie dans les années 1930 »
Conférence de Bernard MÉRIGOT
16 août 1990
© BM et Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen/CAD

Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
et du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD
Année 1990
© Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen/CAD

RÉFÉRENCES

MÉRIGOT Bernard,« Avec Ferdinand Duviard (1899-1965) : images de Croix-de-Vie dans les années 1930 », conférence organisée par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et le Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen, jeudi 16 août 1990, Salle de la Paix, rue de la Paix, 85300 SAINT GILLES CROIX DE VIE, 21 h.

DUVIARD Ferdinand, Les Cotillons barrés, Paris, Bibliothèque Charpentier Eugène Fasquelle Éditeur, 1928, 188 p.
DUVIARD Ferdinand, Les Cotillons barrés, Olonne-sur-Mer, Le Cercle d’Or, (36) + 188p. Préface de Dominique DUVIARD, non paginé (15 p.).

DUVIARD Ferdinand, Le Lycée sentimental, Paris, 1933, Éditions Montaigne, 224 p.

DUVIARD Ferdinand, Les Sauvagesses, Roman, Paris, Éditions Montaigne, 223 p.
DUVIARD Ferdinand, La Fille au cotillon barré, Pièce en 4 actes. Paris, (1942), Albert Messein Éditeur, p. Illustrations de Henry SIMON. 86 p. Illustrations de Henry SIMON.

Sur le site http://www.savigny-avenir.info : extrait de l’Anthologie des poètes français XVIe et XVIe siècle de Ferdinand DUVIARD  http://www.savigny-avenir.fr/2011/02/25/france-est-francais-sont/

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

 

]]>
Vendée. Recherche en ethnologie. Le Groupe de recherche sur le marais breton vendéen reconnu par le ministère de la Culture https://savigny-avenir.fr/1990/06/15/vendee-recherche-en-ethnologie-le-groupe-de-recherche-sur-le-marais-breton-vendeen-reconnu-par-le-ministere-de-la-culture/ Fri, 15 Jun 1990 08:20:07 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14544 Continuer la lecture ]]> « Créer des outils de travail pour ceux qui contribuent à la connaissance du patrimoine culturel de la France est un des objectifs prioritaires de la politique décidée par le Ministère de la Culture. Le Répertoire de l’ethnologie de la France est conçu pour offrir une vue géographique et synthétique de l’état des recherches en ce domaine. Il recense les chercheurs et les organismes dont les travaux se rattachent à la connaissance ethnologique de la France ».

La Mission du Patrimoine ethnologique du ministère de la Culture vient de publier son Répertoire de l’ethnologie de la France 1990. Le Groupe de recherche sur le marais breton-vendéen y est répertorié sous le numéro OR-85-009, à la page 297. (1)

Le Groupe de recherche sur le marais breton-vendéen
Répertoire de l’ethnologie de la France,

Mission du Patrimoine ethnologique
Ministère de la Culture, 1990
Archives du Groupe de recherche sur le marais breton vendéen / CAD

RÉFÉRENCES
MINISTÈRE DE LA CULTURE, Direction du Patrimoine,
Répertoire de l’ethnologie de la France 1990, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 408 p. ISBN 2-751-0381-1
La fiche du Groupe de recherche sur le marais breton vendéen est à la page 297.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Guerres de Vendée. « Vendée et chouannerie, similitudes et divergences des insurrections de l’Ouest ». Conférence de Roger Dupuy https://savigny-avenir.fr/1988/08/12/guerres-de-vendee-vendee-et-chouannerie-similitudes-et-divergences-des-insurrections-de-louest-conference-de-roger-dupuy/ Fri, 12 Aug 1988 10:45:12 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=14162 Continuer la lecture ]]>

Bernard MÉRIGOT, Roger DUPUY, Bernard de SINGLY
Salle Hippolyte Chauvière
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 10 août 1988
Conférence « Vendée et chouannerie, similitude et divergences des insurrections de l’Ouest »
© Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD

Roger DUPUY, Bernard LERAT, Thérèse KLEINDIENST
Salle Hippolyte Chauvière
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 10 août 1988
Conférence « Vendée et chouannerie, similitude et divergences des insurrections de l’Ouest »
© Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD

Bernard de SINGLY, Bernard LERAT, Roger DUPUY
Salle Hippolyte Chauvière
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 10 août 1988
Conférence « Vendée et chouannerie, similitude et divergences des insurrections de l’Ouest »
© Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD

Les conférences de la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Année 1988
Format A4
©   Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD
Roger DUPUY,
Conférence « Vendée et chouannerie, similitude et divergences des insurrections de l’Ouest », Salle Hippolyte Chauvière
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, 10 août 1988
Enregistrement sonore, 3 cassettes
©   Archives du Groupe de Recherche sur le Marais Breton Vendéen / CAD
RÉFÉRENCES

DUPUY Roger, «Vendée en chouannerie. Similitude et divergences des insurrections de l’Ouest», Conférence organisée par la Société des Amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Salle Hippolyte Chauvière, 85300 SAINT-GILLES-CROIX-DE-VIE, mercredi 10 août 1988, 21 heures.
LERAT Bernard (1920-2000), Le Terrorisme révolutionnaire 1789-1799, Éditions France-Empire, 1989, 279 p.
LERAT Bernard, «Le pèlerinage du leader du Front national en Vendée. Jean-Marie Le Pen : « Le souvenir s’impose », Ouest-France, 7 décembre 1989.

LERAT Bernard
(1920-2000). Historien spécialisé dans la Révolution, le Consulat, l’Empire, les Guerres. Professeur au Lycée Jules Verne de Nantes (1945-1984), professeur d’histoire de l’art à l’École d’architecture de Nantes (1954-1984).http://www.babelio.com/auteur/Bernard-Lerat/163664
Président de la Société des amis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Président de l’association La Vendée dans l’histoire.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

 

 

]]>