LaLiga365
https://situslaliga365.com/
Mix Parlay
LaLiga365
Agen Judi Bola
https://wendyharmer.com/
BBM88
Situs Judi Bola
https://moreslipper.com/
Indobet365
Link Judi Bola
Indobet365
Agen Judi Bola
https://deyaministries.com/
https://educationpartnership.org/
MataQQ
Link BandarQQ Terpercaya
Pkv Games
https://odglaw.com/
MataQQ
BotakQQ
https://grandeabobora.com/
Judi DominoQQ Online
https://portalloginfacts.com/
Pkv QQ
Id Pro BandarQQ
https://situsbcaqq.com/
BcaQQ
Pkv Games
Indobet 365
https://www.airport-baku.com/
Agen Poker 365
BBM88
https://www.elementalatgasworks.com/
Agen Judi Online
https://www.biketoworkinfo.org/
365 Indobet
Situs Agen Judi Bola
BandarQQ
Pkv Games
Link DominoQQ
https://idb365.org/
idb365
indobet365
login indobet365
https://indobet365.best/
indobet 365
indobet365
link situs indo
https://mlbbtv.com/
LaPkv
BandarQQ
Link LaPkv
LaPKV
Link LaPkv
Link Pkv Games
Daftar LaPkv
https://embaspain.com/
Situs Judi Bola
Situs Bola Piala Dunia
BBM88
Judi Bola
https://www.jcss.org.sg/
Slot777
Link Slot777
https://www.easygarment.com.hk/
http://tigereagle.co.in/
LaLiga365
Link LaLiga365
Situs 365 Terpercaya
Situs Bola Online
https://thecompletebride.com/
https://bathqueen.in/
Situs Judi Bola
LaLiga365
https://carlocksmithhollywoodfl.com/
LaPkv
BandarQQ
Link LaPkv
LaLiga365
Judi Parlay
Judi Bola
https://distolpan.com/
Situs Bola Online
Situs 365 Terpercaya
INDOBET365
https://simpleipbx.com/
Situs Bola Online
Situs 365 Terpercaya
INDOBET365
https://radiblog.fr/
Situs Bola Online
Sbobet88
INDOBET365
Accès au savoir – Savigny-Avenir. Territoire et Démocratie Numérique Locale (TDNL) https://savigny-avenir.fr « Tost ou tard, près ou loing, a le fort du faible besoing ». Christophe de Savigny Sat, 17 Jun 2023 04:26:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 « Des idées neuves pour un nouveau monde » (Global Conférence 2014, Fontevrault) https://savigny-avenir.fr/2014/06/02/des-idees-neuves-pour-un-nouveau-monde-global-conference-2014-fontevrault/ Mon, 02 Jun 2014 03:00:52 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=13927 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°94, lundi 2 juin 2014

L’ambition de la 9e édition de la Global Conférence des Ateliers de la Terre est de fournir les clés de compréhension pour repenser le « vivre-ensemble ». A cette occasion, des « planetworkers » viendront échanger et proposer leurs solutions sur différents enjeux majeurs permettant d’imaginer un nouveau projet de société autour de trois questions : Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? Quelle économie pour refonder la société (nouveaux modèles, nouvelles solidarités…) ? Quels choix et quelles actions ? (Synthèses des travaux et recommandations).

Global Conférence est un laboratoire qui regroupe un ensemble de parties-prenantes impliquées dans l’élaboration d’un nouveau modèle de développement. Elle est fondée sur un dialogue entre des acteurs d’horizons divers, mais aussi sur le partage de bonnes pratiques et la valorisation de solutions concrètes et innovantes, constituant un lieu d’échanges et de savoirs.

LA FIN D’UN MODE DE DÉVELOPPEMENT
OU LA FIN D’UN MONDE ?

Partout dans le monde un certain nombre de mouvements sociaux, de tendances politiques, géopolitiques et économiques, laissent présager de la fin d’un mode de développement et de la remise en question d’un mode de vie et de consommation devenus insoutenables.

ACCEPTABLE OU PAS ACCEPTABLE ?

Dans le même temps, de nouveaux projets de société émergent aux quatre coins du globe, redéfinissant le rapport entre l’homme et la nature, inventant de nouveaux modèles économiques et imaginant un nouvel ordre social basé sur de nouvelles valeurs. Comment la société peut-elle se positionner sur ce qu’elle est prête à accepter et ne pas accepter ? Comment définir ensemble un nouveau projet de société plus respectueux de l’homme et de l’environnement, sans pour autant faire table rase du passé ?

Choisir ce qui est acceptable ou non est essentiel pour avancer. Mais ce n’est qu’un point de départ. On crée un projet de société en proposant des idées, des valeurs, des concepts, des principes et en définissant un idéal à atteindre. Il faut donc dans un premier temps identifier ce que l’on ne veut pas, pour ensuite élaborer un idéal commun, qui comporte bien sur une dimension utopique, synonyme d’espoir, de rêve et d’enchantement. Sans une part d’utopie, on ne peut trouver la force et les convictions nécessaires à la création d’un nouveau modèle sociétal.

DÉNONCER OU PROPOSER ?

En s’arrêtant à la première étape, nous n’arrivons qu’au milieu du chemin. Il est d’ailleurs bien plus facile de dénoncer et de stigmatiser, que de proposer, d’innover et de créer. Pour imaginer un renouveau du vivre-ensemble, nous ne pouvons nous contenter d’être juge de l’histoire, mais devons aussi devenir les bâtisseurs d’un futur meilleur. Là est le temps du choix.

Le programme comprend trois séances plénières et dix séances de « focus ».

  • Séance Plénière 1 : Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ?
  • Séance Plénière 2 : Quelle Économie pour refonder la société ? Nouveaux modèles économiques et nouvelles solidarités.
  • Séance Plénière 3 : Du choix aux actions. Synthèses des travaux et recommandations.
  • Focus 1 : Mettre fin au gaspillage alimentaire permettra-t-il de nourrir le monde ?
  • Focus 2 : L’économie collaborative supplée-t-elle l’économie traditionnelle ou la transforme-t-elle ?
  • Focus 3 : Peut-on imaginer un nouveau projet de société sans repenser le rôle de l’éducation ?
  • Focus 4 : Jusqu’où la parole citoyenne a-t-elle un impact à l’heure du « glocal » ?
  • Focus 5 : La place de la science dans la société : que signifie le progrès aujourd’hui ?
  • Focus 6 : Comment mettre en place une politique d’économie circulaire réaliste et efficace ?
  • Focus 7 : Quelles nouvelles politiques de l’eau choisir ?
  • Focus 8 : Nucléaire et hydrocarbures de schiste : quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter ?
  • Focus 9 : Les entreprises détiennent-elles la clé des négociations climatiques internationales ?
  • Focus Spécial : Économie Numérique dans les pays émergents : accélérateur de croissance et/ou de la fracture numérique sud-nord ?

