CONTEXTE. L’attitude des pouvoirs en place (municipalités, intercommunalités…) à l’égard des associations de protection de l’environnement et du cadre de vie est contrastée. Elle comprend plusieurs stades : ignorance, méfiance, dénigrement, instrumentalisation, écoute, dialogue, coopération… Quant à l’attitude des associations à l’égard d’un maire, elle passe elle aussi par plusieurs stades : déférence, respect, dialogue, connivence, conflits, contentieux…
ENJEUX. Comment rendre compte des rapports que les associations entretiennent entre minorités et majorités ? Et avec les candidats durant les périodes électorales ? Comment les analyser ? Comment les caractériser ? Faut-il croire les uns ou les autres ? Sinon, quels tiers écouter ? L’évolution de la démocratie locale vers une démocratie participative et collaborative est lente. Existe-t-il une logique territoriale en mesure d’imposer des « bonnes pratiques » aux gouvernances locales, considérées comme des étapes vers une recherche partagée de consensus citoyens ?
Pouvoir / Contre-pouvoir (1)
Citoyens-Associations / Pouvoir Local-Municipalité
Recherche-action «Territoires et démocratie numérique locale»
© Bernard MÉRIGOT et Association Mieux Aborder L’Avenir, 2014
LA DÉMOCRATIE EST TOUJOURS UN RISQUE
David CHAUFER note dans une étude portant sur « Démocratie locale et associations contre-pouvoirs » que « la proximité du pouvoir de décision suscite la création de mouvements d’opposition ». C’est le cas des associations de contre-pouvoirs qui agissent dans le domaine de la défense de l’environnement et de l’urbanisme : ses animateurs ont acquis une capacité d’expertise et de compétence qui en font des acteurs « incontournables » de la vie locale.
Pour lui, « il existe un manque de compréhension entre élus et associations de contre-pouvoirs concernant la place des associations dans la démocratie locale. » Les reproches adressés par les élus à l’égard des associations sont connus : parti pris d’opposition politique, difficulté de passer d’une opposition à la construction d’un projet, confusion des intérêts défendus, faible représentativité… Pour eux, toute forme de démocratie participative est un facteur de risque, porteur d’un germe de contestation de leur propre légitimité. (2)
Quelle est la « porosité » entre le pouvoir politique et les associations ?
(Abécédaire photographique de la démocratie)
DOCUMENT
Les assemblées générales des associations se succèdent chaque année. Les présidents changent. L’assemblée générale de l’association Élan – Savigny Environnement s’est tenue l’an passé, le samedi 30 mars 2013, à la salle paroissiale de l’église Sainte-Thérèse. Elle a été présidée par Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, sa présidente, et par Jean-Marie CORBIN, son trésorier. Il ne seront pas présents à l’assemblée générale du samedi 29 mars 2014 à la MJC de la Grande-rue. Dans une lettre adressée aux adhérents, ils expliquent dans quelles circonstances, et pour quelles raisons ils ont été amenés à démissionner en novembre et décembre 2013. (3)
Jean-Marie CORBIN et Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT
président l’assemblée générale de l’association
Élan-Savigny Environnement de Savigny-sur-Orge
le 30 mars 2013, salle de l’Église Sainte Thérèse
Association Élan-Savigny Environnement de Savigny-sur-Orge
Assemblée générale du 30 mars 2013
Salle de l’Église Sainte Thérèse
RÉFÉRENCES
1. PEYRAUT Jean-Pierre, «Bases de gestion et de qualité», http://biv.qualite.afnor.org
2. CHAUFER David, « Démocratie locale et associations contre-pouvoirs », Annales des collectivités locales, Tome 21, 2001, p. 143-158.
3. CORBIN Jean-Marie et MONNIOTTE-MÉRIGOT Sylvie, « Élan – Savigny Environnement, assemblée générale 2014 », lettre en date du 19 mars 2014, 2 p.
