CONTEXTE. Au lendemain des élections municipales de 2014, de grandes incertitudes planent aussi bien sur les découpages que sur la gouvernance des territoires de la République : cantons, communautés, conseils généraux, conseils généraux, métropoles, « Grand Paris »… Dans quels cadres institutionnels habitants et acteurs économiques sont-ils appelés à vivre et à travailler demain ?
ENJEUX. Comment se décident ces découpages du territoire ? Uniquement au niveau de l’État ? Ou bien aux différents niveaux locaux ? D’une façon autoritaire ou selon un mode participatif ? Qui décide, la société politique ou la société civile ? Selon quelle méthode ? Dans le secret ou dans la transparence ? De quelles informations dispose le citoyen ? Y a-t-il pluralité de scénarios ?

« Le Grand Orly »DOCUMENT
Déclaration des maires du « Grand Orly »
L’aéroport d’Orly est une chance pour notre territoire
lundi 11 juillet 2011
L’Association des Communes et Communautés du Grand Orly a voté le 6 juin 2014 une motion affirmant la nécessité du respect de la cohérence et de l’autonomie du territoire du Grand Orly.
RÉFÉRENCES
ASSOCIATION DES COMMUNES ET COMMUNAUTÉS DU GRAND ORLY, « Déclaration des maires du « Grand Orly » : L’aéroport d’Orly est une chance pour notre territoire », lundi 11 juillet 2011.
Texte signé par les maires d’Ablon-sur-Seine, Athis-Mons, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Orly, Paray-Vieille-Poste, Rungis, Thiais, Valenton, Villeneuve-Saint-Georges, Wissous.
ASSOCIATION DES COMMUNES DU GRAND ORLY, Le nécessaire respect de la cohérence et de l’autonomie du Grand Orly, Motion votée le 6 juin 2014. Texte signé par les collectivités suivantes :
Communes. Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Fresnes, Orly, Rungis, Valenton, Villeneuve-Saint-Georges, la CALPE (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge).
Communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge. http://www.christianhervy.fr/?le-necessaire-respect-de-la.html
ASSOCIATION DES COMMUNES ET COMMUNAUTÉS DU GRAND ORLY, Conférence de presse, 10 juillet 2014, p. Texte complet en pdf : Grand Orly Conf presse 2014 07 10
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ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
Le conseil communautaire de la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) se réunit en séance publique le :
Mercredi 28 mai 2014 à 20 heures
3 rue Lefèvre Utile
91205 ATHIS MONS
Calendrier des séances publiques du Conseil communautaire
(Mandat 2014-2020)
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Question. « Le ticket Robin REDA / Éric MEHLHORN, les nouveaux maires UMP de Juvisy-sur-Orge et de Savigny-sur-Orge part favori pour prendre les rênes de la CALPE demain dimanche 27 avril 2014 » écrit Le Parisien Essonne matin dans son édition du 26 avril (1). Qu’en pensez-vous ?
Bernard MÉRIGOT. J’ai assisté à l’installation de plusieurs nouveaux conseils communautaires issus des élections des 23 et 30 mars. J’étais présent aux séances du Val d’Orge (9 avril 2014), d’Évry-Centre Essonne (11 avril 2014), du Plateau de Saclay/CAPS (17 avril 2014) : il n’y a eu aucun « ticket » composé de deux personnes.
Les élections à une communauté d’agglomération n’ont rien à voir avec les élections pour la présidence des États-Unis où les Américains élisent par un même vote un président et un vice-président. Les rôles, de l’un et de l’autre, sont parfaitement définis par la constitution. Rien de tel pour ce qui nous concerne ici.
A LA RECHERCHE
DU «TICKET» PERDU
Question. Dans le cas – modeste – de la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne, quel peut être le sort de celui qui est en 2e position de ce tandem ?