D’autres formats de discussion ont lieu comme : « Best Practice Corners », Faces-à-Faces, « Garden Talks », Témoignages, « Business Innovation Place » …

Mercredi 4  juin 2014

Séance plénière 1. « Quelles valeurs pour fonder un nouveau projet de société ? »
La multiplication des crises que nous traversons actuellement, économique, financière, sociale, environnementale et politique, se traduit également par une crise des valeurs qui avaient fondé nos sociétés. Celles-ci connaissent des transformations importantes, certaines d’entre-elles étant même profondément remises en question. Un nouveau projet de société nécessite d’identifier, de promouvoir ou de réhabiliter certaines valeurs partagées qui fonderont le nouveau contrat social. Quelles sont donc ces valeurs que nous devrons placer au cœur d’un nouvel idéal commun ?

Focus 1. « L’économie collaborative supplée-t-elle l’économie traditionnelle ou la transforme-t-elle ? »
L’économie collaborative, nouveau modèle économique dans lequel l’usage prédomine sur la propriété, permet aux consommateurs de louer, vendre, échanger, ou donner des biens directement à d’autres consommateurs. En pleine croissance depuis quelques années, ce nouveau pan de l’économie doit son explosion à l’essor d’Internet et des places de marchés « peer-to-peer », mais aussi au développement des systèmes de réputation numérique. Covoiturage, « crowdfunding » et « couchsurfing », ne sont que les exemples les plus célèbres de ces nouvelles pratiques. Incarnée par le succès rapide de certaines entreprises pionnières, l’économie collaborative est aujourd’hui un véritable mouvement de fond qui transforme peu à peu nos modes de consommation. Alors l’économie collaborative remet-elle vraiment en question l’économie traditionnelle ? Risque-t-elle un jour de la faire disparaître ?

Focus 2. « Les entreprises détiennent-elles la clé des négociations climatiques internationales ? »
Malgré les différents sommets internationaux, aucun traité contraignant n’existe à ce jour pour forcer les États à s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré quelques légères avancées, le plus dur reste à faire pour obtenir un accord global et engageant pour la première fois tous les États du Monde. Ces négociations internationales, s’inscrivant dans le cadre du Protocole de Kyoto, ne concernent que les États souverains, excluant de facto des négociations d’autres types d’acteurs issus de la société civile. Est-ce à dire que ces autres acteurs n’ont pas voie au chapitre et qu’ils n’ont aucun pouvoir d’influence sur les gouvernements des pays dont ils sont issus ? Quel est le véritable rôle des multinationales dans les négociations climatiques internationales ? Ont-elles le pouvoir de bloquer ou de débloquer ces négociations ? Comment faire des entreprises un atout pour la réussite des négociations ?

Focus 3. « Quelles nouvelles politiques de l’eau choisir ? »
La politique de l’eau doit permettre de répondre à un certain nombre d’enjeux autour de cette ressource vitale : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, la prévention des risques, la préservation de la ressource et des milieux aquatiques, la prévention des pollutions et le développement des activités liées à l’eau (industrie, agriculture, transport, loisirs…). Mais pour mettre en place une gestion de l’eau efficace, aussi bien au niveau de la ressource que du service, dans un contexte marqué par les préoccupations sanitaires croissantes des populations, il est essentiel d’élaborer une gouvernance adaptée aux particularités de chaque situation, en y impliquant à la fois les autorités locales, les opérateurs et les usagers. Alors comment répartir les responsabilités entre ces différentes parties-prenantes et comment définir les rôles de chacun ?

Focus 4. « Peut-on imaginer un nouveau projet de société sans repenser le rôle de l’éducation ? »
L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission des valeurs communes et la formation des citoyens. En plus de compter parmi les premières instances de socialisation après la famille, l’école et le monde de l’enseignement contribuent à structurer l’esprit critique des citoyens et doivent leur apporter les connaissances qui leur permettront de comprendre leur monde, pour mieux s’y intégrer et le faire évoluer. Vecteurs incontournables pour faire émerger un nouveau projet de société et renouveler le vivre-ensemble, le système éducatif comme les contenus pédagogiques ne sont cependant pas adaptés aux enjeux de notre temps et ne donnent plus les clés permettant d’imaginer un nouveau modèle sociétal. Repenser le rôle de l’éducation et la replacer au cœur du nouveau contrat social devient donc indispensable. Dans quelle direction faut-il faire évoluer les programmes et les systèmes éducatifs des différents pays et quelle place donner à l’éducation dans l’élaboration d’une nouvelle société ?

Jeudi 5 juin 2014

Focus 5. « Jusqu’où la parole citoyenne a-t-elle un impact à l’heure du glocal ? »
À l’heure où la mondialisation transforme notre relation à l’espace, et où internet et les réseaux sociaux sont devenus des vecteurs de communication instantanée et planétaire, on voit peu à peu émerger de nouvelles formes de mobilisations citoyennes. Que l’on pense aux diverses campagnes de pétitions numériques ou encore aux actions de groupe, on constate un renouveau de la parole citoyenne, aussi bien au niveau local que global.

Mais ces nouvelles formes de mobilisation citoyennes ont-elles réellement un impact lorsqu’il s’agit de faire évoluer différentes politiques et leur mise en œuvre ? La parole citoyenne est-elle véritablement un facteur de changement ? Comment l’expression de la société civile peut-elle être à l’origine d’un nouveau projet de société ?