Articles en ligne sur le site http://www.savigny-avenit.info
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
OBSERVATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES 2014
La première liste pour les élections municipales de Savigny-sur-Orge à avoir été déposée à la sous-préfecture de Palaiseau, le vendredi 21 février 2014, est celle de Pierre GUYARD (PS/EELV/PCF/PRG). Elle a fait l’objet dès le lendemain d’un article dans Le Parisien Essonne-matin du 22 février 2014. (RÉFÉRENCE 1). Sans révéler la liste dans son intégralité, quelques informations et quelques commentaires ont été livrés.
Ce dévoilement partiel a produit d’immédiates interrogations émanant des habitants de la commune. D’autant plus que le site du candidat était muet sur la composition de la liste. Depuis samedi, de nombreux lecteurs du présent media numérique http://www.savigny-avenir.info nous ont adressé de nombreuses questions. (On les lira en fin d’article, dans la partie « Commentaires »). Ils portent sur le « cumul », sur « les candidats », sur « la réserve » et sur les rapports que « le pouvoir » entretient, de façon réciproque, avec « les contre-pouvoirs ».
Dans la tradition de la démocratie expérimentale de John DEWEY, nous posons les questions qui permettent d’anticiper les débats à venir et d’éclairer les réponses susceptibles d’être apportées dans l’espace public. Cette réflexion – notamment sur pouvoir/contre pouvoir – est conduite dans l’esprit de notre recherche-action qui porte sur les fondement de la « democratia localis ».
CUMUL OR NOT CUMUL
L’ordre de présentation des noms des candidats d’une liste pour les élections municipales constitue une matière stratégique. Sa révélation est porteuse d’effets. C’est ainsi que la présence d’Éva SAS (EELV/PS), députée de la 7e circonscription de l’Essonne, en 2e position de la liste de Pierre GUYARD, retient l’attention. Cette place n’est pas anodine puisque, traditionnellement, il s’agit de celle de 1ere adjointe au maire.
Élections municipales à Savigny-sur-Orge
des 23 et 30 mars 2014
« La députée Éva SAS, 2e de liste à Savigny » (liste Pierre GUYARD)
Cette question du cumul de mandat se pose à toutes les listes (dans la mesure où elles sont élues, bien évidemment). Comment annonceront-elles le cumul maire + vice-président de la CALPE et adjoint au maire + vice-président de la CALPE ?
La société civile, et les électeurs, sont de plus en plus sensibles au non-cumul des mandats, sans cesse réaffirmé comme une exigence démocratique et une attente de transparence concernant les actes d’un corps élu au suffrage universel et qui a des comptes à rendre à ses électeurs.
LA RÉSERVE PARLEMENTAIRE
MISE EN CAUSE…
Laurence SPICHER-BERNIER (UDI), maire candidate de Savigny-sur-Orge, a déjà attaqué la présence d’Éva SAS sur la liste de Pierre GUYARD. Le 18 février 2014, elle publie sous le titre de « La transparence opaque de notre députée » un article sur son compte Facebook. Prenant comme prétexte le tableau d’attribution des 130 000 € de la réserve parlementaire d’Éva SAS à des associations locales, elle écrit : « Dans ce tableau qui se veut transparent de son action, bizarrement n’apparait pas la subvention accordée à l’association «Elan Environnement » dont le trésorier M. Jacques LAGRANGE n’est autre, par le plus grand des hasards, que le mandataire financier de la campagne électorale du candidat Pierre GUYARD (PS-EELV-PCF-PRG), ou la députée Éva SAS figurera sur sa liste ». Allusion à la subvention de 3 500 € versée à l’association Élan – Savigny Environnement en 2013. Elle poursuivait : « Petits arrangements financiers entre amis sur le dos des citoyens. Les membres PS-EELV drapés dans leur position de donneur de leçons prônent la transparence, mais une transparence très opaque en ce qui les concerne. Bienvenue dans le monde du mensonge de la « démagauchie verte ». (RÉFÉRENCE 2)
Cet article n’a pas amené à ce jour, et à notre connaissance, de réponse de l’association concernée. Un communiqué de Dominique CATÉRINI, le président d’Élan – Savigny Environnement, serait en préparation, expliquant que tout est transparent dans l’association, et démentant que Jacques LAGRANGE (mandataire financier de Pierre GUYARD) soit également son trésorier. Comment sera-t-il diffusé ? Figurera-t-il sur le site, sur le Facebook ou sur le Twitter de la liste ? La logistique éditoriale de ce communiqué entrera-t-elle dans les comptes de campagne ? Mais, d’où Laurence SPICHER-BERNIER peut-t-elle bien tenir que Jacques LAGRANGE remplit des fonctions de trésorier ? (COMMENTAIRE 3).