Bernard MÉRIGOT. Dans une communauté d’agglomération, c’est le président qui exerce tous les pouvoirs avec le bureau, composé de tous les vice-présidents. Même s’il y a un 1er vice-président, celui-ci n’a pas plus de pouvoirs que les autres vice-président, tout dépend de l’arrêté de délégation que signe le président. Pour répondre à votre question, la situation d’un vice-président, même qualifié de « délégué » – en fait, tous les vice-présidents sont délégués à quelque chose – sera celle de quelqu’un qui dépend entièrement du président. Celui-ci peut à tout moment modifier ou retirer la délégation qu’il lui a donnée. Le sort du 2e du tandem risque de s’apparenter à celui d’un prince consort : il pédale, mais ce n’est pas lui qui tient le guidon. Je vous renvois aux grilles d’analyse SWOT (avantage/inconvénient, opportunité/risque) publiées antérieurement.
Question. Vous ne croyez pas un « ticket » de deux personnes ?
Bernard MÉRIGOT. Non, pas dans la structure d’une communauté d’agglomération qui est rappelons-le un EPCI (un établissement public de coopération intercommunal), régit par le Code général des collectivités territoriales. On peut annoncer tout ce que l’on veut. Mais il y a une réalité qui est celle du fonctionnement d’un exécutif. Dans le cas présent, Éric MEHLHORN en sait quelque chose : en 2012 , alors qu’il était adjoint au maire, Laurence SPICHER-BERNIER, maire, lui a retiré sa délégation et a fait voter sa « réduction » d’adjoint au maire à celui de simple conseiller municipal.
CUMULS
ET CONSÉQUENCES DES CUMULS
Question. Que faut-il penser du cumul des mandats locaux ?
Bernard MÉRIGOT. Nous sommes en présence d’un paradoxe. Les Français sont de plus en plus opposés au cumul des mandats électifs… et celui-ci est institué ! Les 23 et 30 mars 2014, les électeurs ont été appelés à voter en même temps pour désigner des conseillers municipaux et des conseillers communautaires. Dans l’immense majorité des cas, il y a un cumul entre adjoint au maire et vice-président communautaire. Le cumul des mandats entraîne plusieurs conséquences.
1. le cumul des indemnités.
1. le cumul de la charge de travail. Le nombre de réunions obligatoires auxquelles un adjoint au maire doit assister, lorsqu’il est en même temps vice-président d’un conseil communautaire, est tout simplement incroyable. Une semaine de travail n’y suffit pas.
2. l’absentéisme des élus à quantité de réunions.
3. le contrôle insuffisant des élus sur la machine administrative : la CALPE est une collectivité qui concerne une population de 102 816 habitants. Elle emploie 400 fonctionnaires territoriaux.
RÉFÉRENCES
COMMENTAIRE du 28 avril 2014
Le Conseil communautaire de la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) s’est tenu le dimanche 27 avril 2014. Il a procédé à l’élection du président et de 11 vice-présidents.
LE BUREAU
Président : Robin REDA (Juvisy-sur-Orge)
1er Vice-président : Eric MEHLHORN (Savigny-sur-Orge)
2e Vice-président : Christine RODIER (Athis-Mons)
3e Vice-président : Alain VEDERE (Paray-Vieille-Poste)
4e Vice-président : Pascal NOURY (Morangis)
5e Vice-président : Antoine GUISEPPONE (Athis-Mons)
6e Vice-président : Jacques PATAUT (Savigny-sur-Orge)
7e Vice-président : Nadège ACHTERGAELE (Savigny-sur-Orge)
8e Vice-président : Claude MOREAU (Juvisy-sur-Orge)
9e Vice-président : Pascal PETETIN (Athis-Mons)
10e Vice-président : Pascal PICARD (Paray-Vieille-Poste)
11e Vice-président : Brigitte VERMILLET (Morangis)
LES DÉLÉGUÉS COMMUNAUTAIRES
Athis-Mons : Julien DUMAINE, Julienne GEOFFROY, Omar EL MOURABET, Rose-Marie SILVA DE SOUSA, Michelle ARTIGAUD, Kevin RAINHA, Aline DURAND, Michel BOURG, Solène RICHARD, François GARCIA, Odile GAILLARD, Patrice SAC.