Focus 6. « Nucléaire et gaz de schiste : quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter ? »
Trois ans après la catastrophe qui a frappé le Japon, la situation n’est pas encore rétablie dans la centrale de Fukushima, rappelant avec force les risques de long terme liés à un accident nucléaire. Malgré l’ambition de certains gouvernement de mettre en œuvre une transition énergétique pour favoriser une sortie progressive du nucléaire et diminuer notre recours aux énergies fossiles, les choses n’avancent que très lentement. Dans le même temps, la révolution des hydrocarbures de schiste pousse certains États à s’intéresser à cette ressource fossile, dont les techniques d’extraction sont fortement contestées et dont les coûts ne sont pas totalement maîtrisés. Inventer un nouveau projet de société implique de repenser notre rapport aux ressources naturelles et de transformer nos modèles d’approvisionnement et de consommation énergétiques. Le risque zéro n’existant pas, quelle part d’incertitude pouvons-nous accepter dans l’élaboration de ces nouveaux modèles énergétiques ?

Focus 7. « Comment mettre en place une politique d’économie circulaire réaliste et efficace ? »
L’économie circulaire, démarche économique promouvant un système industriel sobre en carbone, en énergie et en ressources naturelles basé sur l’éco-conception et le recyclage, est aujourd’hui présentée comme une solution concrète en réponse à certains défis du développement durable. Si de plus en plus d’acteurs se réclament de ce modèle, on peut néanmoins se demander s’il est possible de mettre en place une véritable politique industrielle axée sur les principes de l’économie circulaire. Comment mettre en place une dynamique d’économie circulaire efficace ? A quelle échelle peut-on mettre en place une politique réaliste d’économie circulaire ? Quels sont les leviers pour faire de ce modèle une réalité sur nos territoires ?

Focus Spécial. « Économie Numérique dans les pays émergents : accélérateur de croissance et/ou de la fracture numérique sud/nord ? »
L’économie numérique est en plein essor dans les pays émergents et ouvre une voie nouvelle pour la croissance et l’entrepreneuriat dans ces pays. Les secteurs dans lesquels internet aura un impact décisif sont les services financiers (paiement mobile), l’éducation (e-learning, e-training, Open University, MOOC…), la santé, le commerce et l’agriculture. Cet essor de l’économie numérique va modifier rapidement et profondément les sociétés des pays émergents. S’appuyant sur les NTIC, une nouvelle économie est donc en train de se construire, tirée par les besoins sociaux et les contraintes environnementales, génératrices d’opportunités pour le développement massif de services, mais aussi d’inégalités en termes d’accès et de maitrise des outils. Alors comment faire pour que cet essor de l’économie numérique profite à tous ? Cette émergence de l’économie numérique peut-elle être génératrice d’une croissance durable tout en permettant de réduire la fracture numérique sud-nord ?

Focus 8. « Mettre fin au gaspillage alimentaire permettra-t-il de nourrir le monde ? »
Chaque année, plus d’1,3 milliards de tonnes de nourriture sont gaspillés dans le monde, soit près d’un tiers de la production globale de denrées alimentaires dédiées à la consommation. Si ce phénomène touche indéniablement les pays développés (standardisation des produits, dépassement des dates de péremption, non-utilisation de la totalité des aliments), il touche également des pays émergents ou en voie de développement, dans lesquels le problème de la faim et de la sécurité alimentaire n’est pas encore réglé. Dans ces cas, il s’agit bien souvent d’un manque d’infrastructures (systèmes de refroidissement et/ou de conditionnement), empêchant la rencontre entre l’offre et la demande. Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs se mobilisent pour lutter contre le gaspillage alimentaire, à la fois pour s’éloigner d’un modèle intensif de production agricole, mais aussi pour permettre aux plus démunis d’accéder à l’alimentation. Alors mettre fin au gaspillage alimentaire pourra-t-il permettre de nourrir tous les habitants de notre planète ? Où alors la lutte contre le gaspillage doit-elle être couplée avec une nouvelle révolution agricole.

Focus 9. « La place de la science dans la société : que signifie le progrès aujourd’hui ? »
Depuis l’avènement de la Révolution industrielle, nos sociétés ont placé tous leurs espoirs dans la science comme facteur de développement économique, social et humain. Les progrès réalisés depuis cette époque ont permis une incroyable amélioration des conditions de vie de la population. Cela a également permis l’essor de la société de consommation et a considérablement transformé les modes vie, contribuant ainsi à sacraliser le progrès scientifique. Mais aujourd’hui, un certain nombre d’innovations scientifiques et technologiques sont questionnées. C’est le cas pour les OGM, les nanotechnologies, les ondes téléphoniques ou encore certaines substances chimiques largement utilisées dans l’industrie. Dans une période marquée par l’incertitude liée à certaines innovations, la science est-elle perçue comme une menace ou comme un facteur de progrès pour le développement durable de nos sociétés ?

Séance Plénière 2. « Quelle économie pour refonder la société ? Nouveaux modèles économiques et nouvelles solidarités. »
La crise que nous traversons questionne la croissance qui avait été érigée en modèle de développement depuis l’avènement de la Révolution Industrielle. La crise économique, devenue sociale et environnementale, devient aussi une crise de sens et de valeurs. Pour refonder la société et élaborer un nouveau modèle de vivre-ensemble, il est impératif de repenser la place de l’économie et donc de l’homme dans la société. De nouveaux modèles économiques connaissent aujourd’hui un essor remarquable et ont le potentiel pour transformer durablement notre relation à l’économie, en sacralisant de nouvelles valeurs de partage, de solidarité et de responsabilité. Ces nouveaux modèles participant à l’émergence d’une nouvelle économie peuvent-ils nous aider à refonder la société ?

Clôture. Séance Plénière 3. « Du choix aux actions » : Synthèse des travaux et recommandations.

 

RÉFÉRENCES
FORUM INTERNATIONAL
POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE, « Des idées neuves pour un nouveau monde », Global Conférence 2014 placée sous le haut patronage de Monsieur François HOLLANDE, Président de la République, Fontevraud, 4-5 juin 2014. http://www.planetworkshops.org/fr/index.html?utm_source=cdurable.info

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°94, lundi 2 juin 2014

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

 

]]>
Élections municipales et communautaires 2014. La « chose publique » en débat : lucidité, élasticité, pragmatisme (Catherine Foret) https://savigny-avenir.fr/2014/02/03/elections-municipales-et-communautaires-2014-la-chose-publique-en-debat-lucidite-elasticite-pragmatisme-catherine-foret/ Mon, 03 Feb 2014 03:00:51 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=12133 Continuer la lecture ]]> LABORATOIRE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES

LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°77, lundi 3 février 2013

Qu’est-ce qu’un programme électoral pour les élections municipales et communautaires de 2014 ? Une triple opération de formulation, de proposition, et de soumission à un vote, d’une expérience/aptitude à gérer la « chose publique » locale, pour aboutir à un droit d’exercice du pouvoir accordé selon un bail d’une durée de six ans.