L’association Élan – Savigny Environnement a pour objet « de tout mettre en oeuvre pour faire respecter et protéger la nature, l’environnement et la qualité de la vie ; de lutter contre les nuisances de toutes sortes, en particulier le bruit et les autres nuisances résultant des trafics aérien, routier et ferroviaire ; de faire respecter les dispositions régissant l’urbanisme à Savigny et dans ses environs… ». Elle appartient à la catégorie des associations environnementales dites «de contre-pouvoir».
QU’EST-CE QUE LE CONTRE-POUVOIR ?
Fondement de la « democratia localis »
La définition du contre-pouvoir a été formulée très clairement par John HOLLOWAY en 2002 : le contre-pouvoir est un pouvoir qui s’organise face à une autorité établie (politique, économique, sociale…). Son rôle est de restreindre l’exercice du pouvoir en place et de proposer une alternative aux décisions de cette autorité. (RÉFÉRENCE 3)
Ceux qui s’emparent d’un pouvoir institutionnel, sont toujours conduits à une impasse, le pouvoir nouveau substituant un pouvoir-domination à un autre. Alors que chacun peut changer le monde par le pouvoir-action, fondé sur des actes de résistance ancrés dans le quotidien. On peut ici reprendre le slogan des révolutionnaires zapatistes « Questionner en marchant ». Le changement (la révolution, en l’occurrence) doit être d’abord pensé comme un questionnement avant de l’être comme une réponse. John HOLLOWAY écrit « Nous nous posons des questions, non pas seulement parce que nous ne connaissons pas le chemin, mais parce que nous mettons en question le chemin. »
Cette réflexion est poursuivie par Miguel BENASAYAG et Diego SZTULWARK. Dans leur ouvrage « Du contre-pouvoir », ils considèrent que « le politique » consiste en une capacité à imaginer le monde de demain. Il est toujours tenu par les contre-pouvoirs qui, par le biais d’actions militantes (« le militantisme situationnel »), jouent un rôle dans l’évolution des aspirations de la société. (RÉFÉRENCE 4)
C’est encore, comme le relève François-Bernard HUYGHE, un véritable retournement qui se produit : les contre-pouvoirs sont le pouvoir car les organisations de la société civile agissent sur les esprits et les représentations du monde en faisant évoluer la société dans le sens qu’elle désigne elle-même. Nous sommes passés d’ « une société d’autorité », dominée par la notion de chef, à une « démocratie d’influence », dans laquelle la puissance est désormais fondée sur une capacité d’adhésion et de diffusion. (RÉFÉRENCE 5)
Tout cela n’est pas sans cause. Tout cela n’est pas sans effet. Doit-on attendre que les événements adviennent, ou bien doit-on les anticiper ? Les associations locales sont, par essence, des contre-pouvoirs municipaux. Quelle est la juste distance du pouvoir municipal par rapport aux pouvoirs associatifs locaux ? Qui cherche à manipuler qui ? Qui l’emporte ? N’oublions pas que la democratia localis est une résultante, celle d’un équilibre lisible fondé sur le respect de l’intérêt collectif.
Bernard MÉRIGOT
DOCUMENT du 18 février 2014
« La transparence très opaque de notre députée.
Notre invisible députée piquée au vif, nous démontre tableau à l’appui qu’elle a royalement octroyé 24 000 € (en 2 ans) de sa réserve parlementaire de 130 000 € à des associations de notre ville.
Devons nous, nous prosterner à ses pieds ?
Dans ce tableau qui se veut transparent de son action, bizarrement n’apparait pas la subvention accordée à l’association «Elan Environnement» dont le trésorier M. Jacques Lagrange n’est autre, par le plus grand des hasards, que le mandataire financier de la campagne électorale du candidat Pierre GUYARD (PS-EELV-PCF-PRG), ou la députée Éva SAS figurera sur sa liste.