Juvisy-sur-Orge : Isabelle GUINOT-MICHELET, Chantal POMMEREAU, Michel PERRIMOND, Nathalie MOUREY, Francis SAINT-PIERRE, Etienne CHAUFOUR.
Morangis : Nicole BARRAULT, Henrique PINTO, Evelyne CONTREMOULIN, Gérard DOUTRE, Dominique HERAULT.
Paray-Vieille-Poste : Nathalie LALLIER, Franck DEGIOANNI, Geneviève FORET, Jacques FORTIN.
Savigny-sur-Orge : Anne-Marie GERARD, Daniel GUETTO, Réjane MALGUY, Christophe GUILPAIN, Joëlle EUGENE, Sébastien BENETEAU, Laurence PINON-CHEVALLIER, Bernard BLANCHAUD, Marie-Lucie CHOISNARD, Daniel JAUGEAS, Pierre GUYARD, Eva SAS, Jean-Marc DEFREMONT, Laurence SPICHER-BERNIER, Audrey GUIBERT.
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Une position stratégique
Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne,
Rapport d’activité et de développement durable 2013, p.6
Le conseil communautaire d’installation de la Communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE), faisant suite aux élections municipales et communautaires des 23 et 30 avril 2014, se tient le
dimanche 27 avril 2014 à 15 heures
CALPE
3, rue Lefèvre Utile
91205 ATHIS MONS
Vous trouverez ci-joint le dossier complet de la séance (1 + 15 p.) (1)
CALPE Cons Com 2014 04 27
RÉFÉRENCES
COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION LES PORTES DE L’ESSONNE (CALPE), Conseil communautaire du 27 avril 2014, Convocation/Ordre du jour + 10 rapports (1 p + 15 p).
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RÉFÉRENCES
http://www.lagazettedescommunes.com/227519/democratiser-le-fonctionnement-de-linterco/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=01-04-2014-quotidien
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La Fondation Mieux Aborder L’Avenir a lancé un « Appel pour le 3e tour des élections municipales » le dimanche 23 mars 2014, à 10 heures du matin, alors que le premier tour des élections municipales se déroulait. Il a été adressé « à tous les conseillers communautaires de France qui seront élus les 23 et 30 mars 2014 ». Son titre : « Lutter contre le déficit démocratique des conseils communautaires ». Cet appel est actuellement relayé dans toute la France.
Notre position est partagée par de nombreux acteurs des territoires. Voici le point de vue de Gwenaël DORÉ, directeur de projets à l’Institut national du développement local (INDL).
DÉMOCRATISER LES INTERCOMMUNALITÉS
« Si l’élection des conseillers communautaires en même temps que les conseillers municipaux peut donner aux communautés une plus grande légitimité démocratique, d’autres dispositions doivent être prises pour mieux associer élus municipaux et citoyens à la vie des intercommunalités. Si la coopération intercommunale a constitué un progrès indéniable en matière de prise de responsabilité d’élus, de services à la population et de développement des territoires, il y a une nécessité urgente d’une démocratisation du fonctionnement des communautés qui présente souvent un recul par rapport à la démocratie communale.
DÉVELOPPER LES COMPTES RENDUS PUBLICS DES DÉBATS
La démocratie locale ne peut trouver son compte dans le fonctionnement actuel : l’assemblée des conseillers communautaires est souvent réduite à une chambre d’enregistrement, accordant les « pleins pouvoirs » au bureau. L’absence de choix politiques s’abrite derrière un consensus. Souvent le manque de comptes rendus publics des débats s’accompagne d’une information déficiente, illustrée par la pauvreté indigente de sites internet de communautés.
DÉVELOPPER L’EXPERTISE
DES ASSEMBLÉES COMMUNAUTAIRES
Groupes politiques dans les intercommunalités ? Des dispositions – y compris par voie d’amendements dans le nouveau projet de loi sur les collectivités locales – doivent être prises. Il s’agit de parvenir à un meilleur fonctionnement des commissions, avec une ouverture aux conseillers municipaux et adjoints des commissions municipales constituées sur les mêmes sujets, comme le prévoit la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010.