DE PLUS EN PLUS DE
CAMPAGNES ÉLECTORALES CONFLICTUELLES

Il y a de moins en moins de campagnes électorales sereines. On les rencontre dans les collectivités d’interconnaissance et de partage. En revanche, il y a de plus en plus de campagnes électorales conflictuelles, parce que la multiplication des rivalités autour de la « chose publique » ne touche pas seulement les programmes électoraux. Elle touche tous les projets et toutes les décisions des collectivités territoriales, des administrations, des services publics…

Cette situation est-elle normale ? Oui, lorsque l’on considère le décalage qui existe entre les attentes citoyennes et les dispositifs de concertation. Ces derniers peuvent en effet soit être totalement absents, soit être insuffisants, ou pire, être manipulateurs.

Cette situation peut-elle être changée ? Oui, si on suit les trois principes que Catherine FORET énonce : lucidité, élasticité, pragmatisme. (1)

1. LA LUCIDITÉ

Il faut prendre la mesure du changement qui travaille en profondeur les « sociétés d’individus ». Il faut aussi admettre que les formes d’action collective (spontanées, ou issues de la base…) sont en phase avec notre temps : les citoyens sont de plus en plus autonomes. De plus les outils numériques leur fournissent « des ressources considérables de publicisation et d’échanges de points de vue. » comme le note Hélène HATZFELD (2).

LES MOBILISATIONS
SONT DES FORMES D’EXPRESSION POLITIQUE

Tous les pouvoirs publics doivent, de plus en plus, « faire avec l’imprévisible », et considérer les mobilisations comme des modes légitimes d’expression politique. Cela implique de « déchirer le voile de la non-représentativité » prêtée à certains groupes de citoyens, comme le préconisait Michel ANSELME dans un texte toujours d’actualité. (3)

Mener un « travail de repérage du vif », et être « attentif aux groupes en ascension » : telle est la condition pour voir apparaître des collectifs puisant leurs forces à l’intérieur des groupes de la société, comme par exemple, de nouveaux porte-parole de la vie de quartiers.

La lucidité consiste à voir le conflit comme un événement normal de la vie collective, contribuant à l’invention de nouvelles normes communes : toute mobilisation conflictuelle produit des effets sur l’action publique.

LES VERTUS CONSTRUCTIVES DES CONFLITS

2. L’ÉLASTICITÉ

Georges SIMMEL mettait en avant les vertus constructives des conflits. (4) Il expliquait au début du XXe siècle que des forces de dissociation et des forces d’unification sont toujours à l’oeuvre dans les situations antagoniques. Et il insistait sur l’importance de « l’élasticité de la forme sociale » qui permet à certaines institutions de résister aux risques de rupture que l’expression des dissidences fait courir.

Une collectivité ou une organisation rigide ou dogmatique ne parvient jamais à s’ouvrir à des innovations. Alors qu’une société fluide y parvient. Dans ce domaine, les travaux en sciences humaines et en sciences sociales sur les activités de négociation, de conciliation ou de recherche de compromis sont précieuses.

3. LE PRAGMATISME

La remise en question de plus en plus fréquente, par des citoyens, de la légitimité des savoirs techniques centralisés, conduit aussi à insister, avec celui-ci pour que les collectivités locales et les administrations publiques se donnent les moyens de tirer les enseignements des épreuves que subissent en permanence leurs projets, grâce à des processus fondés sur l’expérience.

APPRENDRE PAR LES EXPÉRIENCES

« Il faut (…) imaginer un pouvoir nouveau, qui ne se définisse ni par son savoir, ni par son aptitude à trancher, mais par sa capacité à suivre les expériences en cours et à estimer la qualité de leur apprentissage ».

  • une mauvaise expérience n’est pas celle qui échoue, mais celle dont on n’apprend rien pour la suivante.
  • une bonne expérience, à l’inverse, est celle dont les épreuves viennent très tôt mettre en péril les évidences qui servent à définir un projet.

Catherine FORET conclut qu’ « il faut considérer les situations conflictuelles, auxquelles l’action publique se trouve confrontée, comme des épreuves collectives ». Ce qui doit permettre d’ « accueillir les initiatives et les savoirs citoyens dans l’élaboration des politiques publiques ».

RÉFERENCES
1. FORET Catherine,
« Conflictualité et dynamique démocratique : l’action publique au défi des mobilisations collectives », Revue M3, janvier 2014.
2. HATZFELD Hélène
, « Les légitimités ordinaires. Au nom de quoi devrions-nous nous taire ? » L’Harmattan-ADELS 2011.
3. ANSELME Michel,
« Institutions, associations d’habitants et espace public : la représentativité introuvable », Du bruit à la parole, La scène politique des cités, Éditions de l’Aube, 2000.
4. LATOUR Bruno,
Préface in : LOLIVE Jacques, Les contestations du TGV Méditerranée, Paris, L’Harmattan.
5. SIMMEL Georges,
Le conflit, Circé poche, 2003.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°77, lundi 3 février 2014

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2014

]]>
Le numérique des territoires doit être collaboratif (Association des maires de France) https://savigny-avenir.fr/2013/09/16/le-numerique-des-territoires-doit-etre-collaboratif-association-des-maires-de-france/ Mon, 16 Sep 2013 02:00:03 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=10047 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°57, lundi 16 septembre 201

Bernard MÉRIGOT, président de mieux Aborder L’Avenir (MALA) a participé à l’enquête « Des élus au numérique dans toutes les communes en 2014 » engagée dans le cadre de l’Université d’été des territoires numériques organisée par l’Association des maires de France et Ruralitic (1).

À QUAND LE TRÈS HAUT DÉBIT POUR TOUS ?