Petits arrangements financiers entre amis sur le dos des citoyens. Les membres PS-EELV drapés dans leur position de donneur de leçons prônent la transparence, mais une transparence très opaque en ce qui les concerne. Bienvenue dans le monde du mensonge de la « démagauchie verte ».
Laurence SPICHER-BERNIER, 18 février 2014 »
http://www.facebook.com/laurence.spicherbernier
Vous posez de bonnes questions, toutes légitimes. Il est vrai que la parité – inscrite dans la loi – complique tout. Bernard MÉRIGOT, 23 février 2014
Une recherche-action ne peut jamais prétendre être en-dehors de tout engagement politique. Seulement celui-ci doit répondre à trois exigences : être clairement affiché, être formulé de façon critique, accepter la confrontation pluraliste. C’est ce à quoi répond notamment La Lettre du lundi de Mieux aborder l’avenir n°79 du 17 février 2014. Bernard MÉRIGOT, 23 février 2014.
Depuis sa démission, l’ancienne présidente – qui n’est pas colistière – s’est mise en congé du conseil d’administration. Il en est de même pour l’ancien trésorier. Tout en restant administrateurs et adhérents, ils sont absents excusés aux réunions du CA le temps de la campagne électorale. Cela n’a malheureusement pas été compris par le CA et le bureau actuel qui emploient à l’égard des anciens dirigeants, des méthodes très proches de celles employées par Madame le Maire à l’égard de son oppositions, empruntées aux 45 agissements du harcèlement (mobbing) de Heinz LEYMANN. Ces administrateurs, aux méthodes peu démocratiques et peu républicaines tant dénoncées par l’opposition au maire seraient maintenant dans la sphère du candidat PS/EELV/PRG/PCF. Il faut lui demander pourquoi ces colistiers et son mandataire ne se sont pas mis en retrait. C’est effectivement un problème pour l’indépendance de cette association et pour les adhérents qui n’ont pas été consultés.
La réponse est doublement oui. Sur 14 administrateurs : un est mandataire financier de Pierre GUYARD (PS). Deux sont colistiers EELV de Pierre GUYARD. Un est colistier d’Olivier VAGNEUX (sans étiquette), l’ancien trésorier-webmaster. Deux ont figuré sur des listes municipales autrefois (PS, Vert) et leur sympathie pour le PS et EELV sont de notoriété publique. Au moins six sont sympathisants PS/EELV/PG. Enfin, le président actuel aurait des sympathies « vertes » mais, autre notoriété publique, on le voit naviguer entre toutes les réunions de listes. Par ailleurs, il suffirait que le maire en place modifie le plan de circulation pour faire pression sur l’association. Alors, quelle indépendance après cela ?
Tout à fait. C’est peut-être ce que ne voulaient pas les adhérents qui ont dit non à la réserve parlementaire d’Eva SAS en 2013. Or, si le président et son CA se justifient maintenant par un communiqué (un démenti) ou lors de la prochaine assemblée générale, ils feront entrer de plein fouet l’association dans la politique électorale ! Élan – Savigny Environnement est aujourd’hui une communicante politique au profit de Pierre GUYARD. Laurence SPICHER-BERNIER s’en servira. Il est trop tard pour réagir, il fallait le faire à l’automne 2013.
Lorsque la politique électorale nuit à une association environnementale de contre-pouvoir, c’est à ses dirigeants – avec ou sans fonction particulière – de prendre leurs responsabilités et de s’effacer pour l’intérêt de l’association en question et de ses adhérents. Il est regrettable que, le temps des élections, les administrateurs d’Élan – Savigny Environnement concernés par ce cumul liste politique – mandataire/conseil d’administration n’aient pas fait comme dans beaucoup d’associations environnementales de contre-pouvoir local où les potentiels administrateurs colistiers de candidats aux élections municipales se mettent en congés ou en disponibilité temporaire. Cela aurait évité bien débats, questions, réactions au détriment du soutien des dossiers en cours…
DOCUMENT du 24 février 2014
L’association ELAN-Savigny Environnement a mis en ligne le 24 février 2014 un «Communiqué» comportant la mention «Sans commentaire» ainsi qu’un «Document joint» constitué par le scan d’une lettre en date du 19 février adressée à Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge. Une pièce jointe (PJ 1) est indiquée mais ne figure pas. (6).