La constitution de groupes politiques au sein de l’assemblée communautaire avec un minimum de moyens d’expertise doit être organisée. Le passage obligatoire au préalable des grands dossiers devant les conseils municipaux devrait permettre également de mieux les associer.
DÉVELOPPER L’INFORMATION DES CITOYENS
Le développement de l’information des citoyens requiert, au minimum, la mise en ligne obligatoire sur internet des rapports d’activités et des comptes rendus des débats des assemblées communautaires et des décisions de bureau, et l’organisation de séances de compte rendu de mandat chaque année en direction des citoyens. Doivent être également développés des consultations citoyennes et des référendums locaux sur des sujets à débat, comme par exemple la privatisation de services. » (1)
RÉFÉRENCES
1. DORÉ Gwenaël, « Démocratiser le fonctionnement de l’interco », La Gazette des communes, 31 mars 2014. Gwenaël DORÉ est directeur de projets à l’Institut national du développement local (INDL) http://www.lagazettedescommunes.com/227519/democratiser-le-fonctionnement-de-linterco/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=01-04-2014-quotidien
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« Ouvrir l’espace public à toutes les informations publiques, éclairer les questions présentes, anticiper les réponses collectives qui doivent être apportées », tel est l’objet qui est désormais inscrit en tête de la page d’accueil du site http://www.savigny-avenir.info (1), conformément à la décision du conseil d’orientation de la recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale » qui s’est réuni le samedi 29 mars 2014. Nous nous sommes entretenu avec son responsable Bernard MÉRIGOT, également président de Mieux Aborder l’Avenir.
PERMETTRE L’EXPRESSION D’IDÉES
Question. Quel est le sens de l’objectif qui consiste à « ouvrir l’espace public à toutes les informations publiques » ?
Bernard MÉRIGOT. Cette affirmation s’inscrit dans la logique de la prise en compte des attentes citoyennes. Elle a été précédée par la publication, le 29 juillet 2013, de notre étude « L’action publique territoriale : les véritables enjeux de l’élection municipale 2014 ». On pouvait y lire : « Un pouvoir local en place se révèle souvent moniste, ne tolérant qu’une vision unique, une parole unique exprimée par une majorité, voire par un seul leader politique. Ce cadre local est alors fermé à toute pensée autre. Notre recherche-action se trouve engagée dans une configuration de combat : il lui faut lutter, non pas pour imposer telle ou telle idée, mais pour permettre l’expression d’idées utiles à l’action locale. » (2)
http://www.savigny-avenir.fr/2013/07/29/savigny-sur-orge-laction-publique-territoriale-les-veritables-enjeux-de-lelection-municipale-de-2014-territorial-public-action/
ORGANISER DES GOUVERNANCES CROISÉES
Question. Les élections de 2014 sont à la fois municipales et communautaires. Quel bilan peut-on en faire ?
Bernard MÉRIGOT. Nous écrivions dans cette étude : « Qu’est-ce qu’un programme communal à l’heure des communautés ? Qu’en est-il, par exemple, d’une collectivité de 37 700 habitants (commune de Savigny-sur-Orge) insérée dans une autre collectivité de 102 000 habitants (communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne) ? Quels débats citoyens ? Quels projets ? Quels partenariats ? Quels arbitrages ? Quelles décisions ? Quelles identités emboîtées ? En un mot : quelles gouvernances territoriales croisées ? » (2)
LA CO-CONSTRUCTION CITOYENNE,
C’EST POUR QUAND ?
Marie-Hélène BACQUÉ, professeur à l’Université de Paris-Ouest, fait quant à elle le bilan suivant : « Face aux enjeux démocratiques locaux et nationaux, on ne peut que relever le manque d’ambition de la majorité des programmes qui annoncent placer le citoyen au cœur de leur démarche sans pour autant partager avec lui le choix des possibles. Les défis à relever sont nombreux pour développer réellement le pouvoir d’agir des citoyens, aller vers la co-construction des politiques locales et vers la codécision. En particulier, dans les quartiers populaires, l’élaboration prochaine des contrats de ville placés par la loi sous le signe de la co-construction sera une mise à l’épreuve de la capacité des collectivités locales à évoluer dans leurs manières de faire. Au total, c’est la dimension politique de la participation qui reste à réaffirmer, pour redonner pouvoir et initiative aux citoyens. Cela passe en premier par la reconnaissance de leur compétence à participer à l’exercice du pouvoir et à la discussion des choix publics et par les moyens donnés à l’existence d’espaces citoyens autonomes. » (3)
COMMUNES ET COMMUNAUTÉS
Pour notre part, dans notre appel intitulé «Lutter contre le déficit démocratique des conseils communautaires. Appel pour le 3e tour des élections municipales », lancé le 23 mars 2013, jour du premier tour, nous écrivions : « A l’heure où la démocratie de quartier devient une revendication généralisée, il est temps que la démocratie participative devienne enfin intercommunale. Les pratiques publiques des collectivités locales doivent être à la hauteur des attentes citoyennes. » (4)
ALTERNANCES
Question. Le présent entretien a lieu le samedi 29 mars 2014. Le second tour des élections municipales et communautaires a lieu demain dimanche 30 mars. Leur résultat aura-il un effet sur ces problèmes ?
Bernard MÉRIGOT. Pas sur les problèmes mais sur méthodes qui sont susceptibles d’apporter des solutions. Deux cas de figure se présentent : soit le pouvoir issu d’une alternance apporte une solution, soit il n’en apporte pas. Un exemple, le gouvernement de François HOLLANDE a « hérité » du dossier de l’écotaxe monté par le gouvernement de Nicolas SARKOZY. A ce jour, le système de perception de l’écotaxe, confié à un groupe privé, dans le cadre d’un PPP (Partenariat public/privé), ne fonctionne pas. Pire, il coûte tous les jours des redevances pour des recettes inexistantes. Comme le titre la presse, « c’est le premier impôt qui coûte de l’argent à l’État. ». (5)
Il faut se détacher d’une vision simpliste des effets de toute alternance (une nouvelle majorité va faire le contraire de la précédente majorité) et adopter une attitude pragmatique. Les citoyens n’attendent pas que les élus se laissent entraîner par le courant, mais remontent le courant. La valeur structurante des méthodes de partage d’informations publiques, de dialogue social et de partage de décision qui sont employées sont déterminantes.
CONSENSUS ET DISSENSUS SONT DANS UN BATEAU…
Question ? S’il fallait ne retenir qu’un seul critère de « la bonne action publique », quel serait-il ?
Bernard MÉRIGOT. Il est de savoir si une décision qui a été prise (il faut encore que l’on soit en présence d’une décision, et pas d’une « non-décision » qui consiste à ne rien faire, et à attendre…), ait rencontré soit un consensus (et a renforcé la cohésion sociale entre les habitants), soit a créé du dissensus (et a dissout la cohésion). Les mauvaises décisions ont des effets pernicieux sur les groupes. Elles produisent des effets de rupture des liens sociaux. Ce qui intéresse le citoyen, ce n’est pas que ce soit celui-ci qui a pris une décision contre celui-là. C’est qu’il ait été consulté, qu’il ait pu s’exprimer, que l’on ait pris en compte son point de vue, qu’on lui ai soumis les projets qui le concernent, et qu’ainsi il ai pu adhérer à la décision finale.
Tel est le message que nous adressons, ce samedi 29 mars, à tous les élus et futurs élus locaux, qu’ils soient majoritaires ou minoritaires.
RÉFÉRENCES
3. Lutter contre le déficit démocratique des conseils communautaires. Appel pour le « 3e tour des élections municipales » Posted on 23 mars 2014 by Bernard MÉRIGOT A TOUS LES CONSEILLERS COMMUNAUTAIRES DE FRANCE QUI SERONT ÉLUS LES 23 ET 30 MARS 2014 Cet appel est lancé le dimanche 23 mars 2014, à 10 heures du matin, alors que le premier tour de l’élection municipale se déroule …
4. BACQUÉ MARIE-HÉLÈNE, « Élections municipales et démocratie participante », http://www.huffingtonpost, 17 mars 2014.
5. « Écotaxe. Le premier impôt qui coûte de l’argent à l’État. En janvier 2011, une société italienne, Écomouv, a été choisie pour installer et gérer les portiques destinés à récolter l’écotaxe, impôt sur les poids lourds, qui devait rapporter 1,2 milliards d’euros de recettes par an à l’État à partir du 1er janvier 2014. Les manifestations des « bonnets rouges » ont entraîné son report. L’écotaxe ne rapporte rien, mais coûte 55 millions d’euros par trimestre (18 millions par mois) de règlement à Écomouv par l’État au titre du loyer prévu dans le PPP. Dans le cas ou le projet serait définitivement abandonné, les pouvoirs publics devraient s’acquitter d’un indemnité de 800 millions à régler à Écomouv ».
Le Parisien magazine, 28 mars 2014, p. 55
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°85, lundi 31 mars 2014
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Cet appel est lancé le dimanche 23 mars 2014, à 10 heures du matin, alors que le premier tour de l’élection municipale se déroule.
Pour la première fois, les électeurs sont appelés à voter, par un même bulletin, pour élire à la fois des conseillers municipaux et des conseillers communautaires.
Tous les candidats ont élaboré un programme électoral communal. Peu nombreux sont ceux qui ont élaboré un programme communautaire véritable.
Au lendemain des élections, les conseils municipaux éliront leur maire et leurs adjoints au maire.
Les conseils communautaires éliront leur président et leurs vice-présidents.
Les acteurs et les observateurs des collectivités territoriales relèvent le fort déficit démocratique des communautés.
Des élus constatent : « L’élection des élus intercommunaux représente un léger progrès mais reste illisible pour la population en l’absence d’un projet intercommunal ». Il vont jusqu’à dénoncer le fonctionnement des conseils communautaires « fondés sur le consensus, le compromis, voire la compromission, qui tient le citoyen complètement à l’écart, ce qui explique les dérives financières des budgets communautaires » (1)
Des sociologues s’interrogent : « Le fléchage des conseillers communautaires à l’occasion des municipales permet-il d’intéresser les citoyens à l’intercommunalité ? » Pour eux, l’évolution du scrutin se révèle « tellement compliquée que personne n’a assuré sa médiatisation, ni les associations d’élus locaux, ni les représentants du gouvernement ». Ils concluent : « Il y a eu un jeu de défausse déplorable. L’objectif de ce palliatif au suffrage universel direct est de réduire le déficit démocratique et d’assurer la transparence des intercommunalités. Il est à l’évidence loin d’être atteint ». (2)
A l’heure où la démocratie de quartier devient une revendication généralisée, il est temps que la démocratie participative devienne enfin intercommunale.
Les pratiques publiques des collectivités locales doivent être à la hauteur des attentes citoyennes.
Pour notre part, nous engageons un programme de recherche-action sur les bonnes pratiques de démocratie communautaire.
Faites-nous part de vos attentes, de vos initiatives, de vos expériences, de vos déceptions.
Nous vous tiendrons informés sur ce site.
Le 3e tour des élections municipales doit inaugurer le contrôle citoyen sur les établissements publics de coopération intercommunale.
Bernard MÉRIGOT
contact@mieuxaborderlavenir.fr
RÉFÉRENCES
QUI SOMMES-NOUS ?
MIEUX ABORDER L’AVENIR
Recherche-action « Territoires et démocratie numérique locale »
COMMENTAIRE du 10 avril 2014
Jean-Louis BERLAND
Intervention lors du Conseil communautaire du Val d’Orge du 9 avril 2014
UNE NOUVELLE GOUVERNANCE
DES CONSEILS COMMUNAUTAIRES
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vendredi 5 juillet 2013
à 8 heures 30 (du matin)
CONVOCATION ET DOCUMENT COMMUNIQUÉS. Les 39 membres du conseil municipal ont été destinataires d’un envoi postal à leur domicile comprenant la convocation/ordre du jour et la note de synthèse d’une seule délibération.