« Tous les habitants, dans chaque commune de France, attendent des engagements précis de date d’installation et de coût concernant le très haut débit  », telle est la réponse donnée par  Mieux Aborder L’Avenir à l’enquête.

UN NOUVEAU SERVICE PUBLIC CENTRALISÉ ?

Dans la présentation de son enquête, l’Association des maires de France écrit que « les technologies et les usages numériques révolutionnent le quotidien des territoires et des communes quelle que soit leur taille ». Pour elle, le numérique est de nature à garantir :

  • pour les écoliers, un « meilleur accès à la connaissance »,
  • pour les citoyens, un « service public permanent, au centre duquel se trouve la mairie »,
  • pour les entreprises, « une voie de croissance ».

Le point de vue de Mieux Aborder L’Avenir est que certains affirmations doivent être corrigées. C’est ainsi que nous affirmons que le numérique constitue :

  • pour les écoliers, un accès différent à la connaissance, dans la mesure où les pratiques pédagogiques sont repensées et les formations nécessaires assurées pour les enseignants,
  • pour les citoyens, la possibilité d’un service public permanent, dans la mesure où les collectivités – et les services publics – pratiquent une transparence des décisions qu’elles prennent (mise en ligne la totalité des documents publics, open data participatifs, concertations…),
  • pour les entreprises, une voie de croissance, dans la mesure où des coopérations et des mutualisations territoriales peuvent s’accomplir dans des partenariats ouverts.

L’APPROCHE CONTRIBUTIVE
EST INDISPENSABLE

Il est certain que « le numérique touche profondément la gouvernance de chaque commune : e-administration, transparence, SIG, emploi, action sociale, économie, aménagement du territoire, tourisme… ». En revanche, si « le numérique est partout », il n’est en rien établi que « les élus sont les seuls à pouvoir adapter ces outils au service du territoire ». En effet, nous sommes au cœur de pratiques collectives qui impliquent une approche contributive de l’ensemble des partenaires. Les exécutifs territoriaux ne sauraient prétendre êtres les seuls à représenter l’ensemble de la collectivité. La conception du maire, décidant tout, tout seul, est dépassée. En démocratie, le pouvoir est aujourd’hui nécessairement partagé, dialogué, concerté. Le numérique en est un outil.

DES ÉLECTIONS MUNICIPALES NUMÉRIQUES ?

Les échéances de 2014 portent en elles l’opportunité de généraliser ce qui existe déjà dans certaines communes dynamiques et novatrices. La fonction « de maire adjoint au numérique » en est une, parce que les projets numériques sont porteurs d’avenir : nouvelles responsabilités, nouvelles innovations, nouvelle modernité. Ils ouvrent une dimension qui accompagne une nouvelle forme de gouvernance plus juste et plus équilibrée. Parce que partagée.

RÉFÉRENCES
1. UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DES TERRITOIRES NUMÉRIQUES,
« Numérique et territoire », organisé par Ruralitic et l’Association des maires de France, Aurillac, 11 et 12 septembre 2013.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°57, lundi 16 septembre 2013

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

]]>
L’enseignement de la théorie politique est-il l’histoire d’une « évasion définitive » ? (Hannah Arendt) https://savigny-avenir.fr/2013/08/12/lenseignement-de-la-theorie-politique-est-il-lhistoire-dune-evasion-definitive-hannah-arendt/ Mon, 12 Aug 2013 02:00:07 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=9803 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR, n°52, lundi 12 août 2013

A quel domaine du savoir rattacher une interrogation, question, un dossier ? Comment définir la discipline de rattachement d’une connaissance intellectuelle, ou bien d’une recherche, d’un enseignement universitaire ?

Il est utile de prendre en considération la façon dont les acteurs de la pensée, de la réflexion, de la pédagogie se définissent eux-mêmes. Il est fréquent que ceux-ci se situent de façon décalée par rapport au monde. Ainsi, Hannah ARENDT ne se définissait pas comme « philosophe », mais comme « professeur de théorie politique » (Political theorist). (1) Elle n’enseignait pas et n’écrivait pas en tant que philosophe politique, mais en tant que praticienne de la théorie politique. Cela l’a amené à reconsidérer de façon critique les fondements de la discipline de la philosophie politique. Elle écrivait que « la majeure partie de la philosophie politique depuis Platon s’interpréterait aisément comme une série d’essais en vue de découvrir les fondements théoriques et les moyens pratiques d’une évasion définitive de la politique. » C’est-à-dire qu’elle formulait l’idée que l’ensemble des textes fondateurs de la philosophie politique remplissait une fonction paradoxale d’évitement et d’exclusion de ce qu’ils étaient censés constituer.

RÉFÉRENCES
1. ARENDT Hannah,
The Human Condition, London, Chicago, University of Chicago Press, 1958.
ARENDT Hannah,
Condition de l’homme moderne, Calmann-Lévy, 1983, p. 285. Traduction de G. Fradier. Réédition Presse-Pocket 1988, 1992. Préface de Paul Ricoeur.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder l’Avenir
n°52, lundi 12 août 2013

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

]]>
Les nouveaux territoires des contenus numériques https://savigny-avenir.fr/2013/05/27/les-nouveaux-territoires-des-contenus-numeriques/ Mon, 27 May 2013 03:00:55 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=9052 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR

Il faut faire la déconstruction des processus de fabrication des contenus numériques.

INTERNET :
1. CRÉE DES CONNAISSANCES
2. FAIT PERDRE DES SAVOIRS

Bernard STIEGLER évoque, à propos de l’invasion numérique, la « prolétarisation généralisée » qui touche aujourd’hui les professions traditionnellement intellectuelles, et en particulier celles de la recherche, de l’art, de la création… Cette prolétarisation est un phénomène de perte de savoirs : non seulement de savoir-faire, mais aussi de savoir-vivre, ce qui produit des effets sur les individus et sur la société.

ADOPTION/ ADAPTATION

Notre rapport aux choses était fondé sur l’adoption. Il est remplacé aujourd’hui par l’adaptation. « L’infidélité constitutive du milieu technique a été accrue. Elle ne permet plus la normativité psycho-sociale et sa transmission. La technique s’est autonomisée. Elle n’est plus utile, mais addictive.