NB. Aucun pièce jointe ne figure
RÉFÉRENCES
1. « Échos de campagne. La députée Eva Sas, 2e de liste à Savigny-sur-Orge », Le Parisien Essonne matin, 22 février 2014.
2. SPICHER-BERNIER Laurence, « La transparence très opaque de notre députée », http://www.facebook.com/laurence.spicherbernier, 18 février 2014.
3. HOLLOWAY John, Change the World Without Takin Power, 2002
4. BENASAYAG Miguel et SZTULWARK, Dia-ego, Du contre-pouvoir, La Découverte, 2000, ISBN 2-7071-3316-7
5. HUYGHE. François-Bernard, « Démocratie d’autorité, démocratie d’influence. En quoi consistent les nouveaux pouvoirs », www.huyghe.fr, 12 août 2010.
6. ELAN-SAVIGNY ENVIRONNEMENT, Lettre en date du 19 février 2014 adressée à Laurence SPICHER-BERNIER, maire de Savigny-sur-Orge, http://www.elan-savigny-environnement.org, 24 février 2014 (pdf 308 ko). http://www.elan-savigny-environnement.org/IMG/pd/communiquetresorerieese19022014.pdf
La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°80, lundi 24 février 2014
Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819 Dépôt légal du numérique, BNF 2014
La section locale de Savigny-sur-Orge de l’Union Nationale des Combattants (UNC) continue d’être victime d’agissements discriminatoires de la part du maire de la commune de Savigny-sur-Orge. Après l’usurpation et l’utilisation abusive du fichier des adhérents par la mairie, la suspension de la subvention de la commune, l’exclusion du repas des anciens combattants, le refus de prêt de salle communale pour tenir son assemblée générale… (1) voila que Madame le maire, Laurence SPICHER-BERNIER, omet volontairement d’inviter son président, Alain MOREAU, pour la cérémonie officielle du 5 décembre 2012. (2)
Cette cérémonie est un hommage aux morts pour la France durant la guerre d’Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc. Dans une lettre datée du 21 novembre 2012, soit quinze jours avant la cérémonie, le vice-président de la section UNC de Savigny-sur-Orge, écrit à tous les adhérents « Nous n’avons toujours pas reçu d’invitation de la municipalité pour la cérémonie officielle du 5 décembre 2012 ».
Pour le maire de Savigny-sur-Orge, il y a les associations amies, qui la soutiennent, et qu’elle récompense de leur fidélité. Et puis, il y a les autres qui sont ce que l’on appelle « persona non grata » (au pluriel personæ non gratæ), ce qui signifie en latin « personne n’étant pas la bienvenue ». Le terme est utilisé en diplomatie. Et dans le langage courant, considérer quelqu’un de persona non grata signifie tout simplement l’ « ostraciser » : on ne l’invite plus, on ne le reçoit pas, on ne répond pas à ses demandes.
L’UNC est désormais persona non grata à Savigny-sur-Orge.
Georges CLEMENCEAU et le Père Daniel BROTTIER, fondateurs de l’UNC, doivent se retourner dans leur tombe !
RÉFÉRENCES
1. « Savigny-sur-Orge. L’UNC victime de harcèlement municipal », www.savigny-avenir.fr, 11 novembre 2012.
2. UNION NATIONALE DES COMBATTANTS (UNC, UNC-UNCAFN, Soldats de France), Section de Savigny-sur-Orge, Lettre aux adhérents UNC/ACPG/CATM. Lettre en date du 21 novembre 2012 signée par Alain MOREAU, Vice-Président.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
La section locale de Savigny-sur-Orge de l’Union Nationale des Combattants (UNC) se déclare victime d’agissements discriminatoires de la part du maire de la commune de Savigny-sur-Orge, Laurence SPICHER-BERNIER. De quoi s’agit-il ?