PLUS UN ! Le courrier, signé par le maire le vendredi 28 juin 2013 (et portant l’affranchissement du vendredi 28 juin 2013) a été distribué le samedi 29 juin soit avec un délai de six jours francs. Un jour de plus à ce qui est habituellement accordé !
UNE DÉLIBÉRATION NON SECRÈTE. Et pour cause, elle a été actée en conseil communautaire de la CALPE le 24 juin 2013. Obligation est faite de la présenter dans les municipalités de la communauté avant le 31 août 2013. Il s’agit de faire approuver par le conseil municipal de Savigny-sur-Orge le nombre et la répartition des sièges qui composeront le conseil communautaire après les élections municipales de mars 2014.
Petite remarque : la délibération est répertoriée « Administration générale ». Or, aucune commission de l’administration générale n’a été réunie avant ce conseil !
RÉFÉRENCE
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE, Conseil municipal du 5 juillet 2013. Convocation/Ordre du jour, 1 page. Note de synthèse, 1 page.
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DÉCODAGE
CONTEXTE. Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge depuis 2009, ne manque pas une occasion :
– 1. pour s’auto-féliciter de la qualité de sa gestion et de la pertinence de la politique budgétaire et financière qu’elle pratique,
– 2. pour accuser de façon permanente les membres de la minorité du conseil municipal : « Si vous étiez au pouvoir à ma place, la politique que vous mèneriez, conduirait la commune à sa perte».
On doit s’interroger sur une telle fiction polémique. Qu’est-ce qui permet à une majorité d’auto-juger ses propres actions ? Quelle est la portée de telles appréciations ? Qu’est-ce qui lui permet de dévaloriser les effets d’idées minoritaires ? Que signifie une phrase comme « si vous étiez à ma place, la politique que vous mèneriez conduirait la commune à sa perte » ? Nous sommes en présence d’un double abus du pouvoir argumentaire.
ENJEUX. Le « pouvoir municipal en place » d’une ville de 37 000 habitants dispose de moyens importants (administration communale, cabinet, conseillers, avocats, cabinets d’audits extérieurs, service de communication, moyens financiers pour éditer des bulletins municipaux et les distribuer dans toutes les boîtes à lettres, des « journaux du maire » en veux-tu en-voila, des sites Internet…)… tout cela, pour vanter constamment ses mérites et critiquer ses opposants, présents et futurs. « Moi. Moi, je sais. Mois seule, je sais ».
La vérité sur le bien public et sur l’intérêt général (c’est-à-dire sur le contrôle des politiques communales, communautaires, départementales, régionales…) appartient-elle exclusivement au discours du pouvoir et aux majorités ? Ou bien s’établit-elle dans une construction critique, contradictoire et participative, prenant en compte les minorités ? Qui peut soutenir que tous les opposants ont toujours tort ? Que leurs idées sont en permanence, par essence, fausses ? Et donc que le mensonge les inspire.
Porter un regard critique sur la chose publique : c’est à cet exercice citoyen qui relève de la démocratie expérimentale, telle que l’a définie John DEWEY, auquel se sont livrés six conseillers minoritaires (PS et EELV) du conseil municipal de Savigny-sur-Orge. On lira ci-dessous l’audit qu’ils ont effectué sur le budget 2013 de la commune et sur la gestion de Laurence SPICHER-BERNIER (UMP, Parti radical, UDI, CNI…).
Audit du budget de la commune de Savigny-sur-Orge (2008-2013)
Audit du budget de la commune de Savigny-sur-Orge (2008-2013)
RÉFÉRENCES
SEMDANI Chadia, LEOST Jean-Claude, NEDJAR Gisèle, LACOSTE Michel, TERRES Béatrice, DEFRÉMONT Jean-Marc,« Fiscalité, budget, intercommunalité : la majorité municipale accumule mensonges et manipulations pour masquer sa déroute financière», Tract A4 recto verso, sans date (4 juin 2013), 2 p.
La Lettre du Lundi de Mieux Aborder l’Avenir, lundi 3 juin 2013
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