L’INJONCTION PERMANENTE
D’ADAPTATION

Les nouvelles techniques n’ont plus pour but premier de faciliter le travail, de permettre de faire mieux ce que l’on faisait précédemment, mais de flatter un goût pour la démesure où le quantitatif remplace le qualitatif. L’injonction d’adaptation est permanente et s’applique à des processus artificiellement créés, vantés, promus.

L’individu est sans cesse sommé – et motivé, par des processus artificiellement entretenus – de s’adapter, de se réadapter, de façon constante, à des environnements artificiels.

LA FIN DE LA CLÔTURE

Le meilleur exemple de « clôture » est celle offerte par le livre qui marque dans le temps, la fermeture d’une pensée. Un auteur accepte d’arrêter, de figer son discours. Il pourra reprendre ultérieurement, par un autre livre, qui lui-aussi sera clos à son tour. Les livres sont des séries de discours clos. Ce qui ne veut en aucun cas dire qu’ils sont fermés, puisque à tout moment chaque nouveau livre constitue un nouveau maillon de la chaîne qui s’accroche aux précédents.
A l’inverse,  le numérique et Internet véhiculent le mythe que la clôture constitue une limite que l’on peut dépasser, que l’œuvre enfermée dans le « livre papier » doit être libérée. C’est le fantasme du livre permanent, infini, interactif, hypertextuel, en correction permanente…

DES NORMES SANS FINALITÉ

Combattre le manque de connaissance des processus de fabrication des contenus numériques est un enjeu majeur. Ceux-ci obéissent au culte de la nouveauté, produisant des normes sans finalité, grisés par l’innovation spectaculaire, oubliant les besoins auxquels ils sont censés répondre à l’origine.

La Lettre du lundi de Mieux Aborder L’Avenir, lundi 27 mai 2013

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

]]>
Appel pour l’accès ouvert (Open Access) aux publications scientifiques, universitaires et de recherche https://savigny-avenir.fr/2013/04/08/appel-pour-lacces-ouvert-open-access-aux-publications-scientifiques-universitaires-et-de-recherche/ Mon, 08 Apr 2013 03:00:51 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=8849 Continuer la lecture ]]> LA LETTRE DU LUNDI DE MIEUX ABORDER L’AVENIR

Bernard MÉRIGOT, président de Mieux Aborder L’Avenir (MALA), responsable de la recherche-action « Territoires et démocratie », a signé l’appel pour l’accès ouvert aux publications scientifiques, universitaires et de recherche, rejoignant ainsi la communauté de responsables d’universités, d’enseignants-chercheurs, d’éditeurs et de responsables de bibliothèques déjà signataires. On se reportera à l’article publié par le journal Le Monde (1).

QUI A PEUR DE L’OPEN ACCESS ?

En juillet 2012, la Commission européenne a émis une recommandation relative à la publication en accès ouvert (c’est-à-dire gratuit pour le lecteur) des résultats de la recherche scientifique financée sur fonds publics (Lire Le Monde du 28 février 2013). La Commission considère en effet qu’une telle démarche est nécessaire pour renforcer la visibilité de la recherche européenne à l’horizon 2020, en levant progressivement les obstacles qui se dressent entre le lecteur et l’article scientifique, après un éventuel embargo de six à douze mois.

POUR UNE BIBLIODIVERSITÉ
DES IDÉES ET DE LA RECHERCHE

Cet avantage, l’Amérique latine, par exemple, l’a déjà saisi depuis une décennie en lançant de puissantes plateformes de revues en accès ouvert. Scielo et Redalyc, qui comptent à elles deux près de 2 000 revues  ont considérablement gagné en visibilité grâce à l’accès ouvert. Le portail brésilien Scielo est désormais plus consulté que l’américain Jstor. Ces exemples montrent que l’accès ouvert change le rapport de forces dans un monde dominé par des groupes détenant des portefeuilles de milliers de revues majoritairement de langue anglaise. Il ouvre la porte à ce qu’on peut appeler une véritable bibliodiversité des idées et de la recherche en favorisant l’émergence d’une pluralité de point de vue, de modalités d’édition, de paradigmes scientifiques, de langues.

L’OPEN ACCESS, UNE MENACE POUR QUI ?

Certains acteurs français de l’édition de revues en sciences humaines et sociales (SHS) se sont émus de ce qu’ils ont perçu comme une menace pour un modèle économique fragile. En fait, il serait souhaitable d’analyser précisément l’activité de ce secteur en identifiant les sources et modes de financements directs et indirects, publics et privés, de cartographier les rôles des différents acteurs en cernant la plus-value apportée par chacun afin de déboucher sur une véritable analyse des coûts.

10 MILLIONS DE VISITEURS CHAQUE MOIS

Craindre l’accès ouvert nous paraît relever d’une vision étroite et, pour tout dire, erronée de l’avenir. Isoler, aujourd’hui, les SHS dans un espace spécifique ferait de ce dernier un conservatoire voué à la disparition. Selon nous, les SHS peuvent au contraire se placer à l’avant-garde de ce mouvement d’ouverture, en raison même de la demande sociale grandissante dont elles sont l’objet (nous estimons le cumul des visites sur Cairn, OpenEdition, Erudit et Persée à environ 10 millions de visites mensuelles !). Les inquiétudes exprimées par nos amis et nos collègues sont à cet égard largement infondées. Non seulement la part des ventes hors des institutions d’enseignement supérieur et de recherche est faible dans l’économie des revues SHS qui reste très largement subventionnée directement ou indirectement par des fonds publics, mais il existe aujourd’hui des modèles économiques nouveaux qui renforcent la position des éditeurs sans pour autant faire payer les auteurs, comme le démontre le succès du programme Freemium promu par OpenEdition, une initiative française.

DÉMOCRATISER L’ACCÈS AU SAVOIR

Des solutions permettant de financer une édition électronique ouverte de qualité sont en train d’être inventées et de prouver leur efficacité, de Scielo à Public Library of Science (PLOS), de Redalyc à OpenEdition. Il serait désastreux que les SHS se placent en retrait de ce puissant mouvement d’innovation qui reconfigurera sans doute durablement le paysage scientifique; elles doivent au contraire faire partie des disciplines en tête de ce mouvement, comme dans les mondes hispanophone et lusophone. La résistance de certains de nos collègues à cette évolution paraît être un calcul à trop court terme face aux gains scientifiques, pédagogiques potentiels et, in fine, à la démocratisation de l’accès au savoir.

RÉALISER L’ACCÈS OUVERT GÉNÉRALISÉ

La question, selon nous, n’est pas seulement d’ordre économique et commercial. Même si le problème posé par l’existence d’un oligopole Elsevier/Springer/Wiley pèse fortement sur les budgets des universités et si le mode de financement de l’édition universitaire mérite d’être repensé, c’est avant tout, avec l’accès ouvert généralisé, de politique scientifique qu’il s’agit. La connaissance ne saurait être traitée comme un bien classique et la circulation des savoirs est aujourd’hui plus que jamais un enjeu de société : il nous est possible de mettre en œuvre une révolution dans la démocratisation de l’accès aux résultats de la recherche.

UN SAVOIR ENFERMÉ
EST UN SAVOIR STÉRILE

Un savoir enfermé derrière des barrières et accessible aux seuls happy few des universités les plus riches est un savoir stérile, et pour tout dire confisqué alors qu’il est produit grâce à des financements publics. Dans ce débat, les établissements d’enseignement et de recherche ont un rôle clé à jouer. La diffusion des connaissances et des résultats de la recherche et leur communication auprès du plus grand nombre font partie de leurs missions. Une politique scientifique bien pensée requiert dans ces conditions la construction d’infrastructures numériques publiques, mais aussi des politiques éditoriales innovantes, favorisant les croisements disciplinaires, les nouvelles formes d’écriture, le multilinguisme et la diffusion la plus large.

POUR LA DISSÉMINATION DES IDÉES

Qui a peur de l’accès ouvert ? L’accès privatif bride la dissémination des idées et est inadapté aux nouveaux paradigmes offerts par le numérique. Il est temps de voir dans le Web une formidable occasion dans le domaine de l’innovation, de la diffusion des savoirs et de l’émergence de nouvelles idées.

Nous n’avons pas peur de l’accès ouvert. Sortir les savoirs des silos et des frontières des centres de recherche et des campus, c’est les ouvrir à tous, c’est reconnaître à la connaissance un rôle moteur dans nos sociétés, c’est ouvrir des perspectives d’enrichissement collectif.

LA SOCIÉTÉ
DE LA CONNAISSANCE PARTAGÉE

N’ayez pas peur de l’accès ouvert ! Il est désormais possible de fonder un nouveau contrat scientifique, éditorial et commercial entre chercheurs, éditeurs, bibliothèques et lecteurs pour entrer véritablement dans une société de la connaissance partagée, dans une démocratie du savoir.

Vous pouvez vous associer à ce texte en signant sur le site I Love open space access.

Une communauté de responsables d’universités, d’enseignants-chercheurs, d’éditeurs et de responsables de bibliothèques

LES PREMIERS SIGNATAIRES

PRÉSIDENTS D’UNIVERSITÉS, DIRECTEURS DE MSH, RESPONSABLES NATIONAUX :
Jean-Paul Saint-André
, président de l’université d’Angers ; Pascal Arnaud, Membre de l’Institut Universitaire de France, Directeur du Département Sciences Humaines et Sociales Agence Nationale de la Recherche, Professeur d’Histoire du Monde Romain, Université Lyon2 ; Serge Bauin, Directeur de l’information scientifique et technique (DIST) du CNRS ; Denis Bertin, Vice-Président du Conseil scientifique de l’Université d’Aix-Marseille ; Fabienne Blaise, Présidente de l’Université Lille 3, ancienne directrice de la revue Methodos ; Pascal Buléon, directeur de recherche CNRS, directeur de la MRSH CNRS-Université de Caen ; Calogero Conti, Recteur de l’Université de Mons ; Marie-Luce Demonet, Professeur à l’Université de Tours, Institut Universitaire de France, directrice de la Maison des Sciences de l’Homme Val de Loire ; Lise Dumasy, Présidente de l’université Stendhal, Grenoble 3 ; Emmanuel Ethis, Président de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse ; Jean-Emile Gombert, Président de l’Université Rennes 2 ; Jean-Paul Lambert, Recteur de l’Université Saint-Louis – Bruxelles ; Daniel Lançon, Vice-Président du Conseil scientifique de l’université Stendhal, Grenoble 3, directeur des ELLUG (Éditions littéraires et linguistiques de l’Université de Grenoble) ; Pierre Mœglin, Directeur de la Maison des sciences de l’Homme Paris Nord, USR CNRS 3258 ; Jürgen Renn, Directeur du Max Planck Institut für Wissenschaftsgeschichte ; Bernard Rentier, Recteur de l’Université de Liège ; Laurent Romary, Directeur de recherche INRIA, Co-directeur de DARIAH, infrastructure numérique européenne, Conseiller à l’information scientifique pour Inria ; Pierre Sineux, Président de l’université de Caen Basse-Normandie ; Rolf Tarrach, Recteur de l’université du Luxembourg ; Michel Wieviorka, Administrateur de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH)
ÉDITEURS, REVUES ET MÉTIERS DE L’ÉDITION
Confins,
Hervé Théry, Directeur de recherche au CNRS (Credal-IHEAL), Professeur invité à l’Université de Sao Paulo ; Criminocorpus, Marc Renneville, Directeur de recherche au CNRS ; Cybergeo : Denise Pumain, Professeur à l’Université Paris 1, Institut universitaire de France ; Distances et Médiations des Savoirs / Distance and Mediation of Knowledge : Martine Vidal, Chargée de mission au Cned ; Monique Grandbastien, Professeur à l’Université de Lorraine ; Pierre Mœglin, Professeur à l’Université Paris 13 ; E-rea, Revue électronique d’études sur le monde anglophone : Sylvie Mathé, Professeur, Aix-Marseille Université ; Éthique publique : Florence Piron, Professeure à l’Université Laval, Québec (Canada) ; Genre, sexualité & société : Marianne Blidon, Maître de conférences à l’IDUP, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, membre du Conseil scientifique de Calenda ; Géocarrefour : Christian Montès, Professeur à l’Université Lumière Lyon 2 et Éric Verdeil, chercheur au laboratoire Environnement Ville Société, CNRS-Université de Lyon ; Lectures : Pierre Mercklé, maître de conférences à l’ENS de Lyon ; Nouvelles pratiques sociales : Michel Parazelli, Professeur-chercheur à l’École de travail social, Université du Québec à Montréal ; Revue de la régulation : Thomas Lamarche, Maître de conférences à l’université Paris Diderot – Paris 7 ; TIPA, Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage : Philippe Blache, Directeur de Recherche au CNRS (Laboratoire Parole & Langage), Directeur du Brain and Language Research Institute ; [VertigO] : Éric Duchemin, Professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement, Université du Québec à Montréal, Directeur de [VertigO] – la revue numérique en sciences de l’Environnement, Président-Directeur des Éditions en Environnement VertigO, Canada ; Emmanuelle Corne, Responsable des Éditions de la Maison des sciences de l’homme ; Marin Dacos, Directeur d’OpenEdition ; Pierre Mounier, Directeur adjoint d’OpenEdition ; Anne-Solweig Gremillet, Porteuse du réseau, interdisciplinaire et interorganismes, des métiers de l’édition scientifique publique (Médici) ; Gary Hall, Research Professor, School of Art and Design, Director of the Centre for Disruptive Media, Coventry University, Co-editor of Culture Machine, Co-founder of the Open Humanities Press ; Dominique Roux, Pôle « Document numérique » de la MRSH-Caen et Presses universitaires de Caen ; Alessandra Tosi, Directrice d’Open Book Publishers, Cambridge
BIBLIOTHÈQUES
Guylaine Beaudry
, directrice de la Bibliothèque Webster de l’Université Concordia (Montréal) ; Raymond Bérard, Directeur de l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur ; François Cavalier, Directeur de la bibliothèque de Science Po ; Jean-Pierre Finance, Président du Consortium COUPERIN ; M. Thomas Hickerson, Président de l’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC), Vice-Provost and University Librarian, University of Calgary ; Jérôme Kalfon, directeur des bibliothèques de l’université Paris Descartes ; Marie-Pierre Pausch, Responsable du Service des bibliothèques de l’Université du Luxembourg ; Christophe Pérales, Président de l’Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) ; Bernard Teissier, Directeur de Recherches émérite au CNRS, ancien responsable du réseau national des bibliothèques de mathématiques ; Paul Thirion, Directeur, Réseau des Bibliothèques de l’Université de Liège
ENSEIGNANTS-CHERCHEURS
Paul Bertrand
, Professeur à l’Université Catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, directeur scientifique du CRN TELMA ; Dominique Boullier, Professeur à Sciences Po, Coordinateur scientifique du médialab de Sciences Po ; Jean-Pierre Demailly, Professeur à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, Membre de l’Académie des sciences, Chair of the mathematics committee of Episciences ; Mélanie Dulong de Rosnay, Chargée de recherche au CNRS, responsable juridique de Creative Commons France, Présidente de Communia, l’association internationale pour le domaine public numérique ; Björn-Olav Dozo, Maître de conférences et assistant à l’Université de Liège ; Anne Dunan-Page, professeur Aix-Marseille Université, membre de l’Institut Universitaire de France ; Jean-Louis Fabiani, Directeur d’études à l’EHESS, Professeur à Central European University, Budapest ; Christian Jacob, Directeur de recherche au CNRS, Directeur d’études à l’EHESS ; Jean Kempf, Professeur à l’Université Lumière Lyon 2, ancien directeur des Presses universitaires de Lyon, co-fondateur du projet OAPEN (Open Access Publishing in European Networks) ; Joëlle Le Marec, Professeur, Université Paris 7 ; Claire Lemercier, Directrice de recherches au CNRS, Présidente du Conseil scientifique d’OpenEdition ; Claudine Moulin, Professeur à l’Université de Trèves, directrice scientifique du Trier Center for Digital Humanities et membre du conseil fondateur de DHd, l’association des sciences numériques dans les pays germanophones ; Natalie Petiteau, Présidente du Conseil scientifique de Calenda, Professeure, Université d’Avignon ; Sylvain Piron, Maître de conférences HDR à l’EHESS, Directeur adjoint du Centre de recherches historiques ; Sophie Roux, Professeure, ENS-Paris ; Jacques Sapir, Directeur d’études, Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, Directeur du Centre d’études des modes d’industrialisation ; Anne-Marie Turcan-Verkerk (Directeur d’études à l’École pratique des hautes études, Paris; responsable de l’équipex Biblissima)

La Lettre du lundi de Mieux Aborder L’Avenir, lundi 8 avril 2013

RÉFÉRENCES
1.
« Qui a peur de l’Open access ? », Le Monde, 15 mars 2013.

Mention du présent article : http//www.savigny-avenir.info/ISSN 2261-1819
BNF. Dépôt légal du numérique, 2013

]]>
Savigny-sur-Orge. L’élection municipale de 2008. Jean Marasaudon et Bernard Mérigot https://savigny-avenir.fr/2008/02/15/savigny-sur-orge-lelection-municipale-de-2008-jean-marasaudon-et-bernard-merigot/ Fri, 15 Feb 2008 14:25:34 +0000 http://www.savigny-avenir.fr/?p=11478 Continuer la lecture ]]>

Bernard MÉRIGOT, «Le développement durable…»
Solidarité entre générations, solidarités entre territoires. Bibliothèque-médiathèque.
Lutte contre les inondations et les pollutions. Collecte sélective des déchets. Formation à l’écocitoyenneté
Savigny-sur-Orge, Élection municipale du 9 mars 2008
Bilan 2001-2007,  p.26

Bernard MÉRIGOT, «Le développement durable…»
Solidarité entre générations, solidarités entre territoires. Bibliothèque-médiathèque.
Lutte contre les inondations et les pollutions. Collecte sélective des déchets. Formation à l’écocitoyenneté
Savigny-sur-Orge, Élection municipale du 9 mars 2008
Bilan 2001-2007,  p.27

Élection municipale du 9 mars 2008
Commune de Savigny-sur-Orge.
Liste «Continuons ensemble» conduite par Jean MARSAUDON
Affiche

RÉFÉRENCES
MARSAUDON Jean, «Ensemble, continuons», Bilan 2001-2007, Liste d’union républicaine, Élections municipales du 9 mars 2008, format A4, 32 p.

Mention du présent article http ://www.savigny-avenir.info
ISSN 2261-1819
Dépôt légal du numérique, BNF 2013

]]>