Quels sont les griefs de l’UNC à l’égard de la municipalité conduite par Laurence SPICHER-BERNIER ? Deux lettres successives datées du 26 octobre 2012 ont été adressées à tous les adhérents de la section UNC de Savigny-sur-Orge. Elles font état d’agissements discriminatoires à l’égard de l’association : usurpation et utilisation abusive du fichier des adhérents par la mairie, suspension de la subvention de la commune, refus de prêt de salle pour tenir l’assemblée générale annuelle. (1)
« DES BRIMADES COMMUNALES COUTUMIÈRES ET VEXATOIRES »
Usurpation et utilisation abusive du fichier des adhérents par la mairie
« Un certain Monsieur Daniel Courtin, conseiller municipal s’autorise à expédier une correspondance aux adhérents de la section UNC de Savigny-sur-Orge. Il s’agit d’une usurpation manifeste de pouvoir et d’utilisation abusive d’un fichier d’une association indépendante et protégée par la CNIL à des fins politiques ».
Suspension de la subvention de la commune
« J’attire votre attention sur le fait que la section a encore cette année été mise dans l’oubli volontaire pour la subvention annuelle. »
Exclusion du repas des anciens combattants
« Concernant le repas, nous ne donnons aucune directive, la section UNC n’étant pas invitée par la municipalité. »
Refus de prêt de salle communale
« Pour organiser notre assemblée générale, nous verrons avec les communes complaisantes voisines pour l’obtention d’une salle »
L’Union Nationale des Combattants (UNC) est une association Loi de 1901 reconnue d’utilité publique. Elle a été fondée en 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, par Georges Clemenceau et le Père Daniel Brottier, aumônier militaire.
Elle regroupe les anciens combattants des différents conflits auxquels la France a participé. Elle comporte une section Soldats de France. Son but est double : faire que les anciens combattants soient reconnus par la Nation, faire vivre la mémoire des anciens combattants en participant aux commémorations et en portant témoignage auprès de toutes les générations. Sa devise reprend une phrase du Général Léon Durand : « Unis comme au Front ».
Une telle discrimination est étonnante. D’autant plus que le siège de la section départementale de l’Essonne se situe précisément à Savigny-sur-Orge. Le fait est attesté par la direction nationale de l’UNC. (2) Ce siège est hébergé dans un bâtiment communal. La décision avait été prise par Jean MARSAUDON en 2000. Ceci explique peut-être cela : Laurence SPICHER-BERNIER s’ingénie à prendre des décisions diamétralement opposées à celles prises par Jean MARSAUDON.
Elle est choquante dans la mesure où l’Union nationale des combattants (UNC), fondée en 1918, allie deux traditions patriotiques : celle du radicalisme de Georges CLEMENCEAU et celle du catholicisme du Père Daniel BROTTIER. Ils se respectaient mutuellement. Il faut aujourd’hui dénoncer toutes les oppositions, toutes les divisions, toutes les instrumentalisations… qui mettent à mal cette union.
RÉFÉRENCES
1. UNION NATIONALE DES COMBATTANTS (UNC, UNC-UNCAFN, Soldats de France), Section de Savigny-sur-Orge, Lettre aux adhérents UNC/ACPG/CATM. Lettre en date du 26 octobre 2012 signée par Alain MOREAU, Vice-Président, 1 p. (Lettre n°1)
UNION NATIONALE DES COMBATTANTS (UNC, UNC-UNCAFN, Soldats de France), Section de Savigny-sur-Orge, Lettre aux adhérents UNC/ACPG/CATM. Lettre en date du 26 octobre 2012 signée par Alain MOREAU, Vice-Président, 1 p. (Lettre n°2)
2. « Union Nationale des Combattants du département de l’Essonne, 6 rue René Legros, 91600 SAVIGNY SUR ORGE », www.unc.org.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
Le Musée du Patrimoine
Le Musée du Patrimoine
Le Musée du PatrimoineRÉFÉRENCES
MÉRIGOT Bernard et JOSSEAUME Françoise, « A la recherche de notre histoire », Musée du patrimoine, Association Musée du patrimoine, Savigny-sur-Orge, septembre 1989, format 14,8 x 21, 4 p.
Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique